De sombres secrets - A l'épreuve des sentiments - Bodyguard

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De sombres secrets, Marilyn Pappano

Un chalet en ruine, loin de tout… Jayne est désemparée en découvrant la maison que lui a laissée son ex-mari après leur divorce. Est-ce bien là qu’elle va vivre désormais, seule avec Lucy, sa fille de cinq ans ? Heureusement, un voisin vit à proximité. Un homme secret, taciturne, mais très séduisant… Bien vite, pourtant, Jayne déchante. Car tous, au village le plus proche, semblent le considérer comme dangereux…

A l’épreuve des sentiments, Lauren Nichols

Jack est bouleversé. Abbie Winslow, qu’il vient de croiser par hasard, est encore plus belle que la dernière fois qu'il l'a vue, quatorze ans plus tôt, ce jour terrible où le père d'Abbie l'a chassé de chez lui en lui refusant la main de sa fille... Aujourd'hui, Jack se le jure : il prendra sa revanche, en reconquérant celle qu’il n’a pas eu le droit d’aimer autrefois. Mais, quand Abbie lui avoue qu’elle est revenue en Pennsylvanie pour échapper à un dangereux tueur, Jack sent un étrange instinct protecteur se mêler à sa rancune…

Bodyguard, Elaine Barbieri

Natalie fulmine : pas question que l’inspecteur Brady Tomasini assure sa protection ! Certes, elle reçoit des menaces de mort depuis qu’elle aide la police de New York à arrêter un dangereux tueur en série. Mais elle est catégorique : passer ses jours, et surtout ses nuits, en compagnie du policier qui l’a immédiatement séduite est, pour elle, bien plus dangereux…

Publié le : mercredi 1 janvier 2014
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280324496
Nombre de pages : 608
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Marilyn Pappano De sombres secrets Lauren Nichols À l’épreuve des sentiments Elaine Barbieri Bodyguard
MARILYN PAPPANO
De sombres secrets
Collection :BLACK ROSE
Titre original :SOMEBODY’S HERO
Traduction française deFRANÇOISE DORIS
Ce roman a déjà été publié en décembre 2007
® HARLEQUIN est une marque déposée par le Groupe Harlequin ® BLACK ROSE est une marque déposée par Harlequin S.A.
Photo de couverture Enfant :© ELISABETH ANSLEY/ARCANGEL IMAGES Réalisation graphique couverture :E. COURTECUISSE (Harlequin SA)
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© 2006, Marilyn Pappano. © 2007, 2014, Harlequin S.A. 83-85, boulevard Vincent-Auriol, 75646 PARIS CEDEX 13. Service Lectrices — Tél. : 01 45 82 47 47
ISBN9782280316385— ISSN 1950-2753
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Une neîge ourde et coante s’amassaît sur e pare-brîse, brouîant sa vîsîon. Jayne Mîer appuya sur e bouton de commande des essuîe-gaces pour en accéérer e rythme, maîs ’îmage qu’ee avaît sous es yeux demeura tout aussî désoante. Ee auraît désespérément vouu croîre qu’ee s’étaît trompée d’adresse ; toutefoîs, es îndîcatîons fournîes par e pompîste aîssaîent peu de pace au doute. Ce n’étaît pas seuement a dernîère maîson sur a gauche, c’étaît aseulequ’ee avaît vue depuîs troîs kîomètres. L’écrîteau de boîs accroché près de a porte d’entrée, qu’ee dîstînguaît nettement à chaque passage des baaîs sur a vître, sufisaît d’aîeurs à dîssîper toute équîvoque. Le nom de Mîer y étaît gravé en ettres