Dublin Street

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Quand Jocelyn Butler pénètre dans le magnifique appartement de Dublin Street, elle croit vivre un rêve. Un cadre somptueux, un quartier agréable d’Édimbourg, et une future colocataire des plus adorables. Ellie Carmichael est certes un peu trop enjouée et curieuse pour le caractère secret de Jocelyn, pour qui se lier d’amitié avec autrui a toujours été une épreuve, mais elle lui est aussitôt sympathique. Son frère, en revanche… Beau comme un dieu, mais aussi arrogant que déstabilisant, Braden Carmichael fait voler en éclats son fragile équilibre. Car en plaquant tout pour venir s’installer en Écosse, la jeune femme espérait laisser derrière elle son passé tragique. Or la passion qui la lie bientôt au ténébreux Braden fait resurgir ses peurs les plus profondes, et les exorcise…
Publié le : lundi 16 septembre 2013
Lecture(s) : 18
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782290073629
Nombre de pages : 417
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Dublin Street
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SAMANTHA YOUNG
Dublin Street
Traduit de l’anglais (ÉtatsUnis) par Benjamin Kuntzer
Titre original ON DUBLIN STREET
Éditeur original New American Library, published by New American Library, a division of Penguin Group (USA) Inc., New York
© Samantha Young, 2012
Pour la traduction française © Éditions J’ai lu, 2013
Prologue
Comté de Surry, État de Virginie
Je m’ennuyais. Kyle Ramsey donnait des coups de pied dans le dos-sier de ma chaise pour attirer mon attention, mais il avait fait pareil la veille avec celui de ma meilleure amie, Dru Troler, et je ne voulais pas la contrarier. Elle en pinçait vraiment pour Kyle. Je me contentais donc de contempler le million de petits cœurs qu’elle dessi-nait dans le coin de son cahier, tandis que M. Evans griffonnait une nouvelle équation au tableau. J’aurais mieux fait d’être attentive, tant j’étais nulle en maths. Mes parents n’apprécieraient guère que j’échoue dans une matière dès le premier trimestre de la première année de lycée. — Monsieur Ramsey, voulez-vous bien venir au tableau pour répondre à la question, ou préférez-vous continuer à mettre des coups de pied dans la chaise de Jocelyn ? La classe entière se mit à glousser, et Dru me lança un coup d’œil réprobateur. Je répliquai par une grimace et gratifiai M. Evans d’un froncement de sourcils furieux.
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— J’aime mieux rester à ma place, si ça ne vous dérange pas, monsieur Evans, rétorqua Kyle en crânant effrontément. Je roulais les yeux, refusant de me retourner alors même que je sentais la brûlure de son regard sur ma nuque. — Il s’agissait en réalité d’une question rhétorique, Kyle. Approchez. Un coup à la porte interrompit le grognement résigné de notre camarade. Dès que Mme Shaw, notre provi-seur, apparut, tout le monde se calma. Qu’est-ce qu’elle venait faire ici ? C’était forcément de mauvais augure. — Waouh, marmonna Dru à voix basse. Je tournai la tête vers elle, l’interrogeant silencieuse-ment. Elle désigna l’embrasure de la porte d’un geste du menton. — Des flics. Surprise, je me retournai et avisai Mme Shaw qui chuchotait à l’oreille de M. Evans. Et effectivement, par la porte entrebâillée, j’entrevis deux officiers, patientant dans le couloir. — Mademoiselle Butler. La voix de Mme Shaw attira inévitablement mon attention. Elle fit un pas dans ma direction, et je sentis mon cœur bondir dans ma poitrine. Ses yeux étaient à la fois méfiants et pleins de com-passion, et mon premier réflexe fut de la fuir afin de ne pas entendre ce qu’elle avait à me dire. — Vous pouvez m’accompagner, s’il vous plaît ? Pre-nez vos affaires. Dans ce genre de situation, le reste de la classe se mettait généralement à chuchoter, tentant de jauger l’ampleur des problèmes qui m’attendaient. Toutefois, nous avions tous compris qu’il n’était pas question de quelque bêtise commise. Ils savaient qu’ils ne risquaient
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pas de me charrier pour les nouvelles qui allaient me tomber dessus. — Mademoiselle Butler ? Je tremblais désormais sous l’effet de l’adrénaline, et le sang qui me battait aux oreilles me rendait quasi sourde à tous les autres sons. Était-il arrivé quelque chose à maman ? À papa ? Ou à Beth, ma petite sœur ? Mes parents avaient pris quelques jours de congé cette semaine pour se détendre un peu après un été de dingues. Ce jour-là, ils étaient censés emmener Beth pique-niquer. — Joss. Dru me balança un discret coup de coude, et dès que son bras heurta le mien, je m’éloignai de ma table, fai-sant grincer horriblement ma chaise sur le parquet. Sans un regard pour personne, je rassemblai en hâte mes effets, fourrant dans mon sac tout ce qui traînait sur mon bureau. Les murmures parcouraient désor-mais la pièce tel un courant d’air froid s’insinuant par un carreau fêlé. Même si je n’étais pas pressée de découvrir la raison de cette convocation, je ne voulais pas m’attarder dans cette salle une seconde de plus. D’une démarche mécanique, je suivis le proviseur dans le couloir et entendis la porte de M. Evans se refermer doucement derrière moi. Je ne pipai mot, observant simplement Mme Shaw, puis les deux poli-ciers, qui m’examinèrent d’un air empreint d’une com-passion distante. Une femme que je n’avais pas encore remarquée était postée près du mur. Elle arborait une expression solennelle, mais calme. Mme Shaw me toucha le bras, et je baissai les yeux sur sa main posée sur mon pull. Je ne lui avais encore jamais adressé plus de deux mots d’affilée, et voilà qu’elle me touchait le bras ? — Jocelyn, voici les shérifs adjoints Wilson et Michaels. Et voici Alicia Nugent, du DSS. Je la questionnai du regard. Mme Shaw blêmit.
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