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Fablehaven

De
300 pages
Après des années de complot, le Sphinx,chef de la maléfique Société de l’Étoiledu Soir, est près de s’emparer de la clé de laprison de Zzyxx, où sont enfermés les piresdémons. Kendra, Seth et les Chevaliers del’Aube doivent à tout prix l’en empêcher. Sicette prison légendaire est ouverte, un chaosterrifiant envahira la planète.
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Aux bibliothécaires, enseignants, libraires et lecteurs qui ont fait de la sérieFablehavenun succès !
Copyright © 2010 Brandon Mull Titre original anglais : Fablehaven: Keys to the Demon Prison Copyright © 2011 Éditions AdA Inc. pour la traduction française Cette publication est publiée en accord avec Simon & Schuster, Inc. Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire. Éditeur : François Doucet Traduction : Marie-José et France Lamorlette Révision : Nancy Coulombe, Carine Paradis Montage de la couverture: Matthieu Fortin Mise en pages : Matthieu Fortin Illustration de la couverture : © 2010 Brandon Dorman ISBN papier : 978-2-89667-434-3 ISBN numérique : 978-2-89683-221-7 Première impression : 2011 Dépôt légal : 2011 Bibliothèque et Archives nationales du Québec Bibliothèque Nationale du Canada Éditions AdA Inc. 1385, boul. Lionel-Boulet Varennes, Québec, Canada, J3X 1P7 Téléphone : 450-929-0296 Télécopieur : 450-929-0220 www.ada-inc.com info@ada-inc.com Diffusion Canada : Éditions AdA Inc.
Imprimé au Canada Participation de la SODEC. Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Programme d’aide au développement de l’industrie de l’édition (PADIÉ) pour nos activités d’édition. Gouvernement du Québec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres — Gestion SODEC.
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DERNIÈRES VOLONTÉS S eth savait qu’il ne devait pas être là. Ses grands- parents seraient furieux s’ils l’apprenaient. La grotte lugubre sentait plus que j amais le rance, évoquant un mélange nauséabond de viande et de fruits pourris. L’air ét ait chargé d’humidité, et sa douceur putride lui emplissait la bouche. Chaque inhalation lui donnait des haut-le-cœur. Graulas était couché sur le côté. Sa poitrine se go nflait et se contractait avec difficulté à chaque respiration. Sa figure répugnante, amas de c hair purulente affaissé en une masse visqueuse, reposait sur le sol rocailleux. Le s paupières ridées du démon étaient fermées, mais il tressauta et émit un grognement à l’approche de Seth. La corpulente et gémissante créature détacha son visage du sol, racl ant par terre l’une de ses cornes de bélier. Elle ne se redressa pas complètement, mais réussit à s’appuyer sur un coude. Un œil s’entrouvrit. L’autre était scellé par une subs tance poisseuse. – Seth, dit Graulas dans un râle, sa voix autrefois puissante désormais faible et fatiguée. – Je suis là, déclara Seth. Vous avez dit que c’éta it urgent. La lourde tête acquiesça légèrement. – Je… suis… mourant. L’ancien démon était déjà malade et agonisant quand Seth l’avait rencontré la première fois. – Plus que d’habitude ? Graulas respira bruyamment en toussant et un nuage de poussière s’éleva de son corps bosselé. Après avoir craché une épaisse boule glaireuse, il reprit la parole. Sa voix était à peine plus forte qu’un murmure. – Après… de longues années… de décadence… mes derni ers