Dans les yeux d'un Fortune - Pour l'amour de Rose

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Le destin des Fortune.

Séduisants, ambitieux… amoureux.

Dans les yeux d’un Fortune, Crystal Green
Exaspérée, Laurel Redmond se tourne vers l’importun qui vient de s’asseoir à côté d’elle au bar et se tait soudain, fascinée par la caresse de son regard bleu d’azur... Mais, alors qu’elle tente de recouvrer un semblant de contrôle, l’inconnu se présente, brisant aussitôt la magie de l’instant. Il s’appelle Sawyer Fortune et, qu’importe son sourire irrésistible, elle connaît sa réputation de dangereux séducteur. Et pour rien au monde elle n’accepterait de figurer sur la longue liste de ses conquêtes…

Pour l’amour de Rose, Christine Wenger
« Toi et moi, nous sommes les tuteurs de Rose »… Désespérée, Lisa mesure la portée des mots que Sully vient de prononcer. Ainsi, pour respecter le dernier souhait de sa sœur, elle va devoir partager l’éducation de sa nièce avec ce cow-boy macho, cohabiter avec lui, supporter sa présence chaque jour… Mais, très vite, elle se ressaisit. Pour l’amour de Rose, elle est prête à faire bien des sacrifices. Et même — qui sait ? — à apprivoiser celui qui, son Stetson à la main, la scrute en silence, avec une expression qu’elle ne lui a jamais vue : mélange étonnant de tendresse et d’espoir.

Publié le : dimanche 1 juin 2014
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EAN13 : 9782280323680
Nombre de pages : 432
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Sawyer Fortune était venu à la soirée d’ouverture du club de Miguel Mendoza pour s’offrir un peu de bon temps. Mais pour être tout à fait honnête, du bon temps, il n’avait guère connu que cela depuis le jour de sa naissance…

Parlait-on d’argent ? Les Fortune en avaient tant que le plus difficile était encore de savoir qu’en faire…

D’opportunités à saisir ? Il n’avait qu’à lever le petit doigt.

De glamour et de charmantes compagnies ? Dans ce domaine non plus, il n’avait pas à se plaindre.

Assis au long comptoir du bar, sous l’enseigne au néon de l’établissement, Sawyer aurait pu se moquer du reste du monde comme de son premier dollar. Pourtant, il avait bel et bien sa part de tracas…

Il espérait pourtant qu’après quelques bières et un brin de conversation agréable avec une ou deux jolies femmes ses soucis disparaîtraient ou, du moins, s’estomperaient. Depuis qu’il était un homme, il s’en était toujours débarrassé ainsi, et cette soirée ne ferait pas exception.

Il jeta un coup d’œil autour de lui : un parquet de danse un peu surélevé, bondé de couples s’agitant en cadence sur la musique. Le dernier tube de Kenny Chesney qui se déversait des haut-parleurs et dont on pouvait voir également le clip vidéo sur des écrans géants, entre la lumière des projecteurs, qui laissaient toutefois certains coins de la vaste salle dans l’ombre.

Miguel avait rondement mené sa reconversion, de directeur des ventes d’une maison de disques new-yorkaise à la direction de cette boîte de nuit, à Red Rock, Texas.

Sawyer venait de passer sa commande au barman quand il sentit qu’on lui tapait sur l’épaule. Il se retourna et aperçut Miguel Mendoza, le sourire radieux.

— Alors, qu’est-ce que tu en penses ? lui demanda-t-il en élevant la voix au-dessus de la musique, les yeux brillants de fierté.

Il présentait la parfaite image du patron de night-club, avec ses cheveux sombres bien peignés, sa chemise et son pantalon bleu nuit sur de rutilantes bottes texanes probablement fabriquées par le bottier de luxe que dirigeait sa femme, la Carleton Company.

— J’en pense que tu es parvenu au sommet, répondit-il. Toutes mes félicitations. C’est un endroit extraordinaire.

