Des roses rouges pour Lisa - Amants ou ennemis ? (Harlequin Passions)

De
Publié par

Des roses rouges pour Lisa, Karen Rose Smith

Le cœur battant, Lisa contemplait les roses que venait de lui faire envoyer Alan Barrett. Comme elle aurait aimé accepter son invitation à dîner ! Comme elle aurait voulu se laisser emporter par cet amour tout neuf ! Mais elle n'en avait pas le droit. Car la presse, friande de scoop sur la vie privée du richissime Texan, ne tarderait pas à découvrir les zones d'ombre de son propre passé. Lui ôtant toutes ses chances de se construire une nouvelle vie et lui faisant perdre Alan à tout jamais.

Amants ou ennemis ?, Lisa Jackson

Arrogant, macho, coureur de jupons... Pour Kelly Dillinger, Matt McCafferty a tous les défauts. Aussi, le jour où il lui demande d'enquêter avec lui sur l'accident qui a failli coûter la vie à sa sœur Randi, Kelly maîtrise mal sa colère. Comment Matt ose-t-il lui faire une telle proposition ? A-t-il oublié que depuis toujours leurs deux familles se détestent et qu'ils ne sauraient se fréquenter sans déclencher un scandale retentissant ? A moins qu'il ne s'imagine qu'elle va succomber à son charme. Comme tant d'autres avant elle...

Publié le : mardi 1 avril 2008
Lecture(s) : 12
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280261913
Nombre de pages : 480
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat
- 1 -

Lisa Sanders fit face au regard bleu qui la dévisageait et, ignorant la curieuse accélération de son pouls, répéta d’un ton ferme :

— M. Summers ne peut être dérangé, il est en réunion.

Les hommes comme Alan Barrett, elle le savait, représentaient une source potentielle de problèmes. Avec son Stetson à larges bords et son sourire conquérant, il s’imaginait visiblement qu’il pouvait obtenir tout ce qu’il voulait rien qu’en claquant les doigts.

Ce en quoi il avait tort.

Même si Lisa n’occupait ce poste que depuis un mois, elle était déjà experte dans l’art d’isoler son patron des importuns. Personne ne pouvait la charmer ou l’intimider. Pas même ce Texan d’un mètre quatre-vingt-dix qui prétendait être un ami de Brian. Son nom n’apparaissait pas sur la liste des rendez-vous de son patron, et c’était tout ce qui comptait.

— Son emploi du temps est très chargé aujourd’hui, expliqua-t-elle aimablement, mais je pourrais peut-être vous trouver un créneau vers 13 h 15.

Le sourire d’Alan Barrett mourut lentement sur ses lèvres.

— Ecoutez, mademoiselle…

Il baissa brièvement les yeux vers la plaque posée sur le bureau, puis son regard revint se vriller dans le sien.

— … mademoiselle Lisa Sanders. Outre le fait que nous faisons des affaires ensemble, Brian et moi sommes des amis. Je lui ai parlé au téléphone il y a moins d’une heure, et il m’a dit qu’il me recevrait à 10 heures. Il est 10 heures.

La voix d’Alan Barrett avait monté d’un ton, mais il en fallait beaucoup plus pour intimider Lisa. Car, bien que tout juste sortie de l’université, un diplôme de commerce en poche, Lisa ne manquait pas de ressources. Elle avait vécu l’expérience de la rue, et ne se laissait pas démonter pour si peu. De plus, Brian Summers n’était pas seulement son patron, il était également son sauveur, et c’est aussi pour cette raison qu’elle mettait tant de soin à le protéger. Sans lui et sans son épouse, Carrie, où se serait-elle trouvée, aujourd’hui ? Dans un foyer pour S.D.F., selon toute vraisemblance, et sans son bébé qu’on lui aurait pris pour le confier à des inconnus. Brian et Carrie lui avaient offert un nouveau foyer, une nouvelle vie, et elle leur en serait éternellement reconnaissante. Sitôt qu’elle aurait acquis sa licence d’agent immobilier, ses fonctions dans l’entreprise ne se limiteraient plus à un simple travail de secrétariat, et elle espérait, par son ardeur au travail, pouvoir rendre une partie des bienfaits que Brian lui avait prodigués.

Lisa indiqua les fauteuils de cuir gris pâle face au bureau de la jeune réceptionniste, qu’Alan Barrett avait superbement ignorée pour venir s’adresser directement à elle.

— Si vous voulez bien vous asseoir, dit-elle d’un ton poli mais ferme, je vais informer M. Summers de votre visite dès qu’il sortira de sa réunion.

Le regard bleu du Texan prit soudain l’éclat dur de l’acier tandis qu’il la regardait attentivement. La jeune femme frissonna, troublée par l’intense virilité qu’exprimait le menton volontaire, les larges épaules puissamment musclées, et par le sex-appeal presque animal qui émanait de lui. Malgré l’ombre du Stetson qui dissimulait à demi son visage, elle jugea qu’il devait approcher les quarante ans. Trop vieux pour elle, songea-t-elle, même si, d’ordinaire, les hommes ne la faisaient pas réagir ainsi. D’ailleurs, elle n’avait aucun temps à consacrer aux hommes. Elle ne pensait qu’à sa carrière. Et surtout, elle doutait de trouver un homme capable d’accepter qu’elle ait renoncé à élever elle-même son enfant en le laissant adopter par une famille.

— Etant donné que je ne vous avais jamais vue ici auparavant, mademoiselle Sanders, je veux bien prendre en considération le fait que vous êtes nouvelle et que vous vous appliquez à faire du bon travail. Mais si vous ne décrochez pas immédiatement ce téléphone pour m’annoncer à Brian, vous risquez fort de perdre votre emploi.

Lisa retint un sourire. Elle avait deviné que cet homme tenterait certainement de recourir à l’intimidation. C’était classique chez ce genre de personnage. Or la jeune femme ne s’était jamais très bien entendue avec les représentants de l’autorité. Les autres employés de Brian s’imaginaient tous qu’elle était une parente du patron, et que ce dernier lui avait offert ce poste par favoritisme, pour l’aider à démarrer dans la vie. Seules quelques rares personnes connaissaient la vérité, à savoir que Brian et Carrie Summers l’avaient recueillie à l’âge de dix-huit ans alors qu’elle était enceinte de huit mois. Non seulement ils avaient adopté son bébé, mais ils la traitaient depuis comme si elle avait été leur propre fille, allant jusqu’à financer ses études en totalité. Si ce M. Barrett n’avait jamais entendu parler d’elle, comment pouvait-il être un intime des Summers ?

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.

Diffusez cette publication

Vous aimerez aussi