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Elles étaient si jolies

De
416 pages
Un roman de la série « Les enquêtes de Taylor Jackson »

Quand le lieutenant de la brigade des homicides de Nashville, Taylor Jackson, découvre la scène de crime qui l’attend au bord d’une autoroute par une étouffante journée d’été, elle reconnaît instantanément la signature de l’Etrangleur du Sud : une victime jeune, jolie, et des indices macabres qui ne laissent aucun doute sur l’identité du meurtrier.
Profondément choquée par cette effroyable mise en scène, Taylor est prête à tout pour arrêter l’assassin, avec l’aide de son amant Jack Baldwin, un célèbre profiler du FBI. Car elle ne s’est pas dévouée corps et âme à ce métier pour se laisser manipuler par un tueur psychopathe qui la provoque en laissant derrière lui des poèmes. 
Des poèmes qui vont la mener dans les beaux quartiers de Nashville qu’elle connaît bien, là où les secrets sont si bien préservés au nom des apparences…

« Elles étaient si jolies possède tous les ingrédients d'un très grand thriller », New York Times.

A propos de l'auteur :

Diplômée de l'université de George Washington, Andrea Ellison a fait partie de l'équipe des conseillers de la Maison Blanche avant de poursuivre sa carrière dans le privé puis de se lancer dans l'écriture en s'installant à Nashville. Passionnée par la médecine légale et les enquêtes policières, elle a collaboré avec la police et le FBI pour rédiger son premier roman. Avec sa série centrée sur le lieutenant Taylor Jackson, elle s'impose comme une spécialiste du thriller d'enquête noir.

Les enquêtes de Taylor Jackson :

Sous le regard de l'ange
A l'heure où tombe la nuit
Elles étaient si jolies
L’automne meurtrier
Voir plus Voir moins
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— Non. Je vous en supplie… Elle murmura ces mots comme si elle priait Dieu. — Non. Je vous en supplie…, répéta-t-elle tandis que de petites bulles de salive se formaient au bord de ses lèvres moites. Même au seuil de la mort, Jessica Ann Porter restait d’une politesse sans faille. Elle ne se débattait pas, ne hurlait pas — elle implorait son bourreau de ses yeux bruns lumineux, aussi docile qu’un chiot. Il voulut repousser cette pensée. Il avait eu un chiot, autrefois. Un chiot qui lui léchait la main et sautillait à ses pieds pour le supplier de jouer avec lui. Ce n’était pas sa faute si les os de cette créature avaient été si fragiles — alors qu’il se bagarrait avec le jeune animal, un éclat de côte avait transpercé le cœur de ce dernier. Une lueur s’était éteinte dans les yeux du chiot lorsqu’il était mort sur la pelouse. A l’instant où elle rendait son dernier soupir, une lueur identique vacilla dans les yeux de Jessica et s’éteignit. Il observa sans émotion les signes de la mort. Les lèvres bleues, cyanosées. La rupture des petits vaisseaux de l’œil, qui teintait la sclérotique d’un mouchetis cramoisi. Il lui sembla que le cadavre refroidissait déjà, même s’il savait que la chaleur corporelle n’aurait complètement disparu que dans quelques heures. La jeune îlle de 18 ans, pleine d’entrain quoique timide, n’était à présent plus qu’une car-casse de viande, vouée à être ensevelie. A retourner dans
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le sol d’où elle avait été prise. Car poussière elle avait été, et à la poussière elle allait retourner. Le cycle biologique s’achevait une fois de plus. Il chassa ces pensées vagabondes. Il était temps de se mettre à l’ouvrage. D’un coup d’œil circulaire, il chercha son matériel. Il ne se souvenait pas d’avoir envoyé valser ses outils. Sa mémoire lui jouait peut-être des tours. La îlle s’était-elle débattue, en fait ? Il était sûr que non, mais la confusion survenait toujours dans les moments cruciaux. Il faudrait qu’il y rééchisse plus tard, quand il serait à même de se concentrer sur la question. Il ne conservait pour l’instant à la mémoire que cette ultime lueur dans les yeux de sa victime. Il empoigna la scie égoïne et souleva la main molle de la morte. « Non, je vous en supplie. » Cinq mots, tout simples, sans emphase. Pas de grandes phrases, ni de dilemmes moraux. « Non, je vous en supplie. Non, je vous en supplie. » Encore et toujours. « Non, je vous en supplie. » Des mots à vous faire rêver de l’enfer.
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