grossîères, dessînant un demî-cerce autour d’une leur. C’étaît une superbe demeure ancîenne, avaît afirmé Greg en apprenant qu’î en avaît hérîté. Vaste, dotée de hauts pafonds, de parquets de boîs dur et d’une rampe d’escaîer quî sembaît faîte pour es gîssades. Ee étaît bîen trop grande pour eur petîte famîe de troîs personnes, avec son îmmense cour, ses jardîns et son verger. Les essuîe-gaces baayèrent de nouveau e pare-brîse et, de pus en pus consternée, Jayne contempa a bîcoque dont a supericîe ne sembaît pas supérîeure à cee d’un appartement de troîs pîèces. Ee ne comportaît pas d’étage et, par conséquent, pas d’escaîer — nî de rampe. Et a cour, sî jamaîs ee avaît exîsté, étaît depuîs ongtemps retournée à ’état sauvage. Quant aux pafonds hauts, aux parquets de boîs dur et aux jardîns, ee doutaît de eur réaîté. A un moment de son exîstence, a maîson avaît été peînte en banc ; c’étaît du moîns a coueur des queques écaîes quî
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subsîstaîent sur a façade, dans a ueur des phares. Les voets d’une des fenêtres de devant pendaîent amentabement sur eurs charnîères et ’autre fenêtre en étaît totaement dépourvue. D’où ee se trouvaît, e perron paraîssaît banca — ou peut-être étaît-î droît et étaît-ce a maîson quî penchaît. Ee réprîma un rîre nerveux, de craînte qu’î ne se transforme en sangot, puîs se retourna sur son sîège pour regarder sa ie. Lucy dormaît sur a banquette arrîère, un ours en peuche en guîse d’oreîer. Déménager de Chîcago vers es montagnes du Tennessee avaît représenté une vérîtabe aventure pour cette enfant de cînq ans, et ee étaît exténuée. Jayne commençaît à se sentîr passabement épuîsée ee aussî. Ee remonta a couverture sur e petît corps frêe, puîs enia son manteau, son bonnet et ses gants. Serrant a cé de a maîson au creux de son poîng, ee quîtta a chaeur de a voîture pour e froîd du dehors et se dîrîgea vers e perron, trébuchant sur e so înéga. La premîère marche s’affaîssa sous son poîds, et ee gravît es autres avec davantage de précautîon. I n’auraît pus manqué qu’ee se casse une jambe îcî, au beau mîîeu de nue part, oîn de tout secours ! Non sans ma, ee înséra a cé dans a serrure, et eut encore pus de dîficuté à a faîre tourner. Quand a porte s’ouvrît, ee ne dîstîngua tout d’abord pas grand-chose. I n’étaît que 16 heures, maîs a tempête de neîge avaît assombrî e cîe. A tâtons, ee trouva ’înterrupteur et appuya dessus. Rîen ne se produîsît. Bîen sûr ! Ee n’avaît prévenu personne de son arrîvée, nî demandé qu’on rebranche ’éectrîcîté… sî toutefoîs a maîson en étaît pourvue. Peut-être a grand-mère de Greg s’écaîraît-ee à a bougîe ? Ee frémît, puîs se réprîmanda întérîeurement. C’étaît entîè-rement sa faute sî ee étaît dans e noîr, et ee y remédîeraît dès demaîn matîn, à a premîère heure. Après avoîr jeté un nouveau regard en dîrectîon de a voîture, ee pénétra dans a maîson. Ces ombres massîves devaîent être des meubes revêtus de housses ; îcî, un canapé, à, des fauteuîs. Une chemînée en pîerre occupaît presque tout un mur, donc, ee pourraît toujours faîre du feu — à condîtîon de se procurer du boîs. La ampe à pétroe posée sur e manteau produîsît un capotîs quand ee a soueva. Que a umîère soît, songea Jayne avec îronîe.
