Échéance mortelle

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Le journaliste Dawson Scott a passé plusieurs mois en Afghanistan. De retour chez lui, il tente de se reconstruire après cette expérience traumatisante. Lorsqu’il reçoit un appel du FBI concernant une affaire sur laquelle il s’acharne depuis quarante ans, Scott saisit l’opportunité pour se lancer dans une mission cruciale : retrouver le meurtrier de l’ex-marine Jeremy Wesson. Et pour commencer, Dawson se rapproche d’Amelia, la veuve de Wesson. Mais, alors qu’il s’attache de plus en plus à la jeune femme et à ses deux enfants, leur nourrice est assassinée. Et le principal suspect se trouve être Dawson lui-même…
Publié le : mercredi 2 décembre 2015
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EAN13 : 9782290112212
Nombre de pages : 512
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couverture
SANDRA
BROWN

Échéance mortelle

Traduit de l’anglais (États-Unis)
par Marie Villani

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Présentation de l’éditeur :
Le journaliste Dawson Scott a passé plusieurs mois en Afghanistan. De retour chez lui, il tente de se reconstruire après cette expérience traumatisante. Lorsqu’il reçoit un appel du FBI concernant une affaire sur laquelle il s’acharne depuis quarante ans, Scott saisit l’opportunité pour se lancer dans une mission cruciale : retrouver le meurtrier de l’ex-marine Jeremy Wesson. Et pour commencer, Dawson se rapproche d’Amelia, la veuve de Wesson. Mais, alors qu’il s’attache de plus en plus à la jeune femme et à ses deux enfants, leur nourrice est assassinée. Et le principal suspect se trouve être Dawson lui-même…
Biographie de l’auteur :
Véritable reine du suspense, reconnue pour ses romans policiers aux intrigues palpitantes, Sandra Brown figure parmi les meilleures ventes du New York Times. Ses livres sont traduits dans une trentaine de langues.

Sandra Brown

Native du Texas, diplômée de littérature, c’est en 1981 qu’elle se lance dans l’aventure romanesque. Auteur prolifique, elle a écrit plus de soixante-dix livres, traduits dans trente-quatre langues et imprimés à plus de quatre-vingts millions d’exemplaires à travers le monde. Véritable reine du suspense, reconnue pour ses romances policières aux intrigues palpitantes, elle est régulièrement classée parmi les meilleures ventes du New York Times et a été primée à plusieurs reprises. L’association Romance Writers of America lui a notammement décerné un prix en hommage à l’ensemble de son œuvre. Elle a également fait quelques passages à la télévision.

Du même auteur
aux Éditions J’ai lu

L’emprise des flammes

N° 10607

Prologue

Golden Branch, Oregon, 1976

La première rafale de balles fut tirée de la cabane peu après l’aube à 6 h 57.

La fusillade éclata en réponse à une sommation à se rendre délivrée par une équipe d’agents des forces de l’ordre.

C’était une matinée lugubre. Le ciel était fortement couvert, et il y avait un épais brouillard. En dépit de la visibilité réduite, l’un des fugitifs, à l’intérieur, eut un coup de chance et abattit un marshal adjoint que tout le monde surnommait « Turc ».

Gary Headly n’avait fait la connaissance de ce dernier que la veille, peu après que l’équipe d’intervention composée d’agents de l’ATF1 et du FBI, et d’adjoints du shérif et de l’US Marshal2, s’était réunie pour la première fois en vue de discuter de l’opération. Assemblés autour d’une carte de la région dite de Golden Branch, ils passaient en revue les obstacles qu’ils étaient susceptibles de rencontrer. Headly se souvenait qu’un autre marshal avait lancé : « Hé, Turc, ramène-moi un Coca pendant que tu y es, tu veux ? »

Headly n’apprit le véritable nom de Turc que plus tard, bien plus tard, quand ils nettoyèrent. La balle le frappa un centimètre au-dessus de son gilet pare-balles, lui arrachant une bonne partie de la gorge. Il s’écroula sans émettre un son, mort avant d’atterrir sur la pile de feuilles trempées, à ses pieds. Il n’y avait rien que Headly puisse faire pour lui hormis l’honorer d’une brève prière et demeurer à couvert. Bouger aurait été un appel à se faire tuer ou blesser car, une fois la fusillade commencée, les fenêtres ouvertes de la cabane ne cessèrent plus de cracher des balles.

