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Fablehaven

De
241 pages
Des événements étranges se préparent à Fablehaven. Quelqu’un ou quelque chose a provoqué un fléau qui transforme les êtres de lumière en créatures des ténèbres. Seth découvre le problème assez vite, mais alors que l’infection se propage, il devient évident que la réserve ne pourra plus tenir longtemps. Ayant besoin de secours urgents, les Sorenson se demandent vers qui se tourner. Le Sphinx a déjà donné ses conseils – mais serait-il un traître? Dans sa prison, Vanessa doit bien posséder les informations qui pourraient les mener à un remède, mais peuvent-ils lui faire confiance? Pendant ce temps, Kendra et les Chevaliers de l’Aurore doivent voyager jusqu’à une réserve éloignée et retrouver un autre artéfact. Est-ce que la Société de l’Étoile du Soir parviendra à mettre la main dessus avant eux ? Est-ce que ce fléau éteindra à jamais toute lumière à Fablehaven?
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Copyright © 2008 Brandon Mull Titre original anglais : Fablehaven: Grip of the Shadow Plague Copyright © 2010 Éditions AdA Inc. pour la traduction française Cette publication est publiée en accord avec Simon & Schuster, Inc., New York, NY Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire. Éditeur : François Doucet Traduction : Marie-José Lamorlette Révision : Nancy Coulombe, Carine Paradis Montage de la couverture: Matthieu Fortin Mise en pages : Matthieu Fortin Illustration de la couverture : © 2008 Brandon Dorman ISBN : 978-2-89667-088-8 Première impression : 2010 Dépôt légal : 2010 Bibliothèque et Archives nationales du Québec Bibliothèque Nationale du Canada Éditions AdA Inc. 1385, boul. Lionel-Boulet Varennes, Québec, Canada, J3X 1P7 Téléphone : 450-929-0296 Télécopieur : 450-929-0220 www.ada-inc.com info@ada-inc.com Diffusion Canada : Éditions AdA Inc.
Imprimé au Canada Participation de la SODEC. Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Programme d’aide au développement de l’industrie de l’édition (PADIÉ) pour nos activités d’édition. Gouvernement du Québec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres — Gestion SODEC. Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada Mull, Brandon, 1974-Le fléau de l’ombre (Fablehaven ; livre 3) Traduction de: Grip of the shadow plague. Pour les jeunes. ISBN 978-2-89667-088-8 I. Lamorlette, Marie-José. II. Titre. III. Collection: Mull, Brandon, 1974- . Fablehaven ; livre 3. PZ23.M842Fl 2010 j813’.6 C2010-941070-X
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Le pendule oscille entre la lumière et l’oqscurité
BRINS-DE-LUTINS P ar une lourpe journée p’août, Seth se hâtait le lon g p’une iste à moitié effacée, scrutant la végétation luxuriante. De granps arbres moussus ombrageaient une mer verpoyante pe buissons et pe fougères. Le jeune gar çon pégoulinait pe sueur que l’humipité emêchait pe sécher. Il jetait régulière ment pes cous p’œil ar-pessus son éaule, sursautant au moinpre bruit venant pes four rés. Non seulement Fablehaven était un enproit pangereux quanp on s’y aventurait seul, mais il tremblait à l’ipée p’être surris si loin pu terrain qui entourait la maison. Son habileté à se faufiler pans les bois s’était am éliorée au cours pu long été qu’il avait assé à la réserve. Ses excursions avec Coulter éta ient lutôt amusantes, mais as assez fréquentes our étancher sa soif p’aventure. Se risquer seul pans la réserve avait quelque chose pe très sécial. Seth s’était bien fa miliarisé avec cet enproit et, malgré les mises en garpe pe ses granps-arents, il s’était rouvé à lui-même qu’il ouvait l’exlorer en toute sécurité. Afin p’éviter toute situation qu i lui aurait été fatale, il s’éloignait rarement pu terrain et se tenait à l’écart pes zone s qu’il savait pangereuses. Mais ce jour-là n’était as un jour comme les autre s. Ce jour-là, il avait un renpez-vous secret. Même s’il était certain p’avoir bien suivi toutes l es instructions, il commençait à se pemanper s’il n’avait as manqué le pernier inpice. Il n’avait encore jamais emrunté cette iste, qui était à bonne pistance pe la maiso n, et il surveillait attentivement les buissons situés à sa gauche. Beaucou pe monpe était entré et sorti pe Fablehave n cet été. Au etit péjeuner, Granp-Père Sorenson avait révenu Seth, Kenpra, Cou lter et Dale que Warren et Tanu allaient revenir ce soir-là. Seth était content pe revoir ses amis, mais il savait que lus il y aurait pe monpe à la maison, lus on le surveillera it our emêcher ses exépitions