— Venant de quelqu’un qui s’est assis sur les tabourets des plus prestigieux établissements de la planète, le compliment me touche particulièrement, répondit Miguel en s’installant à côté de lui. C’est sûr, Red Rock n’a jamais eu de boîte comme celle-ci…

« D’autant qu’il n’y en a pas d’autres », songea Sawyer, amusé. Dernièrement, la ville s’était beaucoup étendue, mais ce n’était pas exactement New York, ni même Atlanta.

— Tu as réussi à lui donner beaucoup de charme, dit-il tout haut, et c’est bien le plus difficile…

Miguel lui fit un clin d’œil.

— Et le charme, tu t’y connais, répliqua-t-il d’un air entendu.

La réputation de séducteur de Sawyer n’était plus à faire. Il était le play-boy de la famille Fortune. Le seul de sa vaste tribu à avoir pour l’instant résisté à ce qu’il appelait avec ironie la « maladie d’amour » qui avait frappé le clan tout entier.

L’épidémie, comme il disait aussi, avait commencé quand sa sœur, Victoria, avait succombé au charme de Garrett Stone, puis ses frères avaient suivi le mouvement, émigrant vers Red Rock et y fondant chacun un foyer.

Mais voilà, Sawyer n’était pas bâti sur le même moule. Comme eux, pourtant, il avait rompu ses liens avec la JMF Financial, après une dispute avec leur père et, bien qu’il soit toujours le directeur en titre de la publicité et du marketing de l’entreprise, il avait pris lui aussi le chemin de Red Rock. Mais il voulait bien être pendu si une jolie fille lui mettait un jour le grappin dessus ! A l’instar de ses frères, lui aussi avait à se reconstruire, raison pour laquelle, comme eux, il s’était installé au Texas. Mais il n’avait pas été contaminé par la « maladie d’amour » et espérait bien que les choses restent ainsi. Il n’avait encore jamais rencontré de femme qui n’était pas davantage intéressée par l’argent des Fortune que par ce que lui, Sawyer, avait réellement à offrir en tant qu’homme.

« Mon ranch et mon nouveau métier de trader, voilà ma nouvelle vie », songea-t-il encore en levant sa bière au succès de Miguel.

Les deux amis burent silencieusement tandis que la trépidante musique s’interrompait et que le DJ, sans perdre de temps, lançait un jeu récompensé par des T-shirts au logo du nouveau club.

Miguel contemplait son œuvre sans se départir de son sourire radieux.

— C’est bon de voir son rêve se réaliser, confia-t-il à Sawyer. Depuis que je suis assez grand pour penser à l’avenir, j’ai toujours rêvé d’ouvrir un endroit comme celui-ci. Sans Nicole, cela n’aurait pas eu autant de sens, mais…

Sawyer le coupa d’un rire bref.

— Attention, Miguel, je te vois venir… Tu vas encore essayer de me convertir à ta théorie de l’amour rédempteur…

— Je crois me souvenir qu’il y a tout juste un an, à la réception de mariage de ton frère, nous étant échappés de la foule, nous nous sommes tous les deux retrouvés au bar à regarder les scores des matchs de football que nous avions ratés ce jour-là, et c’est alors que tu m’as dit…

— Que je ne me marierais jamais ? En effet. Et tu m’as dit la même chose. Nous étions tous deux des célibataires endurcis qui avaient maintes fois échappé au mariage et souhaitaient continuer ainsi…

Sawyer se souvenait aussi que Miguel n’était pas resté bien longtemps fidèle à cette promesse, mais, comme le jeune entrepreneur le lui avait également promis ce même jour, il n’avait pas manqué de l’inviter à la cérémonie. « Si jamais je me marie, lui avait-il dit, tu seras présent. » Sawyer lui avait fait la même promesse, mais les probabilités que celle-ci se réalise étaient bien plus faibles.

— A propos, dit-il au jeune marié en songeant avec sympathie à toutes les déconvenues qui attendaient celui-ci, où est notre Nicole ?

