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Dans les bras de son patron

De
160 pages
Scandale et passion
 
Redoutables. Scandaleux. Irrésistibles.
 
Naomi en a conscience : que Sevastyan Derzhavin l’ait choisie, elle, pour être son assistante personnelle est la chance de sa vie. Elle prenait d’ailleurs beaucoup de plaisir à travailler pour ce milliardaire de génie… jusqu’à ce qu’elle tombe éperdument amoureuse de lui. Désormais, le fait de côtoyer jour après jour ce véritable bourreau des cœurs la fait terriblement souffrir. Mais, alors qu’elle lui annonce qu’elle a pris la décision de démissionner, Sev lui fait une proposition inattendue : il souhaite, avant son départ, laisser libre cours au désir qui les consume tous les deux…  
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Prologue
— Vous êtes anglaise ? Naomi leva les yeux vers Sevastyan Derzhavin. Assis derrière son imposant bureau, il étudiait son CV sans enthousiasme. Sans doute avait-il déjà décidé qu’elle ne convenait pas pour le poste. Cette entrevue n’était qu’une formalité. Ce qu’elle ignorait, c’est que Sevastyan ne perdait jamais de temps en formalités. Ce n’était pas son genre. — Je suis née aux Etats-Unis et mon père vit à New York. Je suis ici légalement… — Vous m’avez mal compris, la coupa-t-il. C’est seulement votre accent qui a aiguisé ma curiosité. Depuis combien de temps êtes-vous ici ? — Douze jours. Il fronça les sourcils. — Vous logez à l’hôtel ? — Oui, le temps de trouver un appartement. C’est pl us compliqué que je ne l’avais anticipé, répondit la jeune femme en s’empourprant. Elle rougissait beaucoup, nota Sev. Surtout lorsqu’il prononçait son prénom. A moins qu’elle n’eût naturellement le teint couleur pivoine ? — Je croyais que votre père vivait… — Sa femme vient d’avoir un bébé, l’interrompit-elle. — Tout s’explique. — Pardon ? Sev se raidit. C’était la troisième fois qu’elle bredouillait ce mot. — Je comprends que vous préfériez ne pas côtoyer un bébé hurlant à longueur de journée, déclara-t-il. Au silence de la jeune femme, il comprit son erreur. C’était son père qui refusait de l’accueillir sous son toit. Cette entrevue était une perte de temps, pour lui c omme pour elle. Les émotions n’étaient pas son rayon. Les ordinateurs, oui. Et l es livres. Pas les gens. Inutile de faire traîner les choses : elle n’avait pas le profil pou r devenir son assistante. Si elle lui en demandait la raison, il la lui donnerait sans détour. Naomi Johnson était le genre de personne qui passai t son temps à s’excuser, et il détestait cela. « Pardon » était un mot qu’il emplo yait rarement. Naomi, elle, l’avait prononcé deux fois avant même de s’asseoir. Elle s’était excusée une première fois lorsqu’il était venu la chercher à la réception et qu’elle avait renversé son verre d’eau en se levant. Puis derechef au moment de s’installer dans son bureau : il lui avait demandé poliment com ment s’était passée sa journée et, visiblement, elle avait mal entendu. A son « pardon ? », il avait maugréé un « peu importe » agacé. Et elle venait de le dire pour la troisième fois. — Cela ne fonctionnera pas, décréta-t-il. — Monsieur Derzhavin… — Sev, la reprit-il. Je ne suis pas votre professeur. Elle battit des cils, son émotivité si transparente qu’il se radoucit légèrement. Naomi, à l’évidence, avait fait beaucoup d’efforts pour cet entretien. Son hôtel frôlait le taudis, mais elle était tirée à quatre épingles. Quoi que son tailleur fût peut-être un peu trop serré, jugea-t-il devant la façon dont il moulait ses courbes. Avec ses yeux bruns sérieux et son chignon strict, elle lui rappelait… Qui ?Impossible de mettre le doigt dessus. A vrai dire, il préférait ne pas s’appesantir sur la question.
