Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 4,99 € Lire un extrait

Téléchargement

Format(s) : MOBI - EPUB

sans DRM

He's She

De
346 pages

Après un accident qui aurait pu lui coûter la vie, Léna Reed se voit grandir trop vite. De nature réservée, cette habituelle rêveuse le devient davantage et s’enfonce dans une routine ordinaire. Entre le lycée et son petit job d’étudiante, elle ne s’accorde plus aucune extravagance, passant à côté de ce qui devrait être ses plus belles années... Mais la vie en décide autrement et pose un homme sur son chemin... Un homme mystérieux dont la beauté inhumaine est insoutenable... A partir de cet instant, la vie de Léna Reed va prendre un autre sens et tout va changer. En bien ou en mal ? Plongez dans cette intrigue irritante et poignante dont le dénouement bouleversera peut-être votre vision de la vie.

Titre du tome 2 : She's He


Voir plus Voir moins

Vous aimerez aussi

He’s She ♀♂Tome 1 LAYLA NAMANI
Copyright © Layla Namani Tous droits réservés - [He’s She] - [Decembre 2015] L’œuvre présente sur le fichier que vous venez d’acquérir est protégée par des droits d’auteur. Toute reproduction d’un extrait quelconque ou utilisation autre que personnelle de ce livre constituera une contrefaçon et sera susceptible d’entrainer des poursuites civiles et pénales. ISBN : 979-10-95716-17-4 / EAN : 9791095716174
Et dans ces ténèbres, je m'endors, avec pour seule lumière la lueur de sa beauté, bercée par la douce pensée que, demain, lorsque le soleil frappera nos corps, je m'éveillerai à l'ombre de son cœur...
Table des matières Chapitre 1 Respire.
Chapitre 2 La vie.
Chapitre 3 Tant que…
Chapitre 4 Tu le peux.
Chapitre 5 Et ne regarde.
Chapitre 6 Jamais.
Chapitre 7 En arrière.
Chapitre 8 N’aie pas peur.
Chapitre 9 De tes rêves, car…
Chapitre 10 Ils sont…
Chapitre 11 Le reflet.
Chapitre 12 De tes folies.
Chapitre 13 De tes aventures.
Chapitre 14 De tes bêtises.
Chapitre 15 De tes désirs.
Chapitre 16 De tes peines.
Chapitre 17 De tes joies.
Chapitre 18 De tes espoirs.
Chapitre 19 Et surtout…
Chapitre 20 De tes propres combats.
Remerciements :
Chapitre 1 Respire.
Le jour de mes seize ans, je me suis réveillée avec une sensation étrange. La sensation que cette journée allait mal se passer. L a sensation qu'une mauvaise chose allait m'arriver, ou arriver à une personne que j'aime. Vous savez, ce drôle de pressentiment qui vous donne envie de pleurer et qui vous file la nausée. Celui qui vous rend vulnérable, et qui vous donne l'impression d'avoir une épée de Damoclès au-dessus de la tête... Vous avez beau vous dire que tout va bien, que c'est une belle journée comme les autres et qu'il n 'y a aucune raison d'avoir peur, votre estomac reste quand même noué. Vos parents sont en bonne santé, vos amis vont bien aussi, vous vivez une vie sans encombre, vous êtes jeune, sans histoire, sans problèmes... Pourquoi s'en faire ? Après avoir cher ché sans succès une raison à ce mauvais pressentiment, vous vous dites que ce doit être à cause d'une baisse de régime ou à cause d'une carence en magnésium... Heureuseme nt, la plupart du temps, c'est le cas, et il ne se passe rien. Mais parfois, cette sensation est fondée. Ce jour-là, c'était fondé. Ce jour-là, j'aurais pu mourir. Lorsque vous tombez dans une eau glacée, le choc thermique vous met dans un état d'hyperventilation et votre rythme cardiaque s'emballe. La peur ajoutée à cela n'arrange rien à la situation. Votre cerveau comprend qu'il y a un danger et ordonne au sang d'affluer vers vos organes vitaux, ce qui peut vous sauver la vie, certes, mais qui peut vous faire perdre vos extrémités. Vous n'arrivez donc plus à respirer ni à bouger les pieds et les mains, vous risquez