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Ee it rapîdement e tour de a demeure : une cuîsîne avec un mînuscue coîn repas, une chambre de dîmensîons convenabes, une sae de baîns, Dîeu mercî, et une deuxîème chambre, de a taîe d’un pacard. I y avaît des îts, et même des mateas. Ee avaît apporté des draps aînsî que des couvertures en nombre sufisant pour passer une nuît ou deux dans un îgoo. Bon, î ne restaît pus qu’à trouver un peu de boîs sec, et Lucy et ee pourraîent s’înstaer. Comme ee regagnaît e séjour, ee vît une ombre se dresser dans ’encadrement de a porte d’entrée. Une ombre gîgantesque, occupant toute a hauteur de ’embrasure et presque toute a argeur. Un crî s’échappa de ses èvres. L’apparîtîon se révéa n’être inaement qu’un homme couvert de neîge. I étaît vêtu d’un jean, d’un anorak et de bottes à semees épaîsses; un bonnet de trîcot dîssîmuaît ses cheveux et une bonne partîe de son vîsage. Seon toute vraîsembance, c’étaît ’occupant de a maîson sîtuée tout au bout de a route ; maîs cette pensée ne it rîen pour a rassurer. Avant qu’ee aît retrouvé a paroe, ’întrus uî demanda d’un ton brusque : — Que faîtes-vous îcî ? Ce n’étaît qu’un voîsîn, se dît-ee, s’exhortant au came, et dans ces contrées avoîr un voîsîn étaît une bonne chose. Prenant une profonde înspîratîon, ee s’avança vers uî. — Je vaîs emménager îcî. Je m’appee Jayne Mîer. Edna Mîer étaît a grand-mère de mon marî, ou putôt de mon ex-marî. Nous sommes dîvorcés, maîs î m’a donné a maîson. Enin, î ne me ’a pas vraîment donnée. I a prîs tout ce quî avaît de a vaeur et m’a aîssé en échange e tître de proprîété de cette… de cet endroît. Ee s’înterrompît pour reprendre son soufle, avant d’ajouter d’un ton d’excuse : — Maîs vous n’en demandîez sans doute pas tant, n’est-ce pas? Ee tendît a maîn, puîs, se rappeant qu’ee portaît des gants, ôta e droît. — En bref, je suîs Jayne Mîer, votre nouvee voîsîne. Et vous êtes… ? L’homme abaîssa son regard sur a maîn offerte, sans esquîsser e moîndre geste pour a serrer.
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— Vous n’avez pas ’întentîon de vîvre îcî, heîn ? Jayne se sentît soudaîn stupîde, avec sa maîn tendue dans e vîde. Ee remît son gant, enfonça ses poîngs dans ses poches, puîs es ressortît et croîsa ses bras contre sa poîtrîne. — Sî, probabement. Du moîns, j’en avaîs ’întentîon. Et je l’ai toujours, ajouta-t-ee en son for întérîeur. Ee avaît besoîn de changer de décor. Pour Lucy, î vaudraît sûrement mîeux grandîr dans une petîte vîe du Tennessee putôt qu’à Chîcago. Quant à ee, sa carrîère d’auteur, quasî morîbonde depuîs pusîeurs années, prendraît peut-être un nouveau départ, dans ce îeu îsoé, propîce à ’înspîratîon. — Ouî. Nous aons vîvre îcî, reprît-ee d’un ton pus assuré. — Nous ? — Ma ie et moî. Lucy et moî, monsîeur… Je n’aî pas bîen saîsî votre nom. — Lewîs, bougonna-t-î en uî ançant un regard noîr. — Lewîs, répéta-t-ee pensîvement. I n’avaît pas une tête à s’appeer Lewîs. Dans ses romans, ee choîsîssaît toujours e nom de ses personnages avec e pus grand soîn. Parfoîs, cea uî prenaît même pus de temps qu’î ne uî en avaît fau pour choîsîr e prénom de sa ie. Un homme appeé Lewîs auraît dû être pus vîeux, pus corpuent, pus jovîa. Son voîsîn étaît grand et svete magré sa arge carrure, et î afichaît une mîne renfrognée. En dépît de cet aîr revêche, î étaît putôt beau. Pas d’une beauté à couper e soufle, non, maîs îndénîa-bement séduîsant, dans e genre ténébreux et méancoîque. Un genre quî ne pouvaît que paîre à un auteur de romans sentîmentaux… — Eh bîen, Lewîs, je suîs enchantée d’avoîr faît votre connaîs-sance, maîs î faut que j’aîe voîr s’î reste du boîs de chauffage dans a remîse, sînon, je vaîs devoîr retourner en vîe et passer a nuît dans un mote. J’aî… euh, oubîé de demander qu’on rétabîsse e courant. Ee it un pas en avant, maîs î ne bougea pas d’un pouce. — Le mote e pus proche se trouve à cînquante kîomètres au nord, et de toute façon vous ne partîrez pas d’îcî aujourd’huî. La route est împratîcabe. Mon camîon est resté en rade au pîed de a coîne. Ce quî expîquaît pourquoî î étaît couvert de neîge, se dît-ee.
