Et si c'était elle ? - Un dangereux partenaire

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Et si c’était elle ?, Beth Cornelison

Se pourrait-il que Grace, sa fille, soit toujours en vie ? Cette idée folle obsède Elise depuis que les Harrison, un couple qu’elle a rencontré dans un groupe de soutien psychologique et qui, comme elle, a perdu un bébé à la naissance, lui ont révélé soupçonner l’hôpital où Elise a accouché de se livrer à un trafic de bébés… Et si Grace est vivante, se pourrait-il qu’elle ne soit autre qu’Isabel, le bébé adopté par Jared Coleman, lequel fréquente lui aussi le groupe de soutien ? En effet, les deux fillettes sont nées le même jour, et se ressemblent étrangement… Mais comment aborder le sujet avec Jared ? Lui qui s’est jusque-là montré amical et prévenant envers elle risque de la prendre pour une folle et l’accuser de vouloir lui voler sa fille…

Un dangereux partenaire, Debra Webb

Envoyée au Mexique pour enquêter sur un criminel, Casey enrage de découvrir que Levi Stark, un autre agent américain, est chargé de la même mission qu’elle. A deux, ils vont forcément attirer l’attention et se faire repérer ! Mais Levi n’entend pas lui céder le terrain. Contre toute attente, cette détermination se révèle une chance pour Casey quand Levi la sauve d’une embuscade. Désormais rassurée par sa présence, elle se surprend aussi à se laisser séduire par le charme et le charisme de son rival…
Publié le : dimanche 1 juillet 2012
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280234818
Nombre de pages : 448
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Quatorze mois plus tard
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Elise entra d’un pas hésitant dans la salle commune du temple et jeta un regard circonspect au groupe de personnes présentes. L’arôme suave du café ottait dans l’air, conférant une atmosphère chaleureuse et accueillante à ce lieu où elle s’apprêtait à affronter une situation inconfortable — celle qui consistait à exprimer son chagrin devant des étrangers. Une femme assise sur l’une des chaises disposées en cercle l’aperçut et la héla. — Bonjour ! Etes-vous venue participer à la réunion du groupe de soutien ? Après avoir pris une profonde inspiration, Elise hocha la tête. La femme se leva et lui ît signe d’approcher. — Je vous en prie, joignez-vous à nous. Tandis qu’elle s’avançait, plusieurs hommes se levèrent, la saluant avec des sourires amicaux. La femme qui s’était adressée à elle la prit par la main. — Je m’appelle Joleen Causey. Je suis l’animatrice de ce groupe. Soyez la bienvenue. — Merci. Mon nom est Elise Norris. Elle ît à Joleen un sourire timide et prit place sur la chaise pliante en métal qu’elle lui indiquait. Tandis que les autres participants se présentaient, déversant sur elle une avalanche de noms qu’elle n’essaya même pas de retenir, elle
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passa en revue les visages des personnes qui l’entouraient. Plusieurs femmes âgées lui jetèrent des regards intrigués, deux messieurs aux cheveux poivre et sel la saluèrent d’un signe de tête, et un couple à peu près de son âge lui sourit faiblement. L’homme et la femme s’étreignaient les mains. Enîn, un homme aux cheveux de jais, qui devait avoir une trentaine d’années, se présenta avec un petit sourire forcé. — Jared Coleman. Ainsi que l’homme et la femme qui se tenaient la main comme si leur vie en dépendait, Jared Coleman se démar-quait des autres participants par le simple fait qu’il avait au bas mot vingt-cinq ans de moins que n’importe lequel des membres du groupe. Elise se demanda un instant qui il avait perdu, et comment il s’était retrouvé là. Elle avait pour sa part eu connaissance de cette thérapie par l’entremise d’un voisin qui fréquentait le temple înan-çant ces rencontres. Au cours des six derniers mois, elle avait effectué un travail sur elle-même pour trouver le courage d’intégrer le programme de ce groupe de soutien. Pour quelqu’un comme elle, qui s’était débrouillée seule la plus grande partie de sa vie, qui avait revendiqué très jeune son indépendance et s’était enorgueillie de son efî-cacité, de son intégrité et de