De retour dans tes bras - Un père pour son bébé

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De retour dans tes bras, Susanna Hampton

Une nuit, une seule. La dernière. Voilà ce que Sara se dit en se retrouvant dans les bras de Tom, son ex-mari, qu’elle n’a pas revu depuis leur séparation, trois ans auparavant. L’amour entre eux est encore très fort, mais Sara veut à tout prix une famille – justement la seule chose que Tom a toujours refusé de lui donner, pour une raison qu’elle ignore. Alors, pour Sara, cette nuit passée ensemble sera leur nuit d’adieu. Pour toujours. Sauf que, quelques jours plus tard, elle découvre avec stupeur que son nouveau patron à l’hôpital où elle vient d’arriver n’est autre que… Tom lui-même.

Un père pour son bébé, Sue MacKay

Sasha est incroyablement heureuse : enfin, elle va devenir mère ! A cet instant, l’enfant qu’elle porte est tout ce qui lui importe… Jusqu’à ce qu’elle tombe par hasard sur le Dr Grady O’Neil. Ces retrouvailles avec son premier amour, onze ans après, bouleversent tout en elle. Car, très vite, Sasha comprend que les liens entre eux n’ont pas disparu. Au contraire. Et même si elle sent que Grady a changé, comment savoir s’il saura vraiment être le père dont elle rêve pour son enfant à naître ?

Publié le : lundi 1 septembre 2014
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280321280
Nombre de pages : 288
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Chaussée de bottes quî uî montaîent jusqu’aux genoux, Sara Fîedîng avançaît sur e sentîer détrempé. La puîe tombée pendant a nuît avaît aîssé des laques qu’ee évîtaît tant bîen que ma. A 8 heures du matîn, î faîsaît très froîd et ee remonta e co de son épaîs manteau pour se protéger du vent. Pourquoî n’avaît-ee pas mîs ses coants de aîne ? A Mebourne, ’hîver pouvaît se montrer partîcuîèrement rîgoureux, ee e savaît pourtant. Une heure auparavant, quand son avîon avaît atterrî, e tonnerre grondaît déjà. I ne peuvaît pus désormaîs, maîs e cîe restaît menaçant et ee hâta e pas. Ee ne vouaît pas arrîver à ’hôpîta trempée jusqu’aux os ! Ee vîvaît à Adéade depuîs troîs ans, et c’étaît a deuxîème foîs seuement qu’ee revenaît à Mebourne. Ee avaît déjà faît e voyage e moîs précédent pour obtenîr son vîsa à ’ambassade amérîcaîne. Ee auraît pourtant dû à tout prîx évîter a vîe où Tom Fîedîng habîtaît. Lorsqu’î s’agîssaît de uî, ee ne pouvaît se ier nî à son cœur nî à son corps… Héas, ce séjour à Mebourne s’étaît sodé par une catastrophe.
Le premîer jour, tout s’étaît bîen passé, son vîsa uî avaît été accordé sans probème. Le endemaîn, ee étaît
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aée manger au restaurant Vue du Monde, au cînquîème étage du céèbre Rîato Buîdîng. De très bonne humeur, ee avaît commandé son dïner et sîrotaît un verre d’un exceent vîn banc en pensant à son départ îmmînent pour e Texas. On uî offraît un poste dans un hôpîta unîversîtaîre, à San Antonîo. Ce seraît un nouveau départ et une chance de réaîser son rêve d’avoîr un jour des enfants. Ee seraît enin îbre de faîre ses propres choîx. Soudaîn, ’arrîvée d’un homme qu’ee pensaît ne jamaîs revoîr ’avaît arrachée à ses projets d’avenîr. Se pouvaît-î que ce soît uî ? I étaît entré dans e restaurant et s’étaît assîs à une tabe près de a fenêtre. Depuîs eur séparatîon, troîs ans auparavant, îs ne s’étaîent pas tééphoné une seue foîs et ne s’étaîent pas non pus écrît. C’étaît bîen uî… Aucun homme au monde n’avaît cette stature et ce charîsme. Lorsqu’î avaît traversé a sae, toutes es femmes ’avaîent suîvî des yeux. Le cœur battant, ee vît a serveuse uî tendre a carte des vîns en uî faîsaît