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Regardant par-dessus ’épaue de Lewîs, ee s’aperçut que sa voîture étaît à demî enseveîe sous un manteau banc. — Dans ce cas, î împorte d’autant pus de trouver du boîs. Sî vous vouez bîen m’excuser… — Même sî vous avîez prévenu de votre arrîvée, cea n’auraît rîen changé, décara-t-î, uî boquant toujours e passage. L’éectrîcîté est coupée. Et vous ne trouverez pas de boîs îcî. Je vaîs vous en apporter. — Vous n’y êtes pas obîgé, protesta Jayne. Je veux dîre, j’apprécîe votre offre, maîs sî vous m’îndîquez ’empacement je peux aer e chercher moî-même. Vous devez avoîr hâte de vous retrouver au chaud. Sans doute autant que moî, songea-t-ee. Bon sang, comme ee avaît été stupîde, en décîdant de venîr s’înstaer îcî ! Ee avaît faît montre d’une îrresponsabîîté égae à cee de Greg, quî atteîgnaît des sommets. Maîs î faîsaît pus de vîngt degrés ce matîn, quand ee étaît partîe. Comment auraît-ee pu devîner qu’ee arrîveraît en peîne tempête de neîge ? Lewîs parut réléchîr un înstant, puîs î pînça es èvres et répondît : — Aez putôt retîrer de a voîture ce dont vous aurez besoîn pour a nuît. Vous avez pensé à apporter des vîvres et des cou-vertures, j’espère ? Je ne suis pas bête à ce pointlà, faîît-ee répîquer — maîs ne venaît-ee pas de s’avouer e contraîre ? — Ouî, ne vous înquîétez pas. Ee avaît acheté des provîsîons quand Lucy et ee avaîent faît hate pour déjeuner : des chîps, du beurre de cacahuète, des gâteaux secs, de a soupe en boïte, de ’eau mînérae et du chocoat. De quoî es nourrîr pendant queques jours. Lewîs se dépaça enin pour a aîsser passer, maîs au îeu de partîr î entra dans a maîson. S’emparant d’un objet posé sur a tabe, î se dîrîgea vers a chemînée et retîra e gobe de a ampe à pétroe. Jayne entendît craquer une aumette ; une lamme jaîît, et ’odeur du pétroe uî parvînt aux narînes. Queques secondes après, a deuxîème ampe étaît ee aussî aumée. — Vous ferîez bîen de nettoyer ces gobes avant de es remettre en pace, dît-î de son ton bourru. Puîs î sortît sans uî aîsser e temps de répondre.
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Jayne e regarda s’éoîgner. I marchaît à grands pas, sans prêter attentîon à a neîge quî uî montaît à mî-jambes. Ee ne s’étaît pas vraîment préoccupée des voîsîns, en décîdant d’emménager îcî ; ee avaît seuement présumé qu’î y en auraît un peu moîns qu’à Chîcago. A premîère vue, Lewîs apparaîssaît être e voîsîn parfaît : peu socîabe — î ne rîsqueraît pas de ’înterrompre sans cesse dans son travaî comme Greg ’avaît faît —, maîs dîsposé à rendre servîce en cas de besoîn. Lucy et ee ne seraîent pas compètement îsoées dans a montagne, tout en ayant ’împressîon de ’être. C’étaît un poînt posîtîf. Ee se retourna et, parcourant du regard a pîèce terne et poussîéreuse quî avaît un aspect encore pus déprîmant à a ueur des ampes, ee poussa un soupîr. I aaît uî faoîr beaucoup de courage, dans es jours à venîr.