son autosufîsance, chercher de l’aide avait le goût amer de la défaite. Or, au lendemain du premier anniversaire de la mort de Grace, elle avait pris conscience qu’elle continuait à traverser la vie dans les limbes douloureux du déni qui l’avaient enveloppée dès la toute première semaine. Tout en sachant qu’elle n’oublierait jamais l’enfant qu’elle avait perdue, elle n’ignorait pas qu’il lui fallait affronter la mort de Grace si elle voulait pouvoir aller de l’avant. — Ne vous sentez pas obligée de prendre la parole ce soir si vous préférez seulement écouter, la rassura Joleen. Mais si vous voulez évoquer ce qui vous a amenée ici aujourd’hui, ou quoi que ce soit d’autre que vous ayez sur
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le cœur, n’hésitez pas à vous exprimer. Nous sommes là pour vous écouter et vous soutenir, dans la mesure de nos moyens. Tout en remettant en place une îne mèche de cheveux blonds derrière son oreille, elle lui lança un sourire d’en-couragement. Elise hocha la tête. — Je suis venue ce soir parce que… Elle prit une profonde inspiration. — Cela vient de faire un an que ma îlle est décédée, juste après sa naissance. La jeune femme assise de l’autre côté du cercle, réprima un sanglot. Elise lui jeta un coup d’œil furtif et la vit échanger un regard attristé avec son époux. Malgré elle, elle éprouva une pointe d’envie. Au moins cette femme avait-elle quelqu’un avec qui partager son chagrin. Elle-même, au cours des derniers mois, s’était sentie plus seule que jamais. Elle serra les poings jusqu’à se faire entrer les ongles dans les paumes. — Je ne l’ai tenue entre mes bras que quelques minutes avant que… La gorge nouée, elle s’interrompit. — Bref, j’ai simplement tellement de mal… à vivre avec cela. — Bien sûr. De nombreuses personnes estiment que perdre un enfant est l’expérience de deuil la plus doulou-reuse qui soit. Mais vous n’êtes pas seule. Joleen ît un geste en direction des autres participants. — Nous sommes tous ici pour nous aider mutuellement. Elise se força à esquisser un sourire reconnaissant avant de baisser la tête. Depuis des mois, elle n’avait parlé de Gracie à personne, tout simplement parce que les paroles les plus anodines s’étranglaient dans sa gorge. De plus, dès l’instant où ses yeux s’embuaient, ses voisins et ses collègues du journal de Lagniappe, où elle était photographe, arboraient
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une expression afigée comme s’ils s’attendaient à la voir se répandre en plaintes larmoyantes et mettaient tout en œuvre pour prendre la tangente au plus vite. Savoir que son chagrin mettait les autres mal à l’aise l’irritait. Depuis quand la compassion pour quelqu’un qui avait perdu un être cher devait-elle être limitée dans le temps ? Mais puisque de toute manière parler de Gracie lui était difîcile, elle s’était rapidement résignée à éviter le sujet. Partager son sentiment à propos de Gracie et de l’injustice de son deuil serait-il plus facile au sein de ce groupe ? — Nous avons perdu notre bébé, nous aussi. Elise releva brusquement la tête et regarda l’homme assis en face d’elle, les mains nouées à celles de son épouse. Cette dernière avait les mâchoires crispées comme si elle luttait pour retenir ses larmes, mais elle soutint le regard d’Elise. — Cela fait maintenant six mois, et même si fréquenter ce groupe… Il esquissa un geste en direction des autres participants. — … nous a aidés, c’est toujours difîcile, très difîcile, pour nous de l’accepter. Aussi, bien que je ne prétende pas savoir ce que vous ressentez, parce que chacun vit sa peine différemment, nous savons au moins en partie ce que vous traversez. Son épouse se mordit la lèvre inférieure et acquiesça en silence. — Mon îls Sammy est mort il y a quinze ans, déclara une femme aux cheveux blancs assise près d’Elise. Et je pense encore à lui tous les jours. La douleur s’estompe avec le temps, mais l’amour d’une mère est éternel, ajouta-t-elle en lui tapotant la main. Luttant contre l’émotion qui la submergeait, Elise déglutit avec peine. Elle craignait, si elle laissait ses larmes se déverser à cet instant, d’être incapable de s’arrêter de pleurer.
