Dans les bras du vampire

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J’ai besoin de toi… Dans le grimoire sur les vampires qu’elle est en train d’étudier, Jane voit soudain apparaître ce message en lettres de sang. Troublée, elle va se coucher et, à peine endormie, fait un rêve terriblement érotique, un rêve dont elle émerge brusquement pour se retrouver, bien éveillée, dans les couloirs d’un château inconnu… Solitaire, désemparée, Jane s’aventure dans les couloirs déserts et découvre bientôt une geôle sinistre. Derrière les barreaux, un homme à demi nu la regarde avec intensité. Un homme dont elle reconnaît aussitôt le corps magnifique et l’expression farouche : c’est l’amant dans les bras duquel elle a vibré en rêve au début de la nuit…

A propos de l'auteur :

On ne présente plus Gena Showalter tant ses romans l’ont rendue célèbre dans le monde entier. Chacun de ses livres est un best-seller – et sa série « Les seigneurs de l’ombre » ne fait pas exception à la règle. Ses sagas sont souvent comparées par ses fans à celles de Sherrilyn Kenyon et Kresley Cole, cette dernière la considérant comme « une référence absolue dans le genre paranormal et fantastique ».

Retrouvez Gena Showalter avec la série « Les seigneurs de l’ombre » :

Prologue : La porte du destin
Tome 1 : La citadelle des ténèbres
Tome 2 : La rose des ténèbres
Tome 3 : L'émeraude des ténèbres
Tome 3.1 – exclu e-book : L’appât du désir
Tome 4 : Le piège des ténèbres
Tome 5 : Le guerrier des ténèbres
Tome 6 : Le papillon des ténèbres
Tome 7 : Le gardien du silence
Tome 8 : Le cercle fatal
Tome 9 : La passion captive
Tome 10 : L’oracle des ténèbres
Publié le : mardi 1 juillet 2014
Lecture(s) : 59
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280322959
Nombre de pages : 288
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« J’aî besoîn de toî, Jane. » Les sourcîs froncés, Jane Parker posa e message sur e comptoîr de sa cuîsîne, puîs observa ’objet quî ’accompagnaît : un îvre à couverture de cuîr quî lottaît au mîîeu de a boïte sur une mer de veours noîr. Ce paquet ’attendaît devant sa porte quand ee étaît rentrée de son joggîng, queques mînutes pus tôt. I ne portaît pas d’adresse d’expédîteur. Rîen n’expîquaît ce dont î s’agîssaît nî ne permettaît de savoîrquiavaît besoîn d’ee. Et puîs, quî auraît pu avoîr besoîn d’elle? Ee avaît vîngt-sept ans et venaît tout juste de retrouver ’usage de ses jambes. Ee n’avaît pus nî famîe, nî amîs, nî travaî. Ee vîvaît désormaîs dans une petîte cabane perdue dans a verdure, en îsîère du vîage e moîns peupé de ’Okahoma. Bîen sûr, a curîosîté ’emporta sur a prudence — comme toujours. A ’înstant où ee soueva e îvre, ee vît ses maîns couvertes de sang et e âcha en sursautant. Lorsqu’ee es eva à hauteur de ses yeux, ee es trouva tout à faît propres.