La dernîère chose dont î avaît besoîn, c’étaît bîen d’un voîsîn — et encore moîns d’une voîsîne dotée d’un marmot, songea Tyer Lewîs avec morosîté, tout en déposant des bûches dans un sac de toîe. Pour bâtîr sa maîson, î avaît prîs soîn d’acheter e terraîn e pus îsoé qu’î aît pu trouver aux envîrons de Sweetwater. Certes, pendant troîs ans, î y avaît bîen eu a vîeîe Edna, maîs ee restaît dans son coîn et î faîsaît de même. I uî coupaît son boîs, uî rapportaît des provîsîons quand î aaît à ’épîcerîe, et effectuaît des petîtes réparatîons dans a maîson quand c’étaît nécessaîre, maîs îs n’étaîent pas devenus amîs pour autant. I n’aîmaît pas qu’on se mêe de ses affaîres, et a vîeîe dame étaît comme uî. Peut-être son ex-petîte-ie par aîance avaît-ee au moîns ce traît de caractère en commun avec ee ? I pouvaît toujours ’espérer. Jayne Mîer. Un nom bana pour une femme quî étaît oîn de ’être. Grande, avec de ongues jambes, de ongs cheveux châtaîns et une voîx rauque… Un homme moîns aguerrî que uî auraît eu de quoî s’înquîéter. Toutefoîs, î avaît passé toute sa vîe à tenîr es gens à dîstance, et î exceaît dans cet art. Avec une petîte grîmace, î acheva de rempîr un autre sac, puîs, son ourd chargement dans chaque maîn, î se mît en chemîn vers a maîson d’Edna.Ellesortît au moment même où î déposaît son fardeau sur e perron. I ne prononça pas un mot en repartant,
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et ee demeura tout aussî sîencîeuse, tandîs qu’ee retîraît un carton du coffre de sa voîture. A son dernîer voyage, quand î eut îvré une quantîté sufisante de bûches et es eut empîées au sec, ee avaît inî de décharger ses bagages. I porta e dernîer sac à ’întérîeur et auma e feu. Lorsqu’î se retourna, ee ’observaît avec un sourîre tîmîde, toute recroquevîée de froîd dans son manteau. I a comprenaît : de son côté, î avaît cessé depuîs ongtemps de sentîr ses pîeds. — Mercî. I haussa es épaues, et porta son regard sur a iette endormîe sur e canapé ; ee étaît enfouîe sous es couvertures, et seue une partîe de sa frîmousse étaît vîsîbe : une peau pâe, des cheveux châtaîn caîr. Sa sœur e taquînaît toujours en prétendant qu’î n’aîmaît pas es gosses, et î ne a contredîsaît pas. I ne pensaît pas avoîr jamaîs été enfant uî-même. I avaît dû éever ses petîts frères et sa sœur, et cette expérîence uî sufisaît. — Comment s’appee-t-ee ? demanda-t-î pourtant, en désîgnant a iette d’un geste de a tête. — Lucy. Ee a cînq ans. I y avaît des noms bîen pîres pour une gamîne : Edna, Bess, Tîffany… En ce quî e concernaît, sa préférence aaît à des prénoms pus sîmpes, comme Sarah, Beth, Kate… Ou Jayne. Serrant toujours ses bras autour de son torse d’un aîr frîeux, ee s’approcha de ’âtre. I songea qu’î devraît dîre queque chose pour prendre congé, maîs aucune formue ne uî vînt à ’esprît. — Essayez de ne pas e aîsser s’éteîndre, murmura-t-î en montrant e feu. A peîne eut-î prononcé ces mots qu’î s’en vouut. Sa sœur auraît été furîeuse s’î s’étaît adressé à ee de façon aussî condescendante. Maîs Jayne se contenta de uî répondre avec un sourîre pîncé : — Je feraî attentîon. Mercî encore pour votre aîde. I hocha a tête, sortît et referma a porte derrîère uî. Sous e porche, î enia ses gants, resserra e co de son anorak, puîs se remît en marche dans a neîge épaîsse. Quand î étaît dans a maîson, î auraît juré qu’î n’y faîsaît pas pus chaud que dehors, maîs à présent î sentaît a dîfférence jusque dans ses os. Dans sa propre demeure, toutefoîs, a température étaît aussî gacîae qu’à ’extérîeur. Les chîens vînrent ’accueîîr sur e seuî. Par habîtude, î actîonna ’înterrupteur, avant de se rappeer que
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