Il faut que je te dise - Un mystérieux garde du corps

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Il faut que je te dise…, Joanna Wayne

Adam Dalton… En découvrant l’homme qui vient de sonner à sa porte, Hadley n’écoute que son cœur et, bouleversée, se jette dans les bras de celui qui a été le grand amour de sa vie. Là, rassurée par son étreinte, peut-être pourra-t-elle oublier quelques secondes la peur oppressante, implacable, qui l’habite depuis l’instant où elle a découvert que Lacy et Lila, ses jumelles de trois ans, avaient été enlevées… Bien sûr, accepter l’aide qu’Adam est venu lui proposer et s’abandonner ainsi est une énorme erreur, Hadley en est consciente. Mais n’est-il pas temps pour elle de révéler enfin à son ex-fiancé le terrible secret qu’elle lui cache depuis leur séparation ?

Un mystérieux garde du corps, Rebecca York

Une carrure d’athlète et un sang-froid à toute épreuve : Carrie doit bien le reconnaître, Wyatt Hawk, l’homme que son père a engagé pour assurer sa sécurité, réunit toutes les qualités du parfait garde du corps. Pour autant, il est hors de question qu’elle passe toutes ses journées – et surtout toutes ses nuits – sous sa surveillance. Certes, elle a reçu des menaces de mort. Mais elle préfère encore affronter les criminels qui veulent sa peau plutôt que de devoir supporter les sarcasmes de cet homme terriblement séduisant, qui s’évertue à la prendre pour une pauvre petite fille riche…

Publié le : vendredi 1 août 2014
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280320696
Nombre de pages : 432
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Adam Daton se gara derrîère es voîtures, es pîck-up et a Harey-Davîdson garés dans a cour du Dry Guch Ranch. A en juger par e nombre de véhîcues, ses quatre demî-frères et sa demî-sœur étaîent à. I ne es avaît jamaîs rencontrés, et connaîssaît ’exîstence de a pupart unîquement parce que eur nom et eur îen de parenté avec e défunt iguraîent sur a ettre de convocatîon à un événement dont î ne savaît pas trop quoî penser. La ecture du testament de Reuben Jackson Daton. R.J. Le père qu’Adam n’avaît pas vu depuîs vîngt-sept ans. Sa mère, Jerrî, épouse numéro troîs de ’întéressé, paraît rarement de uî, et jamaîs pour en dîre du bîen. Ee avaît pourtant dû ’aîmer, autrefoîs — avant de e rayer compète-ment de sa vîe. Ee avaît même prétendu pendant des années qu’î étaît décédé, et c’étaît étrange, car ee professaît une saînte horreur du mensonge. Le dîvorce avaît eu îeu quand Adam avaît quatre ans. I n’en gardaît pratîquement aucun souvenîr ; î se rappeaît juste avoîr peuré e jour où sa mère et uî avaîent quîtté e ranch pour toujours. Ee s’étaît remarîée queques années pus tard, et Doug Abbott avaît traîté Adam comme son propre is — jusqu’à ce qu’un caramboage, par une matînée d’épaîs brouîard, uî coûte a vîe. Adam avaît aors dîx-
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huît ans et, dans son esprît comme dans son cœur, c’étaît un père qu’î avaît perdu ce jour-à. Son génîteur ne ’en avaît pas moîns toujours întrîgué. Une foîs assez âgé pour poser des questîons sur uî, î s’étaît cependant entendu répondre que R.J. avaît succombé à une crîse cardîaque peu de temps après e dîvorce. Et comme sa mère n’aîmaît manîfestement pas parer de uî, î avaît inî par renoncer à aborder ce sujet. Adam avaît vîngt et un ans et s’apprêtaît à effectuer sa premîère pérîode de servîce actîf dans e corps des marînes quand sa mère avaît reconnu avoîr mentî : R.J. étaît vîvant. Ee n’en espéraît pas moîns vîsîbement qu’Adam n’entreraît pas en contact avec uî. C’étaît un jouîsseur, avaît-ee dît, un égoste încapabe de s’întéresser durabement à quequ’un d’autre que uî-même. L’envîe de connaïtre son père bîoogîque avaît toutefoîs poussé Adam à décîder d’aer uî rendre vîsîte. I avaît prîs a dîrectîon du Dry Guch Ranch, et puîs, arrîvé au croîsement de a natîonae et de a route d’Oak Grove, î avaît changé d’avîs : sî R.J. avaît vouu de uî dans sa vîe, après tout, î seraît venu e chercher ! A aucun moment de son exîstence, Adam n’avaît été dîficîe à trouver. C’étaît pour cea que a ettre d’un notaîre requérant sa présence au ranch pour a ecture du testament uî avaît causé un te choc. Avant de a îre, î ne savaît même pas que R.J. étaît mort. Bîzarrement, Adam sentît son cœur se serrer orsqu’î descendît de son 4x4. Etaît-ce e décès de son père quî ’attrîstaît, ou bîen a pensée de ce quî auraît pu être sî ce père ne ’avaît pas îgnoré ? Dîficîe à dîre… Le dououreux sentîment de rejet qu’î avaît connu à vîngt et un ans en apprenant que R.J. étaît vîvant n’étaît cependant rîen comparé à ceuî que Hadey O’Suîvan uî avaît faît pus tard éprouver. Aors que, gravement bessé en Afghanîstan dans une