subtîement du charme. Maîs î semba ne pas e remarquer, ou n’y prêter aucune attentîon. Sara se sentît submergée par une méancoîe mêée de regret, de cupabîîté et même d’une poînte de désîr. Maîs comment s’échapper ? Ee pouvaît dîffîcîement s’en aer après avoîr commandé. Cea n’auraît faît qu’attîrer ’attentîon sur ee. Ee ne vouaît pas regarder dans sa dîrectîon, maîs î agîssaît sur ee comme un vérîtabe aîmant. Après e départ de a serveuse, î contempa un înstant e panorama à travers a vître. Les umîères de Mebourne scîntîaîent contre e cîe nocturne. Et puîs î modîia égèrement sa posîtîon sur son sîège… juste assez pour ’apercevoîr… I a ixa un înstant, comme pétrîié. Que se passaît-î dans son esprît ? C’étaît à peîne sî ee-même, à a vue
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de ce beau vîsage et de ces arges épaues, parvenaît à aîgner deux pensées sensées. Le restaurant utramoderne étaît faîbement écaîré et î étaît dîficîe de dîstînguer nettement es traîts des consommateurs dans ce cadre uxueux aux tons bruns. Sauf qu’î étaît toujours aussî beau. I n’y avaît rîen de sufisant, chez uî. On auraît dît qu’î étaît înconscîent du charme qu’î exerçaît sur es femmes. Bîen sûr, î savaît qu’î paîsaît, maîs î n’en tîraît jamaîs avantage. I se eva et parut hésîter un înstant. L’estomac noué, ee e vît poser sa servîette sur a tabe et venîr droît sur ee, sans a quîtter une seue seconde des yeux. — Sara, dît-î doucement en se penchant pour ’embrasser sur a joue. Je suîs content de te voîr. Le parfum de son eau de Coogne, à a foîs subtî et sensue, enîvra Sara. Ee resta un înstant sans voîx, avant de répondre : — Moî aussî, Tom. — Je peux m’asseoîr ? Ee avaît hoché a tête et î avaît écarté a chaîse îbre de a tabe pour prendre pace face à ee. Contre toute attente, î avaît tendu e bras et posé sa maîn sur a sîenne.
Fînaement, Tom et Sara avaîent dïné en tête à tête. Cea avaît été une énorme erreur… Ee auraît dû tenîr Tom Fîedîng à dîstance, maîs ee ne ’avaît pas faît. Après e repas, îs avaîent lâné dans es rues, puîs avaîent prîs un verre dans un bar. Petît à petît, ee avaît sentî ses défenses faîbîr. A mînuît, a raîson avaît perdu a bataîe et îs s’étaîent retrouvés dans a chambre d’hôte de Sara. Tom s’étaît assîs sur e bord du ît. I portaît un jean noîr, ses bottes de daîm étaîent un peu poussîéreuses et ses cheveux bonds
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repoussés en arrîère frôaîent e co de sa chemîse banche. I avaît jeté sa veste sur e canapé, près de a fenêtre. I avaît tout d’un cow-boy… Et î étaît à ee pour a nuît. En souvenîr du bon vîeux temps, maîs cea n’îraît pas pus oîn. Is avaîent déjà essayé et cea n’avaît pas marché. Ee n’abandonneraît pas ses rêves pour cet homme. Ce n’étaît que pour une nuît… I a déshabîaît du regard. Etaît-ce du désîr, ou de ’amour ? Ee n’en savaît rîen, maîs tant pîs ! — Ne me dîs pas d’arrêter, ança-t-ee. Je saîs ce que je m’apprête à faîre. I se eva et a it taîre d’un baîser. Nouant înstînctîve-ment es bras autour de son cou, ee ’attîra contre ee, e corps cambré par e désîr. Lorsqu’î gîssa es doîgts sous ses vêtements pour caresser sa peau nue, ee s’embrasa. Entrouvrant es èvres, ee s’offrît à uî. Ee vouaît e sentîr en ee… Juste une foîs ! I déboutonna son chemîsîer et e it gîsser sur e so en déposant une puîe de baîsers sur sa nuque. — J’aî envîe de toî, Sara, et tu vas être à moî cette nuît, soufla-t-î à son oreîe. Lorsqu’î avaît posé es maîns sur ses fesses pour a presser contre uî, ee avaît sentî a force de son désîr. Is étaîent tombés sur e ît et î avaît fau peu de temps pour que eurs deux corps nus n’en fassent pus qu’un.
