Héritiers du destin (Saga Les Coltons vol. 9)

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Saga Les Coltons, volume 9

Héritiers du destin, Karen Hughes

Leur famille est riche, puissante, respectée. Leur nom symbolise la réussite, la chance, l'amour. Mais une tentative d'assassinat va soudain menacer l'empire des Coltons...

Avocat prestigieux et membre d'une des familles les plus puissantes et les plus riches de Californie, Jackson Coltons a apparemment toutes les raisons de croire en sa bonne étoile... Mais voilà que le double attentat contre Joe, le patriarche de la famille, remet bientôt tout en question.Très vite, en effet, les soupçons de la police se portent sur lui : non seulement il fait partie, en tant qu'héritier potentiel, de ceux à qui la mort de Joe profiterait mais, présent lors des deux attentats, il est incapable d'offrir le moindre alibi pour se défendre. D'abord plus exaspéré que troublé par l'attitude de la police,Jackson ne prend pas l'affaire au sérieux. Mais la découverte de ses empreintes sur l'arme du crime le plonge soudain en plein cauchemar. Qui peut donc lui en vouloir au point d'avoir ourdi une machination aussi perverse ? Et arrivera-t-il à se disculper ? Jackson craint le pire. D'autant que le témoignage de Cheyenne James, une jeune femme qui ne l'a pas quitté des yeux lors de l'anniversaire de Joe, ne manquera pas de confirmer les soupçons de la police. Curieusement, pourtant, Cheyenne semble convaincue de son innocence. A-t-elle vu l'assassin ? Nul ne le sait Mais elle est prête à tout pour protéger Jackson et éviter de témoigner contre lui, y compris même... à l'épouser !

Publié le : mercredi 15 août 2007
Lecture(s) : 40
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280265997
Nombre de pages : 256
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LES COLTONS

Faites connaissance avec les Coltons, cette riche et puissante famille dont le bonheur est soudain menacé.

*  *  *

JACKSON COLTONS :

Malgré ses talents d’avocat, Jackson voit mal comment il va pouvoir prouver qu’il n’est pour rien dans les tentatives d’assassinat qui ont eu lieu contre son oncle Joe. Tous les faits ne sont-ils pas contre lui ? Aussi son seul recours est-il dans l’immédiat d’épouser le témoin principal afin de l’empêcher de témoigner.

CHEYENNE JAMES :

Entière et passionnée, et sûre de ce que son cœur lui dicte, Cheyenne ferait n’importe quoi pour soutenir ses convictions… y compris épouser un célibataire endurci qui semble avoir deux tentatives de meurtre sur la conscience !

CHAD LAW :

Toujours chargé de l’affaire Coltons, Chad est convaincu d’avoir raison. S’entêtera-t-il dans ses accusations ?

PATSY COLTONS :

Patsy s’était imaginé qu’en empruntant l’identité de sa sœur Meredith, elle verrait toutes ses difficultés s’aplanir. Mais ceci est loin d’être le cas, et le temps joue contre elle désormais.

1.

Jackson Coltons connaissait parfaitement les méthodes de la police. Bien que spécialisé en droit des affaires, il avait en effet passé deux étés dans le bureau du procureur chargé du comté de Los Angeles, au cours de ses années universitaires. Il savait donc que, lorsqu’ils veulent interroger des suspects ou avoir une petite conversation avec des témoins à la fiabilité douteuse, les hommes en uniforme le font de préférence sur leur propre territoire. Ainsi, les gens sont intimidés et ont le sentiment d’être prisonniers, qu’ils le soient légalement ou non.

Jackson pensait qu’en le convoquant dans les locaux de la police de Prosperino, l’inspecteur Chad Law s’était mis à ratisser plus large. Voilà pourquoi il se trouvait maintenant assis devant une table usée, sous le regard perçant de l’inspecteur, dans une petite salle d’interrogatoire qui empestait le tabac et la sueur. Il ne lui restait qu’à comprendre pourquoi le poisson que Law avait choisi de ferrer n’était autre que lui.

Certes, il avait pris part à la soirée donnée en l’honneur des soixante ans de son oncle Joe, près d’un an auparavant, soirée au cours de laquelle quelqu’un avait tiré sur le patriarche de la famille Coltons. Néanmoins, des centaines de personnes rassemblées dans la cour de l’Hacienda del Alegria avaient assisté, comme lui, à un lâcher de colombes blanches et bu le champagne qui coulait à flots, devant la fontaine à la surface de laquelle flottaient des fleurs exotiques. Jackson savait que sa simple présence, ce soir-là, n’aurait pas dû le rendre suspect. Et Law n’avait pas non plus de raison de voir en lui un coupable simplement parce qu’il s’était également trouvé au ranch des Coltons quatre mois auparavant, lorsqu’une deuxième balle avait manqué son oncle de peu. Néanmoins, pour d’obscures raisons, c’était sur lui que Law avait choisi de poser un regard suspicieux.

— Donc, dit Law en s’adossant sur sa chaise, pas un seul membre de la famille ou du personnel, pas un invité… Personne n’est en mesure de dire où vous vous trouviez au moment où le coup de feu a été tiré.

Jackson considéra le policier. Il avait une petite cicatrice sur la joue gauche, une bosse sur le nez, à l’endroit où il avait été cassé, et la carrure imposante d’un homme capable d’abattre les obstacles sur sa route sans ralentir le pas. C’était un individu impressionnant, et qui, à l’évidence, nourrissait des soupçons à son sujet ; sans quoi ils ne seraient pas en train de s’affronter dans cette pièce malodorante, avec son éclairage cru et son miroir sans tain.

— A ce moment-là, répliqua-t-il, j’ignorais que quelqu’un devrait répondre de mes déplacements pour chaque instant de la soirée. Je ne me suis donc pas donné la peine d’interroger les centaines de personnes qui assistaient à cette fête. Cela, c’est votre travail !

— C’est exact. Et j’ai parlé à beaucoup de gens, ces derniers temps. Personne ne se rappelle vous avoir vu au moment précis où le coup de feu a été tiré.

Jackson plissa les yeux.

— Cela fait presque un an ! Pourquoi vous mettez-vous tout à coup à demander aux gens où je me trouvais ?

— C’est mon travail que de tenter d’obtenir une image claire du déroulement des événements, répondit Law avant de jeter un coup d’œil au bloc-notes posé devant lui. Vous dites que vous avez traversé le patio et coupé par le couloir de service, pour atteindre le bar. Or, d’après l’angle de la balle, nos experts en balistique ont déduit que le tireur se tenait à quelques mètres de ce couloir. Et, par pure coïncidence, vous vous y trouviez également.

— C’est bien la première fois que je rencontre un policier qui croit aux coïncidences !

Law fit la moue.

— Je n’y crois pas. Vous rappelez-vous avoir croisé quelqu’un, en allant au bar ?

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