Dans les bras du prince (Harlequin Azur)

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Dans les bras du prince, Robyn Donald

Alors qu'elle passe quelques jours de vacances bien mérités à Coconut Bay, Giselle fait la connaissance du prince Roman Magnati d'Illyria. Consciente que cette rencontre n'aurait jamais pu se faire ailleurs que dans ce lieu paradisiaque, fréquenté par les grands de ce monde, Giselle se laisse griser et cède très vite aux avances du prince. Avant de découvrir qu'il lui a menti et qu'il s'est servi de sa naïveté pour mettre la main sur Parirua, le domaine familial qu'elle possède en Nouvelle-Zélande...

Publié le : mercredi 25 mars 2009
Lecture(s) : 39
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280271974
Nombre de pages : 160
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1.

— Et maintenant, oublie Parirua et tous tes soucis ! s’exclama Maura.

— Oui, ne t’en fais pas, répondit Giselle en souriant.

Sa marraine la poussa doucement vers la porte d’embarquement.

— A ton retour, je ne veux plus voir ces cernes sous tes yeux ni ces joues pâles, reprit-elle. Tu as beaucoup trop travaillé et tu as dépassé tes limites. Cette grippe qui s’est transformée en pneumonie était un avertissement. A présent, il faut que tu te reposes et que tu reprennes des forces.

— De toute façon, j’ai toujours été pâle ! protesta Giselle. C’est Leola qui a hérité de la peau dorée et des joues roses de maman. Et il fallait bien que quelqu’un s’occupe de Parirua.

Maura l’examina avec attention.

— Ce n’est pas parce que la propriété appartient à ta famille depuis des générations que tu dois gâcher ta vie pour elle.

— Non, tu as raison, mais je l’aime tant…

— Je sais, je sais, soupira Maura. Je préfère ne pas en parler maintenant. Essaie seulement de ne pas penser à Parirua ni à l’hypothèque durant les deux semaines à venir.

Si seulement c’était aussi simple ! songea Giselle.

— D’accord, c’est promis, affirma-t-elle néanmoins.

— Au début, tu vas sans doute trouver Coconut Bay trop bruyant et trop animé à ton goût, alors prends les choses à la légère. Détends-toi !

Sa marraine lui sourit et l’embrassa sur les deux joues avant d’ajouter :

— Et surtout, repose-toi tous les après-midi. Je veux te voir revenir en pleine forme.

— Merci, Maura. Tu t’es montrée tellement généreuse envers moi… Non seulement tu as organisé mes vacances, mais tu as tout payé, dit Giselle en l’embrassant à son tour. Je te promets d’en profiter au maximum.

*  *  *

Et pourtant, dès le troisième jour de son séjour sur l’île tropicale de Fala’isi, Giselle était prête à rentrer en Nouvelle-Zélande… Même si la station était absolument magnifique et dotée d’aménagements exceptionnels, elle ne parvenait pas à se mêler à la bonne humeur générale.

En effet, cette atmosphère festive la fatiguait plutôt, la déprimait presque. Se mêler à une foule gaie et insouciante pour boire des cocktails ne la tentait pas du tout. Quant à s’embarquer dans un flirt de vacances, elle n’en avait pas envie et, de toute façon, elle n’aurait su comment s’y prendre.

Par ailleurs, il était hors de question pour elle de songer à se faire bronzer sur la plage, car sa peau claire ne supportait pas le soleil. Après chaque bain, elle devait au contraire courir se réfugier à l’ombre.

Pourtant, Giselle n’était pas non plus venue là pour rester dans sa chambre, et elle décida de louer un petit dériveur aux couleurs vives, pour explorer une autre baie. Mais, après avoir aperçu une île minuscule un peu au large, elle changea de cap.

Une fois arrivée, elle tira son embarcation sur le sable immaculé. Le petit dériveur ressemblait maintenant à un grand oiseau coloré échoué sur la plage.

Autour d’elle régnait une paix inouïe. Seul le doux bruissement du vent tiède dans les feuilles des palmiers troublait le silence. Aucune trace de pas ne souillait le sable blanc. Cet endroit lui promettait un calme et une solitude inespérés, songea Giselle en laissant errer son regard sur le lagon, d’un bleu aussi extraordinaire que celui du ciel. Pas un seul bateau en vue.

Souriant en elle-même, elle emporta son panier de pique-nique à l’ombre de grands arbres. Leurs branches feuillues et basses la dissimuleraient aux regards, songea-t-elle avec satisfaction.

Cette pensée la fit aussitôt rire. Comme si quelqu’un allait passer par là !

— Parfait, murmura-t-elle.

Bien à l’abri sous le feuillage, elle pourrait admirer l’océan étincelant à travers les branches.

Après avoir étalé sa serviette, elle dénoua le sarong qui couvrait son Bikini et prit son livre dans son sac. Elle sortit aussi l’appareil photo numérique offert par Maura et le posa à côté d’elle.

Puis elle s’allongea et soupira de plaisir. Heureusement, la station balnéaire comportait une petite librairie, où elle avait découvert le dernier roman de son auteur favori. La lecture représentait pour elle un luxe si rare qu’elle se réjouissait déjà de pouvoir s’y adonner dans un lieu aussi beau…

*  *  *

Giselle se réveilla en sursaut. Confusément, elle se rendit compte qu’elle avait entendu des voix dans son sommeil. Celle d’une femme, mélodieuse, et une autre, beaucoup plus grave et appartenant à un homme.

Ils étaient trop loin pour qu’elle puisse comprendre leurs paroles. Tout en retenant son souffle, elle se releva avec précaution pour regarder au travers des feuillages.

Tout d’abord, elle aperçut un grand voilier qui mouillait un peu plus loin. Superbe et racé, il se dressait majestueusement dans la passe qui s’ouvrait à travers la barrière de corail. Ce bateau avait dû coûter une fortune, songea Giselle en admirant ses lignes élégantes.

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