— Ecoutez, Naomi. Pour une jeune femme de vingt-cinq ans, vous êtes très qualifiée et avez beaucoup d’expérience… Il la vit déglutir nerveusement et décida de faire preuve de tact. — Votre liste de hobbies est impressionnante. Lecture, équitation, ballet, théâtre… Le problème est que mon assistante ne peut en avoir qu’un : moi. — Félicity m’a mise au courant, répondit Naomi. Son entretien préliminaire avec l’actuelle assistante de Sev ne lui avait laissé aucun doute quant à la nature exigeante du poste. L’expertise de Sevastyan Derzhavin en matière de cybersécurité était recherchée dans le monde ent ier. En plus d’une charge de travail impossible, son assistante devait gérer ses déplacements en jet privé, ainsi que son carnet d’adresses très fourni de play-boy invétéré. Oui, elle savait exactement à quoi s’attendre. Cet homme était arrogant, insensible, et n’hésitait pas à tuer ses employés à la tâche. Mais le salaire était mirobolant pour qui se dévouait à lui corps et âme.ait unel’amertume dans la voix de Félicity, Naomi devin  A raison plus personnelle au brusque départ de la jeune femme… Sev écarta son CV, signe certain qu’il s’apprêtait à la congédier. — Et si je vous disais que j’ai menti sur mon CV, c hangeriez-vous d’avis ? lança-t-elle. — J’en doute. Mais, au lieu de se lever, il s’adossa à son fauteuil. — Continuez. — Eh bien, j’aime le ballet et le théâtre, mais je ne parlerais pas de hobbies. Quant à l’équitation… Je ne suis pas montée sur un cheval depuis mes quatorze ans. — Et la lecture ? — Je lirai au lit. Sev retintin extremisir de larepartie osée. La jeune femme parut s’apercevo  une perche qu’elle lui avait tendue car elle s’empourpra. — Ce que vous faites au lit ne me concerne pas… Quoi que cela ne lui déplairait pas de participer. — Mais autant vous prévenir. Vos journées, elles, me seront entièrement consacrées, reprit-il. Vous en passerez chaque seconde devant u n ordinateur, ou au téléphone, à organisermavie. Vous n’aurez même pas le temps de lire votre horoscope. — Je ne crois pas à ces choses-là. — Mais vous le lisez quand même, n’est-ce pas ? — Quel rapport avec le poste ? Tiens, tiens. Elle était plus coriace qu’elle en avait l’air. Il la dévisagea intensément, happé par ses yeux d’un brun profond qui faisaient presque oublier ses lèvres pleines et la rondeur de ses joues.
* * *
Sous ce regard perçant, Naomi se demanda si elle avait vraiment besoin du poste, tout compte fait. Travailler dix-huit heures par jour ne l’effrayait pas. Avec un tel patron, en revanche… — Je vois que vous êtes fiancée, remarqua-t-il aprè s un bref coup d’œil à son annulaire. — Là encore, quel rapport avec le poste ? — Mieux vaut qu’il soit compréhensif pour supporter l’emploi du temps qui sera le vôtre, répondit-il avec une pointe d’aigreur. — Mon fiancé n’est pas à New York. Et même si, par miracle, Sev lui offrait le poste, elle refuserait. Quelques minutes plus tôt, sa vie était compliquée, mais sous contrôle. A peu près. Elle rangeait son portable dans son sac, après avoir suggéré à son père de la retrouver une fois l’entretien terminé, quand Sevastyan Derzhavin l’avait appelée. — Naomi. Il était à couper le souffle. Des cheveux de jais, le teint pâle, des jambes inte rminables. Malgré son costume de créateur, il aurait aussi bien pu sortir d’une boîte de nuit au petit matin. Sa cravate était desserrée, son menton mal rasé, son regard fatigué. Il n’avait pas souri, se contentant d’indiquer son bureau d’un hochement de tête. Naomi s’était rappelé le jour où elle s’était rendu e chez son médecin habituel, une femme formidable, seulement pour tomber sur son très sexy remplaçant. Dans son trouble, elle avait demandé un vaccin contre la grippe au li eu d’un frottis. Aujourd’hui, face à
Sevastyan, même scénario. Elle avait d’abord renver sé son verre d’eau, puis l’avait contraint à répéter sa question, trop subjuguée par sa voix pour écouter ce qu’il lui disait. Même l’évocation de ses hobbies avait pris une tour nure suggestive. Elle n’avait qu’une envie, se lever et prendre ses jambes à son cou. Elle était fiancée, bon sang ! Comment osait-il lui faire un tel effet ? Non, elle ne voulait pas de ce poste d’assistante. — Vous ne parlez pas d’autres langues ? questionna Sev. — Non. — Aucune ? Nein, répéta-t-elle, riant à sa propre plaisanterie. Sev resta de marbre. — Les Anglais sont paresseux, dit-il enfin. — Pardon ? — Je veux dire, les anglophones. — Oh ! — Ils comptent sur le fait que tout le monde parle leur langue. — Et vous, combien de langues parlez-vous ? s’enquit Naomi. — Cinq. Parfait, pensa-t-elle. Elle n’était pas engagée. — Mais puisque tout le monde parle anglais, cela ne devrait pas poser problème. Au secours ! — Je tiens à préciser que je ne reste qu’un an à New York, ajouta-t-elle dans l’espoir de le décourager. Il haussa les épaules. — Vous ferez un burn-out bien avant cela. Aucune de mes assistantes n’a tenu plus de six mois. Vous, je vous en donne trois. A mon grand regret… — Ecoutez… Elle lui décocha son plus beau sourire. — Je ne veux pas vous faire perdre votre temps. J’i gnorais que le travail était si exigeant et tiens à mes week-ends. Je suis ici pour me rapprocher de mon père, vous comprenez… — Vous aurez des week-ends de libres, coupa Sev san s lui rendre son sourire. Sauf quand nous serons en voyage d’affaires. — Je n’ai pas d’expérience dans votre domaine, insista-t-elle. — Pas d’expérience dans mon domaine ? Il haussa un sourcil amusé. Naomi rougit. — Je veux dire, en cybersécurité. — Si c’était le cas, vous seriez ma concurrente. Elle se leva et tendit la main. — Désolée. Je… — Vous disposerez d’un appartement de fonction avec vue sur Central Park, poursuivit Sev. L’endroit est agréable. Je m’y plais beaucoup. — Nous habiterions le même immeuble ? De pire en pire ! — Rassurez-vous. Je ne viendrai pas frapper à votre porte vous emprunter du sucre, dit-il. Disons que c’est pratique en cas de réunion tardive ou matinale. Et cela nous fait gagner du temps lors des voyages d’affaires. Nous n ’avons qu’à monter ensemble à l’héliport sur le toit. Il lui communiqua ensuite le montant alloué à sa ga rde-robe. Cette information lui donna le vertige. — Non, vraiment… Elle voulait disparaître d’ici. Effacer cette rencontre et retrouver sa vie d’avant.