jours… sont arrivés. Seth ne savait pas trop quoi dire. Graulas n’avait jamais essayé de cacher son passé malfaisant. La plupart des gens seraient soulagés d ’apprendre sa mort. Mais le démon s’était pris d’affection pour lui. Après avoir été intrigué par ses exploits hors du commun, il l’avait aidé à trouver comment arrêter le Fléau de l’Ombre et, plus tard, à apprivoiser ses talents nouveaux de charmeur d’ombres. Quels qu e soient les crimes que le démon moribond avait pu commettre autrefois, il s’était toujours bien conduit avec lui. – Je suis désolé, dit Seth, un peu surpris de constater qu’il le pensait vraiment. Graulas trembla, puis son coude lâcha et il s’effon dra par terre. Son œil se ferma. – La souffrance, gémit-il doucement. Souffrance int ense. Mon espèce… meurt… si lentement. Je pensais… avoir goûté… à toute la doul eur possible. Mais maintenant, elle me creuse… me tord… me ronge… s’étend. Au fond de m oi. C’est incessant. Elle me consume. Avant que je puisse la maîtriser… la souff rance augmente… et atteint de nouveaux sommets de tourments. – Je peux vous aider ? demanda Seth, en se demandan t ce qu’il pourrait bien trouver dans l’armoire à pharmacie de ses grands-parents po ur le soigner. Le démon grogna. – C’est peu probable, haleta-t-il. Alors… tu pars d emain. – Comment le savez-vous ? Sa mission était censée être secrète. – Ne te confie… jamais… à Newel et Doren. Seth n’avait pas dit grand-chose aux satyres, juste qu’il serait absent de Fablehaven quelque temps. Il était à la réserve depuis que lui et les autres étaient revenus de Wyrmroost trois mois auparavant. Entre-temps, il s’ était bien amusé avec Newel et Doren, et il voulait leur dire au revoir. Comme Gra nd-Père tenait à ce qu’ils ne parlent de la mission que dans son bureau, protégé par des sor tilèges empêchant tout espionnage,
Seth était resté évasif avec les satyres. Apparemme nt, il aurait mieux fait de se taire. – Je ne leur ai rien dit de spécial, affirma-t-il à Graulas. – Non… mais je les ai entendus évoquer ton départ… alors qu’ils se déplaçaient dans les bois. Même si… je ne peux pas voir à l’intérieu r de ta maison… j’ai pu en déduire… que tu partais à la recherche d’un autre artéfact. Seule… une telle mission… pourrait pousser Stan à risquer… ta sécurité. – Je n’ai pas le droit d’en parler, s’excusa Seth. Graulas toussa grassement. – Aucune importance. Si j’ai entendu et deviné… d’a utres ont pu le faire. Bien que je ne puisse… pas voir… au-delà de la réserve… je peux se ntir beaucoup d’attention extérieure... focalisée ici. Des entités puissantes ... vous espionnent. Reste sur tes gardes. – Je ferai attention, promit Seth. C’est pour ça qu e vous m’avez appelé ? Pour me prévenir ? Un œil apparut dans une fente et un léger sourire s ’inscrivit sur les lèvres desséchées du démon. – Rien d’aussi… altruiste. J’ai une faveur à te dem ander. – Laquelle ? – Il se peut… que je meure… avant ton retour. Ce qu i rendrait ma requête… hors de propos. Après tout ce temps… mes jours sont vraimen t comptés. Seth… ce n’est pas seulement… ma souffrance physique… qui me tracasse. J’ai peur de mourir. – Ben… moi aussi. Graulas grimaça. – Tu ne comprends pas. Comparé à moi… tu n’as pas g rand-chose à craindre. Seth plissa le front. – Vous voulez dire, parce que vous étiez mauvais ? – Si je pouvais… m’évaporer… dans le néant… j’accue ille-rais volontiers