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Francesca

De
234 pages
Giovanni Pietro d’Angelos a choisi le mari de son aînée, et leur mariage s’avère être un vrai désastre. Il offre donc à sa deuxième fille, Francesca, plus de latitude quant au choix d’un époux, contrairement à sa soeur. Mais la beauté arrogante n’a aucun désir de se marier et rejette systématiquement tous les prétendants.
Le duc de Terreno Boscoso est à la recherche d’une épouse pour son héritier, Rafaello, et il invite Francesca, ainsi que plusieurs autres mariées potentielles, pour venir le rencontrer. Les parents de Francesca croient que cette union serait parfaite, mais la jeune femme refuse de considérer cette option jusqu’à ce que son père lui fasse une promesse: si le prétendant ne lui convient pas, elle pourra toujours le retourner. Elle reste sans voix lorsque, peu de temps après leur rencontre, Rafaello la choisit pour épouse et que ses parents acceptent sa proposition — sans son consentement.
Furieuse et se sentant trahie, Francesca se sauve à travers bois et se réfugie dans une auberge. Là, elle gagne sa pitance en tant que servante, et fait la rencontre d’un prétendant improbable qui s’empare de son coeur. Mais le futur demeure incertain pour la mariée en fuite, qui est toujours promise à un autre.
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Éloges pour Bertrice Small, « la reine régnante du genre historique », et ses romans
« Bertrice Small crée de la passion d’une couverture à l’autre, un profond sentiment de l’histoire et du suspense. » Publishers Weekly
« Madame Small enchante et électrise. »
Rendezvous
« Un délice insatiable pour les sens. Les extraordinaires détails historiques captiveront la lectrice […] une puissante sensualité. » Romance Junkies
« [Ses romans] racontent une histoire intrigante, ils sont riches en détail et ils sont tellement difficiles à reposer. » The Best Reviews
« Balaie les époques avec habileté et finesse. »
« [Un] mélange captivant de sensualité et d’un drame historique intense. »
Affaire de Cœur
— Rosemary Rogers
« Small est la raison pour laquelle je lis des romans historiques. Il n’y a pas mieux ! » Romantic Times(meilleur choix)
Copyright©2013BertriceSmall Titre original anglais : Francesca opyright © 2015 Éditions AdA Inc. pour la traduction française Cette publication est publiée en accord avec Penguin Group Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire. Éditeur : François Doucet Traduction : Lynda Leith Révision linguistique : Féminin pluriel rrection d’épreuves : Nancy Coulombe, Katherine Lacombe Conception de la couverture : Gregg Guibronson ontage de la couverture : Matthieu Fortin Mise en pages : Sébastien Michaud papier 978-2-89752-930-7 PDF numérique 978-2-89752-931-4 ISBNePub 978-2-89752-932-1 Première impression : 2015 Dépô légal : 2015 et Archives nationales du Québec BibliothèqueNationale du Canada Éditions AdA Inc. 1385, boul. Lionel-Boulet Varennes, Québec, Canada, J3X 1P7 phone : 450-929-0296 Télécopieur : 450-929-0220 www.ada-inc.com info@ada-inc.com Diffusion Canada : Éditions AdA Inc. France : D.G. Diffusion Z.I. des Bogues 31750 Escalquens — France Téléphone : 05.61.00.09.99 Suisse : Transat — 23.42.77.40 Belgique : D.G. Diffusion — 05.61.00.09.99 Imprimé au Canada
Participation de la SODEC. Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) pour nos activités d’édition. Gouvernement du Québec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres— Gestion SODEC. Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada Small, Bertrice [Francesca. Français] Francesca (Les filles du marchand de soie ; 2) Traduction de : Francesca. ISBN 978-2-89752-930-7 I. Leith, Lynda. II. Titre. III. Titre : Francesca. Français. PS3569.M28F7314 2015 813’.54 C2015-941366-4
Conversion au format ePubpar:
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« L’histoire d’amour audacieusement sensuelle de Small plaira assurément à ses nombreuses lectrices dévouées. » Booklist
« [Un] délice pour toutes les lectrices de fiction historique. »
Fresh Fiction
« [Un] style qui lui a obtenu ses légions d’admiratrices… Quand elle est au meilleur de sa forme, personne ne ressemble tout à fait à Bertrice Small. » The Romance Reader
« Small nous offre chaque fois une extraordinaire histoire d’amour et de bonheur. » Night Owl Romance
À l’homme qui a été le premier à croire en moi, qui a toujours cru en moi et m’a toujours encouragée, feu mon mari George, mon héros, mon amour. 6 mars 1923 — 5 juillet 2012 À notre prochaine rencontre, Toodle. Repose en paix.
