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Intelligence et sentiments

De
162 pages

Tyler Lewis est un homme intelligent, sûr de lui et de ce qu’il veut.


Angélique Legrand est une jeune femme mal dans sa peau, qui a besoin de faire ses preuves et avec un problème d’engagement.


Lorsque ces deux-là se rencontrent, c’est explosif. L’attraction entre eux est puissante. Arriveront-ils à passer au-delà de leurs différences pour être ensemble ?

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« Le Code de la propriété intellectuelle et artistique n’autorisant, aux termes des alinéas 2 et 3 de l’article L.122-5, d’une part, qu e les « copies ou reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective » et, d’autre part, que les analyses et les courtes citations dans un but d’exemple et d’illustration, « toute représentation ou reproduction intégrale, ou partielle, faite sans le consentement de l’auteur o u de ses ayants droit ou ayants cause, est illicite » (alinéa 1er de l’article L. 1 22-4). « Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, cons tituerait donc une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants du Code pénal. » © 2016 Les Editions Sharon Kena www.leseditionssharonkena.com
« L’intelligence est un vernis qui recouvre les sentiments mais ne les transforme pas. » Gustave Le Bon
~ 1 ~ Rencontre
~ 2 ~ Attirance
~ 3 ~ Nouveau job
~ 4 ~ Rapprochement
~ 5 ~ Attraction
~ 6 ~ Relation durable
~ 7 ~ Ultimatum
~ 8 ~ Détournements
~ 9 ~ Compatibilité
~ 10 ~ Excuses
~ 11 ~ Rabibochage
~ 12 ~ Emménagement
~ 13 ~ Famille
~ 14 ~ Déménagement
~ 15 ~ Discussion étrange
~ 16 ~ Traître
~ 17 ~ Mise au point
Un an plus tard
Table des matières
~ 1 ~ Rencontre Angy *** — Photocopiez ces documents en cinq exemplaires, et ramenez-les avec un café. Mon boss me jeta à la figure une liasse de feuilles que j’attrapai au vol et je quittai le bureau. L’ambiance y pesait plus lourd que du plomb. — Est-ce qu’un « s’il vous plaît » l’écorcherait ? marmonnai-je entre mes dents serrées. Dans le couloir, j’avisai ma montre. Huit heures et quart. La journée commençait à peine et je me dirigeais déjà vers le photocopieur, mon second lieu de travail, en quelque sorte. Depuis deux jours, mon employeur, aussi connu sur le nom de Rodrigue Lopez, était sur les nerfs. J’ignorais tout de la raison de cette effervescence générale, mais ce qui se préparait semblait énorme. Je bossais comme assistante de direction pour ce promoteur immobilier depuis cinq ans. C’était mon premier job, et pas vraiment le Paradis... Mon patron, un sale con misogyne, me prenait plus pour sa bonne à tout faire que pour son assistante. S’il avait pu me faire repasser son linge, ça figurerait sur ma fiche de poste. Juste après aller lui chercher son déjeuner à midi pétant. Comme un automate bien huilé, j’ôtai le trombone, je plaçai les feuilles dans le photocopieur, je programmai la quantité et je lançai le tout avant de me diriger vers la salle de repos à côté. Je saluai les commerciaux qui bavardaient tranquillement et je remplis un gobelet de café dans lequel j’ajoutai deux sucres, avec un sourire malsain, ainsi qu’une touillette. — Hé, Angy, m’appela Greg, tu dînes avec moi samedi soir ? — Un évènement qui n’est pas près d’arriver, commentai-je en quittant la pièce. Des rires bruyants s’élevèrent dans mon dos. Depuis quelques mois, Greg m’invitait au moins une fois par semaine et à chacune de ses tentatives je refusais. C’était devenu un jeu, un petit plus qui égayait certaines de mes journées longues et ternes. Je saisis au passage les feuilles et je regagnai mon bureau à l’entrée de celui de mon boss. En plus de faire les photocopies et de servir le café, j’accueillais les visiteurs. D’un geste expert et inconscient, j’agrafai les documents. Je me demandai si je devais glisser ma proposition de partenariat avec u n groupement d’artisans de revêtement de sol de la région. C’était un nouveau projet que j’avais préparé dans mon coin. Depuis le début, je tentais de faire passer plusieurs de mes idées, mais il les avait toutes refusées... sans les lire. Après une courte hésitation, je le posai sur la pile. J’attrapai le café et j’entrai dans son bureau. Je savais qu’un jour mon entêtement me rapporterait des ennuis, mais je ne pouvais pas m’en empêcher : je devais montrer ce que je valais.
