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Dans les bras d'un play-boy

De
160 pages
Elle a été choisie par Xavier Moretti, un richissime homme d’affaires, pour s’occuper de la réception qu’il donnera le soir de la Saint-Sylvestre ? Tilly ne peut réprimer sa joie. Une joie de courte durée, cependant. Car, dès l’instant où elle pose les yeux sur lui, elle est bouleversée par l’attirance irraisonnée qui la saisit. Pourquoi faut-il qu’elle cille sous le regard brûlant de cet incorrigible play-boy, loin d’être le prince charmant dont elle rêve ? Elle se l’était pourtant juré : elle ne risquerait plus son cœur et sa carrière pour un homme qui ne l’aimera jamais comme elle l’attend ! Sauf que, dès l’instant où Xavier lui annonce que les invités, bloqués par la neige, ne pourront participer au dîner, toute sa détermination s’envole. Tilly ne peut s’empêcher de frémir à la perspective de passer la nuit à Wimble Manor, seule avec Xavier… 
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1.
Rien, ce soir, ne pouvait entamer l’enthousiasme de Tilly Rogers. Elle venait de décrocher un contrat en or, qui apporterait un coup de pouce bienvenu à sa petite entreprise de traiteur : préparer le dîner de la Saint-Sylvestre donné par Xavier Moretti. Le manoir loué pour l’occasion, situé en bordure du parc national d’Exmoor, était vraiment perdu au milieu de la campagne. Mais Tilly ne se laissa pas démonter. Au contraire, elle se réjouissait de s’éloigner de Londres, pour un réveillon qui s’annonçait très différent de celui de l’année précédente. A mesure qu’elle avançait, les flocons de neige qui saupoudraient son pare-brise se mirent à tomber plus dru. Elle serra le volant de sa camionnette. Le manoir ne devait plus être très loin. De fait, à l’intersection suivante, elle fut soulagée d’apercevoir un large portail en fer forgé au bout de la route. Une plaque annonçait fièrement Wimble Manor. Elle é tait au bon endroit. Mais le portail paraissait fermé et cadenassé. A en juger par sa majesté, il devait s’agir de l’entrée principale. Or, le gardien l’avait priée au téléphone de se présenter à l’entrée de service. Lentement, elle fit marche arrière. La neige commençait à s’accumuler sur la route. Sans doute avait-elle été bien avisée de quitter Londres plus tôt que prévu… Un peu plus loin, elle distingua une loge à côté d’une grille ouverte et s’engagea dans la voie privée. Des traces de pneus étaient visible s dans la neige, signe que quelqu’un d’autre venait d’arriver. Pas Jane et Katie, en tout cas. Ses deux employées ne devaient la rejoindre qu’en fin d’après-midi. A condition qu’il cesse de neiger d’ici là… Roulant avec prudence, elle suivit le chemin à travers la féerie hivernale qu’offraient les terres de la propriété saupoudrées de blanc. A la sortie d’un bois, Wimble Manorse matérialisa soudain devant ses yeux. — Mon Dieu… Le rideau de neige auréolait de mystère la vieille bâtisse, qu’elle imaginait déjà, à son âge d’or, théâtre de formidables romances. Comme elle aurait aimé prendre le temps de l’explorer ! Mais c’était un luxe qu’elle ne pouvait se permettre. Ce soir, elle n’avait pas droit à l’erreur. Roi incontesté des courses de moto reconverti en homme d’affaires, Xavier Moretti était son client le plus prestigieux en date. L’e-mail requérant ses services pour le réveillon avait été un choc. Exactement ce dont sa petite société — et elle aussi — avait besoin. C ela lui éviterait de ressasser les événements de l’année précédente, tout en lui fourn issant l’excuse parfaite pour décliner toute invitation. Sauf celle de Vanessa, sa meilleure amie, qui céléb rait ses fiançailles le premier janvier. Elle avait paru craindre sa réaction à cette annonce, mais Tilly l’avait rassurée : elle avait tourné la page. Elle serait donc présente afin de prouver à ses amis — et à elle-même — qu’elle était sincère en disant cela. Ce serait une façon de se réinventer, comme l’avait été le lancement de son entreprise de traiteur. Reléguant ces pensées dans un coin de son esprit, elle se concentra sur Xavier Moretti et sa demande d’une cuisine italienne authentique. Justement, c’était sa spécialité, acquise auprès de sa grand-mère toscane avec qui elle cuisinait pendant des heures, adolescente. Un sourire joua sur ses lèvres. Ce soir, elle allait concocter ausignoreMoretti et ses invités un menu qu’ils n’oublieraient pas de sitôt.