* * *
Sev dévisageait la jeune femme, appétissante tel un fruit défendu. Il la voulait. « Non » était une réponse dans laquelle il voyait un défi à relever.Et à gagner. — Merci de m’avoir reçue, dit-elle, la main tendue. Il ne la serra pas. — Désolée. Encore à s’excuser. Cette fois, cependant, il n’en conçut aucune irritation. Il la regarda s’en aller en silence. Le CV suivant ne l’intéressait pas. Ses pensées res taient attachées à la jeune femme
aux yeux chocolat. Des yeux tristes, pareils à ceux d’un chiot craignant d’être battu, mais avide d’affection. C’était bien la dernière chose dont il avait besoin. Il se leva et alla appeler Emmanuel. La réception était déserte. — Félicity… Mais son assistante avait disparu. Son sac aussi. U n message d’adieu à son intention s’étalait sur son écran d’ordinateur.
J’AI SIMULÉ ! ! !
— J’en doute, murmura Sev en souriant. Son sourire s’estompa comme un jeune homme jaillissait de l’ascenseur, l’air paniqué. Emmanuel, vraisemblablement. — Désolée pour mon retard, monsieur Derzhavin… Sev fronça les sourcils. Il le reconnaissait. Emman uel avait postulé quelques années auparavant et retentait sa chance aujourd’hui. Il avait cinq minutes de retard. — Pas la meilleure première impression, déclara-t-il, glacial. — Je sais, mais… — Inutile de nous faire perdre mutuellement notre temps. — Monsieur Derzhavin… Sev n’écouta pas ses excuses et regagna son bureau, où flottait encore le parfum fleuri de Naomi Johnson. Sa décision était prise.
* * *
Naomi cherchait son portable dans son sac lorsqu’il sonna. Ce devait être son père. Il avait paru impressionné quand elle avait lui avait parlé du poste chez Sevastyan. Sans doute l’appelait-il pour savoir comment s’était passé l’entretien. — Salut, papa. Je sors tout juste de… — C’est Sev. — Oh ! Sev perçut la note de déception dans la voix de Nao mi. Une première, pour lui. D’ordinaire, les femmes se battaient pour qu’il les rappelle.
TITRE ORIGINAL :THE COST OF THE FORBIDDEN Traduction française :ANNE-LAURE PRIEUR © 2016, Carol Marinelli. © 2017, HarperCollins France pour la traduction française. Le visuel de couverture est reproduit avec l’autorisation de : Couple : © SHUTTERSTOCK/NAS CREATIVES/ROYALTY FREE Tous droits réservés. ISBN 978-2-2803-7140-7
HARPERCOLLINS FRANCE 83-85, boulevard Vincent-Auriol, 75646 PARIS CEDEX 13 Service Lectrices — Tél. : 01 45 82 47 47 www.harlequin.fr Ce livre est publié avec l’autorisation de HARLEQUIN BOOKS S.A. Tous droits réservés, y compris le droit de reproduction de tout ou partie de l’ouvrage, sous quelque forme que ce soit. Cette œuvre est une œuvre de fiction. Les noms propres, les personnages, les lieux, les intrigues, sont soit le fruit de l’imagination de l’auteur, soit utilisés dans le cadre d’une œuvre de fiction. Toute ressemblance avec des personnes réelles, vivantes ou décédées, des entreprises, des événements ou des lieux, serait une pure coïncidence.