Dame de cœur, atout pique

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Aussi douée au lit qu’à une table de jeu, Lydia Slaughter, tricheuse de génie, n’a besoin que d’une partie pour plumer le lieutenant Will Blackshear. Le héros de Waterloo et la courtisane finissent par passer un accord : elle lui apprendra comment gagner de l’argent dans les tripots et, de son côté, il l’aidera à racheter son indépendance. Mais la passion vient bientôt brouiller les cartes. Fasciné par la beauté de cette femme vénale qui se grise de volupté pour oublier qu’elle n’a plus de cœur, Will se promet de toucher au moins son âme. Et cette fois, la mise risque d’être très élevée...
Publié le : mardi 8 juillet 2014
Lecture(s) : 19
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782290070772
Nombre de pages : 320
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Dame de cœur, atout pique
Du même auteur aux Éditions J’ai lu
Pacte sensuel Nº 10250
CECILIA GRANT
Dame de cœur, atout pique
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Léonie Speer
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Titre original A GENTLEMAN UNDONE Éditeur original Bantam Books, an imprint of The Random House Publishing Group, a division of Random House, Inc., New York Cecilia Grant, 2012 Pour la traduction française Éditions Jai lu, 2013
Mes remerciements à Laura : source de connaissances médicales, supportrice inconditionnelle, amie infatigable.
Juin 1815
Prologue
 Questce qui vous a pris de le transporter, bonté divine ? À la lueur chiche des rares bougies, le visage du chi rurgien se creusait dombres. Ses avantbras luisaient, rouges du sang des hommes entassés dans cet hôpital de fortune.  Aucun brancardier na voulu sarrêter pour lui. Jai attendu des heures. La voix de Will était rauque, presque cassée à force de crier pardessus le fracas des coups de feu, des tirs dartillerie et des charges de cavalerie ennemies. Cétait tout aussi bien quil ne puisse parler plus fort. Il se trouvait dans une église, ou ce qui en avait été une avant dêtre réquisitionnée. Elle redeviendrait sans doute une église, une fois que tous ces hommes auraient été transportés à Bruxelles. Ou à Bruges. Dans un véritable hôpital, avec de vrais lits, au lieu de ces bancs étroits et ce sol de pierre froide. En tout cas, le lieu commandait le respect.  Vous savez comme moi quils ont des ordres répliqua le médecin. Accroupi près du banc sur lequel gisait Talbot, il pal pait ses membres sans vie. Enfin, pas « sans vie » au 9
sens strict, puisque Talbot nétait pas mort. Sa poitrine se soulevait, mais à un rythme étrange qui semblait navoir quun lointain rapport avec la respiration.   Ils doivent ramasser dabord les officiers, puis ils recherchent les hommes que nous pouvons espérer guérir. Dieu sait que rien quavec ceuxlà, nous avons de quoi être occupés. Pas besoin daller déterrer les cas désespérés. Comment un médecin pouvaitil parler ainsi au che vet dun blessé ? Will ouvrit la bouche pour protester, puis se ravisa. Peu lui importait, après tout, le compor tement de cet homme. Seul comptait létat des bras et des jambes de Talbot. Malgré la gravité de ses blessures, quand il gisait sur le champ de bataille, il parvenait encore à remuer les doigts et les orteils. Fina lement, Will avait peutêtre commis une erreur en le transportant jusquici. Non, pas « peutêtre ». Cétait une certitude. Une cer titude que le brouillard dû à trois jours dépuisement lui permettait à peine dentrevoir. Il aurait le temps dy songer plus tard.  Eh bien, il est ici, maintenant, rétorquatil dune voix autoritaire. Personne ne la déterré. Tout ce que je vous demande, cest de lexaminer et de voir ce que vous pouvez faire pour lui. Comme vous lavez fait pour les autres toute la nuit.  Vous ne mavez donc pas compris ? dit le chirur gien en sasseyant sur ses talons. Sa colonne vertébrale est touchée. Il ne peut plus bouger les jambes, ni même éprouver la moindre sensation. Nous ne pouvons rien pour lui. Will déglutit. Il eut limpression davaler une poignée de mitraille.  Comment pouvezvous dire ça ? Vous lavez à peine regardé. La lumière est insuffisante pour quon y voie correctement. Et si cétait simplement la douleur ou la prostration qui lempêchait de bouger ? 10
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