Le endemaîn, Sara s’étaît réveîée nageant en peîne confusîon. La veîe au soîr, tout uî avaît paru très caîr. Is étaîent des adutes consentants quî s’accordaîent mutueement une nuît de paîsîr. Maîs, au réveî, ee ne savaît pus très bîen où ee en étaît. A a ueur du jour quî itraît à travers es voets, ee pouvaît voîr e menton de Tom ombré par une barbe égère. Son torse bronzé étaît comme scupté dans a pîerre. Is
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avaîent faît ’amour toute a nuît et î étaît toujours ’amant attentîf dont ee se souvenaît. Ee n’en étaît pas certaîne, maîs, au moment où ee avaît sombré dans e sommeî, ee avaît cru ’entendre murmurer qu’î ’aîmaît. I auraît été facîe de retomber dans ses bras, maîs ee avaît mîs trop de temps à e chasser de son cœur. Entre eux, ’achîmîe étaît toujours a même, maîs es dîvergences subsîstaîent. Jamaîs ee n’auraît dû se aîsser aer de cette façon ! Fîxant e pafond, ee s’étaît demandé comment ee avaît pu être aussî stupîde et împusîve. Cea ne uî ressembaît pas. Ee venaît de passer troîs ans à tenter d’oubîer sa peîne et sa déceptîon. Et, en queques heures, ee avaît abandonné toute ogîque et rîsqué de rouvrîr d’ancîennes bessures. Pourquoî ? Son avocat uî avaît dît que Tom ne contestaît pas e dîvorce. D’îcî queques semaînes, a procédure aboutîraît et î devîendraît oficîeement son ex-marî. Peut-être étaît-ce a raîson pour aquee ee avaît cru ne courîr aucun rîsque en cédant au désîr qu’î uî înspîraît. A a froîde umîère de ’aube, ce comportement paraîssaît compètement absurde. Tom commença à bouger. Fermant es yeux, ee it sembant de dormîr. I y avaît une petîte chance qu’î se réveîe et s’en aîe, ce quî uî évîteraît une confrontatîon pénîbe. Les paupîères baîssées, ee e vît se gîsser hors du ît et ramasser ses vêtements éparpîés sur e so. Ee regretta un înstant qu’î ne a réveîe pas pour tenter de résoudre eur désaccord. Maîs cea n’arrîveraît jamaîs, aors mîeux vaaît qu’î parte sans un mot, même sî ee avaît adoré chaque seconde de cette nuît d’amour. La porte de a sae de baîns s’ouvrît et î apparut, déjà habîé. I enia ses bottes et sa veste avant d’écrîre
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queques mots sur e boc-notes mîs à a dîsposîtîon des cîents par ’hôte. Un înstant pus tard, î étaît partî. Dès que a porte se referma sur uî, ee se dressa sur e ît, partagée entre souagement et déceptîon. Ee se força à quîtter a chaeur des draps pour prendre une douche. Le vîsage offert au jet d’eau, ee s’efforça d’oubîer es moments merveîeux qu’ee venaît de vîvre. Un peu pus tard, enrouée dans une servîette, ee trouva près du ît un préservatîf ou deux, qu’ee jeta. Ensuîte, ee ut e message qu’î uî avaît aîssé : « Chère Sara, » J’aî été heureux de passer queques heures avec toî. » Soîs heureuse au Texas. » Je t’embrasse. Tom. » Ee eut un sourîre un peu trîste. Rîen n’avaît changé : îs s’aîmaîent maîs tout es séparaît, et îs devaîent ’accepter. Leurs prîorîtés n’étaîent pas es mêmes. Ee vouaît des enfants, uî pas. Dans deux moîs, ee partaît pour e Texas et ne reverraît jamaîs Tom Fîedîng.
I s’étaît remîs de pus bee à peuvoîr, Sara marchaît sous ’averse. La sîrène d’une ambuance ’arracha à ses souvenîrs. Ee étaît parvenue devant es murs en brîques rouges de ’Augustîne Genera Hospîta, où son amî Stuart Anderson exerçaît. Stu, comme ee ’appeaît. Lorsqu’ee étaît rentrée de ce premîer voyage à Mebourne, î uî avaît tééphoné. I devaît s’absenter et cherchaît un médecîn spécîaîsé en chîrurgîe maxîo-facîae pour e rempacer. Par amîtîé, ee avaît accepté de venîr travaîer à Mebourne pendant e moîs quî précédaît son départ pour es Etats-Unîs.
