Dilemme pour le Dr Davidson - Une famille parfaite (Harlequin Blanche)

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Dilemme pour le Dr Davidson, Laura Iding

En revenant à Minneapolis après son divorce, Holly Davidson est stupéfaite de revoir Gabe Martin dans l'hôpital où elle travaille. Gabe, son meilleur ami qui devait être témoin à son mariage s'il n'avait disparu juste avant la cérémonie. Six ans ont passé sans qu'elle ait de nouvelles, mais comment le lui reprocher alors qu'elle est si heureuse de retrouver leur ancienne complicité ? Associée à des sentiments bien plus troublants qui lui font peur...

Une famille parfaite, Lucy Clark

Rien ne déstabilise jamais Jennifer Thorngate. Excepté le sourire de Jasper Edwards, un confrère sous ses ordres à l'hôpital de Paramatta. Aussi s'efforce-t-elle de rester avec lui celle que son équipe appelle « la reine des glaces » pour le tenir à distance car il n'est pas question pour elle de risquer une nouvelle fois son cœur. Mais comment résister quand le regard de Jasper lui dit toute l'attirance qu'il ressent pour elle ? Jasper dont les deux adorables petites filles lui donnent tellement envie d'avoir une famille à aimer...

Publié le : dimanche 15 mars 2009
Lecture(s) : 18
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280272742
Nombre de pages : 320
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Prologue

JT se tenait entre son oncle Gabe et sa grand-mère dans le petit cimetière. L’homme entièrement vêtu de noir à l’exception de son col blanc parlait de la merveilleuse personne qu’avait été sa mère et disait combien elle manquerait aux siens. JT enfonça la pointe de son soulier dans la terre meuble ; il était triste, et sa maman lui manquait déjà. Il avait attendu longtemps chez oncle Gabe qu’elle vienne le chercher. Mais elle n’était pas venue.

Oncle Gabe avait dit que JT allait vivre avec lui maintenant. Il était content car il aimait bien oncle Gabe, mais il espérait toujours que sa maman reviendrait. On lui avait dit qu’elle était montée au ciel, mais il ne comprenait pas pourquoi on avait dû la mettre en terre d’abord. Peut-être serait-elle si sage au ciel que le Bon Dieu la renverrait sur Terre retrouver son petit garçon ?

Grand-mère sanglotait. JT se sentait coupable. Il avait pleuré quand on lui avait dit ce qui était arrivé à sa maman, mais maintenant, il n’y arrivait plus. Un poids très lourd lui comprimait la poitrine, mais il était incapable de verser une larme.

Levant la tête, il regarda la cime des arbres près de la tombe. Sa mère était-elle déjà au ciel, en train de les observer ? Oncle Gabe lui avait expliqué comment ça marchait. Il avait dit que sa maman serait toujours là pour lui, qu’elle veillerait sur lui comme un ange. Mais JT aurait préféré qu’elle ne soit pas un ange.

Il voulait qu’elle revienne et qu’elle soit juste sa maman.

Une petite chose bougea près des tombes. Ça ressemblait à un bébé chat, sauf que la tête avait des cercles noirs autour des yeux. Ce n’était pas un chaton, mais un bébé raton laveur. JT regarda la petite bête se déplacer d’un côté, puis de l’autre, comme si elle était désorientée.

Quand l’homme en noir cessa de parler, les adultes s’avancèrent pour parler à oncle Gabe et à sa grand-mère. JT profita que personne ne faisait attention à lui pour s’éclipser. En s’approchant de la pierre tombale, il s’aperçut que le petit raton laveur tremblait, comme s’il avait peur.

Oncle Gabe lui permettrait peut-être de le garder comme animal domestique ? JT fit un pas vers lui, mais la petite bête essaya de s’enfuir et se cacha dans l’herbe. JT l’attrapa prestement, mais comme l’animal lui mordait le doigt, il le lâcha, surpris par la douleur aiguë.

JT suça la goutte de sang qui perlait à son doigt et regarda détaler le raton laveur. Il était peut-être trop jeune pour devenir un animal domestique. C’était probablement un bébé, et à qui sa famille manquait.

Comme sa maman manquait à JT.

1.

Le Dr Holly Davidson n’avait pas encore accroché son manteau à la porte de son bureau quand que son beeper sonna. C’était sa première journée comme spécialiste des maladies infectieuses pédiatriques au Centre Médical pour Enfants, et elle se sentait nerveuse. Elle jeta un coup d’œil au message : « Besoin de consult special. malad. infectieuses aux urgences. »

D’accord. Elle prit une inspiration. Elle ne risquait pas de s’ennuyer ici. S’efforçant d’ignorer sa soudaine anxiété, elle rangea son sac dans le tiroir de son bureau et, fonçant dans le couloir, prit la direction des ascenseurs.

Plusieurs personnes la saluèrent d’un signe de tête ou lui sourirent en la croisant. Travailler avec des inconnus anonymes était une bénédiction après les regards spéculateurs et autres chuchotements qu’elle avait dû supporter l’année qui avait suivi son divorce.

Elle pressa le bouton de l’ascenseur avec une vigueur superflue. Les choses allaient être différentes maintenant. Cinq ans et demi avaient passé, et elle était venue à Minneapolis, Minnesota, pour recommencer sa vie et veiller sur sa mère malade.

La tête haute, elle pénétra dans la zone survoltée des urgences. Deux ou trois internes se tenaient autour du poste central des infirmières, bavardant et riant avec elles. Elle aurait voulu leur conseiller de ne pas mélanger travail et plaisir, mais elle doutait que ce sage conseil soit bien accueilli.

— Excusez-moi, je suis le Dr Davidson. Quel patient a besoin d’être examiné ? demanda-t-elle à l’employée assise au bureau principal telle une reine sur son trône.

— Un instant, marmonna la femme avant de décrocher le téléphone qui n’arrêtait pas de sonner. Service des urgences, Susan à l’appareil. Puis-je vous demander de patienter un moment ? Merci.

Puis elle consulta la liste des patients.

— Mark Kennedy, salle douze.

— Merci.

Laissant Susan à ses coups de téléphone, Holly décida d’interroger l’ordinateur jouxtant la salle douze, une des nombreuses chambres d’isolement des urgences. Elle devait rassembler un peu plus d’informations sur son patient avant de l’examiner.

Elle pénétra dans le système informatique, soulagée que ses tout nouveaux mots de passe marchent sans anicroche, puis elle entra le nom de Mark Kennedy pour accéder à son dossier médical. Agé de quatorze ans, il était élève de première année dans un internat. Il avait été hospitalisé à la suite de nausées, vomissements, sévères maux de tête et nuque raide, maux dont il se plaignait depuis deux ou trois jours.

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