Dans les bras d'un cow-boy (Harlequin Horizon)

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Dans les bras d'un cow-boy, Diana Palmer

Dès qu’elle croise le regard de John, Sassy est persuadée d’avoir rencontré son prince charmant. Beau, intelligent, charmant : ce cow-boy a décidément tout pour lui plaire ! Il se révèle même aussi attentionné que séduisant, en se montrant toujours présent pour elle, même dans les moments les plus difficiles. Hélas, toute à son bonheur, Sassy découvre un jour avec stupeur que John lui ment sur son identité. Et que cet homme, dont elle est tombée éperdument amoureuse, n’est pas celui qu’il prétend être…

Publié le : mardi 15 juin 2010
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280287814
Nombre de pages : 224
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1.

Comme il était loin, le temps où le métier de fermier s’exerçait de manière routinière, où l’on se transmettait le même savoir de père en fils, où l’on employait les bonnes vieilles méthodes ! Désormais, on ne pouvait faire fonctionner un ranch sans être un technicien au fait des dernières innovations. Nul n’avait mieux compris cette vérité que John Callister et son frère Gil, propriétaires d’un immense ranch à Medicine Ridge, dans le Montana.

Un ranch dont il ne semblait pas judicieux de limiter les activités. Il fallait diversifier les sources de revenus, qui reposaient pour l’heure sur un élevage de taureaux reproducteurs, avec l’aide de techniques scientifiques de pointe. Les deux frères avaient donc décidé de racheter un ranch plus petit, qui était à vendre à Hollister, autre ville du Montana. Ils y lanceraient une production de jeunes taureaux de pure race en utilisant les méthodes d’élevage les plus récentes, et de nouveaux programmes d’alimentation du bétail.

John et Gil ne faisaient pas d’élevage pour la viande, mais leurs taureaux intéressaient bien des ranchers. Désormais, les producteurs de bœuf ne pouvaient plus laisser la nature gérer la reproduction. La génétique avait fait son entrée dans l’agriculture. John et Gil comptaient s’appuyer sur les techniques modernes, pour permettre de plus hauts bénéfices avec moins de gaspillage.

Par exemple, ils avaient adopté un programme qui récupérait le méthane provenant des déchets animaux pour produire une énergie qui était ensuite utilisée au ranch. L’investissement initial avait été élevé, mais il commençait déjà à porter ses fruits. Cette technologie fournissait une bonne partie de l’électricité nécessaire pour l’éclairage des granges et le fonctionnement des machines. La production de courant excédentaire était ensuite revendue à la société locale de distribution. Les deux frères avaient aussi installé des panneaux solaires pour chauffer l’eau de la maison et faire fonctionner l’équipement hydraulique des bâtiments d’élevage.

Tout cela avait donné lieu à un nouvel article dans la presse spécialisée, avec des photos de Gil, de ses filles et de sa nouvelle épouse dans leur vie de tous les jours. John, parti à une foire agricole, était absent le jour du reportage, ce dont il n’était pas mécontent. Il ne tenait absolument pas à la célébrité, et son frère Gil partageait ce point de vue. En revanche, l’un comme l’autre n’entendaient pas perdre une occasion de faire connaître la supériorité de leur bétail.

John ne pouvait se défendre d’un certain sentiment d’envie à l’égard de son frère. Ce n’était pas de la jalousie, mais plutôt la conscience aiguë qu’il lui manquait quelque chose. Gil avait une famille : il avait épousé Kasie, leur ancienne secrétaire, et il avait deux filles d’un précédent mariage, Bess et Jenny, à présent en âge d’aller à l’école. Comment ne se sentirait-on pas seul face à un tel bonheur ? Le fait que John venait de dépasser la trentaine n’arrangeait évidemment rien. Son célibat lui imposait d’être celui qui était toujours sur les routes pour aller vendre les produits du ranch, les exposer, les promouvoir ; un rôle qui, pour lui, perdait de plus en plus son charme. Il aurait voulu vivre autre chose, mais les femmes avec qui il lui arrivait de sortir, au hasard de ses voyages, ne semblaient pas capables de le lui apporter.

Il s’était donc proposé d’aller lui-même à Hollister réhabiliter ce ranch, assez petit et en piteux état, qu’il avait acheté avec son frère. Une injection de capital, l’arrivée de bétail nouveau et des techniques novatrices pourraient-elles le sauver de la faillite ?

Il y avait beaucoup à faire. Pour commencer, la maison d’habitation était presque en ruine. Le propriétaire précédent en avait négligé, puis abandonné l’entretien. Le reste de l’exploitation ne valait guère mieux. C’était l’éternelle histoire qui recommençait : la chute des cours de la viande obligeait à licencier des cow-boys. Du coup, on n’avait plus de main-d’œuvre pour les réparations, les clôtures se cassaient, le bétail s’échappait, le puits s’asséchait et finalement, le propriétaire, à bout de forces, décidait d’arrêter les frais. Ce dernier, un vieil homme nommé Bradbury, avait mis le ranch en vente, à prendre en l’état et, après l’avoir cédé aux Callister, il était parti s’installer dans l’est du pays.

La tâche s’annonçait monumentale, songea John. A côté de leur ranch ultramoderne de Medicine Ridge, celui-ci représentait le Moyen Age. Rejoindre l’époque moderne exigerait du temps et du travail. Engager du personnel, construire un bâtiment d’élevage et une étable, dépenser quelques milliers de dollars pour rendre la maison habitable… Plus le puits à creuser, les clôtures à réparer, le système de production de méthane à installer…

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