Les Rangers de la Droiture disposaient d’un arsenal inépuisable. C’est du moins ce qu’il semblait en cette matinée morne et humide. La seconde victime fut un adjoint du shérif, un type roux âgé de vingt-quatre ans. Le nuage de sa respiration dans l’air froid trahit sa position. Six coups de feu furent tirés. Cinq atteignirent leur cible. Au moins trois étaient mortels.

L’équipe avait prévu de prendre les membres du groupe par surprise, de leur notifier leurs mandats d’arrêt pour une longue liste de crimes, puis de les placer en détention, en ne faisant usage de la force que si nécessaire. Mais la violence avec laquelle on leur tirait dessus indiquait que l’intention des criminels était de lutter jusqu’à la mort.

Après tout, ils n’avaient plus rien à perdre hormis leur vie. Être capturé impliquait l’emprisonnement à perpétuité ou la peine de mort pour chacun des sept membres du groupe de terrorisme intérieur. Collectivement, les six hommes et la femme avaient à leur actif douze meurtres et des millions de dollars de dégâts, la plupart infligés à des bâtiments du gouvernement fédéral ou des installations militaires. En dépit de la tonalité religieuse de leur appellation, ils n’avaient rien de fanatiques exaltés et tout d’individus sans conscience ni contrainte. Au cours d’une période relativement brève de deux ans, ils s’étaient rendus célèbres, véritable fléau pour toutes les agences de maintien de l’ordre du pays à tous les échelons.

D’autres groupuscules semblables les imitaient, mais aucun n’avait atteint leur niveau d’efficacité. Au sein de la communauté du grand banditisme, ils étaient révérés pour leur audace et leur violence inégalée. Aux yeux de nombre de ceux qui nourrissaient des sentiments antigouvernementaux, ils étaient devenus des héros populaires. Ils étaient abrités, approvisionnés en armes et en munitions, de même qu’en informations classées secrètes et clandestines. Ce soutien leur permettait de frapper fort et vite, et ensuite de disparaître et de rester bien cachés le temps de planifier leur prochain assaut. Dans les communiqués qu’ils délivraient aux journaux et aux chaînes télévisées, ils juraient de ne jamais être pris vivants.

C’était par pur hasard que les forces de l’ordre leur étaient tombées dessus à Golden Branch.

L’un de leurs fournisseurs d’armes, bien connu des autorités pour ses antécédents criminels, avait été placé sous surveillance, soupçonné d’un trafic sans aucun rapport avec les Rangers de la Droiture. Il avait effectué trois trajets jusqu’à la cabane abandonnée de Golden Branch en autant de semaines. Un téléobjectif l’avait surpris en conversation avec un homme ensuite identifié comme Carl Wingert, le chef des Rangers.

Quand cette information avait été relayée au FBI, à l’ATF, et au service de l’US Marshal, les agences avaient aussitôt dépêché leur personnel, lequel avait pris la relève dans la surveillance du trafiquant d’armes. À son retour d’une de ses visites à Golden Branch, ce dernier avait été arrêté.

Il avait fallu trois jours de persuasion mais, sur le conseil d’un avocat, l’homme avait conclu un accord avec les autorités et révélé tout ce qu’il savait des individus terrés dans la cabane abandonnée. Il n’avait rencontré que Carl Wingert. Il ne pouvait – ou ne voulait – pas dire qui d’autre s’y trouvait reclus ou combien de temps ils prévoyaient d’y rester.