Il me prit le gobelet des mains et il avala une gorgée. Je déposai les documents pendant qu’il grimaçait. Son visage rond et grassouillet se plissa étrangement. — Combien de sucres avez-vous mis là-dedans ?! — La moitié d’un, comme d’habitude, mentis-je avec mon meilleur air de Sainte-Nitouche. Il grommela quelque chose à propos du fait que les femmes et les chiffres faisaient deux, avant de reporter son attention sur le pilot de feuilles. — Qu’est-ce que c’est que ça ? m’interrogea-t-il en se saisissant de mon dossier. — Une proposition de... Il le rangea à la verticale, directement dans sa po ubelle, sans en avoir lu une ligne. Je relevai le menton et je pris sur moi pour ne pas l’ouvrir. Il continuait de parcourir les photocopies une à une. Peut-être vérifiait-il si j’avais glissé des copies de mon postérieur dans un moment d’inattention. Lorsqu’il arriva au bout, il me jeta un regard que je préférai ne pas interpréter. — Arrêtez de perdre votre temps avec ça. Je ne vous paye pas pour écrire des âneries. Allez donc préparer la salle de réunion, nous serons cinq. Je me mordis la langue pour ne pas répliquer que ma paire de seins ne m’empêchait pas d’avoir autant de matière grise que n’importe qui, puis je quittai son bureau. Ce type était insupportable. Je ne savais pas encore pourquoi je ne crachais pas dans son café. Ah, si... Saleté de conscience ! Après être passée par la remise, j’entrai dans la salle de réunion pour y disposer des bouteilles d’eau, des verres et des serviettes. Je m’assurai que tout était en place puis je partis directement dans la zone des c ommerciaux. Cyril, le responsable de ce service, pourrait sûrement m’éclairer sur ce qui se tramait. — Salut, dis-je en me laissant tomber sur la chaise en face de son bureau. Cyril me sourit largement. Il avait la cinquantaine et des qualités humaines qui manquaient cruellement à notre boss. C’était lui qui m’avait expliqué, lors de mon premier jour, comment les choses fonctionnaient ici . Et, accessoirement, c’était aussi grâce à lui que cette société n’avait pas mis la clé sous la porte. Les clients l’adoraient et il n’avait pas son pareil pour calmer les plus difficiles. — Salut, Angy, quoi de neuf ? — La routine... il vient encore de refuser un de mes projets sans le lire. Je faisais toujours mine de prendre ça à la légère, même si nous savions tous les deux que c’était faux. J’avais présenté pas mal de mes idées à Cyril, il les avait trouvées intéressantes et il connaissait mon investissement. — Tu ne devrais pas perdre ton temps ici, répéta-t-il pour la millième fois. Tu as un potentiel qui servirait sûrement plus ailleurs. Si seulement je n’avais pas autant besoin de mon salaire, je l’aurais fait depuis perpète. Mais j’avais des responsabilités et je ne pouvais pas y couper. Mes frais fixes ne me permettaient pas de me retrouver inscrite à pôle emploi pour une durée indéterminée. — Tu sais qui vient nous rendre visite aujourd’hui ? Cyril posa ses coudes sur le bureau, une mimique prudente sur le visage, avant de me répondre. — Un cabinet de conseil en stratégie et organisation. À ce qu’on dit, les meilleurs dans leur domaine. Rodrigue pense qu’ils peuvent nous aider à nous développer.