Dangereuses retrouvailles - L'enfant menacé (Harlequin Black Rose)

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Dangereuses retrouvailles, Jenna Ryan

Jamais Maya ne pensait revoir Stephen Talbot, l'homme qu'elle a passionnément aimé, sept ans plus tôt, mais qu'elle a fui, parce qu'elle était mariée, et aussi parce Stephen était le meilleur ami d'Adam, son époux. Alors, le jour où il vient lui annoncer que les assassins d'Adam l'ont prise à son tour pour cible, et qu'il lui propose sa protection, elle refuse net : elle risquerait trop, à raviver ainsi les braises du passé. Seulement bientôt, Maya n'a plus le choix : les menaces qui pèsent sur elle se font si précises qu'elle doit se résoudre à demander son aide à Stephen...

L'enfant menacé, Kerry Connor

Mais qui lui veut du mal ? Cette angoissante question ne cesse de hanter Sara depuis que des hommes se sont introduits chez elle en pleine nuit et ont voulu l'enlever. Sans l'intervention de Jake Armstrong, son nouveau voisin, le seul témoin des faits, qui sait ce qu'il serait advenu d'elle, et de l'enfant qu'elle porte ? Terrifiée à l'idée que ses agresseurs ne reviennent, elle n'hésite pas à accepter l'hospitalité rassurante de Jake. Sans se douter que, dès lors, un danger d'une toute autre nature la guette. Car, sitôt le moment de panique passé, Sara se sent gagnée par un trouble étrange à l'idée de cohabiter avec cet homme certes très généreux, mais qu'elle connaît à peine...

Publié le : lundi 1 février 2010
Lecture(s) : 58
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280286947
Nombre de pages : 480
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Prologue

L’air était lourd, malgré la pleine nuit. Seul sur les quais déserts, le lieutenant Adam Tyler sentait la nervosité le gagner, comme sous le coup d’une menace diffuse.

Son supérieur était parti à la pêche en mer et serait injoignable tout le week-end. Pas de quoi s’affoler, se dit Adam en se secouant mentalement. Avec son expérience, il pouvait bien s’occuper seul de l’affaire pendant quelques jours.

Il jeta un rapide coup d’œil à sa montre, puis s’avança vers l’entrepôt dans lequel l’attendait son informateur. Ce n’était pas la première fois qu’il donnait rendez-vous à ses sources à cet endroit. Les propriétaires de l’entrepôt fermaient les yeux, car ils ne tenaient pas à ce que la police examine de trop près le contenu de leurs caisses.

Poussant la porte, Adam pénétra à l’intérieur et s’immobilisa, le temps que ses yeux s’habituent à l’obscurité. Des caisses et des tonneaux empilés sur des palettes remplissaient tout l’espace, séparés par des allées étroites.

Il s’enfonça dans le bâtiment. L’odeur était pire que dehors, et des frôlements se faisaient entendre ici et là, troublant le profond silence.

Alors qu’il se faufilait entre des piles de caisses, il distingua une silhouette devant lui.

L’homme, ne le voyant, glissa aussitôt une main dans sa poche.

— Ce n’est que moi, Falcon, lança Adam avec un geste d’apaisement. J’espère que tu ne me déranges pas pour rien. J’étais à l’autre bout de la ville quand tu as appelé.

— Je veux les récupérer.

A ces mots, il retint un petit rire.

— Désolé, vieux, mais ce qui est fait est fait. Tu m’as donné les preuves que je voulais. En échange, je te fiche la paix.

— J’ai changé d’avis. Je ne veux pas le dénoncer.

Adam s’adossa à une caisse pour l’observer. Fébrile, Falcon n’arrêtait pas de jeter des coups d’œil derrière lui. Sous la faible lueur des éclairages de secours, il ressemblait à un rat apeuré, avec ses yeux protubérants, ses doigts longs et fins qui se crispaient nerveusement et ses pieds comiquement déformés par leur propre ombre.

— Hmm… Rafraîchis-moi la mémoire. Qui est venu me supplier de l’aider ?

— J’avais mes raisons, répliqua Falcon entre ses dents. Mais la situation a changé, depuis. Je veux récupérer les documents.

— Pas question. Et si tu envisages de te débarrasser de moi, ne gaspille pas tes munitions. J’ai déjà informé…

— Ton boss navigue en pleine mer, à l’heure qu’il est, le coupa Falcon.

Un sourire cynique apparut sur ses lèvres, et il ajouta :

— Moi aussi, j’ai mes sources, figure-toi. Je sais que tu ne lui as pas passé les infos et que tu ne pourras pas le faire avant lundi. Le problème, c’est que, entre-temps, Perine peut m’éliminer. Ou un de ses gars. Tu sais de quoi il est capable.

— J’ai vu.

— Il a des oreilles partout.

— Il ne fera rien, répliqua Adam. Même lui ne…

Il s’interrompit. Falcon s’était avancé d’un pas, le visage soudain menaçant.

— Bon sang, ce que tu peux être naïf ! Un meurtre de plus ou de moins n’est rien pour lui. Il sait que quelqu’un l’a trahi. Et il ne lui faudra pas longtemps avant de trouver qui. S’il découvre que c’est moi, je ne donne pas cher de ma peau !

Adam se détacha de la caisse sur laquelle il s’était appuyé.

— Arrête ton cinéma, Falcon, et détends-toi. Personne ne va mourir. Et personne, sauf moi, ne saura jamais que…

Une douleur fulgurante fusa dans son épaule, l’arrêtant net. Une seconde suivit, au niveau de sa colonne vertébrale.

Sous le choc, Adam cilla et baissa les yeux sur sa chemise. Deux taches rouges s’étendaient sur le tissu, là où étaient ressorties les balles.

— Oh…

Sa vision se brouilla, son esprit devint confus. Impuissant, il vit Falcon faire un saut sur le côté avec un juron, puis disparaître.

— J’avais tort, murmura-t-il avec peine, les poumons en feu. On dirait bien que quelqu’un va mourir, finalement…

Et il sombra dans le néant.

1

— Maya, attends !

Si près du but…

Avec un soupir, Maya Santino fourra son iPod dans sa poche et, à regret, tourna le dos à la sortie réservée au personnel. Dire qu’elle avait presque atteint la porte…

Jamie Hazell, une amie et infirmière, la rejoignait à la hâte.

— Pas de chance, doc. On a besoin de toi.

— Ouais, je m’en doutais. Qu’est-ce qu’il y a ?

— M. McVey est ici.

Maya se laissa entraîner le long du couloir.

— Pour ton information, j’avais déjà fait dix heures d’affilée avant la réunion — interminable, entre nous soit dit.

— Je n’y suis pour rien, répliqua Jamie. M. McVey refuse d’être examiné par quelqu’un d’autre que toi.

— Bon. La salle numéro quatre est libre, je crois.

— Loin de la foule. Bien.

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