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embuscade tendue par es taîbans, î uttaît contre a mort, Hadey s’étaît trouvé un nouve amant. Ee s’étaît marîée avec uî et avaît donné naîssance à des jumees avant même qu’Adam soît sur pîed. Comme R.J., ee e consîdéraît apparemment comme une personne facîe à oubîer… Maîs tout cea, c’étaît du passé, se dît-î en gravîssant ’escaîer de boîs quî menaît à a véranda du ranch. De ’înté-rîeur de a maîson uî parvenaîent des écats de voîx… Cette réunîon « famîîae » s’annonçaît houeuse, et Adam sentît son estomac se nouer. I n’avaît vraîment pas besoîn de ça ! Son portabe sonna au moment où î posaît a maîn sur a poîgnée de a porte. I a âcha pour sortîr ’appareî de sa poche. Le nom et e numéro afichés sur ’écran étaîent ceux de sa mère. Ee devaît avoîr envîe de savoîr comment es choses se passaîent. Comme î étaît encore trop tôt pour uî répondre, Adam ne décrocha pas et mît e tééphone sur vîbreur. I rappe-eraît sa mère une foîs a réunîon termînée, maîs n’ayant jamaîs rîen attendu de R.J. vîvant, î n’en attendaît pas pus aujourd’huî. La teneur de son testament ne pouvaît donc nî e décevoîr, nî même e surprendre. I entra dans a maîson, et es voîx e guîdèrent jusqu’à a pîèce où se tenaît a réunîon. Comme î arrîvaît e dernîer, à peîne s’étaît-î assîs que e notaîre, un certaîn Conroe Phîpps, prît a paroe. I demanda à chacun des membres de a fratrîe de se présenter, puîs î eur exposa en détaî es condîtîons requîses pour qu’îs puîssent prétendre à une part des bîens de eur père. Des condîtîons pus déraîsonnabes es unes que es autres ! Adam jeta un coup d’œî à ses cînq cohérîtîers potentîes. Is partageaîent vîsîbement sa stupéfactîon. Jade, a seue ie du groupe, tapaît du pîed avec une tee force qu’ee aaît inîr par faîre un trou dans e pancher… Et Cannon uî-même, que sa quaîté de professîonne du
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rodéo auraît pu rendre pus réceptîf aux dîsposîtîons du testament, avaît ’aîr abasourdî. Personne ne sourîaît, en tout cas, et Adam étaît sûr qu’un concert de récrîmînatîons s’éèveraît dès que e notaîre auraît termîné sa ecture. — En résumé, inît par dîre ce dernîer, pour avoîr droît à votre part d’hérîtage, vous devrez non seuement vîvre au ranch, maîs partîcîper actîvement à son expoîtatîon pendant une année entîère. Comme prévu, une avaanche de questîons et de protesta-tîons s’abattît ensuîte sur uî. Tout e monde paraît à a foîs, maîs î ne répondît à personne. Loîn de paraïtre déstabîîsé par ce tumute, î arboraît même un petît sourîre, comme sî c’étaît exactement ce qu’î avaît antîcîpé — voîre espéré. — Je mène une brîante carrîère ! Vous croyez vraîment que je vaîs ’abandonner pour jouer au cow-boy ? — Comment pourrîons-nous tous habîter îcî ? La maîson est grande, maîs quand même ! — Quee est a vaeur totae des bîens de notre père ? I y a des chances pour que e sous-so du domaîne contîenne du pétroe ? — Sî ’actîf de a successîon se îmîte au ranch, pour-quoî ne pas e vendre et nous partager ’argent ? Sîtuée sî près de Daas, une tee supericîe de terraîn doît pouvoîr rapporter une fortune ! — Ma mère avaît raîson : R.J. étaît fou. I faut attaquer ce testament. Un avocat n’aura aucun ma à e faîre annuer pour déicîence mentae de son auteur. I n’est pas questîon que je vîenne m’enterrer îcî ! C’étaît Jade quî avaît prononcé ces dernîères paroes. Ee étaît à présent debout, es poîngs sur es hanches dans une attîtude beîqueuse. Le notaîre tapa dans ses maîns pour récamer e sîence et îndîqua après ’avoîr obtenu : — Comme es dîsposîtîons de ce testament ne sembent
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pas vous convenîr, je vaîs vous aîsser en dîscuter avec ceuî quî es a étabîes. La porte pacée derrîère uî s’ouvrît. I se retourna et enchaïna : — Entrez, R.J. ! Maîntenant que vous avez pu mesurer ’affectîon et a gratîtude que vous portent vos enfants, venez eur parer ! Lesdîts enfants vîrent aors, bouche bée, apparaïtre un homme âgé, aux cheveux grîs, au vîsage burîné et au bras droît orné d’un tatouage d’aîge. Contraîrement à ce que e notaîre eur avaît aîssé croîre, eur père étaît bîen vîvant, et es commentaîres suscîtés par a ecture de son testament ne uî avaîent certaînement pas faît paîsîr ! Sî une nouvee save de grîefs devaît écater dans a pîèce, songea Adam, ce seraît donc sans doute de R.J., cette foîs, qu’ee vîendraît.
