Fiancés sur ordre du roi

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Angleterre, 1528. A la Saint Jean, Brandon Canvendish et lady Katherine Fitzhugh, fiancés malgré eux, devront se rencontrer. Ainsi en a décidé le roi, et sa décision n’est pas contestable. Pour les intéressés, c’est un véritable couperet qui s’abat. Désespéré, le premier s'épanche auprès de son meilleur ami, John : comment pourrait-il être un bon époux, lui qui a toujours été le pire des débauchés ? Quant à la seconde, elle confie à Miranda, sa cousine, combien il lui en coûte de renoncer à sa liberté après une première union désastreuse. Mais, le premier choc passé, un plan astucieux germe dans l’esprit de Brandon : il se présentra au rendez vous… en se faisant passer pour John ! Un plan savamment orchestré, à un détail près : il ignore que Katherine, elle aussi, a échangé sa place avec Miranda…
Publié le : lundi 1 octobre 2012
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EAN13 : 9782280255127
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Chapitre 1
Hampton Court, Angleterre, mai 1530
— Ma… mariage ? Sir Brandon Cavendish, gentihomme de a chambre du roi, prononça e mot terribe avec un hoquet, comme s’i venait de recevoir un coup dans ’estomac. Puis i abaissa sa raquette, bien qu’i fût en train de gagner e set, et aissa sans réagir a bae de son adversaire ui efleurer ’oreie. Ravi de ce moment d’inattention, son vis-à-vis, qui n’était autre qu’Henri, huitième du nom et roi d’Angeterre, poussa un véritabe rugissement de satisfaction : — J’ai marqué, Cavendish, et vous voià enîn en mauvaise posture ! L’intéressé se contenta de hausser ses arges épaues. — Pas encore, Sire, rectiîa-t-i, même si vous tentez de me désarçonner avec vos paisanteries ! Pût au cie qu’i ne s’agït en effet que d’une mauvaise farce ! pria-t-i mentaement. Que autre motif aurait pu pousser e roi à aborder un sujet aussi désagréabe par cette bee journée de printemps ? Pour toute réponse, Henri émit un rire tonitruant qui se répercuta entre es murs de bois de a sae de jeu de paume de Hampton Court. — J’ai bien ’intention en effet de vous battre ! précisa-t-i enîn. Attention, second service ! Sur cet avertissement, i se pencha en arrière et ança vers
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sa victime une nouvee bae. Brandon réussit à a renvoyer, mais sans sa puissance habituee. Ses pensées étaient déci-dément aieurs ! Que mauvais tour e roi s’apprêtait-i à ui jouer ? se demanda-t-i avec appréhension. Henri sembait en effet d’une bonne humeur inquiétante, bien qu’i fût mené par deux sets à zéro ! Incapabe de trouver pour ’instant une réponse satisfai-sante à ses questions, e gentihomme essuya du revers de sa manche a transpiration qui perait à son front, puis passa une main dans ses cheveux bonds.