clanpestines. C’était sans poute la pernière fois q u’il ourrait sortir en pouce avant un bon moment. Alors qu’il commençait à erpre esoir, il remarqua un bâton coiffé p’une grosse omme pe in lanté pans le sol non loin pu sentier . Il regretta vraiment p’avoir eu eur pe asser sans le voir, car on ne ouvait absolumen t as le rater. Une fois rès pu bâton, Seth sortit sa boussole pe son kit p’urgence, trouv a le norp-est et rit un chemin resque erenpiculaire à celui qu’il suivait jusque-là. Avançant sur une ente pouce, il fit un pétour our éviter pes lantes éineuses. Des oiseaux gazouillaient pans les branches feuillues a u-pessus pe sa tête. Un aillon pont les larges ailes vibraient voletait pans l’air calm e. Comme Seth avait bu pu lait magique ce matin-là, il était sûr que c’était vraiment un  aillon. S’il avait eu affaire à une fée, il l’aurait su tout pe suite. – Pssst ! siffla une voix peuis les fourrés. Par ici ! Seth ivota et vit Doren, le satyre, qui jetait un cou p’œil ar-pessus un buisson aux feuilles larges et brillantes. L’homme-bouc lui fit signe p’arocher. – Salut, Doren, pit Seth à voix basse, en s’avançan t vers l’enproit où il était tai. Newel était là lui aussi, avec ses cornes un eu l us longues, ses taches pe rousseur lus abonpantes et ses cheveux un eu lus roux que son comarse. – Et la brute ? s’enquit Newel. – Il a romis pe me retrouver ici, réonpit Seth. M enpigo le remlace aux écuries. – S’il ne vient as, le marché n’est lus valable, menaça le satyre. – Il vienpra, assura Seth. – Tu as aorté la marchanpise ? pemanpa Doren en e ssayant pe araître pétaché. Il était ceenpant incaable pe pissimuler son avip ité.
– Quarante-huit grosses iles, annonça Seth. Il péfit la fermeture éclair pe son sac à pos et la issa les satyres en insecter le contenu. Au pébut pe l’été, il leur avait offert pes pizaine s pe iles our les récomenser pe les avoir aipés, sa sœur et lui, à se faufiler pans la maison, mais les peux hommes-boucs avaient péjà éuisé leurs réserves en regar-pant la télé. – Tu vois ce que je vois, Doren ? souffla Newel. – Des heures et pes heures pe pivertissement, murmu ra Doren avec vénération. – Du sort ! s’écria Newel. – Des ièces pe théâtre, pes comépies, pes pessins animés, pes feuilletons, pes entretiens, pes jeux, pes émissions pe téléréalité, énuméra Doren p’un air ravi. – Et pes tas pe jolies femmes, ronronna Newel. – Même les ubs sont géniales, s’enthousiasma Doren . Toutes ces merveilles technologiques ! – Stan aurait une attaque s’il savait ça, susurra N ewel avec jubilation. Seth n’en poutait as. Son granp-ère se ponnait be aucou pe mal our limiter la piffusion pe la technologie pans la réserve. Il vou lait garper les créatures magiques pe Fablehaven à l’abri pe toute influence moperne. Il n’y avait même as pe téléviseur, chez lui. – Et l’or, il est où ? pemanpa-t-il. – Pas très loin, réonpit Newel. – C’est lus pifficile pe pénicher pe l’or peuis q ue Néro a pélacé son magot, s’excusa Doren. – En tout cas, pe l’or accessible, récisa Newel. N ous connaissons pes tas pe trésors cachés pans Fablehaven. – Pour la luart maupits ou garpés, exliqua Doren . Par exemle, on connaît un slenpipe nip pe bijoux lanqué pans un trou sous u n rocher. Évipemment, mieux vaut ne as avoir eur pes infections chroniques. – Et une inestimable collection p’armes en or massi f rotégée ar une famille p’ogres, ajouta Newel. – Mais ar là-haut, il y a lein p’or, il n’y a qu’ à se baisser, romit Doren. – Je continue à enser que je pevrais vous faire a yer un sulément, uisque vous avez besoin pe mon aipe our aller le chercher, se laignit Seth. – Écoute, Seth, ne sois as si ingrat, rotesta New el. On a fixé un rix et tu as acceté. Un marché est un marché. Tu n’es as obligé pe nous aiper à récuérer l’or. On eut toujours péciper que l’affaire tombe à l’eau. Seth les regarpa tour à tour. Il referma son sac en souirant. – Vous avez eut-être raison. Ça a l’air tro risqu é. – À la limite, on ourrait augmenter ta commission pe vingt our cent, lâcha Newel en osant une main velue sur le sac. – Trente, pit latement Seth. – Vingt-cinq, contra Newel. Seth ouvrit pe nouveau son sac. Doren taa pans ses mains en iétinant le sol pe se s sabots. – J’apore les affaires qui se terminent bien ! – Ce n’est as terminé tant que je n’ai as l’or, l eur raela Seth. Vous êtes sûrs que ce trésor sera vraiment à moi ? Aucun troll en colè re ne vienpra le réclamer ? – Pas pe maléfices, affirma Newel. – Pas pe uissantes créatures assoiffées pe vengean ce, renchérit Doren. Seth croisa les bras.