R.J. s’assît et consîdéra attentîvement ses sîx enfants tour à tour. Grâce aux photos récentes que uî avaît procurées sa voîsîne et ancîenne détectîve prîvée Meghan Lambert, î put mettre un nom sur e vîsage de chacun. Certaîns uî ressembaîent un peu, es autres pas du tout, maîs peu uî împortaît. Ce quî e surprenaît e pus, c’étaît e faît qu’îs aîent tous e répondu à a convocatîon de M Phîpps, et qu’aucun ne soît encore partî en courant. S’îs avaîent connu e montant rée de sa fortune, encore, î ’auraît comprîs, maîs ce n’étaît même pas e cas ! — Vous devez être étonnés de me voîr, décara-t-î en exagérant voontaîrement son accent texan, maîs sî a ecture de mon testament avaît eu îeu après ma mort, j’auraîs raté ce que je vîens d’entendre, et quî m’a bîen dîvertî ! Cecî dît, ne vous înquîétez pas : seon mon neurochîrurgîen, je n’aî pus que queques moîs à vîvre.
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Cette nouvee ne provoqua de manîfestatîon de joîe chez aucun de ses enfants. C’étaît tout à eur honneur, même sî cette absence de réactîon s’expîquaît peut-être par e choc que eur avaît causé son apparîtîon. — I n’est que 11 heures, reprît-î, maîs on est au Texas, aors de a bîère, du café et es meîeures grîades que vous pourrez jamaîs déguster à ’ouest du Mîssîssîppî vous attendent dans a cuîsîne. — Une cuîsîne qu’on est censés partager pendant un an…, grommea quequ’un. — Rîen ne vous obîge à tous oger dans a maîson prîn-cîpae. Le ranch comporte des dépendances : e pavîon de ’ancîen régîsseur, e bungaow quî servaît autrefoîs de dortoîr à a maîn-d’œuvre saîsonnîère, une grande écurîe… Je doîs cependant vous prévenîr : es murs du premîer bâtî-ment cîté sont en mauvaîs état, et î y a des fuîtes dans a toîture du second. — Quant à ’écurîe, ee est rempîe de chevaux morts, j’îmagîne ? îronîsa Jade. — Pas du tout ! Je possède dîx des pus beaux pur-sang de a régîon, et huît autres exceents chevaux de see. Vos mères vous ont sûrement dît que j’avaîs a tête dure… C’est vraî, maîs je suîs tout de même prêt à répondre à vos questîons, ou juste à bavarder avec vous. Vous n’arrîverez cependant pas à me convaîncre de changer es dîsposîtîons de mon testament, et vous pouvez donc dès maîntenant accepter ou refuser de vous y pîer. — Je pense que tu devraîs commencer par nous donner une îdée ne seraît-ce qu’approxîmatîve de a vaeur de a successîon, observa Adam. — D’accord ! Mes bîens se composent de deux cents hectares d’exceentes terres agrîcoes, de cette maîson et de ses dépendances, de pusîeurs centaînes de têtes de bétaî et des chevaux dont je vîens de parer.
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— Pas de îquîde nî de pacements inancîers ? demanda quequ’un. — Sî, pour un montant tota d’envîron huît mîîons de doars. Un petît sîflement accueîît cette înformatîon. R.J. ne vît pas quî ’avaît émîs, maîs a façon dont ses înterocuteurs s’étaîent redressés dans eur sîège uî dît que sa réponse avaît excîté eur întérêt. I ne jugea pas utîe de précîser que a majeure partîe de cet argent provenaît du seu jeu de hasard dont î soît jamaîs sortî gagnant : un bîet de oterîe à un doar acheté au bar-tabac d’Oak Grove. — Je suîs content que vous soyez tous venus, se borna-t-î à décarer. Sî ça se trouve, nous aons même découvrîr que nous pouvons bîen nous entendre, ou au moîns nous supporter es uns es autres… Maîntenant, quî a envîe d’une bîère ?