la noyade. Mais vous ave z une chance de vous en sortir. Car vous pouvez, voir la lumière du jour, essayer de ga rder la tête hors de l'eau ou vous accrocher à des parois pour tenter de sortir de cet enfer glacial. Vous vous battez et gardez l'espoir d'y arriver. Une fois hors de l'eau, vous risquez l'hypothermie, vous n'êtes pas pour autant tiré d'affaire tant que la température de votre corps n' est pas remontée. Si vous vous en sortez, ça vous fera une belle anecdote à raconter avec fierté jusqu'à la fin de votre vie. Vous pourrez la raconter à chaque dîner entre amis et ça en bluffera plus d'un. Mais, ça ne s'est pas passé comme cela pour moi. Ça s'est passé de cette façon : Quand vous traversez la glace et qu'elle se referme derrière vous, c'est un tout autre combat. La sentence est presque la même. Votre corp s réagit de la même façon. La différence c'est que vous ne pouvez pas remonter à la surface pour respirer. Vous vous retrouvez dans le noir. Votre instinct de survie et l'adrénaline vous font tenir quelques secondes. Secondes pendant lesquelles vous cherchez l'endroit où la glace a cédé, car à ce moment-là vous ne savez pas qu'elle s'est referm ée derrière vous. Secondes pendant lesquelles vous tapez de toutes vos forces sur la g lace pour la briser. Instant pendant lequel vous trouvez ça injuste. Je vais mourir ici toute seule. Moment pendant lequel vous vous dites que si vous vous en sortez, ça ne fera pas une anecdote à raconter avec fierté. Non, c'est allé trop loin. C'est trop grave, trop c hoquant, trop traumatisant, vous voulez juste oublier. Et puis vos forces finissent par vou s lâcher, vous ne luttez plus, vous espérez juste mourir le plus vite possible, pour souffrir le moins possible. Et là, vous vous dites que c'est la fin, Game Over. Je vais mourir a ujourd'hui, et en plus, le jour de mon anniversaire. J'ai toujours cru que le jour de ma mort, quelques secondes avant la fin, je verrai ma vie défiler devant mes yeux, comme un album souveni r. Comme une sorte de dernier présent que la vie vous offre, une prime de vie, un cadeau de mise en retraite forcée, appelez cela comme vous voulez. Un film en version accélérée dans lequel vous êtes le
héros ou l’héroïne et pendant lequel vous pouvez revoir vos meilleurs instants de bonheur et le visage de ceux que vous aimez. C'est la moind re des choses non ? Quand mes poumons se sont gorgés d'eau glacée, et que je somb rais au fond de ce lac, à demi consciente, j'ai attendu ce film. En vain. Je n'ai pas eu le droit à ma séquence vidéo et j'en ai ressenti de la frustration et de la colère. « Alors c'est ça ? On doit juste se contenter de la mort ? Où est l'aspect positif et réconfortant dans ce malheur ? J'ai mérité mon film ». La plupart des miraculés rapportent avoir vu une lu mière au moment où ils allaient s'en aller. Une lumière envoyée par une force divine pour les aider à trouver le chemin. Le chemin vers le paradis. Une vie après la mort... Je l'ai vue moi aussi. Une lumière blanche est apparue d'un coup, comme si l'on avait braqué brusquement mille projecteurs sur moi. Comme si une force puissante me montrait du doigt d e là-haut. Un phénomène que je n'aurais pas pu expliquer sans passer pour une folle. C'était vraiment éblouissant, c'était quelque chose de puissant qui contrastait avec l'obscurité des eaux sombres. Cela avait percé la surface telle une lumière céleste et l'effet de prisme était étincelant. Cette lumière avait enveloppé mon corps tout entier, et j'ai pres que cru sentir une main attraper mon âme. C'était une étrange force qui essayait de me t irer vers le haut. Je ne saurais vous décrire cette sensation. En une seconde, j'ai ressenti un bien-être indescriptible. Comme