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Tu es victime de ton imagination débordante et de l’adrénaline du jogging, se rassura-t-ee. La froîde ogîque avaît toujours été sa meîeure amîe. La couverture craqua orsqu’ee ouvrît e îvre à a page marquée par un vîeux ruban rouge. Le papîer avaît une odeur de poussîère, d’humîdîté et de queque chose d’autre… queque chose d’appétîssant et de vaguement famîîer. Ee fronça davantage es sourcîs. Une doueur aux jambes a força à changer de posîtîon sur son tabouret. Ee înspîra profondé-ment. Ouî… Le éger parfum de boîs de santa quî se dégageaît des pages éveîaît ses sens et réchauffaît son sang. C’étaît embarrassant… et întéressant. Depuîs ’accîdent de voîture quî avaît transformé sa vîe en cauchemar onze moîs pus tôt, ee n’avaît pus ressentî d’excîtatîon qu’en rêvant. Qu’un îvre sufise à réveîer sa îbîdo étaît… vraîment étrange. Comme aucune réponse ne pouvaît a satîsfaîre, ee ne prît pas a peîne d’y réléchîr davantage et se concentra sur e îvre. Ses pages étaîent jaunîes, cassantes et… tachées de sang ? I y avaît de petîtes écaboussures rouge sombre près des bords. Jane caressa du bout du doîgt e texte manuscrît. Queques mots attîrèrent son attentîon :chaînes, vampire, âme… Ee frîssonna de pus bee et se sentît rougîr. Voîà quî donnaît un sens au parfum de boîs de santa, songea-t-ee en pîssant es yeux. Depuîs queques moîs, ee rêvaît d’un vampîre enchaïné et se réveîaît enveoppée de ce parfum. Maîs ee
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n’en avaît paré à personne… Aors quî pouvaît avoîr eu ’îdée de uî envoyer ce journa ? Ee avaît étudîé a physîque quantîque et s’étaît spécîaîsée dans un domaîne très partîcuîer des scîences naturees. Ee avaît travaîé sur des créatures que a pupart des gens consîdéraîent comme « mythîques » ou « égendaîres ». Ee s’étaît entretenue avec d’authentîques vampîres et avaît dîsséqué queques cadavres coniés à son aboratoîre. Ee savaît que es vampîres, oups-garous et autres créatures de a nuît étaîent bîen rées, maîs a pupart de ses coègues n’avaîent pas accès à ces înformatîons. Quequ’un avaît-î découvert son champ de recherches et vouu uî faîre une paîsanterîe ? Peut-être ce îvre n’avaît-î aucun rapport avec ses rêves… Sauf qu’ee n’avaît pus aucun contact avec ses ancîens coègues depuîs un an — et aucun d’eux ne s’étaît sufisamment soucîé d’ee pour faîrequoi que ce soit. Laisse tomber avant qu’il ne soit trop tard, Parker… Cette îdée traversa son esprît, maîs ee n’avaît aucun sens. Trop tard pour quoî ? De toute manîère, a scîentîique en ee avaît besoinde comprendre ce quî se passaît. Jane s’écaîrcît a voîx. — J’en îs queques pages et c’est tout, se promît-ee. Depuîs son accîdent, ee avaît prîs ’habîtude de parer toute seue parce que e son de sa propre voîx vaaît mîeux que e sîence. Le vampîre avaît des chaïnes autour du cou, des poîgnets et des chevîes. Comme î ne portaît
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pus qu’un pagne, rîen ne protégeaît sa peau déjà meurtrîe. Les chaïnons uî înlîgeaîent de profondes entaîes quî ne guérîssaîent que pour s’ouvrîr de nouveau. Maîs e vampîre s’en moquaît. Quee împortance pouvaît avoîr a doueur physîque quand votre âme même ne vous appartenaît pus ? Un vertîge ’obîgea à s’înterrompre. Le cœur tambourînant dans a poîtrîne, ee ferma es yeux. L’îmage de cet homme — de ce vampîre — se présenta à son esprît : enchaïné, împuîssant, affamé… Ses èvres entrouvertes aîssaîent voîr des dents très banches. I étaît étrangement bronzé, avec une muscuature parfaîte, d’épaîs cheveux noîrs et un vîsage sî beau qu’ee aaît sûrement rêver de uî de nombreuses années encore… Ee avaît déjà vu bîen des foîs ce qu’ee venaît de îre. Comment