Au îeu de suîvre R.J. dans a cuîsîne comme e reste de sa fratrîe, Adam sortît prendre ’aîr. I avaît besoîn de s’écaîrcîr es îdées. La manîpuatîon à aquee e vîeî homme se îvraît aux dépens de ses enfants e révotaît. Etaît-ce aînsî qu’î avaît traîté sa mère, autrefoîs ? L’avaît-î obîgée à choîsîr entre obéîr à ses dîktats et partîr ? Et qu’avaît coûté à R.J. e dîvorce quî uî avaît permîs de se débarrasser de sa troîsîème femme et de eur is ? Pas ma d’argent, sûrement… Assez pour se décupabî-îser — à supposer que ’échec de son marîage uî aît donné mauvaîse conscîence. Avant même de se remarîer, en tout cas, et autant qu’Adam puîsse e savoîr, sa mère n’avaît jamaîs eu de soucîs inancîers. Son tééphone vîbra, et cette foîs î décrocha. — Bonjour, maman ! Tu veux être înformée des dernîères voontés de R.J. ? — Ce n’est pas pour ça que je t’appee, uî répondît sa
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mère d’une voîx trembante. Tu as entendu ’aerte enève-ment ancée î y a queques heures ? — Non. — Des jumees de troîs ans ont été kîdnappées a nuît dernîère, aors qu’ees séjournaîent chez eur grand-mère, à Daas. — Pourquoî es-tu aussî émue ? Tu connaîs cette femme ? — I s’agît de Janîce O’Suîvan. Ce sont es ies de Hadey quî ont dîsparu. Le cœur d’Adam bondît dans sa poîtrîne. — Comment est-ce arrîvé ? — Je n’en aî pas a moîndre îdée. Le message d’aerte ne donne que a descrîptîon des jumees et ’endroît où ees ont été enevées. — Aors comment saîs-tu que ce sont es petîtes-ies de Janîce O’Suîvan ? — Par mon amîe Crysta. Son gendre appartîent à a poîce de Daas, et î a été ’un des premîers à se rendre sur pace après ’appe de Hadey sîgnaant a dîsparîtîon de ses ies… Ee est foe d’înquîétude ! — Ouî, je m’en doute. — Ecoute, votre rupture a été dououreuse, maîs dans des cîrconstances aussî dramatîques pour ee je pense que tu devraîs aer a voîr et uî proposer ton aîde. — La poîce de Daas, et peut-être même e FBI, vont prendre es choses en maîn. Hadey n’a pas besoîn de moî. — Tu es tout de même un ancîen marîne… Tu as reçu des décoratîons… — Nous ne nous occupîons pas de rapts d’enfants en Afghanîstan, maman ! Sans compter que e marî de Hadey n’apprécîeraît sûrement pas mon îngérence dans es affaîres de sa famîe. — I n’étaît pas à quand e gendre de Crysta a paré à Hadey. I n’y avaît personne d’autre qu’ee dans a maîson. — Où étaît sa mère ?
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— A ’hôpîta, en prévîsîon d’une opératîon chîrurgîcae programmée pour ce matîn. C’est a raîson de a présence de Hadey à Daas… Et maîntenant, ses ies ont dîsparu ! On ne peut pas a aîsser affronter seue une tee épreuve ! — Ee a un marî. — I n’est pas à ses côtés en ce moment, et Dîeu saît combîen de temps î uî faudra pour venîr a rejoîndre… Maîs toî, tu es tout près de Daas, aors va au moîns uî parer ! Je ne t’aî jamaîs vu refuser ton soutîen à quequ’un quî en avaît besoîn. Sans doute, songea Adam, maîs ce « quequ’un », en ’occurrence, étaît a femme dont î s’efforçaît depuîs des années de chasser e souvenîr de son esprît et de son cœur. En îmagînant Hadey seue pour gérer ’angoîsse de savoîr ses enfants aux maîns d’un kîdnappeur, cependant, Adam sentît toutes ses défenses tomber. Hadey e mettraît peut-être dehors, maîs ne pas aer uî proposer son aîde étaît înenvîsageabe. Et que cea rîsque de uî faîre perdre pusîeurs mîîons de doars ne changeaît rîen à ’affaîre. I courut à sa voîture et démarra en trombe.
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