si j'étais enveloppée d'amour, de joie, de bonheur, et à ce moment précis j'ai cru qu'on voulait me montrer le chemin, j'ai cru à un miracle. J'aimerais vous dire que c'était vrai, mais je délirais simplement. Dans mon cas, ce n'était pas une lumière divine, c'était la lumière du soleil. Ce n'était que la lumière du soleil qui pénétrait dans l'obscurité des profondeurs. C'é tait un rayon de soleil qui m'avait éblouie lorsque je sombrais... Et cette main que j'ai cru sentir, cette force... Ce n'était que des hommes qui avaient brisé la glace après m'avoir localisée et qui m'avaient attrapée par le col de mon manteau. Ce n'était que des homme s qui m'avaient remontée à la surface. Et ce n'était que la lumière du soleil qui passait dans le trou qu'ils avaient fait pour me sauver. À ce moment précis, toutes mes certitudes ont volé en éclat. Toutes mes croyances ont disparu, j'ai perdu la foi. Ce jour-là, j'étais seule. Il n'y a pas de miracle. Il n'y a pas de vie après la mort, nous sommes seuls. Désolée. Mon premier baiser m'a été donné par un cinquantena ire qui tentait de me faire du bouche-à-bouche, puis j'ai passé mon seizième anniv ersaire et les jours suivants à l'hôpital. Pas terrible, je sais, mais j'étais quand même reconnaissante d'être en vie. Frôler la mort ainsi, le jour de mon anniversaire, je vois un peu cela comme une deuxième naissance. Sauf que cela ne vous donne pas le droit d'être doublement célébré ni de recevoir le double de cadeaux jusqu'à la fin de vot re vie, mais le droit à une deuxième chance. C'est déjà bien. Par chance, je n'ai pas eu de graves séquelles, à p art une bonne pneumonie, un furtif coma et un réel traumatisme bien sûr. C'est choquant un tel incident. Mais il y' a du bon lorsqu'on est une rescapée de la noyade: mes parents n'avaient jamais été autant aux petits soins. Même le maire de la petite ville où nous étions m'avait rendu visite à l'hôpital. Des inconnus habitant le coin et ayant eu écho de mon accident m'ont même envoyé des fleurs. J'ai été choyée, chouchoutée, gâtée... même félicitée et ça je ne comprends toujours pas pourquoi. Les gens vous félicitent d'être encore en vie, c'est bizarre. Au début je me suis laissée porter par ce réconfort, croyant que cela me faisait du bien. Mais j'ai réalisé que ça ne faisait que m'enf oncer davantage dans la déprime et la colère. Toute cette soudaine gentillesse, ces mots d'amitié que j'ai reçus et écoutés, ont fini par sonner comme de la pitié envers moi. J'ai mal vécu cette mise en lumière. J'ai réalisé que ces gens ne s'intéressaient pas réellem ent à moi. Il était clair qu'ils étaient juste fébriles qu'enfin quelque chose d'excitant se soit passé dans leur petite commune tranquille. Enfin un article croustillant à rédiger dans le journal local ! Pendant que je tentais de me relever, de me rétablir, ces gens en manque de sensations, ennuyés par la
routine, venaient inlassablement me déranger pour connaître tous les détails de l'accident, me ramenant sans cesse à ce souvenir affreux que je voulais juste oublier. Et ce qui était insupportable, c'est que les gens n'ont pas arrêté de me dire que j'étais une miraculée, ce qui me mettait dans une colère noire. Je ne suis pas une miraculée, je suis une rescapée, une chanceuse, point. Je ne dois rien au ciel, je dois tout à ceux qui m'ont sortie de là. Le plus douloureux pour moi a été de cesser de croi re en Dieu. De perdre toutes mes croyances, perdre l'espoir. Ce jour-là, j'ai rompu à tout jamais avec lui. Lui que j'avais prié chaque soir depuis ma tendre enfance, et qui m'avait laissée seule ce jour-là. Tout ce temps que j'ai perdu à aller à l'église, à laisser mes parents m'inculquer la foi, la religion. Je