Craignant, s’ils n’agissaient pas rapidement, de rater une occasion unique de capturer l’un des criminels les plus recherchés du pays, les agents fédéraux avaient requis l’aide des autorités locales, lesquelles avaient elles aussi des mandats d’arrêt en suspens pour d’autres membres du groupe. L’équipe d’intervention avait été assemblée, et l’opération planifiée.

Il était toutefois devenu immédiatement évident à chacun des membres de l’unité que ceux de la bande de Wingert étaient sérieux quand ils affirmaient préférer la mort à l’arrestation. Les Rangers de la Droiture tenaient à s’assurer une place dans l’histoire. Aucune arme ne serait déposée, aucune main levée en signe de reddition pacifique.

Les hommes de loi étaient immobilisés derrière arbres ou véhicules, et tous étaient vulnérables. La moindre amorce de mouvement attirait une salve de balles, et les Rangers s’étaient avérés être d’excellents tireurs.

L’agent résident en charge, Emerson, contacta par radio le poste de commandement, requérant qu’un hélicoptère leur soit envoyé en vue d’une couverture aérienne. L’inclémence du temps condamna l’initiative.

Des brigades des opérations spéciales issues à la fois des agences locales, régionales et fédérales furent mobilisées, mais elles devaient arriver par la route, qui n’était pas idéale même par beau temps. Celle en place reçut l’ordre d’attendre et de ne tirer que pour se défendre, tandis que des hommes installés bien à l’abri et au chaud dans des bureaux débattaient d’une éventuelle dérogation aux règles d’engagement de manière à y inclure le recours à la force létale.

— Ils se tâtent parce que l’un d’eux est une femme, râla Emerson devant Headly. Surtout, ne pas violer les droits civiques de ces tueurs ! Personne ne nous admire ou ne nous respecte, vous savez !

Headly, le bleu de l’équipe, se garda bien d’exprimer son opinion.

— Nous sommes des fédéraux, et même avant l’affaire du Watergate, le mot gouvernement était devenu obscène ! Ce fichu pays tout entier part à vau-l’eau, et nous sommes là à nous les geler, à attendre qu’un fichu bureaucrate nous autorise à expédier ces brutes meurtrières en enfer !

Issu de l’armée, Emerson avait un point de vue résolument belliciste, mais personne, lui le premier, ne souhaitait un bain de sang ce matin-là.

Personne n’eut ce qu’il souhaitait.

Alors que les renforts étaient encore en route, les Rangers amplifièrent leur puissance de feu. Un agent de l’ATF prit une balle dans la cuisse ; à la manière dont celle-ci saignait, on craignit que l’artère fémorale n’ait été touchée. À quel point, difficile à dire, mais en tout état de cause, la blessure était extrêmement grave.

Emerson rapporta cela avec toute une flopée de jurons, hurlant qu’ils seraient cueillis les uns après les autres jusqu’à ce que…

On lui donna l’autorisation d’intervenir. Armés de leurs fusils d’assaut et d’une mitraillette – laissée entre les mains de l’agent de l’ATF blessé –, ils lancèrent l’offensive. Le tir de barrage dura sept minutes.

Les ripostes en provenance de la cabane diminuèrent, puis se firent sporadiques. Emerson ordonna un cessez-le-feu. Ils attendirent.

Tout à coup, saignant de plusieurs plaies dont une à la tête, un homme chargea à travers le seuil, les inondant d’invectives et de rafales de sa propre mitraillette. C’était suicidaire, et il le savait. La raison de son acte n’allait pas tarder à leur apparaître.

Quand les agents cessèrent de tirer, et leurs tympans de résonner, ils s’aperçurent qu’un silence sinistre régnait dans la cabane, à l’exception d’un volet mal fixé qui claquait contre un mur à cause du vent.

Après soixante secondes tendues, Emerson déclara :

— J’y vais.

Se redressant en position accroupie, il remplaça son chargeur vide par un nouveau.

Headly l’imita.