Contournant l’imposante bâtisse, elle entra dans la cour où s’arrêtaient aussi les traces de pneus. Sans doute le gardien venu préparer l’arrivée de son locataire, qu’elle espérait la plus tardive possible. Elle tenait à avoir la matinée pour elle afin de cuisiner en paix. Perdue dans ses pensées, elle ne fit pas le rapprochement entre les traces de pneus et la voiture de sport garée dans la cour, en partie couv erte de neige. Elle descendit de la camionnette et leva des yeux émerveillés vers le ma noir. Cet endroit était absolument magique ! Puis, resserrant son écharpe autour de so n cou, elle entreprit de décharger son véhicule. Ce n’était pas le moment de bayer aux corneilles. Beaucoup de travail l’attendait. Elle pivota sur ses talons et se figea, comme pétrifiée par Dame Nature elle-même. Un homme l’observait depuis le seuil de l’entrée de service, grand, séduisant, l’air désinvolte et sûr de lui. Une ébauche de sourire fl ottait sur ses lèvres. Aucun doute : il s’agissait de Xavier Moretti. Elle avait vu des photos de lui sur la Toile. Le blanc des flocons tranchait sur ses cheveux de jais, et son teint hâlé surprenait dans ce paysage hivernal. Il émanait de lui un exotisme mâtiné de danger qu’elle trouvait étrangement excitant. Se sentant rougir, elle s’obl igea à se ressaisir, professionnalisme oblige. C’était la première fois qu’un client aussi illustre engageait les services de La Table de Tilly. Peut-être cela conduirait-il à d’autres c ontrats prestigieux qui l’aideraient à consolider sa réputation. En pull anthracite sur une chemise bleue, il avait tout du notable local. Malgré elle, ses yeux glissèrent le long des jambes musclées qu’épousait le jean. Seigneur, que lui arrivait-il ? Elle n’avait jamais convoité un homme ainsi. Jamais.Reprenant ses esprits, elle soutint son regard. — Bonjour. Je suis Tilly Rogers, le traiteur engagé par M. Moretti. Le sourire de l’homme s’élargit, confirmant son hypothèse. Buon giorno.Xavier Moretti, répondit-il avec un accent des plus sexy. Entendre parler l’italien remua des souvenirs en Tilly. — Je ne vous attendais pas si tôt, mademoiselle Rogers. Vous aimez donc la neige à ce point ? Tilly sentit un inexplicable frisson de plaisir lui parcourir l’échine. — C’est agréable de sortir de Londres, répondit-elle avec légèreté. A vrai dire,signore Moretti, je ne m’attendais pas non plus à vous trouver déjà là. Il eut un haussement d’épaules nonchalant. — S’il vous plaît, appelez-moi Xavier. Pourquoi ne pas entrer vous réchauffer ? — Oh ! je n’ai pas froid. Et puis, j’ai tout mon matériel à décharger avant de me mettre au travail, dit-elle en ouvrant la porte arrière de la camionnette. Il traversa la cour afin de lui prêter main-forte. Comme il la délestait du premier carton, leurs doigts se frôlèrent. D’instinct, elle leva les yeux qui furent aussitôt happés par ceux de Xavier. Le temps parut se suspendre, comme si le reste du monde avait subitement cessé d’exister. Les battements de son cœur ralentirent. Même respirer devenait difficile. Le visage de Xavier ne trahissait aucune émotion, tandis que de son côté, elle en gravait chaque détail dans sa mémoire, comme pour mieux se convaincre du danger que son interlocuteur représentait pour elle. Soudain, elle sentit le rouge lui monter aux joues. C’était idiot. Un homme comme Xavier Moretti ne risquait pas de s’intéresser à elle ! Elle détourna les yeux et se pencha à l’intérieur de lacamionnette, soulagée de le voir s’éloigner, son chargement dans les bras. Soulevant un second carton, elle le suivit à l’intérieur. — J’espère que cette neige va cesser, lança-t-elle en entrant dans la cuisine, où Xavier avait posé le premier carton sur la table. Parler de la pluie et du beau temps l’aiderait à se ressaisir. Comment avait-elle pu se laisser déstabiliser ainsi ? , content que vous soyez là. J’aurais regretté d’être privé de votre cuisine qui m’a été si chaudement recommandée. Elle rougit de plus belle, embarrassée par le compliment — ou ses pensées coupables le concernant ? Cherchant à se donner une contenance, elle posa son carton et inspecta la vaste cuisine. Avec ses casseroles en inox au-dessus de la cuisinière et ses vieux moules en