n'attendais pas qu'il me laisse la vie sauve, mais je m'attendais à ce qu'il m'envoie un signe, à ce qu'il me guide dans cette épreuve. Je p ensais qu'en étant si proche de la fin, j'aurais droit à une preuve de son existence. Mais je n'ai eu que la preuve du contraire. Ma mère, désemparée de me voir perdre la foi, n'a pas arrêté de tenter de me raisonner, me disant que si je n'avais pas eu de signe, c'est parce que ce n'était pas mon heure. Mais c'était bel et bien mon heure, je le sais. Je me su is sentie mourir. Et par chance, on m'a sauvée. Par chance uniquement. L'incident s'est produit pendant les vacances. Avec mes parents, nous étions partis dans le sud de l'Alaska pour admirer les magnifiques paysages du pays. D'habitude, nous choisissions des destinations plus exotiques, mais cette année-là, nous avions eu envie de voir autre chose. J'ai appris à mes dépens que la p êche sous la glace était un sport à risque... Les premières nuits qui ont suivi mon accident, j'ai fait des cauchemars atroces. Je rêvais que j'étais encore coincée dans ces eaux som bres. J'ai fait une espèce de dépression nerveuse. Je pensais que je ne m'en remettrais jamais, et que je serais hantée toute ma vie par ces images. Mais j'ai fini par ret rouver le moral et les cauchemars ont disparu peu à peu. Mes parents ont mis plus de temps que moi à s'en remettre. Je n'avais jamais vu mon père pleurer. J'ai des souvenirs de lui, la tête posée sur mon lit d'hôpital, toutes les nuits, en train de sangloter. Il a cru m e perdre à tout jamais. Ses pleurs étaient un mélange d'angoisse et de soulagement. Quand j'ai repris des forces, nous avons été rapatriés dans l'état du Minnesota. Nous sommes rentrés chez nous, à Roseville, sains et saufs. J'ai supplié mes parents de ne pas ébruiter cet accident. Ma famille, quelques enseign ants et ma meilleure amie avaient le droit d'être au courant, et cela suffisait. Je n'avais pas envie de revivre ce que j'avais vécu dans cet hôpital en Alaska. Les mois et les années sont passés. Il nous arrive parfois d'évoquer timidement « l'accident ». C'est comme ce la qu'on appelle ce moment, « l'accident ». Une fois remis de situations difficiles, mon père a dore tout dédramatiser en faisant des blagues. Il est de nature à se cacher derrière l'humour lorsqu'il a peur. Il a toujours été comme ça. Du coup, il adore me taquiner et sortir des phrases idiotes du genre, « C'était la plus belle partie de pêche de ma vie. On a pêché le plus gros poisson de l'Alaska, et devine quoi ? Il avait des seins ! ». J'adore mon p ère. Et j'adore aussi ma mère qui est plus discrète et timide. J'ai hérité de son caractè re. L'avantage pour mes parents dans cette épreuve, c'est qu'ils ont vu leur fille grand ir d'un coup. Chose qui leur a épargné l'habituelle et fameuse crise d'adolescence. Quand on a été si près de tout perdre, on profite à fond de la vie, on saute en parachute, on essaie de battre des records, on fait preuve d'audace, on prend sa revanche sur la vie et on retourne sur la glace, là où tout a failli prendre fin... En général, c'est comme cela que la plupart des gens réagissent. Mais lorsqu'on est introvertie et si peu sûre de soi, co mme moi, on se recentre sur l’essentiel. On est satisfait du minimum. Je n'ai pas fait de ca price ni réclamé de voiture à mes parents comme la plupart des adolescents. Je n'ai p as fait le mur pour aller en boite de nuit ni goûté à la cigarette ou à la drogue. Les pe tits plaisirs de la vie m'ont suffi et me suffisent encore. J'ai pris de la maturité, faisant de moi une fille sérieuse, sage et difficile à
