E comme Envoûtement

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A la seconde où les doigts de Brady se referment sur la pierre qu’elle vient de découvrir dans une épave au fond de l’océan, elle est comme envoûtée et un désir fou la pousse à réaliser les plus brûlants de ses fantasmes.

Publié le : mercredi 1 juillet 2015
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280282260
Nombre de pages : 75
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Port-au-Prince, Haïti, 1811
Chapitre 1
Carlos grinça les dents en sentant le goût familier du rhum lui brûler la gorge. Après des semaines en mer, lui et son équipage profitaient enfin d’un repos à terre bien mérité. Les ports se ressemblaient tous : du rhum, des femmes et quelques bonnes bagarres, dans cet ordre précis. La vie n’offrait rien de mieux. Dans la pièce enfumée, Carlos contempla son équipage. Chacun veillait à satisfaire ses priorités à sa manière. Tous étaient ivres et tous avaient une femme sur leurs genoux, leur principale occupation étant de les caresser ou de se laisser caresser par leurs mains expertes. Mais Carlos était seul. Sa femme était restée à bord duVenganza. Sheila était une beauté à la peau mate qu’il avait rencontrée à la Jamaïque quatre mois plus tôt et qu’il avait emmenée avec lui. Les talents de Sheila avaient très vite eu raison des superstitions qui prétendaient que la présence d’une femme à bord d’un bateau portait malheur. Sheila n’avait jamais besoin d’être forcée ni cajolée. Elle était toujours prête et volontaire pour l’amour. Cette femme insatiable le rendait fou. Il arrivait parfois que Sheila dépasse les bornes. Son appétit était tel qu’elle avait du mal à se satisfaire d’un seul homme, même aussi viril et vigoureux que lui. Il l’avait surprise en flagrant délit à plusieurs reprises. Récemment, il l’avait découverte dans le lit de Raul, son second. Sheila lui appartenait bon sang, une fois de plus elle avait dépassé les bornes. En guise de représailles, il lui avait interdit de descendre à terre avec le reste de l’équipage et l’avait confinée dans ses quartiers. Les gars duVenganza étaient tellement craints que Carlos n’avait pas jugé nécessaire de laisser des hommes à bord pour monter la garde. Sheila était donc restée seule en compagnie d’un jeune mousse. Port-au-Prince avait la réputation d’être une ville particulièrement violente, et pour la sécurité du gosse, Carlos avait préféré laisser le jeune Jaime à bord. Carlos regarda ses gars monter un à un vers les étages, entraînant derrière eux une ou plusieurs femmes. Au bar, certains avaient déjà commencé à s’agiter sous les jupes des ribaudes avant de finir haletant et dégoulinant de sueur. Sept femmes légèrement vêtues étaient alignées contre le mur et riaient entre elles. Leurs seins voluptueux débordaient de leurs corsages. Leurs lèvres étaient peintes en rouge, et leurs jambes nues sous leurs jupes narguaient les marins. Mais Carlos résista à la tentation. Sheila avait quelque chose de plus que ces femmes. Avec elle, le sexe n’était jamais ennuyeux. Elle aimait l’aventure et parfois même le danger. Elle savait ce qu’elle voulait, et rien ne pouvait l’arrêter. Et cela ne faisait que la rendre encore plus désirable à ses yeux. Carlos était fatigué de ces femmes qui se contentaient de faire semblant dès qu’il les avait payées. Carlos sourit pour lui-même. Il allait surprendre Sheila et remonter sur leVenganza. Il était même prêt à lui témoigner un peu de compassion. Car elle était toujours prête pour lui, et il était certain qu’elle se caressait déjà en attendant désespérément son retour. A cette idée, Carlos sentit son sexe se raidir. Regarder les autres n’était jamais aussi bon que d’agir soi-même, même si cela l’avait toujours excité. A côté de lui, Raul avait pris une femme ses genoux. Assise à califourchon sur lui, elle avait relevé très haut ses jupes. Les doigts de Raul s’enfoncèrent dans ses cuisses couleur chocolat. Le corsage de la femme était ouvert, et Raul saisit d’une main son sein nu pour aspirer goulûment son téton tendu. La fille gloussa de plaisir. Carlos contempla alors le contraste saisissant que formait le pénis rose de Raul glissant entre les cuisses sombres de la ribaude. La fille montait et descendait sur Raul en ondulant le bassin. Elle se mordilla les lèvres et ses yeux se fermèrent. Ses mouvements se muèrent en convulsions lorsque Raul saisit à pleines mains ses fesses puis poussa un cri étranglé avant de se répandre en elle.
Carlos se leva. Il se demandait comment Sheila allait lui témoigner sa joie en le voyant revenir. La nuit était noire, et la température inhabituellement fraîche pour un mois de septembre. Carlos avança d’un pas tranquille vers la jetée. Un jeune garçon était occupé à rassembler sa pêche au fond de son bateau à rames. Carlos lui lança une pièce. — Emmène-moi sur mon bateau, mon garçon, marmonna-t-il. LeVenganza. Carlos désigna le vaisseau éclairé par la lune. Le jeune homme leva les yeux vers le capitaine. Il savait certainement qu’il ne devait pas fréquenter des pirates. Il lorgna la pièce en or que lui tendait Carlos. Même en pêchant toutes les nuits pendant un mois, il ne réunirait jamais une telle somme. — Oui, monsieur, répondit-il. Le garçon aida Carlos à monter sur sa petite embarcation puis prit place sur son siège d’un mouvement leste. Il se mit à ramer et couvrit rapidement la distance qui les séparait duVenganza.
TITRE ORIGINAL :AMETHYST RAPTURE Traduction française :EMMANUELLE SANDER ® HARLEQUIN est une marque déposée par le Groupe Harlequin ® SEXY est une marque déposée par Harlequin Réalisation graphique couverture : M. GOUAZE fotoduki / Shutterstock © 2012, Faith Alfonso. © 2015, Harlequin. Tous droits réservés. ISBN 9782280282260
Tous droits réservés, y compris le droit de reproduction de tout ou partie de l’ouvrage, sous quelque forme que ce soit. Ce livre est publié avec l’autorisation de HARLEQUIN BOOKS S.A. Cette œuvre est une œuvre de fiction. Les noms propres, les personnages, les lieux, les intrigues, sont soit le fruit de l’imagination de l’auteur, soit utilisés dans le cadre d’une œuvre de fiction. Toute ressemblance avec des personnes réelles, vivantes ou décédées, des entreprises, des événements ou des lieux, serait une pure coïncidence. HARLEQUIN, ainsi que H et le logo en forme de losange, appartiennent à Harlequin Enterprises Limited ou à ses filiales, et sont utilisés par d’autres sous licence.
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