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Avait-elle commis une erreur en venant ici ? Comment pourrait-elle supporter de revivre encore et encore l’hor-reur du jour funeste, ce sentiment de perte irréparable, en rejoignant ce groupe chaque semaine ? Lorsqu’elle scruta de nouveau les visages autour d’elle, son regarda rencontra celui de Jared Coleman. Ses yeux foncés étaient îxés sur elle, et une curieuse expression de culpabilité ou de gêne assombrissait ses traits. — Votre époux et vous avez-vous d’autres enfants ? s’enquit Joleen. Il fallut un moment à Elise pour se rendre compte que la question s’adressait à elle. — Oh ! Je… ne suis pas mariée. Et non, je n’ai pas d’autres enfants. Joleen lui adressa un regard compatissant. — Je vois. En effet, la perte d’un enfant peut mettre à mal un mariage. Malheureusement, une telle tragédie entraïne fréquemment un divorce. La jeune femme assise face à Elise hocha la tête. — Greg et moi, nous nous sommes promis d’exprimer sincèrement nos sentiments. Ce groupe fait partie de notre stratégie pour assurer la survie de notre couple. Elise secoua la tête. — Non, je veux dire que je n’ai jamais été mariée. Je… Elle s’interrompit en voyant l’une des femmes plus âgées hausser un sourcil réprobateur. Rien ne l’obligeait à expliquer à l’assemblée ses choix personnels. Une bouffée de colère, provoquée par l’attitude hautaine de cette femme, l’aida à ravaler ses larmes. Prenant une profonde inspiration pour se fortiîer, elle croisa les bras et se renfonça sur sa chaise. Puis, doutant du bien-fondé de sa présence à cette réunion, elle baissa les yeux. Joleen parut interpréter à juste titre son langage corporel comme le désir de ne pas s’étendre davantage sur le sujet et changea d’interlocuteur.
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— Jared, tout à l’heure vous avez mentionné avoir vécu une journée particulièrement difîcile la semaine dernière. Voulez-vous nous expliquer ce qui est arrivé ? Sans bouger, Elise transféra son attention du sol à Jared Coleman. Leurs regards se croisèrent brièvement avant qu’il ne s’éclaircisse la voix. L’air mal à l’aise, il haussa une épaule. — Eh bien, je… Il ît craquer les jointures de ses mains. Sa nervosité et sa réticence à s’exprimer intriguèrent Elise. En parti-culier quand elle prit conscience, aux regards coupables et furtifs qu’il lui lançait, que la difîculté qu’il éprouvait à communiquer avec le groupe trouvait son origine dans sa présence. Espérant alléger son embarras, elle prit alors soin de détourner les yeux. — Isabel a fait ses premiers pas mercredi dernier, înit-il par dire. Quelques-unes des femmes poussèrent des exclamations extasiées. Elise se mit à triturer les manches de sa veste. Ses premiers pas ? A l’évidence, Isabel était un bébé, et elle devait avoir aux alentours d’un an. L’âge qu’aurait eu Grace si elle avait vécu… Elle sentit son soufe se suspendre, et un nouvel accès de douleur la frappa, tel un coup de poing dans le ventre. Un coup bas. Les yeux rivés par terre, elle resta assise, très calme, mais elle sentit que Jared l’observait. — J’ai été très heureux de la voir se mettre à marcher, poursuivit-il, mais cela m’a aussi fait penser à tous les événements de sa vie auxquels Kelly n’assistera jamais. Les mêmes femmes manifestèrent leur compassion et partagèrent la tristesse de Jared à cette idée. Elise se livra à quelques conjectures silencieuses. Jared était venu seul. Il avait apparemment une îlle âgée d’un an. Cette absente nommée Kelly serait-elle son épouse ?