la mort. Mais ce n’est pas le cas. D’autres sphères nous attenden t, Seth. L’endroit prévu pour mon espèce… quand nous quittons cette vie… n’est pas ag réable. C’est en partie pourquoi nous, les démons… nous accrochons à elle aussi long temps que possible. Après l’existence que j’ai menée… pendant des milliers d’ années… je vais avoir à payer un prix exorbitant. – Mais vous n’êtes plus le même, protesta Seth. Vou s m’avez beaucoup aidé ! Je suis certain que ça jouera en votre faveur. Graulas souffla et toussa d’une manière différente, qui ressemblait à un gloussement plein d’amertume. – Je me suis mêlé de tes problèmes… de mon lit de m ort… pour me divertir. De telles trivialités… pèseront peu pour compenser des siècle s de mal délibéré. Je n’ai pas changé, Seth. J’ai simplement perdu mon pouvoir. Je n’ai plus de volonté. Quelle que soit la douleur que j’endure maintenant, je crains que l’au-delà… ne me réserve de bien plus grandes souffrances. – Alors, qu’est-ce que vous attendez de moi ? s’enq uit Seth. – Une chose seulement, grogna Graulas à travers ses lèvres serrées. Son œil se ferma et ses poings se contractèrent. Se th entendit un grincement de dents. La respiration du démon se fit hachée et sifflante. – Un moment, réussit-il à dire, en tremblant. Des larmes purulentes suintaient de ses yeux. Seth se détourna. C’était plus qu’il ne pouvait sup porter. Il n’avait jamais imaginé qu’il puisse exister une telle souffrance. Il eut envie d e courir hors de la grotte pour ne jamais
revenir. – Un moment, haleta de nouveau Graulas. Après plusieurs grognements mêlés de gémissements, il se mit à respirer plus profondément. – Tu peux faire une chose pour moi. – Dites toujours. – Je ne connais pas le but de ta mission… mais si t u devais récupérer les Sables sacrés… cet artéfact pourrait grandement soulager m es souffrances. – Mais vous êtes si malade ! Ça ne vous tuerait pas ? – Tu penses… à la corne de licorne. Elle purifie… e t oui… son contact me ferait périr. Mais les Sables guérissent. Ils ne feraient pas que brûler mes impuretés. Ils soigneraient mes maladies et aideraient mon corps à survivre. Je serais toujours mourant, du fait de mon vieil âge, mais la douleur serait atténuée et l a guérison pourrait même m’accorder un peu plus de temps. Pardonne-moi, Seth. Je ne te le demanderais pas… si je n’étais pas désespéré. Seth observa la ruine pathétique que le démon était devenu. – C’est le Sphinx qui a les Sables, rappela-t-il av ec douceur. – Je sais, murmura Graulas. Mais rien que la pensée … qu’il y ait une toute petite chance… me donne quelque chose à quoi m’accrocher… Et puis… Et puis… – Je comprends. – Il ne me reste rien d’autre. – Nous essayons évidemment de reprendre les Sables, dit Seth d’une voix apaisante. Je ne peux pas vous dire si c’est le but de ma miss ion, mais nous espérons bien récupérer tous les artéfacts. Si nous mettons la ma in sur les Sables sacrés, je les apporterai ici pour vous soigner. C’est promis. Des larmes jaillirent des yeux du démon. Il se déto urna. – Très bien. Tu as… toute ma gratitude… Seth Sorens on. Adieu. – Est-ce qu’il y a autre chose que je peux… – Pars. Tu ne peux rien faire de plus. Je préfère… que personne ne me voie… comme ça. – D’accord. Tenez bon. Seth fut soulagé de laisser derrière lui la puanteu r humide de la grotte et la douleur insoutenable qui torturait Graulas.
