Intime séduction - Passion défendue (Harlequin Passions)

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Intime séduction, Barbara Dunlop

Megan n'en revient pas. Alors qu'il incarne tout ce qu'elle ne supporte pas chez un homme, le célèbre footballeur Collin O'Patrick vient, à l'antenne, de lui lancer un défi parfaitement grotesque : certain qu'elle ne résistera pas à son charme légendaire, il prétend la séduire en un seul rendez-vous. Aussi se promet-elle de remettre cet arrogant personnage à sa place en restant glaciale avec lui. Même si elle doit bien admettre que son corps musclé et son sourire ravageur ne la laissent pas totalement indifférente...

Passion défendue, Colleen Collins

 Ceeily se maudit une nouvelle fois d'avoir accepté de participer à cette stupide émission de télé-réalité, au cours de laquelle elle va devoir endurer cinq rendez-vous galants avec Adam MacGruder. L'homme qui a fait fortune en parodiant le livre qu'elle a écrit avec son amie Megan, Le petit ami idéal. ennemi juré. Certes, elle a désespérément besoin de la qu'empochera le vainqueur, mais comment de se prêter à une telle mascarade avec insupportable que séduisant ?

Publié le : dimanche 1 avril 2007
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280261104
Nombre de pages : 480
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Prologue
— Combien ça coûte de louer les services d’un tueur à gages ?
Cecily Cassell sursauta et lâcha la pédale de sa machine à coudre électrique dont le ronronnement cessa. Effarée, elle regarda Megan Brock, sa meilleure amie, s’avancer vers elle après avoir rageusement claqué la porte de l’appartement.
— Megan ! Mais c’est quoi ce truc que tu portes ?
— Un soutien-gorge en cuir.
Megan se mit à arpenter la pièce. Cecily la détailla de haut en bas et sa voix grimpa dans les aigus quand elle tenta de reprendre la parole.
— Et, et…
— Une jupe assortie, compléta Megan. Tu crois que je pourrais trouver ça sur Internet ?
— Une jupe en cuir ?
— Non, un tueur à gages ! fit Megan en allumant l’ordinateur. Tu ne devineras jamais ce que m’a fait ce salaud !
— Pas la moindre idée, admit Cecily.
— Il m’a traitée d’inhibée ! s’exclama Megan en se frappant l’index contre la poitrine. Moi ! Tu penses que je suis inhibée ?
Sans attendre la réponse de Cecily, elle poursuivit :
— Apparemment, je ne criais pas assez fort pendant l’amour. C’est marrant, je ne savais pas qu’il fallait un nombre minimum de décibels.
Elle lança le moteur de recherche. Cecily ouvrit la bouche, mais Megan repartit de plus belle.
— D’après lui, je suis inhibée, je devrais lâcher prise, porter des jupes en cuir.
— Vraiment…, tenta Cecily, de plus en plus éberluée.
— Alors, j’ai réfléchi. J’ai pensé : peut-être que nos ébats ne ressemblent pas à de vrais feux d’artifice ? Peut-être est-ce en partie ma faute ? Qui mieux que moi peut connaître l’importance de l’emballage ? Je ne travaille pas dans la publicité pour rien. Si une jupe en cuir peut lui faire plaisir, où est le mal ?
Elle frappa « tueur à gages » sur le clavier et lança la recherche.
— Tu peux continuer à parler, Megan, lança Cecily tout en se dirigeant vers la cuisine, ses pas résonnant sur le parquet.
— Donc, moi qui suis une femme peu inhibée, drôle et facile à vivre, j’ai mis la jupe. Et, je dois l’admettre : je me suis sentie plus sexy. C’est alors qu’il a sorti ce satané soutien-gorge.
Elle se tourna vers Cecily, désignant sa poitrine sanglée de cuir noir.
— Je suis moins fana du soutien-gorge. Avec ça j’ai l’air d’une minette qui va faire de la moto à Daytona, non ?
Cecily qui sortait des cubes de glace du réfrigérateur, inclina la tête sur le côté.
— Moi, c’est le collier à clous qui m’impressionne le plus, dit-elle.
Megan s’attaqua au fermoir dudit collier pour s’en délester et approuva :
— C’est ce détail qui aurait dû me mettre la puce à l’oreille.
Elle jeta un coup d’œil sur l’écran de l’ordinateur qui affichait des informations sur une compagnie maritime, les exploits d’un champion de cricket londonien et les coordonnées de divers services de police.
— Tu penses que le FBI surveille ça ?
— Les vêtements en cuir ?
— Non, les recherches Internet !
— Plutôt la CIA, à mon avis.
— Ah bon. Et ils s’intéressent sans doute davantage aux terroristes qu’aux tueurs à la petite semaine dans mon genre, non ?
Cecily versa les cubes de glace dans le mixeur.
— C’est possible. Mais, le collier aurait dû te faire comprendre quoi exactement ?
— Que j’avais affaire à un vrai taré. Une fois habillée, j’ai pensé que j’allais seulement parader un peu dans l’appartement, pour lui faire plaisir. Mais il m’a proposé d’aller faire un tour. J’ai refusé tout net : pas question de m’exhiber comme ça en public.
Megan recommença à faire les cent pas dans la pièce.
— Alors il s’est mis à supplier, à me faire culpabiliser. Il m’a donné un pardessus et m’a promis qu’on passerait par l’escalier de service pour atteindre le parking souterrain. Qu’on allait faire juste pour un petit tour en voiture, dans la ville illuminée. Il répétait que j’étais si sexy qu’il pouvait à peine se retenir.
Cecily ajouta une dose de tequila à sa préparation.
— Une fois dans la voiture, j’ai déposé le pardessus sur le siège arrière. Je ne me sentais plus du tout sexy, mais minable et avilie.
Cecily versa encore une rasade de tequila.
— Nous avons traversé la ville et nous nous sommes retrouvés devant une vitrine condamnée. Il m’a alors expliqué qu’il s’agissait d’une boîte de nuit qui allait changer le reste de ma vie. Ses yeux luisaient, je te le jure ! Il m’a annoncé qu’il allait m’apprendre le sens du mot « respect ».
Cecily vida le reste de la bouteille dans le mixeur.
— Alors, qu’est-ce que tu as fait ? s’enquit-elle.
— J’ai pensé l’émasculer à coups de talons aiguilles, mais l’endroit me semblait mal choisi. Je suis partie.
— Dans cette tenue ?
— J’ai reçu plusieurs propositions lucratives pendant que j’attendais à la station de taxis. Mais heureusement, je n’ai pas patienté très longtemps.
Puis, elle désigna le mixeur d’un coup de menton :
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