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Gardant pour lui ses sentiments, il ne disserta pas davan-tage sur la situation. Au cours du silence qui s’ensuivit, l’une des femmes âgées raconta combien son époux défunt lui manquait au moment des vacances et des fêtes familiales. Elise hasarda un coup d’œil sur le groupe et remarqua que l’attention de Jared était de nouveau îxée sur elle. Au lieu de détourner les yeux comme s’il l’avait surprise à se montrer indiscrète, elle soutint son regard. Au-delà du chagrin provoqué par ce qu’il venait d’évoquer, ce qu’elle vit dans ses yeux sombres ressemblait à de la sollicitude et, bizarrement, aussi à de la culpabilité. Une demi-heure plus tard, elle méditait encore sur l’ori-gine de cette expression singulière lorsque le groupe se leva pour prendre un rafraïchissement avant de se séparer. Les cookies disposés sur la table près de la sortie ne la tentaient guère, mais elle avait la bouche sèche et décida de boire une limonade avant de s’en aller. Son arrêt au buffet fournit à Joleen l’occasion de la rejoindre avant qu’elle ne s’échappe de cette réunion embarrassante. — Je suis si heureuse que vous soyez venue ce soir, dit-elle en lui posant la main sur le bras. J’espère que vous reviendrez. Avec la pratique, parler de ses expériences et de ses sentiments devient plus aisé, et bénéîcier du soutien de personnes qui comprennent ce que vous traversez apporte une aide inestimable. Comment quelqu’un pourrait-il vraiment savoir ce qu’elle ressentait ? se demanda Elise. Sa peine lui paraissait telle-ment personnelle. — Merci, répondit-elle en se forçant à sourire. Elle n’alla cependant pas jusqu’à dire qu’elle reviendrait ; elle n’en savait encore rien. Le peu qu’elle avait dévoilé ce soir-là avait été douloureux à partager. Désireuse de s’éclipser avant que l’un des autres membres du groupe ne l’entraïne dans une conversation qui la mettrait mal à l’aise, elle termina d’un trait sa limonade. Reposant son
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verre vide sur le plateau, elle se retourna pour partir… et faillit entrer en collision avec un homme au torse large et au regard mélancolique. Jared esquissa un sourire en coin. — Bonsoir. — Oh ! Oui… bonsoir. Le cœur d’Elise se mit à palpiter. Il était beaucoup plus grand qu’elle ne l’avait imaginé et, maintenant qu’il était près d’elle, elle perçut les efuves envoûtants d’une eau de toilette au santal. Il frotta les paumes de ses mains sur son jean avant de les fourrer dans ses poches. Un instant plus tard, un cliquetis indiqua à Elise qu’il jouait nerveusement avec ses clés. — Je suis désolé si je t’ai mise mal à l’aise ou si j’ai ravivé ton chagrin ce soir. Elise l’observa, perplexe. Elle n’aurait su dire ce qu’elle s’attendait à entendre de sa part, mais des excuses ne îgu-raient pas parmi les éventualités. — Pardon ? — En parlant de ma îlle. Il eut une moue contrite. — Quand les Harrison ont rejoint le groupe… D’un mouvement de la tête, il lui désigna le jeune couple resté assis et engagé dans une discussion avec une vieille dame. — … Kim était bouleversée chaque fois que je parlais d’Isabel. Je pensais donc que peut-être, puisque tu as perdu ton bébé… m’entendre évoquer ma îlle te serait particu-lièrement pénible. Le regret s’afîcha sur son visage soudain fermé. — Si tel est le cas, je m’en excuse. Pendant un moment, Elise le îxa sans pouvoir prononcer une parole. Elle se sentait touchée par sa sensibilité à son chagrin, sa prévenance, mais elle était aussi… contrariée. — Je… Eh bien…