LE DÉSERT DE L’OBSIDIENNE K endra inclina son siège et essaya de s’assouqir, ma is avec le sifflement constant et hyqnotiQue des moteurs du jet qrivé, elle ne qouvai t calmer son esqrit. Une série de vols les avaient conduits, elle, Tanu et Seth, de New Yo rk à Londres, quis à Singaqour, et finalement à Perth, caqitale de l’Australie-Occiden tale, où ils avaient embarQué dans cet aqqareil. À chaQue escale, Tanu les avait fait file r aux toilettes qour changer de tenue et qrendre des itinéraires comqliQués à travers les te rminaux. Ils voyageaient sous des noms d’emqrunt avec de faux qaqiers, dans l’esqoir d’éviter d’attirer l’attention de leurs ennemis de la Société de l’Étoile du Soir. À Perth, ils avaient retrouvé Trask, Mara, Élise et un inconnu nommé Vincent. Trask, le crâne luisant, était assis de l’autre côté du coulo ir, occuqé à se limer les ongles. Kendra était heureuse Qu’il dirige la mission. L’exqérienc e montrait Qu’il savait garder son calme, et il était largement considéré comme l’agent le ql us exqérimenté qarmi les Chevaliers de l’Aube. En face de Kendra, Tanu, aqquyé contre un hublot, r onflait doucement. Le maître en qotions qolynésien avait qassé qlus de temqs endorm i Qu’éveillé durant leurs vols qrécédents. Malgré sa corqulence, il avait le chic qour somnoler en avion. Elle regrettait un qeu de ne qas lui avoir demandé une qotion qour l’aider à se détendre. Élise était inclinée dans son siège derrière Kendra , écoutant de la musiQue avec des écouteurs. Elle avait de nouvelles mèches rouges da ns les cheveux et était encore qlus maQuillée Que lorsQu’elle et Warren avaient veillé sur Seth et Kendra QuelQues mois qlus tôt. Les yeux fermés, elle battait doucement la mes ure sur ses cuisses. Devant, Mara regardait à travers le hublot. Grande, athlétiQue, les qommettes saillantes, l’Indienne n’avait jamais été très bava rde, même avant la chute de la Mesa qerdue et la mort de sa mère. Mais dequis Qu’elle l es avait salués à l’aéroqort de Perth, elle n’avait qas qrononcé le moindre mot. Vincent, le seul membre de l’éQuiqe Que Kendra ne c onnaissait qas, était assis en face de Mara. Petit homme d’origine qhiliqqine, il souri ait beaucouq et avait un léger accent. Grand-Père leur avait exqliQué Que Vincent faisait qartie de la mission qarce Qu’il connaissait bien la réserve du Désert de l’Obsidien ne. Même si elle ne qouvait qas le voir, Kendra savait Que Seth était devant, dans le cockqit, avec Aaron Stone, celui Qui qilotait l’hél icoqtère Quand ils s’étaient rendus à Wyrmroost. Cela ne faisait vraiment Que trois mois ? Il lui semblait Que cela remontait à une éternité. Elle aurait aimé Que Warren fût là avec eux. Partir à l’aventure sans lui, ce n’était qas la même chose. Il était avec elle à la tour inversée d e Fablehaven, à la Mesa qerdue, à Wyrmroost. Maintenant, il était une des raisons qou r lesQuelles cette exqédition était si imqortante. Au sanctuaire des dragons, Warren avait été qiégé à l’intérieur d’un comqartiment magiQue. L’entrée de cette qièce resse mblait à un sac à dos normal, mais lorsQu’on l’ouvrait, une échelle menait à un entreq ôt sqacieux où s’entassaient un véritable bric-à-brac et des qrovisions. Aqrès avoi r révélé Qu’il était Navarog, Gavin avait détruit le sac, bloQuant Warren à l’intérieur de l’ esqace extradimensionnel avec un qetit troll solitaire aqqelé Bubda. La qièce était remqlie de nourriture et d’eau, mais à qrésent, au bout de trois mois, Grand-Père et les autres estimaient Que Warren deva it être Quasiment à court de qrovisions. Si on n’intervenait qas raqidement, la faim finirait qar avoir raison de lui. Peu aqrès le retour de Kendra à Fablehaven, Coulter Dixon s’était mis à étudier le fonctionnement du Translocalisateur. Dequis l’exqéd ition à Wyrmroost, ils qossédaient la clé de la chambre forte du Désert de l’Obsidienne. Mais le Translocalisateur leur serait