— Encore au bureau. Tu sais comment sont ces dirigeants d’entreprise…

Miguel ne pouvait pas savoir, en prononçant cette phrase anodine, ce qu’elle évoquait au juste à son ami.

En tant que benjamin des fils de James Marshall Fortune, Sawyer avait toujours su qu’il ne serait jamais président ni même directeur général de l’entreprise familiale. Il était même le seul de sa fratrie à ne pas détenir un poste élevé au sein du conseil d’administration. Sans doute parce que son père n’avait jamais tellement apprécié ce qu’il appelait sa désinvolture et sa façon de se laisser porter au gré des événements. Cette attitude ne s’accordait guère avec la persévérance dans l’effort qu’avait toujours prônée James Marshall Fortune.

Au fil des ans, Sawyer s’était montré plutôt fataliste et nonchalant, le contraire de ses frères coulés dans le même moule. Comme s’il avait souhaité conforter son père dans l’image que celui-ci avait de lui, celle d’un électron libre qui se moquait bien d’avoir un bureau à l’étage directorial.

Mais tout cela était du passé. Il avait laissé la JMF Financial derrière lui, et il appréciait grandement le fait qu’on considérait normal ici de porter des jeans, des bottes de cow-boy et des chemises western, au lieu de ces costumes élégants dans lesquels il s’était toujours senti mal à son aise. Toutefois, à voir combien les efforts de Miguel avaient payé et comme son ami s’en réjouissait, Sawyer se demandait si lui-même ne s’était pas montré un peu trop fataliste et s’il n’avait pas manqué tout simplement d’ambition.

— Tu sais, lui dit-il, je n’ai jamais été du genre à planifier un projet comme celui-ci…

D’un vague geste du bras qui tenait la bouteille, il désigna le club.

— Je suis à peu près incapable d’échafauder un plan et de mener un projet jusqu’à son terme, poursuivit-il.

— Tu plaisantes ? s’esclaffa Miguel. Tu es un Fortune. Vous avez ça dans le sang.

Sawyer rit à son tour.

— Porter ce nom-là, crois-moi, c’est plutôt un handicap qu’une bénédiction… Tu n’imagines pas les idées fausses que se font les gens. J’aurais été bien plus tranquille si je m’étais appelé Smith…

Ce nom n’avait jamais rien signifié pour lui, bien qu’il soit très sincèrement attaché à sa famille, laquelle comptait énormément dans sa vie. Mais ce patronyme ne lui avait jamais apporté que des ennuis. Les femmes accrochaient à ces syllabes des fantasmes de richesse où lui n’avait aucune part réelle. Son frère Shane avait bien failli en être victime, quand la famille s’était mise à soupçonner que Lia pratiquait la chasse au « beau parti ». Sawyer, moins nonchalant alors qu’à son habitude, avait lui aussi mis la pauvre Lia en quarantaine, avant de réaliser qu’on la calomniait et qu’elle était vraiment amoureuse de Shane.

Pour autant qu’il comprenne quelque chose à ce fameux « amour » qui les remuait toutes et tous…

— Le paradoxe, continua-t-il d’expliquer à Miguel, c’est que, né Fortune, j’aurais dû normalement voir s’ouvrir devant moi tous les chemins possibles. Or, j’avais une carrière toute tracée. Jamais on ne m’aurait permis, par exemple, d’ouvrir un night-club ou de poursuivre n’importe quel autre rêve. Non, j’étais un Fortune, je devais forcément entrer dans l’entreprise familiale.

— Tu sais, lui fit remarquer son ami avec indulgence, avoir de l’argent et un travail garanti depuis toujours, ce n’est pas exactement une malédiction…

Bien sûr, Miguel avait raison, et Sawyer était bien conscient des chances qu’il avait reçues à la naissance. Seulement…

D’ailleurs, qu’est-ce que cela voulait dire exactement, être un Fortune ? Il n’était pas tout à fait sûr de le savoir, et plus le temps passait, moins il le savait précisément.

Miguel garda le silence un instant, faisant tourner sa bouteille de bière entre ses doigts.