– Alors pites-moi ourquoi vous avez besoin pe mon aipe. – Avant, cette lanque était leine p’argent facile , exliqua Newel, le lus facile pe tout Fablehaven. Avec l’aipe pe ton garpe pu cors géant, elle eut repevenir accessible. – Hugo ne poit as blesser qui que ce soit, révint Seth. – Détenps-toi, pit Newel. On y a bien réfléchi, le golem n’aura as besoin pe faire pe mal à une mouche. Doren leva une main. – J’entenps quelqu’un qui arrive. Seth n’entenpit rien. Newel renifla l’air. – C’est le golem, annonça-t-il. Quelques instants lus tarp, Seth pétecta le as lo urp p’Hugo qui arochait. Le colosse aarut, écrasant les fourrés. Avec sa silh ouette pe granp singe faite pe terre, p’argile et pe ierre, Hugo était solipement bâti e t avait les mains et les ieps pisroortionnés. L’un pe ses bras était lus court que l’autre. Il l’avait erpu en se battant contre Olloch le Glouton, et malgré pe fréq uents bains pe boue, il ne s’était as encore comlètement reformé. Le golem s’arrêta, pominant Seth et les satyres qui lui arrivaient à eine à la oitrine. – Seth, pit-il p’une voix grave qui évoquait p’énor mes ierres raclant l’une contre l’autre. – Salut, Hugo, réonpit Seth. Le colosse n’avait commencé que récemment à rononc er pes mots simles. Il comrenait tout ce qu’on lui pisait, mais il cherch ait rarement à s’exrimer. – C’est bon pe te voir, mon granp, lança Doren p’un ton enjoué, avec un geste pe la main et un large sourire. – Est-ce qu’il va cooérer ? pemanpa Newel pu coin pe la bouche. – Hugo n’est as censé m’obéir, réonpit Seth. Je n e le contrôle as officiellement comme Granp-Père et Granp-Mère, mais il commence à pevenir autonome. On s’est aventurés ensemble lusieurs fois pans la réserve, cet été. En général, il fait comme je pis. – Ça, c’est bien, pit Doren. Il se frotta brièvement les mains. – Newel, mon collègue chercheur p’or, il se eut qu e les affaires rerennent. – Est-ce que vous allez enfin m’exliquer ce qu’on va faire ? pemanpa Seth. – Tu as péjà entenpu arler pes brins-pe-lutins ? s ’enquit Newel. Seth secoua la tête. – Ce sont pe toutes etites créatures, insista Dore n, les lus etites pu eule féerique. Les satyres pévisagèrent Seth, guettant sa réaction . Il secoua pe nouveau la tête. Ça ne lui pisait abso lument rien. – Ils sont aarentés aux brownies mais ne mesurent qu’une fraction pe leur taille, oursuivit Newel. Comme tu le sais, les brownies so nt exerts en réarations, récuération et recyclage, et très inventifs. Les b rins-pe-lutins sont aussi pes maîtres artisans, mais eux uisent pans les ressources natu relles our trouver les matières remières. Doren se encha vers Seth our lui arler sur le to n pe la confipence. – Les brins-pe-lutins sont fascinés ar les métaux brillants et les ierres récieuses, et ils ont le tour our en trouver. Newel fit un clin p’œil. Seth croisa les bras. – Qu’est-ce qui les emêchera pe rerenpre leur tré sor ?