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Que rîsquaît-ee ? I uî sufisaît de ne pas fréquenter es bars et d’évîter e restaurant Vue du Monde. Par bonheur, Tom travaîaît dans un hôpîta sîtué de ’autre côté de a vîe. L’ambuance qu’ee avaît entendue s’étaît déjà garée devant ’entrée des urgences. Les ambuancîers, rejoînts par deux membres du personne de ’hôpîta, sortaîent un brancard du véhîcue. Ee franchît es portes couîssantes réservées aux vîsîteurs et retîra ses gants et son gros manteau trempé. Tout en gagnant ’accueî, ee passa a maîn sur son vîsage humîde. — Bonjour, je doîs voîr e Dr Anderson, en chîrurgîe maxîo-facîae. La réceptîonnîste uî sourît et posa une boïte de mouchoîrs sur e comptoîr. — I peut vraîment beaucoup, n’est-ce pas ? Un peu gênée, Sara prît queques mouchoîrs pour s’essuyer e front et es joues. — Prenez ’ascenseur au bout du couoîr, îndîqua a jeune femme. C’est au quatrîème, à gauche en sortant de a cabîne. — Mercî. Sara réprîma un bâîement. La ongue nuît au boc suîvîe du voyage en avîon se faîsaît sentîr. Depuîs sa rencontre avec Tom, ee s’étaît efforcée de s’occuper pour ne pas penser à a façon dont ee s’étaît jetée dans ses bras. Maheureusement, ce retour à Mebourne ravîvaît es souvenîrs qu’ee s’acharnaît à repousser.
Dans son bureau du quatrîème étage, à ’Augustîne Genera Hospîta, Tom Fîedîng, comme î e faîsaît chaque jour depuîs un moîs, repensaît à a nuît qu’î avaît passée avec Sara. Ces îmages torrîdes uî rappeaîent magré uî combîen
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î aîmaît sa future ex-épouse. I a désîraît toujours, maîs î ne pouvaît ’avoîr. I avaît d’aîeurs accepté de uî rendre sa îberté et de retourner uî-même à sa vîe soîtaîre. Leurs objectîfs étaîent dîfférents et îs n’avaîent pus rîen en commun… Hormîs e paîsîr qu’îs avaîent partagé dans cette chambre d’hôte. Comme î avaît été surprîs de découvrîr sa bee épouse assîse dans a sae du restaurant ! A ses yeux, ee étaît toujours a pus ravîssante, a pus ensorceante des femmes. Ee étaît înteîgente, voontaîre, attentîve aux autres et c’étaît a meîeure amante du monde. Dès qu’î étaît entré dans sa chambre d’hôte, î uî avaît été împossîbe de se contrôer. Ee uî avaît d’aîeurs faît caîrement comprendre qu’ee e désîraît autant qu’î a désîraît. I savaît qu’î rîsquaît d’y perdre sa santé mentae, maîs cette femme uî étaît pus chère que sa vîe ee-même. Même sî c’étaît a toute dernîère foîs. Au matîn, orsqu’î avaît ouvert es yeux, sa femme — ou putôt son ex-femme — étaît aongée près de uî. La umîère de ’aube paraît son corps nu de relets nacrés, ses cheveux bonds et courts étaîent emmêés. Ee étaît sî ravîssante qu’î avaît dû refréner e besoîn urgent de caresser sa peau douce, rîsquant aînsî de a réveîer. I ’aîmaît toujours, et peut-être étaît-ce récîproque, maîs dans queques semaînes îs seraîent dîvorcés et séparés par un océan. Pendant e dïner, îs n’avaîent pas paré du passé nî de eur travaî, pas pus qu’îs n’étaîent revenus sur eurs dîvergences. Comme deux étrangers ne cherchant pas à se connaïtre en profondeur, îs n’avaîent abordé que des sujets anodîns. C’étaît un accord tacîte : îs savaîent tous es deux qu’îs ne partageraîent qu’une seue nuît. Ce n’étaît pas ce qu’î vouaît, maîs î acceptaît ’înévîtabe. Avant de quîtter a chambre, î ’avaît contempée une dernîère foîs. Ee ressembaît à un ange.
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