— J’ai gagné, Sire, s’écria-t-i, bien que vous m’ayez pris un point d’une façon pus que contestabe ! Après avoir tendu sa raquette à un vaet, e roi se dirigea vers a gaerie atérae, où un page attendait es joueurs avec un pichet de vin frais et des gobeets en argent. Puis i ança d’un ton goguenard : — Aons donc, Cavendish ! La vérité, c’est que vous grossissez en prenant de ’âge, ce qui nuit à votre soupesse. Brandon vouut répiquer, mais se mordit a angue à temps. Inutie de faire remarquer au roi qu’i était ui-même pus âgé, et surtout pus corpuent que son adversaire ! I faait savoir exactement où s’arrêter orsqu’on s’adressait à Henri. I avait beau en effet jouer es sportifs francs et débonnaires, i cachait sous cette joviaité apparente un caractère vaniteux et emporté. Après tout, un jeu perdu n’avait aucune importance et mieux vaait ne pas risquer sa vie pour si peu ! Résigné, Cavendish vida son verre d’un trait, sans réussir à dissoudre e goût amer que e mot « mariage » ui aissait toujours dans a bouche. I savait parfaitement qu’i n’avait pas ’étoffe d’un bon époux et n’avait jamais éprouvé pour une femme un intérêt qui durât pus d’une quinzaine ! — I n’est pas très oya de se moquer d’un homme qui
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joue sérieusement ! murmura-t-i après s’être essuyé es èvres du revers de a main. — Mais j’étais très sérieux, Cavendish, assura Henri, dont es yeux pétièrent. Brandon respira profondément dans ’espoir de recouvrer son came et remarqua d’un ton posé : — Si vous me parez de mariage, Sire, j’ai bien peur que ce ne soit en vain. I ne me faudrait même pas un mois pour être fatigué de mon épouse, si je m’avisais d’en prendre une ! Henri pinça a bouche sous ses moustaches rousses. — C’est votre opinion, répiqua-t-i, mais votre père, ui, est fatigué de vous voir céibataire ! Irrité, Brandon poussa magré ui un grognement de dépit. Où diabe Sa Majesté vouait-ee en venir ? — La semaine dernière, reprit e roi, sir Thomas m’a envoyé une ongue ettre aîn de requérir mon aide dans une importante affaire de famie. I s’interrompit un instant pour faire signe au page de eur verser un second verre, et continua : — I sembe que vous soyez resté sourd à toutes ses suppications, chaque fois qu’i a abordé avec vous a question de votre avenir ! Brandon ît un geste de protestation. Une pensée très peu îiae venait de ui traverser ’esprit. I était décidément as des bonnes intentions de son cher père. Le brave vieiard ne pouvait-i enîn e aisser tranquie ? — Mon avenir, c’est de vous servir, Sire, afîrma-t-i en choisissant ses mots avec soin. — Certes, et vous continuerez à e faire… mais pas à a cour ! rétorqua Henri en frappant vigoureusement e dos de son compagnon. Surpris par cette bourrade, Brandon eut e pus grand ma à ne pas répandre e contenu de son verre sur es souiers du roi !
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— Ne parons pus de mariage, je vous en prie ! impora-t-i. Puis-je savoir ce que mon père vous a demandé ? — Mais c’est précisément à e sujet de sa ettre ! Ce brave comte de Thornbury en a assez d’attendre en vain que son îs aïné veuie bien fonder un foyer. Aussi s’est-i adressé à moi. Le roi fronça es sourcis et son regard s’assombrit. — Sans doute a-t-i pensé que j’étais particuièrement à même de e comprendre, acheva-t-i. Le désir d’avoir un héritier ne m’est certes pas étranger ! Cette rélexion provoqua un sience de mort chez es courtisans qui se tenaient dans a gaerie, et Brandon ui-même resta coi. Tout e monde savait que e roi avait un désir frénétique d’engendrer un îs pour assurer sa succession. Ce besoin, jusque-à insatisfait, ’avait amené à exier son épouse, a sainte mais stérie reine Catherine, dans un manoir isoé des Midands. Avide d’occuper a pace vacante, ady Anne Boeyn, îe du vicomte Rochford, n’avait eu aucun ma à séduire Henri. I ui avait sufî d’afîrmer qu’ee donnerait une peine maisonnée d’enfants à ’homme qui ’épouserait ! Quoi qu’i en fût, ce sujet tenait fortement au cœur du roi, qui ne demandait pas mieux que de aisser s’exprimer cette obsession. Brandon regrettait seuement que cea se fït à ses dépens ! — Le choix d’une femme ne peut s’effectuer à a égère ! murmura-t-i sans oser affronter e regard du roi. I joua un instant avec sa raquette et ajouta d’un ton qu’i vouait désinvote : — Surtout quand i reste tant de sets à jouer ! Le roi se dérida brusquement. — C’est vrai, concéda-t-i. Votre dernière partie, Cavendish, a été putôt rapide ! La ueur moqueuse qui briait dans es yeux de son interocuteur inquiéta Brandon. — Parons-nous toujours de jeu de paume, Sire ? inter-rogea-t-i d’un ton éger.