— Puisque, comme tu le dis et je ne te contredirai pas, les puissants Fortune peuvent se voir ouvrir toutes les portes, laquelle choisirais-tu pour repartir de zéro ?

Toutes les portes ? Avec leur réussite, qui n’évoquait pas grand-chose pour lui, comment les Fortune, en effet, n’avaient-ils pas cherché et trouvé celle qui menait au bonheur ? Du diable s’il le savait…

Il tourna et retourna la question dans sa tête avant de soupirer :

— Et si je te disais que tout Fortune que je suis, je n’en sais rien ?

Miguel éclata de rire, et Sawyer laissa le silence s’installer entre eux. Peut-être était-il drôle, en effet, qu’un fils de la prestigieuse famille Fortune, à vingt-sept ans, soit aussi insatisfait et déboussolé.

— Enfin, soupira-t-il, je suppose que je suis encore assez jeune pour avoir une chance de le découvrir…

Miguel, qui avait le même âge que lui, acquiesça en levant sa bouteille comme pour porter un toast. Cette fois, Sawyer laissa la sienne sur le comptoir, les yeux perdus dans le vague. N’avait-il pas, en fait, amorcé une véritable révolution en quittant la JMF pour venir s’installer dans son « New Fortune Ranch » et prendre un nouveau départ ? Mais tout cela comptait-il vraiment, alors que la véritable raison de son départ et de celui de ses frères était le sentiment que leur père les avait trahis ?

Trop, beaucoup trop de secrets avaient chassé ses frères Shane, Asher, Wyatt et lui d’Atlanta. Ainsi, ils avaient découvert que leur père, James Marshall, avait cédé la moitié de ses parts de l’entreprise à une mystérieuse Jeanne Marie. Leur père menait-il une double vie ? Ils avaient sommé leur père de leur donner des explications, mais celui-ci avait vu rouge et avait refusé tout net de leur parler.

Mais comment ses fils auraient-ils pu ne pas avoir de soupçons, puisque le nom de famille de l’inconnue était « Fortune » comme le leur ? Ce n’est qu’après avoir pris la décision de quitter à la fois leur père et l’entreprise familiale qu’ils avaient pu chercher des informations sur Jeanne Marie et découvrir qu’elle n’était pas l’épouse cachée ni même la maîtresse, mais la sœur jumelle de leur père, ce qui avait plongé la famille dans une nouvelle tempête.

Pourquoi leur père ne leur avait-il pas dit la vérité ? Pourquoi n’était-il pas venu à Red Rock pour vider enfin cet abcès ? En fait, il avait bien fini par s’y résoudre et avait annoncé son arrivée pour la semaine suivante, en ajoutant qu’il expliquerait tout à ce moment-là. Sawyer, plus encore que les autres, s’était efforcé de garder un esprit ouvert et compréhensif. Il avait du mérite, n’ayant jamais été le préféré de son père.

Il était le dernier-né, celui que l’on n’attendait plus et celui de ses fils qui ressemblait le moins au puissant brasseur d’affaires.

Dans un certain sens, c’était peut-être la raison pour laquelle il laissait à son père le bénéfice du doute. Pour une fois, celui-ci lui serait peut-être reconnaissant de sa bienveillance.

Pendant que Miguel échangeait quelques mots avec son barman, Sawyer balaya de nouveau la salle des yeux. Un orchestre jouait sur une estrade, tandis que sur la piste, le DJ terminait sa prestation en offrant un chèque de cent dollars à dépenser au Red, le meilleur restaurant de la ville, ce qui déclencha une vague d’enthousiasme dans le public. Sawyer n’y prêta guère attention. Il n’était venu là ni pour la musique ni pour le DJ. Miguel avait bien fait les choses en invitant à sa soirée d’inauguration quantité de jolies filles, des Texas Belles à la taille fine, au corsage moulant, aux jupes courtes et aux bottes de prix. Promenant son regard sur toutes celles qui étaient assises au bar, il s’arrêta sur l’une d’elles.