— Je vous suis.

Les autres membres de l’équipe restèrent en position. Après s’être assuré que leurs armes étaient toutes munies de chargeurs pleins, Emerson sortit à découvert, puis s’élança en courant vers la cabane. Headly, le cœur au bord des lèvres, lui emboîta le pas.

Ils dépassèrent le corps étendu sur la terre détrempée, gravirent les marches du porche branlant, puis se plaquèrent de part et d’autre de la porte béante, armes levées. Ils attendirent, l’oreille aux aguets. N’entendant rien, Emerson fit un brusque signe de tête, et Headly s’engouffra à l’intérieur.

Des cadavres. Du sang partout. Une forte puanteur. Pas un mouvement.

— Voie libre ! cria-t-il, enjambant un corps pour se rendre dans la pièce adjacente, une chambre uniquement meublée d’un matelas miteux au sol.

En son centre, la toile était encore humide d’une vilaine tache.

Une minute à peine après leur irruption dans l’endroit, ils confirmèrent la mort de cinq personnes. Quatre corps furent retrouvés à l’intérieur. Le cinquième était celui de l’homme abattu dans la cour. Tous furent identifiés comme des membres connus des Rangers de la Droiture.

Cependant, aucun signe de Carl Wingert et de sa maîtresse, Flora Stimel, l’unique femme du groupe. Une traînée de sang menait de l’arrière de la cabane jusqu’aux bois, où on retrouva des traces de pneus dans les broussailles. Ils avaient réussi à s’échapper, probablement grâce au sacrifice de leur complice mortellement blessé, lequel avait attiré les tirs sur lui pendant que tous deux s’enfuyaient par-derrière.

Véhicules d’urgence et officiels convergèrent bientôt vers la cabane. Avec eux arrivèrent les inévitables vans des informations télévisées, lesquels furent stoppés à un peu plus d’un kilomètre à l’embranchement de la route principale. La cabane et ses alentours furent bouclés de manière à ce que les preuves puissent être collectées, les clichés et les mesures pris, et les tracés effectués avant que les corps ne soient retirés.

Tous les agents impliqués comprirent qu’une enquête approfondie s’ensuivrait. Chaque action allait devoir être expliquée et justifiée, non seulement à leurs supérieurs, mais aussi à un public cynique et prompt à juger.

Bientôt, la cabane délabrée grouilla d’enquêteurs, chacun spécialiste d’un domaine précis. Headly se retrouva dans la chambre, debout à côté du coroner, qui humait la tache sur le matelas souillé. Aux yeux de Headly, quelqu’un avait visiblement pissé en plus d’avoir abondamment saigné.

— De l’urine ?

Le coroner secoua la tête.

— Je crois que c’est du liquide amniotique.

Headly pensa qu’assurément il avait dû mal entendre.

— Du liquide amniotique ? Êtes-vous en train de dire que Flora Stimel…

— … A accouché.

1. Bureau de l’alcool, du tabac et des armes à Feu. (N.d.T.)

2. Police fédérale du département de la Justice, chargée de la protection des tribunaux, des juges et des témoins mais aussi de la recherche de fugitifs. (N.d.T.)

1

De nos jours

— T’as une dent contre les coiffeurs ?

— C’est comme ça que tu accueilles un homme qui revient de la guerre ? Heureux de te revoir également, Harriet !

Que celle-ci l’ait convoqué restait en travers de la gorge de Dawson Scott. Il exprima son ressentiment sans détour alors qu’il prenait un siège, puis s’affalait carrément dessus. Il cala une cheville sur le genou opposé, croisa les mains sur son estomac concave, puis bâilla, sachant pertinemment que cette attitude la hérisserait.

Ce fut le cas.

Elle ôta ses lunettes de lecture serties de pierres précieuses, les laissa tomber sur le bureau. La surface polie de celui-ci symbolisait son nouveau statut de patronne. Sa patronne.