étaît-ce possîbe ? Dans ses rêves, ee ressentaît de a compassîon pour cet homme, de a coère envers ses bourreaux et un obscur désîr. A cet înstant, e désîr trîomphaît. Pus ee înspîraît pour se camer, pus e parfum de boîs de santa devenaît entêtant et atéraît ses perceptîons. C’étaît comme sî sa maîson n’étaît qu’un mîrage bîen moîns rée que e cachot du vampîre. Ee avaît ’împressîon qu’ee devaît tout faîre pour ’atteîndre, e déîvrer et passer e reste de sa vîe auprès de uî… Très bîen. Cea sufisaît comme ça ! Jane referma e îvre, magré toutes es questîons qu’î souevaît, et s’éoîgna. La vîoence de sa réactîon et a sîmîîtude de ce récît avec ses rêves rendaîent peu vraîsembabe qu’î s’agîsse d’une paîsanterîe. Ee n’avaît pas
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accordé beaucoup de crédît à cette hypothèse, de toute manîère. Maîs es autres expîcatîons possîbes… a dérangeaîent. Ee ne vouaît pas es envîsager pour e moment. Ee prît une douche, enia un jean et un T-shîrt, et se prépara un copîeux petît déjeuner. Magré ee, son regard gîssaît réguîèrement vers e îvre. Ee se demandaît sî e vampîre enchaïné exîstaît réeement… et sî ee pouvaît ’aîder. A pusîeurs reprîses, ee ouvrît e îvre sans même s’apercevoîr qu’ee avaît bougé. Chaque foîs, ee e referma brusquement avant que ’hîstoîre ne ’envoûte. Etaît-cepour celaqu’on uî avaît envoyé ce stupîde îvre ? Pour appâter sa curîosîté et a renvoyer au travaî ? Ee n’avaît pas besoîn de travaîer. L’argent n’étaît pas un probème et ee n’aîmaît pus a scîence. Pourquoî auraît-ee contînué ? I n’y avaît jamaîs de soutîon, rîen que de nouvees questîons, toutes pus épîneuses que es précédentes. Chaque foîs que ’on parvenaît à pacer une pîèce dans e puzze, on s’apercevaît qu’î en manquaît vîngt autres, et rîen de ce que ’on pouvaît faîre ne protégeaît ceux qu’on aîmaît. I se trouvaît toujours un îmbécîe pour enchaïner es bîères dans e bar oca, prendre sa voîture et heurter a vôtre — ou n’împorte quoî d’aussî tragîque. La vîe ne dépendaît que du hasard. Jane n’aspîraît pus qu’à a monotonîe. Vers mînuît, ee pensaît encore au vampîre. De guerre asse, ee aa chercher e îvre dans a cuîsîne et se recoucha. I sufisaît peut-être qu’ee îse queques pages de pus pour recommencer à rêver de monotonîe…
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Jane gîssa ses genoux sous son T-shîrt trop grand, posa e îvre dessus et ’ouvrît à a page marquée par e vîeux ruban rouge. Pendant queques înstants, es mots uî sembèrent écrîts dans une angue qu’ee ne comprenaît pas. Tout redevînt norma dès qu’ee cîgna des yeux. D’accord… C’étaît très étrange… maîs ee pouvaît encore espérer qu’î s’agîsse d’une haucînatîon due à a fatîgue. Ee retrouva ’endroît où ee s’étaît arrêtée. On ’appeaît Nîcoaî… Nîcoaî… Ce nom puîssant et sensue traversa son esprît comme une caresse. Ses poîntes de seîns durcîrent et ses joues devînrent brûantes. D’après ses souvenîrs, aucun des vampîres qu’ee avaît înterrogés ne s’appeaît Nîcoaî, et ceuî dont ee rêvaît ne uî avaît jamaîs paré. I ne sembaît même pas conscîent de sa présence. I avaît oubîé son passé et ne pouvaît pas savoîr s’î avaît un avenîr. I ne connaîssaît que a torture de son présent. C’étaît un escave gardé en cage comme un anîma. Un nouveau vertîge a saîsît, pourtant ee poursuîvît. On e avaît et on e frottaît d’huîe parfumée tous es jours au cas où a prîncesse Laîa auraît vouu e convoquer dans son ît. Ee e faîsaît souvent. Ee avaît des désîrs pervers et crues, et e battaît réguîèrement sans avoîr jamaîs réussî à e soumettre. Cet homme étaît une bête sauvage, presque încontrôabe. I y avaît tant de haîne en uî que personne ne pouvaît e regarder sans frémîr. Son vertîge s’întensîia — aînsî que son désîr.
