Envoûtée par la passion (Harlequin Azur)

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Envoûtée par la passion, Lucy Monroe

Persuadée d'être immunisée contre le coup de foudre, Amber sent pourtant toutes ses défenses s'effondrer devant Miguel Menendez, le richissime et séduisant homme d'affaires pour l'entreprise duquel elle tourne une publicité. D'autant plus que Miguel, dès le début, ne fait rien pour cacher l'attirance qu'il éprouve lui aussi pour elle... Très vite, Amber succombe à son désir et se donne à lui avec passion. Mais, même si elle a la certitude qu'elle n'aimera jamais que lui, elle sait qu'elle va devoir quitter tôt ou tard cet homme qui refuse tout engagement.

Publié le : samedi 1 novembre 2008
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280267465
Nombre de pages : 160
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1.
— Penche légèrement la tête à gauche. C’est ça… Bien, Amber.
Amber Taylor suivait docilement les indications du photographe. L’épaisse couche d’écran total dont elle s’était enduit tout le corps ne l’empêchait pas de brûler sous les rayons implacables du soleil espagnol. Mais pas question de se plaindre. C’était sa première publicité importante et son premier gros contrat international.
A vingt-quatre ans, elle arrivait à un moment clé de sa carrière de mannequin. Soit elle se hissait au sommet, soit elle tombait dans la médiocrité. A ses yeux, la deuxième éventualité n’était pas envisageable. Ayant débuté dans le métier dès l’adolescence, elle avait renoncé depuis toute jeune aux grasses matinées, au chocolat et aux sorties. Réussir était la seule option.
Heureusement, sa mère lui apportait un soutien sans faille. Veuve, Helen Taylor avait élevé Amber seule et s’était sacrifiée pour que sa fille unique puisse réaliser son rêve. Très attentive, elle l’aidait à persévérer dans ses efforts pour garder la ligne.
Amber suivait un régime depuis si longtemps qu’elle ne souffrait jamais de la faim. Helen surveillait de très près ses menus afin que son alimentation reste équilibrée. Par ailleurs, elle n’avait pas hésité à renoncer à se priver de certains plaisirs pour pouvoir engager un coach personnel pour sa fille. Tout ce dont celle-ci avait besoin pour entretenir son corps de mannequin, elle le lui avait offert.
Amber vouait une reconnaissance sans bornes à sa mère et elle avait l’intention de la remercier de son soutien en devenant top model.
— Parfait… Maintenant, brandis le portable en souriant comme si tu levais le poing en signe de victoire.
Amber s’exécuta en arborant le sourire que son agent qualifiait d’arme fatale.
Un petit sifflement admiratif retentit sur sa gauche et elle sentit un long frisson courir le long de son dos. Pourquoi avait-elle brusquement l’impression d’être caressée à distance par un simple regard ? C’était ridicule. S’efforçant d’ignorer cette sensation inouïe, elle adressa à l’objectif un sourire encore plus étincelant. Le sifflement se fit de nouveau entendre. Assourdi mais plus suggestif. A son grand dam, elle fut envahie par une chaleur vive qui n’avait rien à envier à celle du soleil. Que se passait-il ? Jamais elle n’avait ressenti un tel trouble.
Jamais…
— On va faire une pause.
Un léger accent catalan perçait dans la voix autoritaire qui venait de s’élever sur sa gauche.
Le photographe prit un dernier cliché, puis Amber posa le portable sur une table voisine avant de se pencher sur la chaise où elle avait laissé son peignoir de coton. Deux mains masculines aux longs doigts fins la devancèrent et le peignoir s’ouvrit devant elle.
Sans lever les yeux vers l’inconnu qui le lui tendait, elle se retourna pour y glisser les bras.
— Une peau aussi sublime doit être soigneusement protégée du soleil, carida.
Avec un sentiment d’irréalité, Amber laissa l’inconnu remonter le peignoir sur ses épaules. Que lui arrivait-il ? Avant même d’avoir vu le visage de cet homme, elle avait déjà l’impression de le connaître intimement. C’était insensé…
Et assez effrayant.
— Qui a eu la brillante idée d’organiser une séance de photos au moment le plus chaud de la journée ? lança l’inconnu à l’adresse du photographe.
— C’est l’heure idéale pour la lumière, señor Menendez, intervint le concepteur publicitaire.
Jamais elle n’avait entendu cet homme par ailleurs imbu de lui-même parler d’un ton aussi respectueux, constata Amber, impressionnée.
— Ce n’est pas une raison pour nous comporter comme des sauvages. Pourquoi la sieste a-t-elle été inventée, à votre avis ?
— Je suis désolé, señor Menendez. Si nous avions su que vous souhaitiez superviser la séance, nous l’aurions programmée à un autre moment.
Derrière Amber, l’inconnu eut un rire plein de chaleur.
— Ce n’est pas pour moi que je proteste.
Soudain, elle sentit des mains se poser sur ses épaules. Comme electrisée, elle resta figée un instant, puis elle dut faire appel à toute sa volonté pour s’écarter. Quand lui était-il arrivé d’avoir envie de s’abandonner aux mains d’un homme ? A sa connaissance, jamais…
Elle se retourna lentement vers celui qui la déstabilisait tant et dont elle connaissait à présent l’identité. Rapidement, elle récapitula ce qu’elle savait de Miguel Menendez.
Sa famille était à la tête de Menendez Internacional, la société de téléphones mobiles, dont la publicité pour laquelle elle avait été engagée vantait les produits. Même si son grand-père et son père jouaient toujours un rôle dans cette société familiale, les analystes financiers s’accordaient à dire que Miguel en était le dirigeant le plus novateur. C’était à lui que Menendez Internacional devait l’essor spectaculaire des cinq dernières années. Il avait notamment étendu son offre de téléphonie mobile à toute l’Europe puis à l’Asie, et effectué des investissements très fructueux dans des sociétés de haute technologie.
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