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Elle secoua la tête, incrédule. — Merci, mais… je ne m’attends pas à ce que tu te censures pour me protéger. Bien entendu, cela fait mal d’entendre parler des enfants des autres et de penser à ce qui aurait pu être, mais… ce n’est pas ton problème. Il haussa les épaules, et fronça les sourcils. — Peut-être, mais je détesterais l’idée que tu puisses décider de ne pas revenir parce que je t’aurais bouleversée avec mes récits à propos d’Isabel. Perdre mon épouse a déjà été assez difîcile. Je n’imagine même pas combien cela aurait été terrible de perdre Isabel, combien ce doit être difîcile pour toi et pour les Harrison. L’afiction lui déchirant le cœur, Elise murmura : — Cela a été l’enfer. Sortant une main de sa poche, Jared ît un geste appuyant son propos. — Et je ne veux pas que ça empire à cause de moi. Tâchant de réprimer le déferlement d’émotions qui lui nouaient la gorge, elle hocha la tête. — J’apprécie ta sollicitude. Mais ce serait terriblement égoste de ma part de t’empêcher de parler de ta îlle si cela t’aide à mieux faire le deuil de ton épouse. Jared releva le menton et pencha la tête sur le côté comme si cette remarque l’avait pris au dépourvu. Avant qu’il ait pu répondre, Elise reprit la parole. — Par ailleurs, j’en ai plutôt assez que tout le monde évite de parler de bébés en ma présence, et en particulier de Gracie, ma îlle. Comme si le fait de prétendre qu’elle n’a jamais existé serait plus facile pour moi, alors qu’en réalité les gens cherchent avant tout à ne pas se trouver embarrassés… Soudain consciente de l’amertume dans sa voix, elle se mordit la lèvre. Elle n’avait pas eu l’intention de se montrer désagréable avec lui. Il n’était pas responsable de
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la frustration que lui causait l’attitude de ses collègues et ses voisins. Au lieu de s’offenser, il lui sourit et renchérit. — Exactement. Je vis la même chose avec mes amis au sujet de ma femme. Comme si évoquer son épouse était soudain devenu tabou. Je déteste ça. Sa réponse surprit Elise. Elle eut la sensation qu’une douceur bienfaisante l’envahissait, faisant se relâcher un peu la pression qui lui comprimait les poumons. Quand, pour la dernière fois, une personne avait-elle vraiment compris les émotions complexes qu’avait générées la mort de Grace ? Ce lien, si ténu soit-il, qui la reliait à Jared la ît se sentir un peu moins seule. — Ton épouse doit être décédée récemment, si Isabel n’a qu’un an. Il acquiesça. — Cela fait neuf mois. Isabel était âgée de cinq mois quand Kelly a été tuée par un chauffard ivre. Une bouffée d’indignation submergea Elise. — Un chauffard ivre ! C’est déjà assez triste de perdre un proche à la suite d’une maladie ou d’un accident, mais lorsque la négligence d’une autre personne est en cause… c’est… Elle secoua la tête, cherchant le mot juste pour exprimer sa consternation. — En effet. Il eut un sourire amer conîrmant qu’il la rejoignait dans l’indicible. Elise en conçut une profonde empathie et sentit le lien entre eux se renforcer. Le chagrin de cet homme avait une origine différente, mais les épreuves auxquelles ils étaient confrontés étaient semblables. — Je suis désolée, murmura-t-elle, consciente de la banalité de ces mots. Combien de fois lui avait-on dit être désolé de la perte qu’elle avait subie ? Assez pour que cette platitude lui
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