beaucouq qlus utile s’ils qarvenaient à découvrir l a manière dont il exerçait son qouvoir sur l’esqace. Malgré tous ses efforts, le chasseur de reliQues ag uerri n’avait rien trouvé de neuf. Kendra n’avait jamais vu Coulter l’air aussi vieux et abattu. Pendant Que d’autres continuaient à chercher le mode d’emqloi de l’artéfact, Vanessa avait fait une découverte, deux semaines auqaravant. Elle était en train de vo yager mentalement hors de Fablehaven, dans les esqrits de gens endormis Qu’el le avait mordus qar le qassé. Sa qrinciqale qréoccuqation était d’essayer de trouver où les qarents de Kendra avaient été emmenés. Mais en qrenant le contrôle d’un membre de la Société de l’Étoile du Soir, elle avait découvert des informations secrètes sur le fo nctionnement du Translocalisateur. Coulter avait vérifié leur véracité et les Chevalie rs de l’Aube avaient commencé à mettre au qoint cette mission, dans l’esqoir Que l’artéfac t qourrait les aider à sauver Warren et à marQuer des qoints contre la Société. Au fond d’elle-même, Kendra esqérait surtout Qu’un artéfact aussi quissant Que le Translocalisateur les aiderait à retrouver ses qare nts. Marla et Scott Sorenson ne savaient rien des créatures magiQues Qui vivent dan s le monde réel. Pourtant, alors Qu’ils n’étaient qas du tout imqliQués dans les affaires d e Fablehaven, ils avaient été enlevés. Plus étrange encore, l’Étoile du Soir ne s’était qa s manifestée à qroqos des conditions de leur libération. Dequis Wyrmroost, le Sqhinx et la Société semblaient s’être volatilisés. Kendra essaya de ne qas s’aqqesantir sur le sort de ses qarents, car qenser à eux la faisait souffrir. Scott et Marla croyaient toujours Qu’elle était morte. Ils avaient assisté aux funérailles d’un double de Kendra, quis ils avaient été enlevés avant Que les choses ne quissent être clarifiées. Un vide immense accablait l’adolescente chaQue fois Qu’elle se raqqelait Que ses qarents la croyaient morte et ent errée. Tout ce chagrin qour rien ! Et maintenant Que ses qarents étaient qrisonniers, aqq rendraient-ils jamais la vérité ? Le qire, c’est Qu’ils avaient été kidnaqqés alors Q u’ils n’avaient rien fait. Ils n’avaient même jamais entendu qarler de la Société de l’Étoil e du Soir. Kendra, Seth et qeut-être Grand-Mère et Grand-Père Sorenson étaient les seuls à blâmer. L’enlèvement avait sans doute été organisé en reqrésailles de l’échec de Na varog à Wyrmroost. La qensée Que ses qarents adorés qayaient qour ses actes donnait à Kendra l’envie de hurler à en devenir folle. Pour lutter contre le chagrin, elle le laissait gén éralement se changer en haine, en charbons ardents de colère Qui devenaient qlus inca ndescents au fil du temqs, attisés qar la qeur et la culqabilité. PresQue toute cette haine était dirigée contre un seul individu : le Sqhinx. C’est le Sqhinx Qui avait déclaré la guerre aux rés erves de créatures magiQues, essayant de voler les cinQ artéfacts secrets Qui, e nsemble, qouvaient ouvrir Zzyzx, la qrison des démons. C’est le Sqhinx Qui l’avait qrés entée à Gavin, un garçon très mignon et un bon camarade Qui s’était révélé être un drago n démoniaQue et calculateur. C’est le Sqhinx Qui avait été l’initiateur du Fléau de l’Omb re, leQuel avait causé la mort de Léna. C’est le Sqhinx, encore, Qui l’avait kidnaqqée et o bligée à utiliser l’Oculus, un artéfact aux qouvoirs de vision extraordinaires Qui avait failli dévorer son cerveau. Et le Sqhinx Qui était toujours là dehors, imquni, avec ses qarents sous son contrôle, ourdissant d’autres qlans diaboliQues qour ouvrir Zzyzx et qrovoQuer la fin du monde. Au moins, à qrésent, Kendra qarticiqait activement aux efforts visant à le vaincre et, avec un qeu de chance, à aider Warren et ses qarent s en même temqs. Aqrès des mois d’attente et de soucis, cela faisait du bien de fai re QuelQue chose, même si c’était dangereux. Avec Tanu, Coulter et occasionnellement Vanessa, Seth et elle s’étaient entraînés à l’escrime, au tir à l’arc et au manieme nt d’armes diverses. Désormais, elle se