En proie à la passion

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Tristan de Thorpe est furieux : son père lui a ordonné
de concrétiser son mariage avec l’aînée des filles du
baron Crispin. Certes, les mariages arrangés sont
le lot de la noblesse, et ces fiançailles ont reçu la
bénédiction du roi Richard Coeur de Lion, des années
auparavant. Mais Tristan a gardé un souvenir
cuisant de l’unique rencontre avec sa future épouse.
Elle n’avait que six ans, et c’était déjà une véritable
furie ! En se rendant à Dunburgh, le fief des Crispin,
il constate que la petite peste s’est transformée en une
véritable mégère. Dommage qu’on ne lui ait pas promis
l’autre fille de Crispin, qui est une véritable beauté !     
Publié le : mercredi 19 novembre 2014
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782290082225
Nombre de pages : 289
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En proie à la passion
Du même auteur aux Éditions J’ai lu
Samantha Nº 2533 Esclave et châtelaine Nº 2925 La fiancée captive Nº 3035 Les feux du désir Nº 3091 La Viking insoumise Nº 3115 Un si doux orage Nº 3200 Un cœur si sauvage Nº 3258 Épouse ou maîtresse ? Nº 3304 Captifs du désir Nº 3430 Une fiancée pour enjeu Nº 3593 Paria de l’amour Nº 3725 Si tu oses me quitter Nº 4318 Pour toujours dans tes bras Nº 4425 Brûlés par le désir Nº 4636
Apparence trompeuse Nº 5166 Héritier malgré lui Nº 5848 Un cow-boy pour deux Nº 7311
LES FRÈRES MALORY 1 – Le séducteur impénitent Nº 3888 2 – Tendre rebelle Nº 4003 3 – Passagère clandestine Nº 3778 4 – Magicienne de l’amour Nº 4173 5 – Une femme convoitée Nº 4879 6 – La faute d’Anastasia Nº 5707 7 – Voleuse de cœur Nº 8150 8 – Les trésors du désir Nº 8348 9 – Confusion et séduction Nº 9824 10 – Mariés par devoir, amants pour toujours Nº 9832
JOHANNA LINDSEY
En proie à la passion
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Elisabeth Luc
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Titre original JOINING Éditeur original Avon Books Inc., N.Y. Johanna Lindsey, 1999 Pour la traduction française Éditions J’ai lu, 2000
Angleterre, 1214
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Assis dans l’antichambre du roi Jean, Walter de Roghton espérait encore obtenir l’audience qui lui avait été promise. Voyant les minutes s’égrener sans que l’on vienne le chercher, il songea avec amertume qu’il ne s’entretiendrait sans doute pas avec Sa Majesté ce soir. Parmi les nombreux seigneurs venus solliciter une faveur du souverain, seul Walter parvenait à ne pas tra-hir son angoisse. Ses craintes étaient pourtant légitimes, car Jean Plan-tagenêt, le roi le plus détesté du monde chrétien, était un être vil et sournois. Pour impressionner ses ennemis, il n’hésitait pas à pendre des enfants innocents retenus en otages. Heureusement, ces pratiques méprisables se retournaient à présent contre lui : effrayés et écœurés, ses barons se détournaient chaque jour davantage de leur souverain. Par deux fois, Jean avait tenté d’usurper la couronne de Richard Cœur de Lion, son propre frère. Par deux fois, il n’avait obtenu le pardon que grâce à l’interven-tion de leur mère. À la mort de Richard, la couronne lui 7
revint enfin, après avoir fait exécuter son jeune cousin Arthur, le seul autre prétendant au trône. Certains trouvaient néanmoins des excuses au benja-min des quatre fils du roi Henri. Après le partage du royaume entre les aînés, il ne lui resta plus aucun bien, d’où son surnom de Jean sans Terre. Mais, loin d’être une victime, ce roi, qui avait répandu le mal, était un ennemi redoutable. En songeant aux nombreux méfaits du roi, Walter res-sentit une bouffée d’angoisse. Il parvenait cependant à montrer un visage serein à quiconque daignait l’observer. Le jeu en vaut-il la chandelle ? se demanda-t-il pour la centième fois. Et si son projet tournait à la catastrophe ? Walter pouvait finir sa vie sans jamais attirer l’atten-tion du roi. Après tout, baron de second ordre, il n’avait nul besoin de fréquenter la Cour. C’était bien là son pro-blème. Il n’était guère influent… et n’avait pas l’intention d’en rester là. Autrefois, sa situation avait failli changer, lorsqu’il avait courtisé Anne de Lydshire. Mais un seigneur de plus haut lignage l’avait devancé. En épousant Walter, cette riche héritière lui aurait apporté la fortune et la puissance grâce aux terres de sa dot. Au lieu de cela, son père avait marié la jeune fille à Guy de Thorpe, comte de Shefford, qui avait plus que doublé ses biens, faisant de sa famille l’une des plus puissantes d’Angleterre. Pour son malheur, le mariage de Walter se révéla fort peu lucratif. Les terres apportées par sa femme, situées dans la Marche, furent perdues lorsque le roi Jean, condamné par la Cour des pairs pour l’enlèvement d’Isa-belle d’Angoulême, dut renoncer à ses territoires fran-çais. Walter aurait pu conserver ses terres s’il avait juré allégeance au roi de France, mais il aurait alors dû aban-donner son patrimoine situé en Angleterre, qui était composé d’un domaine plus vaste que celui de la Marche. 8
Comble de malchance, l’épouse de Walter ne lui donna qu’une fille unique. Elle n’était assurément bonne à rien. Aujourd’hui, il allait enfin tirer parti de Claire, son enfant, qui, à douze ans, avait atteint l’âge nubile. Cette visite au roi avait donc deux objectifs : se venger de l’affront subi lorsqu’on l’avait jugé indigne d’Anne, et s’approprier enfin le domaine de celle-ci – et davantage encore – en mariant sa fille Claire à Tristan, le fils unique de Shefford. Le projet était habile et le moment propice. Selon cer-taines rumeurs, Jean envisageait une reconquête des terres des Angevins qu’il avait jadis perdues. Walter pos-sédait un argument de poids qu’il espérait pouvoir expo-ser au roi si ce dernier acceptait de le recevoir. La porte s’ouvrit enfin. Chester, l’un des comtes en qui Jean avait encore entière confiance, introduisit Walter dans la chambre du roi. Il s’agenouilla vivement devant Jean, qui l’invita à se relever d’un signe impatient. Malheureusement, ils n’étaient pas seuls, comme Walter l’avait imaginé. La reine Isabelle et une dame de compagnie étaient présentes. Walter, qui n’avait jamais vu la reine, demeura bouche bée. Les rumeurs étaient loin de la vérité. C’était sans doute la plus belle femme du monde, en tout cas la plus belle d’Angleterre. Le roi Jean était deux fois plus âgé qu’elle. Au moment du mariage, Isabelle avait à peine douze ans et la plupart des nobles préféraient attendre quelques années avant de consommer leur union. Ce ne fut pas le cas de Jean. Isabelle était bien trop belle pour qu’il puisse résister très longtemps à ses charmes, d’autant plus qu’il jouissait d’une réputation de grand séducteur. Bien qu’il fût plus petit que son frère Richard Cœur de Lion, Jean était un bel homme de quarante-six ans, aux cheveux bruns striés de gris. De son père, il avait les yeux verts et une carrure trapue.
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