décoincer. Parfois, ma mère m'a même poussée à sort ir, à faire la fête. «Tu devrais profiter de ta jeunesse, faire les quatre-cents cou ps ma fille, je ne t'en voudrais pas, au contraire», me disait-elle. Aujourd'hui, j'ai bientôt dix-huit ans, et le jour de mes seize ans n'est plus qu'un souvenir que j'ai repoussé au plus profond de mon e sprit. Je mène une vie normale, rythmée par les cours au lycée, mon petit job d'étu diante, mes amis, mes rêves et mes projets. Et, ça me va.
♀♂
Chapitre2 La vie.
Cematin, je me lève de bonne heure. C'est un samedi et je dois aller travailler. Je suis en retard, comme toujours. Je fais un rapide saut d ans la salle de bain pour me brosser les dents et j'attache mes longs cheveux bruns en u ne queue haute. Je m'applique un brillant à lèvres à la fraise et je me pince rapide ment les joues pour me donner bonne mine. Je me juge présentable et je sors de la salle de bain en trombe. Après avoir enfilé ma tenue de travail et mon imperméable, parfait pou r camoufler celle-ci, je sors de chez moi pratiquement en courant. Heureusement, le traje t à pieds n'est pas bien long. L'air frais du matin me réveille. Une nouvelle journée commence.
J'ai pris ce job au supermarché en plus du lycée. J 'y travaille tous les samedis et certains soirs en semaine si le patron a besoin de moi. J'essaie d'économiser pour m'acheter une voiture et pouvoir m'en aller de cet endroit qui m'est devenu trop familier. Endroit que j'aime malgré tout. C'est là que j'ai grandi. Chaque rue m'est familière, je m'y sens en sécurité. La seule idée de m'en aller me te rrifie mais ce qui me fait davantage peur, c'est d'y rester. De toute façon, la faculté que je convoite est située à plus de mille kilomètres d'ici. Je serai bien obligée de mettre l es voiles après l'obtention de mon diplôme ! J'ai toujours rêvé d'un Road trip. Ce tra jet jusqu'à New York sera l'occasion de concrétiser ce rêve. M'éloigner des gens que j'aime me fait peur, mais mon envie de connaître de nouvelles choses commence à prendre le dessus.
Ce matin, le chef d'équipe nous montre la liste des produits en promotion qu'il faut mettre en avant dans les rayons. Il plaisante et mo tive les troupes nous suggérant de prendre un bon café avant de commencer car la journée s'annonce rude. C'est souvent le cas le samedi, les gens préférant faire leurs cours es le week-end. Heureusement pour moi, je suis rarement en caisse, étant plus efficace dans les rayons.
Toute la journée, le magasin ne désemplit pas. Je p asse mon temps à ranger les articles à leur place, à conseiller les gens, étiqu eter, soulever des caisses... Je suis épuisée. Dans ces moments, je me dis qu'à chaque se conde qui passe, au fur et à mesure que mon temps de travail s'écoule et diminue, les dollars s'accumulent, je gagne de l'argent. Cela me donne de l'énergie. Ainsi les heures passent plus vite.
Je m'active donc, à ranger des boites de céréales dans leur rayon, tout en m'efforçant de penser que la journée est bientôt finie et que je vais pouvoir rentrer à la maison... Et soudain, quelqu'un attire mon attention. Il est devant moi, enfin, à six mètres de moi... Je suis immédiatement hypnotisée. C'est un garçon brun , grand et mince, portant un jeans bleu clair et un pull noir près du corps, qui laiss e deviner le résultat prometteur de quelques séances de musculations. Je suis comme happée par sa beauté, si bien que je suis presque sûre d'être en train de délirer. Il ne peut pas exister, car la perfection n'existe pas. Il dégage une prestance irréelle, qui mettrait au placard n'importe quel mannequin à la carrière confirmée. Ses traits sont fins. Chaque détail de son visage donne l'impression
Un pour Un
Permettre à tous d'accéder à la lecture
Pour chaque accès à la bibliothèque, YouScribe donne un accès à une personne dans le besoin