Inacceptable trahison (Harlequin Azur)

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Inacceptable trahison, Amanda Browning

Sofie est folle de joie. Elle vient enfin de dire « oui » à Lucas Antonetti et se prépare à passer une vie entière de félicité auprès de l'homme de ses rêves, celui qu'elle attend depuis qu'elle est petite fille... Mais alors que Lucas et elle rentrent tout juste de leur lune de miel, Sofie trouve une lettre anonyme dans sa boîte aux lettres. Une lettre qui fait voler son bonheur en éclats, lui révélant que celui qui est désormais son mari l'a trahie de la plus abominable des façons.

Publié le : mardi 1 septembre 2009
Lecture(s) : 301
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280272322
Nombre de pages : 160
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Prologue

Sofie Antonetti s’étira avec volupté, tandis qu’un délicieux arôme lui chatouillait l’odorat.

— Mmm…

Elle ouvrit les yeux et rencontra le regard attendri de son mari.

— Je savais que j’avais une excellente raison de t’épouser. Tu fais merveilleusement bien le café !

Une lueur malicieuse s’alluma dans les yeux turquoise de Lucas.

— Seulement le café ?

Avec un petit soupir sensuel, Sofie promena les doigts sur son torse musclé.

— Je reconnais que tu es également très doué pour l’amour, mais pour l’instant, c’est du café que je veux !

Lucas rit, déposa un baiser sur ses lèvres et attendit qu’elle se redresse dans le lit pour lui tendre une tasse.

Puis il prit un paquet sur la coiffeuse.

Encore un cadeau ! songea Sofie. A leur retour des Seychelles, où ils étaient partis un mois en voyage de noces, ils avaient ouvert une montagne de paquets. Mais apparemment, ce n’était pas encore terminé.

— Qu’est-ce que c’est ?

— Les photos du mariage prises par Jack, répondit Lucas en la rejoignant sur le lit.

— Oh, je meurs d’envie de les voir !

Ils avaient reçu les photos officielles depuis longtemps, mais son collègue Jack, photographe comme elle, avait tenu à apporter sa contribution à l’événement.

Le paquet contenait un magnifique album relié de cuir blanc, qu’elle s’empressa d’ouvrir. Comme il fallait s’y attendre, Jack avait fait un travail extraordinaire…

Mais très vite, assaillie par une foule de souvenirs, elle oublia l’aspect technique des clichés. Quelle journée merveilleuse ! Un soleil radieux, les nombreux invités ravis… Après une cérémonie très émouvante, la réception s’était déroulée dans une atmosphère particulièrement chaleureuse. Même dans ses rêves les plus fous, Sofie n’aurait pas pu imaginer un mariage aussi réussi. Et le simple fait de revoir Lucas en habit faisait battre son cœur. Comme il était beau ! Même si elle le préférait encore tel qu’il était en ce moment, uniquement vêtu d’une serviette nouée sur les reins…

Ils ne se connaissaient que depuis quelques mois et leur histoire avait tout du conte de fées. Un coup de foudre réciproque les avait jetés dans les bras l’un de l’autre à Bali, où chacun se trouvait en vacances. Ils avaient eu tout juste le temps de faire connaissance, avant qu’elle soit obligée de repartir pour l’Angleterre, la mort dans l’âme, persuadée que leur aventure resterait sans lendemain.

Mais Lucas était bien décidé à la revoir. A son insu, il s’était arrangé pour qu’elle soit chargée de prendre les photos officielles du nouveau siège londonien d’Antonetti Corporation, entreprise fondée par son père et dont il était le directeur général.

Le premier jour de sa mission, elle avait été si stupéfaite de le revoir qu’elle s’était pris le pied dans le tapis de son bureau. Il s’était précipité vers elle pour l’empêcher de tomber.

— Je n’avais pas prévu de te le dire tout de suite, mais je suis incapable d’attendre plus longtemps. Je t’aime, avait-il déclaré d’une voix vibrante d’émotion en la serrant dans ses bras.

Etourdie de bonheur, elle avait répliqué dans un souffle :

— Je t’aime aussi.

Ils s’étaient embrassés avec ferveur et leur amour de vacances avait abouti au plus beau des mariages. Après avoir dansé toute la nuit, ils s’étaient envolés à l’aube pour les Seychelles, où ils avaient passé quatre semaines fantastiques.

Comme c’était émouvant de revivre le plus beau jour de sa vie ! songea Sofie en regardant une photo sur laquelle elle dansait avec son père. Ce dernier n’avait pas cessé de lui répéter qu’elle était magnifique et elle en avait eu les larmes aux yeux. D’ailleurs, ça recommençait… La gorge nouée, elle prit une profonde inspiration.

— Aïe, voilà ma tante avec son horrible chapeau ! s’exclama Lucas en grimaçant.

Sofie jeta un coup d’œil à la photo de groupe prise à la sortie de l’église.

— Je ne me souviens pas avoir vu tout ce monde, poursuivit Lucas. Mais il est vrai que je n’avais d’yeux que pour toi. Tiens, cet homme, par exemple. Sa tête ne me dit rien du tout. Ça doit être un de tes invités.

— Où ça ?

— Juste là, répondit Lucas en indiquant quelqu’un au dernier rang de la foule.

Elle sentit son sang se glacer. Non, pas lui ! Comment avait-il pu se glisser parmi les invités sans qu’elle s’en aperçoive ?

— Tu ne le connais pas non plus ?

La voix de Lucas la fit tressaillir. Seigneur ! Elle était tellement effarée qu’elle en avait presque oublié sa présence…

Submergée par une angoisse familière, elle dut faire appel à toute sa volonté pour garder son sang-froid. Il ne fallait surtout pas éveiller la curiosité de Lucas…

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