cuivre décorant les murs, elle alliait à la perfection le charme du passé avec les exigences de la vie moderne. — Cet endroit est fabuleux ! J’ai hâte de me mettre au travail dans une telle cuisine. Xavier l’observa avec curiosité, et elle se dépêcha de reporter son attention sur la pièce qui l’entourait. Elle avait l’habitude de travailler dans des cuisines ultramodernes équipées d’appareils dernier cri. Mais cet endroit chargé d’histoire se rapprochait davantage de son lieu de travail idéal. Sì, è bello, répondit Xavier. Fallait-il vraiment qu’il parle en italien ? Cette langue lui rappelait la cuisine de sa grand-mère en Toscane, baignée de soleil et du parfum des herbes séchées…
* * *
Lorsqu’elle retourna à la camionnette, il ne neigea it presque plus. C’était un sujet d’inquiétude en moins. Comme elle se penchait vers un carton, elle écarta la robe qu’elle comptait porter aux fiançailles de Vanessa. Cet achat lui avait brisé le cœur. Mais pourquoi son histoire devrait-elle gâcher le bonheur de son amie ? Elle effleura la housse qui couvrait l’élégante robe noire. Un an plus tôt, jour pour jour, c’est une robe de mariée qu’elle aurait dû porter. Elle la voyait encore, suspendue à la po rte de l’armoire, tandis que Jason lui expliquait qu’il attendait plus d’une relation qu’u ne simple amitié. Qu’elle devrait à l’avenir sortir plus et profiter de la vie, comme lui comptait le faire… L’humiliation lui brûla les joues. Le moment était mal choisi pour remuer ces souvenirs. D’ailleurs, à quoi bon ? Avec un soupir, elle s’empara des derniers cartons et tenta de refermer de l’épaule la portière. — Laissez-moi vous aider. Xavier l’avait rejointe et lui prit les cartons des mains. — Merci, bredouilla-t-elle, prise d’un accès de timidité. La proximité de cet homme la troublait, et elle détestait cela. Prego. Ah, cette voix sexy ! Et cette langue si familière autrefois… Langue dans laquelle sa grand-mère lui avait livré tous ses secrets de cuisine, scellant sans le savoir la future carrière de Tilly. Elle referma la portière sur la robe. Vanessa lui a vait apporté un précieux réconfort après ce réveillon maudit qui avait vu son univers s’écrouler. C’était à son tour d’être là pour elle. Hors de question de ternir le bonheur de son amie, même s’il rouvrait une blessure mal cicatrisée. En effet, ce jour marquerait le premier anniversaire de sa rupture avec son amour d’enfance, qui avait annulé leur mariage à une heure de la cérémonie… Irritée d’être toujours aussi vulnérable douze mois plus tard, elle regagna la cuisine. Xavier était appuyé contre la gazinière, l’air parfaitement détendu. On l’eût cru chez lui et non dans une maison de campagne louée pour l’occasi on. Elle dénoua son écharpe, consciente de son regard attaché à ses moindres gestes. Un nouveau frisson la traversa.
* * *
Xavier regarda Tilly enlever son bonnet. Sa chevelure d’or cascada sur ses épaules, et il eut la vision de cette crinière étalée sur l’oreiller après une nuit torride. Une onde de désir fusa dans ses veines. D’où lui venait cette attirance déplacée ? Tilly Ro gers lui avait été chaudement recommandée, mais il ne s’était pas attendu à rencontrer une femme si séduisante. Ce devait être cet endroit, l’environnement différe nt… Il avait baissé sa garde, s’autorisant sans le vouloir des pensées inconvenantes à l’égard de la gérante de La Table de Tilly. Elle, de son côté, semblait totalement insensible à ses charmes — une situation nouvelle pour lui. La présence de cette femme pragm atique, de celles qui cherchaient un mari plutôt qu’un amant, dans cette maison si sembl able à celle où il avait grandi, lui
rappela que lui aussi avait espéré se marier et fonder une famille, un jour. Mais ce n’était plus possible. Son accident, trois ans plus tôt, avait réduit à néant cet espoir.
TITRE ORIGINAL :NEW YEAR AT THE BOSS’S BIDDING Traduction française :ANNE-LAURE PRIEUR © 2016, Rachael Thomas. © 2017, HarperCollins France pour la traduction française. Le visuel de couverture est reproduit avec l’autorisation de : HARLEQUIN BOOKS S.A. Tous droits réservés. ISBN 978-2-2803-7051-6
HARPERCOLLINS FRANCE 83-85, boulevard Vincent-Auriol, 75646 PARIS CEDEX 13 Service Lectrices — Tél. : 01 45 82 47 47 www.harlequin.fr Ce livre est publié avec l’autorisation de HARLEQUIN BOOKS S.A. Tous droits réservés, y compris le droit de reproduction de tout ou partie de l’ouvrage, sous quelque forme que ce soit. Cette œuvre est une œuvre de fiction. Les noms propres, les personnages, les lieux, les intrigues, sont soit le fruit de l’imagination de l’auteur, soit utilisés dans le cadre d’une œuvre de fiction. Toute ressemblance avec des personnes réelles, vivantes ou décédées, des entreprises, des événements ou des lieux, serait une pure coïncidence.