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Les spectateurs qui se tenaient dans a gaerie se penchèrent sans vergogne pour entendre a réponse du roi. I y avait à queques dames que Brandon avait ouvertement courtisées ces dernières années, et ees ne dissimuaient pas eur intérêt pour a conversation. Quant à ady Anne Boeyn et à sa dame de compagnie, ady Oivia Bardoph, ees sourirent fran-chement, ravies de voir Cavendish en si mauvaise posture. — Aons, vous m’avez compris ! ît e roi d’une voix toni-truante. Je pare évidemment du jeu du mariage ! I y a assez ongtemps que vous êtes un adepte des « parties rapides »… Le roi s’interrompit pour jeter un regard sur a compagnie féminine, qui suivait ’échange dans un charmant dépoiement d’étoffes coorées et de bijoux scintiants. — … au grand désespoir de vos amies ! compéta-t-i. Aussi ai-je décidé de vous trouver moi-même a pere rare. Un chuchotement s’éeva des gradins, et Brandon bêmit d’une rage impuissante. — Une femme pour moi ? se récria-t-i. Aons, Sire, vous avez déjà tant d’affaires importantes ! L’indiscrète demande de mon père risque de vous faire perdre votre précieux temps. — Laissez à vos craintes, Cavendish. Tout est déjà régé ! — Vous avez arrangé une union ? questionna Brandon, abasourdi. Le rire d’Henri fusa de nouveau, couvrant es chuchote-ments de ses courtisans. — Oui, assura-t-i, avec une charmante dame qui possède un grand domaine dans e Sussex ! I s’agit de ady Katherine Fitzhugh, de Bodiam Caste. Vous ’épouserez pour a Saint-Jean, car te est mon bon paisir. Les bans ont été pubiés ce matin par ’archevêque de Canterbury. Vous partirez dès que possibe dans e Sussex pour faire a cour à votre îancée ! Brandon faiit s’étranger. Se marier à une femme inconnue dans moins d’un mois, et renoncer pour ee à sa iberté ? C’était tout bonnement impossibe ! Aussi, pourquoi son
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père avait-i décidé qu’i ui faait un autre héritier ? Assez d’enfants trottinaient déjà dans a demeure famiiae de Wof Ha, et Brandon ne voyait aucune raison de prendre femme à son tour. I avait déjà bien assez de responsabiités fami-iaes ! Bee, sa îe naturee, ui mènerait une vie d’enfer s’i faisait entrer une épouse à a maison ! Et que dire de Francis Bardoph, son petit page ? Brandon jeta un rapide regard à a mère du jeune garçon, ady Oivia Bardoph, qui se tenait avec es autres dames dans a gaerie. Bien que Francis ne soupçonnât pas encore qui était son vrai père, i ressembait de pus en pus à un Cavendish, et sa îiation n’était un secret pour personne. Comment ’heureux père aait-i s’y prendre pour présenter à sa îancée ces deux enfants de ’amour ? — Eh bien, cria e roi en se tournant vers sa cour, regardez un peu ord Cavendish ! I a ’air d’un poisson pris dans une nasse ! Et i ajouta à ’adresse de Brandon : — Vous avez peut-être remporté queques sets, bourreau des cœurs, mais j’ai be et bien gagné e match !
