Dangereuses fiançailles - Une mère à protéger - Une femme traquée (Harlequin Black Rose)

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Dangereuses fiançailles, de Suzanne Brockmann

Servir d’appât, en se faisant passer pour la fiancée du lieutenant Luke O’Donlon ? Sydney est déconcertée. Certes, elle est la seule à avoir vu le tueur qui s’en prend depuis quelque temps à des femmes, et à pouvoir l’identifier. Mais accepter, n’est-ce pas se mettre en danger ? A cause de l’assassin, bien sûr, mais aussi à cause de Luke, qui fait naître en elle des sentiments bien trop troublants...

Une mère à protéger, de Joanna Wayne

Depuis quelques jours, Megan Lancaster éprouve une désagréable impression. Comme si on l’observait… Un sentiment qui se révèle fondé le jour où, sur la plage, un inconnu tente de la noyer. Une agression dont elle ne sort indemne que grâce à l’intervention d’un sauveur inespéré : un certain Bart Cromwell, qui lui promet de découvrir qui a cherché à la tuer.

+ 1 ROMAN REEDITE OFFERT : Une femme traquée, de Sharon Sala

Sous une fausse identité, Kelly a réussi à approcher un dangereux criminel. Mais lorsqu'elle est démasquée, elle n'a bientôt plus d'autre choix que de fuir les tueurs lancés à ses trousses. Et d'accepter l'aide de Quinn McCord, un flic qui l'a séduite dès le premier regard.

Publié le : mercredi 1 septembre 2010
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280289344
Nombre de pages : 576
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Prologue

L’homme dévala les marches et lui heurta violemment l’épaule. Déséquilibrée, Sydney dut se rattraper en catastrophe à la rampe pour ne pas tomber.

Et, pour ajouter l’insulte à la douleur physique, il la prit pour un garçon.

— Désolé, vieux, lança-t-il par-dessus son épaule, tout en continuant sa course dans l’escalier.

Elle entendit la porte du hall s’ouvrir et se refermer dans un claquement.

Décidément, cette soirée serait un fiasco jusqu’au bout !

Ce qui devait être une sortie entre filles avait tourné à la soirée en solo. Bette avait laissé un message sur son répondeur annonçant qu’elle ne pourrait pas la rejoindre au cinéma ce soir. Un contretemps de dernière minute. Sûrement un contretemps de un mètre quatre-vingts, avec de larges épaules et un chapeau de cow-boy, nommé Scott, ou Brad ou Wayne.

Puis, tandis qu’elle se garait sur le parking du multiplex, Sydney avait reçu sur son portable un appel d’Hilary. Son excuse à elle était qu’un de ses enfants avait de la fièvre.

Faire demi-tour et rentrer chez elle aurait été trop déprimant. Elle était donc allée voir le film toute seule.

Pour en ressortir encore plus déprimée.

L’histoire était interminable et sans intérêt, à part peut-être la plastique irréprochable du jeune premier, et elle avait passé la soirée entre ennui et embarras — embarras pour l’acteur qui jouait effroyablement mal, et pour elle qui salivait littéralement devant son corps parfait.

Des hommes comme ça — ou comme l’inconnu à la carrure de footballeur qui venait de la bousculer — ne sortaient jamais avec des filles comme elle.

Ce n’était pas qu’elle soit repoussante physiquement. Elle était même plutôt jolie, quand elle voulait bien se donner la peine de faire plus que de passer rapidement le peigne dans ses cheveux courts. Ou de porter autre chose que les T-shirts surdimensionnés et les jeans baggy qui constituaient l’essentiel de sa garde-robe — et qui permettaient au Neandertal de base de la prendre pour un homme en la bousculant dans l’escalier. Il est vrai que l’éclairage quasi inexistant de l’ampoule de vingt-cinq watts, installée par le propriétaire, M. « Radin » Thompkins, n’aidait pas non plus.

Sydney monta les marches jusqu’au troisième étage.

Cette immense demeure victorienne avait été transformée en appartements à la fin des années cinquante. Le dernier étage — anciennement le grenier — se composait de deux lots, beaucoup plus spacieux qu’on aurait pu le croire de l’extérieur.

Elle s’arrêta sur le palier.

La porte de l’appartement voisin — celui de Gina Sokoloski — était entrebâillée.

Sydney ne connaissait pas bien sa voisine. Elles se disaient bonjour en se croisant dans l’escalier, réceptionnaient les colis de l’une et de l’autre en cas d’absence, et avaient de brèves conversations sur des sujets aussi exaltants que la façon de cuisiner le potiron.

Gina était une jeune étudiante polie et réservée. Elle était d’une discrétion exemplaire et avait rarement des visites, ce qui convenait parfaitement à Sydney, après les huit mois d’enfer que lui avaient fait vivre les locataires précédents — des fans de techno et de soirées arrosées.

La mère de Gina avait dû venir deux ou trois fois. Effroyablement snob, elle portait un diamant gros comme un bouchon de carafe, et conduisait une voiture qui coûtait plus que Sydney ne pouvait espérer gagner en trois ans de dur labeur comme journaliste free-lance.

Le macho de l’escalier ne correspondait pas l’image que Sydney se faisait du petit ami de Gina — à supposer qu’elle en ait un. En outre, il avait au moins dix ans de plus que l’étudiante, mais ce n’était peut-être qu’une preuve de plus que les contraires s’attiraient.

La vieille bâtisse produisait toutes sortes de bruits bizarres durant la nuit. Pourtant, elle aurait pu jurer qu’elle venait d’entendre un son humain provenant de l’appartement de Gina.

Elle s’approcha de la porte entrouverte et passa la tête dans l’embrasure.

— Gina ? appela-t-elle.

Elle tendit l’oreille et perçut un faible gémissement.

A l’évidence, le butor qui avait failli la renverser dans l’escalier venait de rompre avec Gina. C’était typique d’un homme de détaler en laissant la porte ouverte.

— Gina ? Tout va bien ?

Elle frappa vigoureusement à la porte et la poussa complètement.

La lumière blafarde du couloir dessinait des ombres dans la pièce à vivre et…

Tout était sens dessus dessous. Meubles renversés, lampes brisées, livres jetés au sol.

L’homme qu’elle avait croisé n’était pas le petit ami de Gina. C’était un cambrioleur.

Ou bien pire.

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