Prologue
* * *
ous choisirez une femme et l’épouserez au cours de la prochaine année, dit Titus Cesare, Vduc de Terreno Boscoso à son héritier. C’était un homme grand et distingué avec une luxuriante chevelure ondulée blanche comme la neige et des yeux bruns et chaleureux qui fixaient à présent directement son unique enfant. — Je suis trop jeune pour me marier, répondit son rejeton nonchalamment, affalé dans un fauteuil en tapisserie près du feu dans la bibliothèque de son père. Il était plus grand que son parent d’au moins cinq centimètres et il arborait une belle chevelure d’un riche auburn foncé et les yeux verts de sa mère décédée. Ses yeux étaient d’une nuance légèrement plus intense que celle de l’émeraude, davantage de la couleur d’un étang dans la forêt — foncés, néanmoins remplis de lumière dorée. — Dois-je vous rappeler, jeune impertinent, que nous venons tous les deux de célébrer notre jour de naissance ? C’était vu comme un événement rare qu’un père et son fils soient nés le même jour de mai. La duchesse Antonia avait toujours considéré cela comme sa plus grande réussite que d’avoir accouché de l’unique enfant de son mari le jour où il avait célébré sa quarantième année sur cette terre. Elle avait vingt ans et elle était sa seconde épouse. Le duc Titus l’adorait non seulement pour le précieux cadeau qu’elle lui avait offert, mais pour sa nature douce et aimante. Sa première femme, Elisabetta, avait été cueillie au couvent où elle avait été éduquée et songeait sérieusement à prendre le voile. Elle avait déployé de gros efforts pour être une bonne épouse pour lui, mais de constitution fragile, elle était décédée à l’âge de dix-huit ans, après seulement quatre ans de mariage. Le duc Titus ne s’était pas remarié avant ses trente-huit ans à sa bien-aimée Antonia, qui en moins de deux ans avait accouché de son fils, Rafaello. Antonia avait été une mère merveilleuse et aimante pour leur fils. Il avait quinze ans lorsqu’elle était morte et il se souvenait bien d’elle. Elle avait entretenu un lien solide entre le père et le fils. Quand elle était morte brusquement d’une grippe hivernale, ils s’étaient mutuellement soutenus et ils avaient pleuré sa perte ensemble. Aujourd’hui, alors que le duc contemplait son fils, il pensait à la manière dont Antonia aurait pu gérer cette situation. — Vous avez vingt-neuf ans, dit-il enfin. Moi, soixante-neuf. Je veux vous voir heureux avec une épouse avant ma mort. Je veux voir mes petits-enfants. On me juge très vieux. — Vous êtes un vieil imposteur, répondit son fils en riant. — Comment puis-je rejoindre ma tombe sans pouvoir dire à votre douce mère que vous êtes heureux ? dit le duc. — Êtes-vous souffrant, papa ? demanda le jeune homme avec inquiétude. — Non, mais rappelez-vous que votre maman était au meilleur de sa forme avant que cette grippe la frappe et qu’elle soit si soudainement emportée, rappela le duc à son fils. Le duc constata que ses paroles avaient pris son fils au dépourvu. — Vous avez déjà formé un plan pour réaliser votre objectif, dit doucement Rafaello. Puis, il sourit à son père. — Dites-moi. Quand ma fiancée arrive-t-elle ? Et qui est-elle, papa ?
