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Dernier arrêt avant la ruine

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134 pages

En réactualisant le genre théâtral moyen-âgeux de la "sotie", pièce politique satirique, l'auteur a choisi de traiter de sujets graves de l'actualité tels que les bouleversements technologiques ou l'environnement causés par un même personnage récurrent, le diable.

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Ajouté le : 01 septembre 2012
Lecture(s) : 7
EAN13 : 9782296504851
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PiERRE MILLS
DernIerarrêt avant La ruIne
tRois piècEs EN dEUx àcTEs
Dernier arrêt avant la ruine
© L’Harmattan, 2012 5-7, rue de l’École-polytechnique ; 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-296-99229-0 EAN : 9782296992290
Pierre MILLSDernier arrêt avant la ruine Trois pièces en deux actes
Avant-propos  Lestrois pièces,Comment s’habille le diable, Victor contre le diableetZeus-Ecologue contre le diable, chacune en deux actes, sont assez courtes et ne sont pas indépendantes. Le fil conducteur est l’œuvre du diable dans nos temps troublés par l’accélération des bouleversements technologiques, leur utilisation dans la course au profit et par les conséquences pour l’homme et son environnement. Ici, le diable n’est pas d’essence métaphysique. Comme on le verra dans la deuxième pièce, le diable, c’est aussi l’homme : «Il y a de moi en toi», dira le diable à Victor Hugo.  Cespièces courtes ont l’ambition de renouer avec l’art de la «sotie ».La «sotie »,à la fin du Moyen Âge, était une pièce politique, d’actualité, jouée par des troupes comme lesSotsou lesEnfants-sans-Souci. Le système de satire desSotsfondé sur la vision d’une société tout était entière composée defous. Ces pièces sont destinées au départ à un public jeune, mais un public adulte peut aussi y trouver matière à réflexion. En particulier, y est développée l’idée que les bouleversements rapides des technologies peuvent avoir en apparence changé la donne du jeu économique mais que la pensée critique conserve sa vigueur et sa pérennité à condition de prendre en compte ces bouleversements.  Sij’avais le pouvoir, comme le Dieu de la Genèse, de reconstruire notre pauvre monde en quelques jours, je consacrerai le premier jour à redonner du travail à tous les pauvres gens que le processus de mondialisation a jetés dans la rue. Dans la première pièce, le diable montre comment il a organisé ce processus qui a appauvri l’Europe et l’Amérique. Ce qui est diabolique, c’est qu’il a réussi à émasculer les forces de la révolte et de
l’indignation en convaincant que les effets pervers de la mondialisation étaient inéluctables.  Ledeuxième jour, je m’occuperai des nourritures de l’esprit. Dans la deuxième pièce, le diable constate un oubli. La culture peut nourrir un espoir chez les pauvres ; comment détruire la culture ? La pièce se termine sur une note optimiste et féministe: la femme est peut-être l’avenir de l’homme.  Enfin,le troisième jour, après l’homme, je songerai à l’avenir de la nature. La troisième pièce,Zeus-Ecologue contre le Diable, montreque la course au profit, quelle que soit l’idéologie qui la soutient, risque de ruiner les équilibres écologiques de la planète.  Danscette pièce, Zeus-Ecologue constate que les dieux païens de la nature ont été négligés au profit des dieux des religions monothéistes. Il propose une réconciliation et même une fusion des préoccupations humanistes et écologiques évitant une récupération par le diable. Ce sont des sujets graves et qui sont difficiles à traiter dans un essai, sans être un peu ennuyeux pour de jeunes lecteurs.  J’aichoisi d’être à la fois grave et léger; un style de théâtre proche du café-théâtre renouvelle l’art de la sotie et se prête bien à ce mélange.
Comment s’habille le diable ou La mondialisation racontée à Sarah, Amina et Célia Pièce (sotie) en deux actes