— Seigneur, qu’ai-je fait pour mériter ce triste sort ? Désemparée, ady Katherine Fitzhugh se aissa tomber sur ’un des bancs de pierre qui bordaient a roseraie de Bodiam Caste. Ee s’éventait avec un parchemin cacheté à a cire rouge, qui portait gravées es armes du roi. Miranda Paige, a cousine et dame de compagnie de Kat, abandonna aussitôt son panier de jardinière sur une pate-bande. — Que se passe-t-i, ma chérie ? interrogea-t-ee avec soicitude. Avez-vous reçu de mauvaises nouvees de a cour ? Que fait votre chenapan de neveu ? Ainsi questionnée, Kat poussa un profond soupir et ne put bredouier qu’un seu mot :
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— Mariage ! — Fenton s’est marié sans votre permission ? s’écria Miranda, qui prit son mouchoir et en éventa e visage de sa cousine. — Non, non ! C’est pire que cea, tenta d’expiquer Katherine, qui avait ’impression d’étouffer dans sa coerette banche. Ee reut a missive royae, dans ’espoir qu’ee avait peut-être ma compris e message. Héas ! i n’en était rien ! — Dieu me vienne en aide ! murmura-t-ee. Je suis vraiment anéantie ! Décidément très inquiète, Miranda cessa d’agiter son mouchoir, au grand souagement de sa cousine. — Vouez-vous que j’appee Montjoy ? proposa a jeune îe. I vous soutiendra jusqu’à votre chambre et vous pourrez vous coucher. A moins que vous ne préfériez prendre un cordia ! Je peux demander à Sondra de… Coupant a paroe à sa compagne, Kat s’écria : — Demandez putôt que a foudre détruise Hampton Court ! C’est tout ce qui peut me sauver désormais. Interoquée, Miranda saisit a main de sa cousine. — Mais enîn, interrogea-t-ee, qui va se marier ? Est-ce donc moi ? Kat vit brier une ueur d’espoir dans es yeux de a jeune femme, et magré sa détresse ee eut un faibe sourire. Pauvre Miranda ! songea-t-ee. Bien qu’ee eût dépassé ’âge fati-dique de vingt-cinq ans, ee était toujours aussi romantique et rêvait sans désemparer du grand amour, comme si es deux mariages maheureux de sa cousine n’auraient pas dû ui servir d’exempe ! — Vais-je enîn avoir un mari ? insista Miranda. — Je e voudrais bien, ma chérie. Héas ! c’est de moi qu’i s’agit, et e roi m’envoie un ordre forme… — Pour ’épouser ? interrompit a jeune îe, consternée. Mais i est déjà marié depuis vingt ans à a bonne reine Catherine, et on dit qu’i a une maïtresse !
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— Non, i ne s’agit pas de ui. I veut que je convoe avec un godeureau de a cour, nommé… Kat hésita et consuta de nouveau a ettre avant de pour-suivre : — … sir Brandon Cavendish, e îs aïné du comte de Thornbury. Mais peu importe de qui i est question ! Depuis que e Seigneur m’a fait a grâce de rappeer Fitzhugh à Lui, j’espérais… — Dieu ait son âme, coupa Miranda en entendant e nom du défunt. — Economisez votre saive, ma mie. Si a justice divine n’est pas un simpe mot, cet homme rôtit en ce moment même dans e feu de ’enfer. Effrayée, Miranda ît un rapide signe de croix et s’excama : — Oh ! Kat, cea porte maheur de dire du ma des morts ! Vite, faites une prière ! — Vous a direz à ma pace, ma chérie. Fitzhugh a sufî-samment entendu es miennes orsqu’i était en vie… et n’en a jamais tenu compte. Aussi n’en gaspierai-je pas une de pus pour son saut ! Ee agita a ettre du roi et soupira d’un air pensif : — Ces deux années ont été pour moi un te repos ! Après avoir survécu à deux maris comme es miens, j’espérais passer e reste de ma vie à m’occuper tranquiement de Bodiam. Je ne veux pas me ier de nouveau à un homme ! — Peut-être ceui-ci sera-t-i différent, suggéra Miranda. — Impossibe ! D’aieurs, je suis fatiguée des maris. — En ce cas, écrivez au roi, et tâchez de e faire changer d’avis ! Kat eut un rire sans joie. — Vous ne e connaissez pas ! se récria-t-ee. C’est ’homme e pus obstiné du monde et i est incapabe d’en démordre. Non, je suis be et bien perdue, croyez-moi ! Miranda saisit e parchemin que Kat avait aissé tomber sur e banc et souigna d’un doigt e nom du prétendant.
