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Enfin toi - Episode 4

De
86 pages
Episode 4

Un roman intense et enlevé qui décline toute la palette des émotions. Mais, une fois le livre refermé, c’est l’espoir qui demeure. L’espoir qu’un nouvel amour peut être la plus belle chance de bonheur…


Quand le conte de fées tourne au drame, il faut une bonne raison de se relever.
Grey a 22 ans. Elle est tout juste diplômée, belle, indépendante, entourée, et, pourtant, sa vie est finie. Elle s’est arrêtée deux ans plus tôt, quand son fiancé est mort brutalement, trois jours à peine avant leur mariage.
Jagger a 22 ans aussi. C’est un artiste talentueux, un frère aimant, un ami dévoué, mais un petit ami déplorable. La raison ? C’est Grey. La femme qu’il aime depuis toujours. Depuis plus que toujours, même. Dans sa vie, dans son cœur, elle occupe toute la place. Et il ne voit aucune raison pour que cela change.
Mais, le jour où Grey découvre cet amour secret, leur univers explose une nouvelle fois.
Elle se sent trahie, blessée : c’est d’un ami qu’elle a besoin, pas d’un amant. Cependant, est-elle pour autant prête à laisser Jagger sortir de sa vie ?

A propos de l'auteur : 
Molly McAdams a grandi en Californie, mais vit maintenant dans le ô-combien-merveilleux Etat du Texas avec son mari et leurs petites camarades à quatre pattes et pleines de fourrure. Ses passions ? La randonnée, le snowboard, les voyages et les longues promenades sur la plage… Ce qui se traduit en gros par rester tranquillement à la maison avec son petit mari et par communiquer à coups de répliques de film.
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Couverture : Molly McAdams, Enfin toi, Harlequin
Page de titre : Molly McAdams, Enfin toi, Harlequin

Chapitre 15

JAGGER
10 septembre 2014

Je tournai la tête vers Grey quand j’entendis sa respiration se faire plus profonde et souris lorsque je vis qu’elle avait les yeux fermés et la bouche entrouverte.

Du bout des doigts, j’écartai ses cheveux de son visage et suivis les contours de ses joues, de son nez, de ses lèvres…

Nous avions été occupés toute la journée. Après avoir trié la veille tout ce qui lui appartenait et qui était stocké dans la chambre annexe, décidant de ce qu’il fallait garder ou non, nous avions donné les rebuts à une association et avions fait quelques achats pour le loft.

Personnellement, je m’en fichais un peu, mais Grey s’éclatait à décorer, et ça me plaisait qu’elle prenne son emménagement tellement au sérieux et qu’elle fasse tout pour que le loft devienne le nôtre au lieu du mien.

De retour à la maison, nous avions peint la chambre d’amis, puis nous étions sortis déjeuner. Nous étions allés dans le restaurant préféré de Ben, afin de fêter son anniversaire, et nous avions ensuite fait un arrêt au cimetière.

De retour au loft, nous avions aménagé la chambre et nous venions juste de terminer quand Grey avait été appelée pour compléter une équipe au Brew.

Pendant ce temps, j’avais terminé un dessin sur lequel je travaillais depuis quelques jours, puis j’étais allé la chercher pour dîner. Pour finir, nous nous étions rendus au ponton pour nous détendre.

Nous étions restés étendus là un moment, à discuter, quand sa diction s’était faite plus lente à mesure qu’elle s’endormait.

— Grey, chuchotai-je, et mon sourire s’élargit quand elle marmonna dans son sommeil. Bébé, il est temps de rentrer à la maison.

Elle entrouvrit un œil et le referma, tout en se blottissant plus étroitement contre moi.

— Pas encore, souffla-t-elle.

— La journée a été longue. Laisse-moi te ramener chez nous et te mettre au lit.

Ses sourcils se soulevèrent, mais elle n’ouvrit pas les yeux, tandis qu’elle murmurait quelque chose que je ne compris pas.

— Qu’est-ce que tu as dit ? demandai-je en riant.

— J’ai dit : pour y faire quoi ?

Posant ma bouche contre sa gorge, je remontai pour effleurer son oreille.

— Je vais te déshabiller lentement depuis la porte d’entrée jusqu’à l’étage, susurrai-je.

La sentant frissonner contre moi, je baissai les yeux et vis qu’elle avait les bras couverts de chair de poule. Je me positionnai alors entre ses jambes et repris un ton plus bas :

— Puis je te déposerai sur le lit et mémoriserai chaque parcelle de ton corps avec mes lèvres et mes mains…

Les doigts de Grey s’enfoncèrent dans mon dos, et ses lèvres s’entrouvrirent sur un doux soupir, mais elle ne dit rien.

— Je t’amènerai au bord de l’orgasme encore et encore, jusqu’à ce que tu cries de frustration.

Je plongeai les yeux dans son regard de miel sombre, où brûlait un désir évident.

— Ensuite, je vais passer le reste de la nuit en toi.

Un gémissement franchit ses lèvres, puis elle bredouilla mon nom.

— Ça te va, comme programme ?

Elle se contenta d’un hochement de tête, et je déposai un baiser au coin de sa bouche, avant de m’écarter pour me relever.

Lorsque je l’eus aidée à se mettre debout, je désignai la voiture d’un signe de tête et lui tendis la clé.

— Va m’attendre à l’intérieur pendant que je récupère la couverture.

Mon téléphone commença à sonner alors que j’étais en train de plier la couverture, et je répondis sans regarder l’écran. Mon esprit n’était empli que de Grey et de ce que nous réservait le reste de la nuit.

— Allô ?

— Vous êtes bien monsieur Easton ?

— Oui. En quoi puis-je…

— Monsieur Easton, je suis Janelle de ATD Security. Je vois que votre alarme anti-intrusion s’est déclenchée. Est-ce que quelqu’un aurait accidentellement…

— Quoi ? Non ! Nous ne sommes pas à la maison.

Je me ruai vers la voiture, et Grey en sortit dès qu’elle me vit.

— Voulez-vous que nous avertissions la police ? proposa Janelle.

— Evidemment.

— Qu’est-ce que…, lança Grey, l’air inquiet.

— Rentre dans la voiture, dis-je, tout en ouvrant le coffre pour y déposer la couverture.

Toujours en ligne avec l’employée de ATD Security, je me jetai ensuite derrière le volant et filai vers le loft, sans me soucier de la vitesse à laquelle je roulais, ni du regard choqué dont m’enveloppait Grey.

— Il vaudrait mieux que vous ne rentriez pas chez vous avant l’arrivée de la police. Je vais les prévenir que vous êtes en route.

— Merci.

— Puis-je faire autre chose pour vous, monsieur Easton ?

— Non, ce sera tout.

Dès que la communication fut terminée, je laissai tomber mon portable dans l’un des porte-gobelets et commençai à m’expliquer avant que Grey ait eu le temps de me demander ce qui se passait.

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