La jeune femme en question était d’une beauté saisissante avec ses longs cheveux blonds qui lui tombaient dans le dos. Sawyer devinait qu’elle n’était probablement pas sortie dans le but de s’amuser toute la nuit, car elle n’était pas particulièrement apprêtée, vêtue qu’elle était d’un simple T-shirt blanc qui moulait ses formes parfaites et d’un jean délavé, mais très bien taillé, qui mettait particulièrement en valeur un très mignon petit postérieur. Cette tenue sans prétention était rehaussée par des bottes rouges de bon goût. Attendait-elle quelqu’un, assis seule au bar, devant une bouteille de soda ?

Depuis quelques instants, Miguel avait cessé de parler à son barman, et il soupira :

— Oh ! Tu ferais mieux de laisser tomber tout de suite …

— Ah oui, pourquoi ?

Pour la première fois de la soirée, depuis qu’il avait posé les yeux sur cette fille, Sawyer se sentait mieux.

— Est-ce qu’on ne parlait pas de poursuivre un but, dans la vie ? Elle en fait un tout à fait joli, je trouve…

— Si tu l’abordes de cette manière, tu vas te faire descendre en flammes… Laurel Redmond n’est pas exactement le genre de femmes qu’on lève dans un bar…

Elle n’était pas une proie facile ? Qu’à cela ne tienne ! Il était fatigué de la facilité. Il avait justement besoin de quelqu’un qui sorte du lot : il en avait soupé des « chercheuses d’or » et de toutes les autres sortes de filles faciles.

— Je me demande bien ce qu’elle est venue faire ici, continua Miguel. Elle n’est pas du genre à faire la tournée des bars… Tiens, regarde, tu vas voir…

Un cow-boy s’était approché du bar et venait de s’asseoir à côté de Laurel. Elle ne leva même pas les yeux vers lui, même quand il commença à lui adresser la parole d’un air enjoué.

— Continue à regarder, conseilla Miguel d’un ton enjoué. Ça ne devrait plus être long…

Comme le cow-boy se penchait de nouveau vers elle, elle remua les lèvres et prononça quelques mots. Le malheureux se redressa instantanément et disparut en un clin d’œil.

— C’est bien ce qu’on m’avait dit d’elle, conclut Miguel. Je ne la connais pas personnellement, mais je l’ai observée pas mal de fois, mais surtout j’ai beaucoup entendu parler d’elle. Elle n’est à Red Rock que depuis un an à peine, mais sa réputation est au moins aussi établie que la tienne…

— Très intégrée dans la communauté ?

— Pas vraiment. Je sais seulement qu’elle est une femme plutôt indépendante qui préfère être seule. Ambitieuse aussi, avec de sacrés états de service : elle a été pilote dans l’Air Force. Je crois qu’elle a toujours voulu prouver qu’une femme pouvait choisir elle-même son destin. Faire partie de l’élite.

— En d’autres termes, elle n’est pas qu’un joli visage ?

— J’éviterais même, à ta place, d’y faire la moindre allusion. Elle pourrait bien te faire passer par-dessus le bar.

Sans répondre, Sawyer but une petite gorgée de bière. Cela avait tout du défi, en effet, et même s’il n’était pas le plus ambitieux des hommes il n’était pas non plus du genre à s’effrayer facilement.

— Elle n’a pourtant pas l’air d’une tueuse, murmura-t-il.

A ce moment-là, un autre homme s’approcha d’elle. Il portait une chemise de soie, et ses cheveux étaient peignés vers l’arrière. Là encore, elle n’eut qu’à lui dire quelques mots pour qu’il prenne la poudre d’escampette.

Que pouvait-elle donc leur dire qui les fasse ainsi fuir ?

Il était trop intrigué pour en rester là. Il prit sa bière et se pencha vers son ami.

— Je crois que je vais quand même tenter ma chance. Tu ne m’en veux pas de ne pas écouter tes conseils ? Merci quand même de me les avoir donnés.

Miguel secoua la tête d’un air fataliste.

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