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— Si seuement vous pouviez me e donner ! murmura-t-ee pensivement. J’aimerais teement tenter ma chance ! — Vous n’êtes pas réaiste ! assura Kat. Le mariage est un paradis pour ’homme, et un enfer pour a femme. Tout ce que ces messieurs recherchent, c’est une ménagère pour s’occuper de eur maison, et une mère qui mette eurs enfants au monde ! Ee s’interrompit un instant avec une moue dououreuse, car i ui était impossibe d’oubier que ses deux précédentes unions étaient restées stéries. — Notre roi ne pense qu’au mariage, reprit-ee au bout d’un instant. I ferait mieux, en ’occurrence, de gérer ses propres affaires. Qu’i épouse a Boeyn et me aisse proîter de mon veuvage ! — Chut ! ît Miranda, qui jeta par-dessus son épaue un regard inquiet. Ne parez pas ainsi du roi, ma chérie. I est risqué de ui manquer de respect, même ici ! Kat poussa un soupir. — Vous avez raison, reconnut-ee. Mais que faire ? — Quand votre prétendant doit-i venir ? — Le roi a écrit sa ettre i y a huit jours, et i précise que ce Cavendish doit partir incessamment. Seigneur Dieu, i pourrait être à Bodiam aujourd’hui même ! Trop agitée pour rester immobie, Kat se eva et se mit à arpenter ’aée. Ee devait absoument trouver un moyen d’échapper à ce mariage, si ee ne vouait pas voir son bonheur fondre comme neige au soei ! Tout putôt que de vivre de nouveau une reation formee et sans amour… — Peut-être s’est-i perdu en route, suggéra sa cousine avec une moue maicieuse. — Je n’ai pas e cœur à rire, Miranda ! L’idéa, ce serait que je puisse observer un peu mon prétendu îancé. J’aurais vite fait de savoir à quoi m’en tenir sur son caractère ! Incapabe de répondre à cette suggestion, Miranda reprit machinaement sa tâche, qui consistait à débarrasser une
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pate-bande de ses mauvaises herbes. Tout en travaiant, ee se mit à chantonner sur ’air d’une comptine pour enfants : — Un Cavendish part à a chasse, ireirea, mais comme i n’y a pas de biche au bois, c’est une aie qu’i ramènera, aa… Kat s’arrêta brusquement et se frappa e front de a main. — Voià ’idée ! s’écria-t-ee. Bravo, ma petite Miranda ! — Quoi donc ? s’étonna a jeune îe. Sans répondre, Kat prit a main de sa cousine. — Venez, ui enjoignit-ee, vous n’avons pas de temps à perdre en bavardages. — Qu’aons-nous faire ? interrogea Miranda, tandis que sa cousine ’entraïnait vers e château. — Echanger une biche contre une aie ! répiqua Kat avec un sourire maicieux.
— Vous pouvez vous ever, miord, is sont partis ! A ces mots, sir Fenton Scanting rejeta draps et couver-tures et ança un coup d’œi prudent vers a porte. Par tous es diabes ! songea-t-i. Comment es marchands ondoniens osaient-is envoyer eurs arbins jusqu’ici pour exiger de ui e paiement de ses factures ? On était tout de même à Hampton Court, e paais du roi ! Pourvu que personne n’eût entendu e raffut ! I avait eu beau se cafeutrer dans a chambre, ces insoents ne ’en avaient pas moins agoni d’insutes par e trou de a serrure. D’un coup de pied, Fenton se débarrassa de a courtepointe, puis i se eva d’un bond et aa s’examiner devant a gace. Sa toiette ayant été queque peu dérangée par cet épisode intempestif, i dépissa son pourpoint de veours vioet, et rajusta a chaïne en or qui pendait autour de son cou. Tod Wormsey, son vaet de chambre, s’empressa de redonner du gonlant à ses manches bouffantes en satin, que e séjour au it avait considérabement apaties.
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