Exquise revanche (Harlequin Azur)

De
Publié par

Exquise revanche, Emma Darcy

Barbara est consternée. Comment Sue, son amie avec laquelle elle a créé une société dans l'événementiel, peut-elle avoir accepté de signer un tel contrat ? Par sa faute, là voilà maintenant obligée de chanter en tenue sexy à l'anniversaire de Nick Armstrong. Une situation qui la terrifie. Car Nick est l'homme dont, à seize ans, elle est tombée folle amoureuse... Une première expérience sentimentale qui s'est soldée par une cuisante humiliation, Nick lui ayant clairement fait comprendre, à l'époque, qu'il préférait les femmes plus âgées et bien plus sophistiquées qu'elle. Ne risque-t-il pas de reconnaître, dans la jeune femme qu'elle est devenue, l'adolescente naïve et innocente qu'il n'a pas hésité à rejeter ?

Publié le : vendredi 1 mai 2009
Lecture(s) : 61
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280271998
Nombre de pages : 160
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat
1.

Comme tous les lundis matin, les employés de Multi-Media Promotions détaillaient avec excitation le récit de leur week-end avant de se mettre au travail.

Nick Armstrong, pour sa part, n’adressa que des salutations distraites à ses subordonnés tandis qu’il se dirigeait vers son bureau. Leon Webster, son associé, le talonnait.

Sitôt la porte refermée derrière eux, Nick laissa libre cours à sa frustration. Après tout, si quelqu’un pouvait le comprendre, c’était bien Leon.

— Tu ne devineras jamais ce que Tanya m’a dit samedi soir quand je lui ai annoncé que je devais annuler notre soirée ensemble.

— Quelque chose de particulièrement désagréable, je parie ? hasarda Leon, un scintillement moqueur dans le regard.

Nick se rappela que Leon sortait lui-même d’une rupture difficile.

— Elle a dit que ce dont j’avais besoin, c’était d’une potiche qui se moquerait parfaitement d’être oubliée sur son étagère et que je pourrais exhiber à ma guise.

— Ah, le rêve… Mais une telle femme n’existe pas.

— Attends, ce n’est pas tout. Elle a ajouté qu’à défaut de potiche, une fée ferait l’affaire, si tant est qu’elle ait le pouvoir de me donner, d’un coup de baguette magique, l’énergie sexuelle qui m’a fait défaut ces derniers temps.

— Là, c’est un coup bas.

— Leon, je ne plaisante pas. Et nous allons avoir une discussion sérieuse, toi et moi.

L’intéressé haussa les sourcils d’un air narquois.

— Concernant les femmes ?

— Non. Concernant les affaires.

Contournant son bureau, Nick se laissa tomber dans son fauteuil et fit signe à son ami de l’imiter.

— Assieds-toi. Et efface ce sourire idiot de ton visage. Je te dis que c’est sérieux.

Leon soupira mais, voyant la mine de Nick, s’efforça d’arborer un visage plus grave. Son ami et associé était un génie créatif, souvent irritable, porté à l’excès. D’un tempérament plus tempéré, il jouait quant à lui le rôle du bouffon qui détendait l’atmosphère par une plaisanterie bien placée. Mais il sentait que le moment était mal choisi pour cela.

A bien des égards, les deux hommes étaient l’opposé l’un de l’autre. Physiquement, pour commencer : Nick était grand, brun, avait des yeux d’un bleu intense et une virilité presque agressive. Malgré cela, Leon n’avait jamais senti que son impressionnant associé lui faisait de l’ombre. Même s’il était de taille moyenne et doté d’un teint plus clair, il était lui-même un beau parleur-né et n’avait jamais eu de problèmes avec les femmes.

Nick et lui formaient une équipe de choc — le créatif et le commercial — et Leon n’était pas près d’autoriser quiconque à la mettre en péril. De plus, il était essentiel pour lui de veiller à ce que Nick fût heureux. La productivité de son ami en dépendait.

— Parlons affaires ! enchaîna Nick, tapant sur son bureau du plat de la main. Tu sais que je suis submergé de travail, Leon. Le site internet est en pleine expansion. J’ai besoin de deux graphistes pour me décharger.

— Deux salariés en plus, ça veut dire moins de profits.

— Au contraire. Ça veut dire plus de travail mieux fait, donc plus de clients, donc plus de profits.

— Touché.

— De toute façon, ce n’est pas d’argent qu’il s’agit. Je veux avoir une vie privée.

Leon, à ces mots, ne put s’empêcher de lever les yeux au ciel.

— Tout ça parce que Tanya t’a fait une petite crise ce week-end ? Tu ne lui appartiens pas, Nick. Et crois-en mon expérience…

Deux yeux d’un bleu électrique le transpercèrent, lui imposant le silence.

— Leon, tu es mon ami et mon associé. Nous pouvons dire que nous avons réussi, dans la vie. Mais écoute-moi bien : je ne veux plus de cette pression permanente.

Leon leva aussitôt les mains en signe d’apaisement.

— D’accord, d’accord… Tant que c’est ta décision et pas celle de Tanya… Mais pardonne mon incrédulité : tu as toujours dit que si nous travaillions comme des chiens jusqu’à l’âge de trente ans…

— J’aurai trente ans la semaine prochaine. Et nous avons chacun empoché cinq millions de dollars l’année dernière.

— Et nous sommes bien partis pour empocher le double cette année…

— Justement ! Tu ne vois pas que nous en payons le prix ? D’abord, tu as perdu Liz…

— Voilà que tu recommences. Tu mêles les femmes à tout ça.

— Bon sang, Leon, je veux avoir une vie en dehors du travail, même si ce n’est pas ton cas ! Je vais avoir trente ans et j’ai assez donné de ma personne. Je veux du personnel supplémentaire.

— C’est bon, soupira son ami. Je vais te trouver quelqu’un.

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.