— J’ai déjà vu des soldats qui rentraient d’Afghanistan. Aucun n’avait l’air d’une boule de poils recrachée par un chat.

Elle détailla d’un bref regard acerbe sa barbe de trois jours et ses cheveux longs, lesquels, depuis qu’il avait quitté le pays, avaient poussé bien au-delà de son col.

Il porta une main à son cœur.

— Aïe. Et moi qui m’apprêtais à te complimenter sur ta bonne mine. Tes huit kilos de trop te vont à ravir.

Elle lui lança une œillade assassine, mais ne répliqua rien.

Se tournant les pouces, au sens propre, il embrassa longuement du regard la pièce d’angle, s’attardant pour apprécier la vue panoramique au travers des vastes fenêtres. En tordant un peu le cou, il pouvait apercevoir Old Glory1 flasque au sommet du toit du Capitole. Revenant à elle, il commenta :

— Beau bureau.

— Merci.

— Qui as-tu sucé ?

Elle l’injuria, entre ses dents. Il l’avait entendue prononcer ces termes à haute voix, les crier à toute une table de conférence au cours de réunions éditoriales, quand quelqu’un n’était pas d’accord avec elle. Apparemment, avec sa nouvelle position venait une certaine retenue, qu’il se mit immédiatement en devoir de lézarder.

— Tu ne peux tout simplement pas le supporter, n’est-ce pas ? observa-t-elle avec un sourire jubilatoire. Autant t’y faire, Dawson : je suis au-dessus de toi maintenant.

Il frissonna.

— Que Dieu m’épargne cette vision !

Ses yeux lancèrent des éclairs, mais manifestement, elle avait un discours tout prêt, et même ses vannes insultantes ne la priveraient pas du plaisir de le délivrer.

— Le contrôle éditorial est entre mes mains, à présent. De A à Z. Ce qui signifie que je suis habilitée à approuver, modifier ou refuser toute idée de reportage que tu soumettras. Et aussi à t’en assigner si tu n’en proposes pas de ton propre chef. Ce que tu n’as pas fait. Pas depuis les deux semaines écoulées depuis ton retour.

— J’ai soldé mon cumul de jours de congé. Mon absence a été approuvée.

— Par mon prédécesseur.

— Avant que tu ne prennes sa place.

— Je n’ai rien pris, contesta-t-elle d’une voix tendue. Cette place, je l’ai gagnée.

Dawson haussa une épaule.

— Peu importe, Harriet.

Mais son indifférence était feinte. La récente réorganisation de l’entreprise avait atteint un bon 10 sur l’échelle de Richter de son avenir professionnel. Il avait reçu un courriel d’un collègue avant que la nomination officielle ne soit diffusée à tous les employés de Newsfront, et même la distance entre Washington et Kaboul n’avait pas suffi à amortir la mauvaise nouvelle. Un connard du comité directorial, le neveu d’Untel ou Untel, qui n’y connaissait strictement rien en presse d’information, ou en information tout court, d’ailleurs, avait nommé Harriet Plummer éditrice en chef, avec prise de poste immédiate.

Un choix désastreux pour la fonction, tout d’abord parce que Harriet était davantage opportuniste que journaliste : au moindre dilemme éditorial, sa priorité serait toujours de protéger le magazine contre d’éventuelles poursuites. Les articles traitant de sujets controversés seraient édulcorés ou carrément passés à la trappe. Ce qui, selon lui, équivalait à de la castration éditoriale.

Et ensuite, parce qu’elle était une casse-couilles patentée dénuée de toute qualité d’encadrement. Elle n’éprouvait que mépris pour le genre humain en général, une antipathie prononcée à l’égard des mâles de l’espèce, et une aversion encore plus marquée pour Dawson Scott en particulier. En toute humilité, il s’était dit que son animosité envers lui était largement fondée sur la jalousie qu’elle avait de son talent et du respect que celui-ci lui valait parmi ses collègues de Newsfront et de la profession.

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