— En fait, je me suis organisé pour que trois jeunes femmes viennent ici afin que vous puissiez choisir votre épouse parmi une petite sélection, dit le duc, étonnant son fils. Je savais fichtrement bien que si j’attendais que vous vous décidiez à courtiser une femme, Dieu seul sait quand vous auriez trouvé une jouvencelle à votre goût. Le jour de mon soixante-dixième anniversaire, je vais me retirer et vous céder le duché, à votre épouse et à vous, Rafaello. Vous êtes tout à fait capable de gouverner Terreno Boscoso. Vous avez assisté avec moi à toutes les affaires de gouvernance depuis vos dix ans. Je pense qu’il ne vous reste plus rien à apprendre de moi. Il est temps pour vous de prendre les décisions. Rafaello Cesare était abasourdi. — Trois femmes ? Vous avez envoyé chercher trois femmes, papa ? Qu’arrivera-t-il aux perdantes alors, et que ressentiront les deux familles furieuses de mon rejet de leur fille ? Et qui sont ces trois incomparables vierges qui, selon vous, sont convenables pour marier votre précieux fils ? Puis il rit, car la situation, pensait-il, était ridicule. — J’ai mené une enquête approfondie et choisi avec tout autant de soin, répondit le duc à son fils. Les jouvencelles sont Aceline Marie du Barry, la fille du comte de Barry. La lignée de cette famille est ancienne, et le comte est riche. La deuxième fille est Louisa Maria de Gênes, la fille illégitime du duc de Gênes. Elle est particulièrement aimée de son père, et il a offert une énorme dot pour elle. La troisième vierge est Francesca Allegra Liliana Pietro d’Angelo, la fille d’un marchand de soie florentin très important qui jouit des bonnes grâces de Laurent de Médicis. La dot qu’octroie son père pour elle est encore plus considérable que celle que me présente le comte de Gênes pour sa fille. — De grosses dots pour les filles signifient habituellement des visages laids ou quelques autres difformités physiques, remarqua sèchement Rafaello. — Non. J’ai dépêché mon propre agent pour observer ses trois candidates pour vous. Il ne s’est pas fait connaître des familles, mais il a obtenu une place au sein de chaque maisonnée pendant une brève période afin de voir ces filles dans leur cadre familial. Il prétend avoir été presque aveuglé par toute la beauté qu’il a admirée. Les visages sont parfaits, et il n’a vu aucune difformité physique chez aucune fille du trio. — Alors, quand ces parangons de vertu — car je suppose que ce sont des vierges vertueuses — arrivent-ils, papa ? Rafaello émit un petit rire. Le duc sourit largement à son fils. — Le mois prochain, répondit-il. Je compte sur vous pour choisir votre fiancée d’ici juin et ensuite, l’épouser. Si vous êtes rapide, vous aurez peut-être déjà déposé votre semence dans son ventre, et je pourrai attendre avec hâte la venue de mon petit-fils ou de ma petite-fille. — Vous êtes très pressé, papa, répliqua Rafaello. — Je suis loin de penser que demander à mon fils de vingt-neuf ans de se marier et d’engendrer un héritier est une tâche pénible. Vous avez un été devant vous et trois belles filles à courtiser. Je suis convaincu que Valiant et les autres de ces jeunes vauriens avec lesquels vous traînez seront ravis de vous aider, Rafaello, lui dit le duc. Ahh, si je pouvais retrouver ma jeunesse et mon Antonia. Son visage séduisant se fit brièvement chagrin. Voyant son expression, son fils lui répondit : — Je vous remercie pour tout ce que vous avez fait dans cette affaire. Je vais consciencieusement examiner mes trois vierges et, avec de la chance, j’en trouverai une avec
qui je peux vivre. Je promets d’accomplir mon devoir comme je sais que maman l’aurait souhaité. Le duc Titus sourit et leva la coupe de vin sur la table à côté de son bras. — À mon Antonia, dit-il. — À maman, répondit Rafaello Cesare, tout en soulevant sa propre coupe. À maman !