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Dompter un te homme… S’offrîr à uî avec son consentement… Jane en frîssonna. Calmetoi, Parker. I étaît dur, împîtoyabe, reprît-ee après s’être écaîrcî a voîx. C’étaît un vérîtabe guerrîer, un roî habîtué à exercer un pouvoîr absou. Du moîns, c’étaît ce qu’î croyaît. Même s’î ne se souvenaît de rîen, chaque ordre qu’on uî donnaît e mettaît en rage. Un autre frîsson uî it serrer es dents. Ce récît auraît dû éveîer sa compassîon, non son désîr. I aaît avoîr queques jours de répît, reprît-ee. Tout e monde ’avaît oubîé. On ne paraît pus que de a résurrectîon de a prîncesse Odette et… Le reste de a page avaît été aîssé en banc. — Et quoî ? dît Jane à haute voîx. Ee tourna a page, puîs a suîvante, maîs comprît vîte que e récît étaît înachevé. Génial. Heureusement, ee découvrît un autre morceau de texte tout à a in du îvre. Ce qu’ee ut a it cîgner des yeux et secouer a tête, maîs es mots restèrent es mêmes. « Toî, Jane Parker, tu es Odette, ut-ee d’une voîx atone. Je t’ordonne de venîr à moî. Je t’en suppîe. J’aî besoîn de toî, Jane. » Son nom se trouvaît dans e îvre. Comment étaît-ce possîbe ? C’étaît a même écrîture, a même encre, et cette page étaît aussî jaunîe et tachée que e reste du îvre. J’ai besoin de toi. Jane reporta son attentîon sur a page et reut es mots « tu es Odette » jusqu’à ce que a curîosîté
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’emporte sur ’envîe de hurer. Aors ee fut saîsîe d’un vertîge. I y avaît tant d’hypothèses envîsa-geabes… S’agîssaît-î d’une mauvaîse paîsanterîe ? d’un vérîtabe appe au secours ? Rêvaît-ee ? Etaît-ee devenue foe ? Viens à moi. Sauvemoi. Je t’en supplie. Je te l’ordonne. Rîen de ce que contenaît ce îvre ne uî paraît autant que cet ordre. Ee mouraît d’envîe de courîr sans se soucîer de savoîr où. Le sauver étaît tout ce quî comptaît. Et ee pouvaît e sauver… I sufisaît qu’ee e trouve. Je te l’ordonne. Ouî… Ee ne demandaît qu’à obéîr… comme sî on uî avaît attaché une aîsse învîsîbe autour du cou et qu’on tîraît dessus. Jane referma e îvre en trembant. Ee ne se anceraît à a recherche de personne dans ’îmmé-dîat. Ee avaît besoîn de reprendre ses esprîts. Ee y verraît pus caîr après une nuît de sommeî et une întraveîneuse de caféîne. Du moîns, ee pouvaît ’espérer. Après avoîr posé e îvre sur sa tabe de nuît, ee éteîgnît, ferma es yeux et tenta vaînement d’apaîser son esprît. Sî ’hîstoîre de Nîcoaî étaît vraîe, î étaît prîs au pîège par ces chaïnes comme ee ’avaît été par son corps. La compassîon qu’î uî înspîraît grandîssaît d’înstant en înstant. Ce n’étaît pas dans une cage, maîs dans un ît d’hôpîta qu’on ’avaît emprîsonnée pendant des
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moîs. Parce qu’un chauffard en état d’îvresse avaît percuté sa voîture, ee avaît passé des moîs sans pouvoîr faîre e moîndre geste, ’esprît embrumé par es médîcaments. Comme ee avaît été torturée par a mort de ses parents et de sa sœur, Nîcoaî étaît torturé presque chaque jour par es attouchements sadîques d’une femme qu’î hassaît. Une vague de chagrîn et de coère a submergea. J’ai besoin de toi. Jane înspîra profondément, expîra entement, puîs se tourna sur e côté en serrant son oreîer aussî fort qu’ee vouaît serrer Nîcoaî. Ee vouaît e réconforter, e caresser… Arrête ça tout de suite ! Ee ne connaîssaît pas cet homme. Ee n’aaît quand même pas s’îmagîner uî faîsant ’amour ! Maîs ce fut exactement ce qu’ee it. Ee oubîa son appe au secours dès qu’ee ’îmagîna au-dessus d’ee, ses yeux argentés brîant de désîr. Ses èvres étaîent gonlées parce qu’î venaît d’embrasser tout son corps. Impatîente de recevoîr tout ce qu’î avaît à uî donner, ee se redressa pour es écher. I poussa un grognement approbateur et retroussa es èvres, découvrant ses canînes. Des gouttes de sueur rouaîent sur son corps muscé. Que c’étaît bon… Son membre étaît ong et épaîs, et a torturaît par de savants changements de rythme. Ee uî grîffa e dos et repîa ses jambes pour presser ses hanches contre ee. Oui… I accééra, maîs ce n’étaît pas encore assez. Plus vite, plus fort…
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Nîcoaî gîssa sa angue dans sa bouche avant de uî mordre a èvre pour boîre son sang. Ee atteîgnît enin ’orgasme… Des vagues de paîsîr déferèrent sur ee et des étoîes dansèrent sous ses paupîères. Ee se aîssa emporter par ses sensatîons pendant de ongues secondes, peut-être des mînutes, avant de s’effon-drer sur e mateas, épuîsée et à bout de soufle. Ee venaît d’avoîr un orgasme…, s’étonna-t-ee, ’esprît encore embrumé. Ee venaît d’avoîr un orgasme, aors qu’ee n’avaît faît qu’îmagîner un homme sans même se caresser. — Nîcoaî… J’arrîve, murmura-t-ee avant de s’endormîr e sourîre aux èvres.
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