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Fallait pas me chercher ! - 3

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70 pages
Elle est jeune, belle, riche et ne se laisse pas marcher sur les pieds. Son seul problème, c’est lui : aussi sexy qu’insupportable...
Une série à deux voix… irrésistible !





***





« – La prochaine fois que tu veux semer quelqu’un, évite de le faire dans une voiture rouge décapotable.


– Parce que tu te trouves discret dans ton hummer kaki déglingué ? Je t’ai vu arriver à trois kilomètres ! mens-je pour retrouver la face.


– Fugueuse, passe encore. Mais menteuse… murmure-t-il de sa voix profonde.


– J’ai du travail, riposté-je en lui ouvrant la porte de mon bureau. Pas la peine que je te raccompagne ?


– Je connais le chemin, sourit-il.


– Bonne fin de journée, dis-je en lui rendant le mien, ironique.


– Une dernière chose, souffle-t-il sur le seuil de la porte, son regard planté dans le mien. Ça peut éventuellement me faire marrer de te courir après. Mais c’était la dernière fois. Mon job, c’est de veiller sur toi. Y compris dans l’ascenseur et les couloirs de cette putain de tour. Y compris dans les rues bondées de Los Angeles. Et surtout, y compris si tu ne le veux pas. Je vais te coller aux basques, Valentine Laine-Cox, alors ne te fatigue pas à me compliquer la tâche. Tu te lasseras avant moi. Et rappelle-toi : ce n’est pas un jeu, je suis payé pour ça... »





***





J’ai 24 ans, un père tyrannique et un empire babylonien à gérer. Ma fortune colossale et mon physique de rêve font de moi le meilleur parti de Los Angeles. Je souris, on se pâme. J’ordonne, on m’obéit. J’aurais pu m’appeler Mike, John ou William, mais mes chromosomes en ont décidé autrement. Je m’appelle donc Valentine Laine, je suis une femme qui doit s’imposer dans un monde de requins, et rien ni personne ne me résiste.


Au moins jusqu’à l’arrivée fracassante de Nils Eriksen, qui m’a sauvé la vie tout en y mettant un souk improbable. Sans cesse, nos destins s’entrechoquent, s’entremêlent, s’entrelacent, et nos corps ne demandent qu’à les imiter…





***





Sous la plume d’Emma Green, retrouvez les personnages cultes des séries Déshabillez-moi et Étreinte de June Moore, pour deux fois plus de plaisir !





Fallait pas me chercher ! Volume 3 sur 9.
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Extrait
Valentine

Pourquoi est-ce que j’ai l’impression que Nils Eriksen et mon père se regardent en chien de faïence ? Il y a quelques minutes, le premier m’a « rendue » au second, après un nouvel enlèvement orchestré par les deux pires kidnappeurs au monde. Il y a quelques secondes encore, j’étais en train de pousser un énorme coup de gueule sur le thème « Je suis ta fille mais certainement pas ta chose, je n’appartiens à personne et encore moins à l’empire Cox. » Mais maintenant que le silence est revenu dans l’immense salon de la villa de Santa Monica, ces deux-là ne se quittent pas des yeux. Et ma mère les fixe l’un après l’autre, muette et absorbée, comme si elle assistait à un match de tennis invisible. La dernière fois que j’ai vérifié, le seul lien qui unissait Darren et Nils était celui d’employeur à employé. Alors pourquoi ont-ils l’air de débattre sans avoir besoin de se parler ? D’où sort cette soudaine complicité ? Et pourquoi j’ai l’étrange sentiment qu’ils se disputent la primeur de m’annoncer quelque chose ? Ou plutôt de ne pas le faire ?


– Bon, qu’est-ce qu’il se passe entre vous deux ? demandé-je finalement.
– J’allais t’en parler… se lance Darren, hésitant.
– Si vous êtes tombés amoureux, dites-le. Ce ne sera pas la première fois que tu mélanges le boulot et le reste, ironisé-je en direction de mon père.
– Valentine… soupire-t-il comme s’il ne trouvait pas ça drôle.
– Commencer par le prénom, c’est très mauvais signe. C’est toujours comme ça que démarrent les histoires qui finissent par « ton chien est mort » ou « papa et maman divorcent ».


J’essaie de faire de l’humour, autant pour détendre l’atmosphère que pour mon pauvre système nerveux. Le Viking esquisse un sourire (au moins, mes plaisanteries marchent sur lui). Puis il recule d’un pas souple, très précisément dosé pour pouvoir poser une demi-fesse sur l’accoudoir du canapé blanc. Apparemment, il s’installe. Tout comme mon mauvais pressentiment.

– Je refuse que tu puisses être à nouveau victime d’une quelconque agression… annonce enfin mon père.

Tiens, son cœur se serait-il remis soudain à battre pour quelqu’un d’autre que lui ?

– … ou de quoi que ce soit qui puisse compromettre l’avenir du groupe… continue-t-il sur le même ton.

Ah pardon, j’ai failli croire que Darren Cox était un être humain.

– … J’ai donc embauché Mr Eriksen à plein-temps…

Mon paternel se soucierait-il tout à coup de la santé de ma vie sexuelle ?


– … pour être ton garde du corps attitré.

QUOI ?!

– C’est hors de question. Je n’en ai pas besoin ! protesté-je aussitôt.
– Ce n’est ni une suggestion ni une proposition, Valentine.
– Tu remets ma vie entre les mains de quelqu’un et je n’ai pas mon mot à dire ?! m’emporté-je.
– Je sollicite ton avis sur de nombreux sujets, comme tu le sais, mais celui-ci n’en fait pas partie. Tu travailles avec moi depuis plusieurs années déjà, tu devrais savoir que je…
– On ne parle pas de toi, le coupé-je subitement, mais de moi, pour une fois ! Et on n’est pas en réunion, là, mais dans la vraie vie. Ma vie.
– J’aurais bien aimé être mise au courant, ose ma mère. C’est aussi ma fille.
– Ma décision est prise. Je ne reviendrai pas dessus, déclare-t-il froidement en nous dévisageant l’une après l’autre.
– Et moi je ne laisserai pas ce Neandertal me suivre partout où j’irai, ratatiner le moindre mec qui s’approchera de moi et m’empêcher d’avoir ne serait-ce qu’une once de vie privée ! sifflé-je sans oser regarder Nils.
– Tu finiras par t’y habituer. La discussion est close.

Un haussement d’épaules plus tard, Darren considère qu’il a réglé cette affaire et quitte les lieux sans plus de formalités. Sa fuite et sa lâcheté me font pousser un long grognement de frustration dans lequel doivent se trouver une dizaine de gros mots à peine dissimulés.

– Va te reposer, ma douce, chuchote ma mère, apparemment encore plus épuisée que moi.


Puis elle vient m’embrasser sur le front et quitte à son tour le salon à pas feutrés. Je reporte aussitôt mon regard sur Nils, toujours étonnamment stoïque. Mais j’ai quand même l’impression de lire de la désapprobation dans son regard ténébreux. Est-ce qu’il a du mal avec l’ambiance générale qui règne chez les Laine-Cox ? Ou juste avec ma façon (légèrement ingrate) de le surnommer ?

– Désolée pour « Neandertal », m’excusé-je, un peu gênée.
– Neandertal, Cro-Magnon, Barbare... Je commence à avoir l’habitude, me répond-il sur un ton mi-amusé mi-indifférent.