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Je t'aime, moi non plus

De
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Hope, 23 ans et dépressive, part de sa ville natale pour oublier son passé.


Sa rencontre fracassante avec le beau Taylor va la tirer de sa vie monotone.


Entre eux, tous les coups sont permis : piques foudroyantes, blagues stupides et paroles blessantes seront de mise.


Ils ne se supportent pas, mais s'attirent. Ils ne s'aiment pas, mais ne peuvent pas rester séparés. Ils se pensaient différents, sauf que... Pas tant que ça.


Ensemble, ils devront apprendre à se faire confiance, à accepter les défauts de l'autre, et à révéler leurs plus sombres secrets pour avancer et se battre contre une partie du monde.

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ISBN format papier 978-2-37447-283-6
ISBN numérique : 978-2-37447-282-9
Juin 2017 - Imprimé en France
© Erato–Editions -Tous droits réservés
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Parce que les âmes bousillées sont les plus fortes. Peu importe le mal, elles savent qu’elles s’en remettront… Auteur anonyme
1 . Hope
Je regarde le paysage défiler par la vitre de ma voiture. Il n’y a pas grand-chose à voir mis à part des arbres, des arbres et des arbres. La pluie s’abat sur le pare-brise et mes essuie-glaces suivent le mouvement, dans un rythme eréné. Je me reconcentre sur la route, monte le son de la radio quand une des chansons phares du moment retentit dans l’habitacle. Je me casse, enfin ! Il était plus que temps que je parte de là, plus que temps que je vole de mes propres ailes et que je déménage de ce bled perdu dans lequel j’ai grandi ! Adieu, appart pourri ! Adieu, boulot de merde ! Adieu, gens casse-burnes ! La route devant moi m’amène tout droit vers laliberté, ce sentiment de plénitude que je pensais ne plus jamais connaître un jour. Cela fait cinq ans que je mets de l’argent de côté pour pouvoir m’exiler. Jools est une ville où on naît, où on vit et dans laquelle on meurt. Les gens ne partent jamais d’ici, parce que c’est f amilial, que tout le monde se connaît depuis toujours. Ce genre de petite ville où vous savez exactement de quel mal soure votre voisin, que Paul l’épicier a été constipé pendant près d’une semaine et que votre ancien prof de français a trompé sa femme au moins trois fois dans l’année. Je ne veux plus de cette vie-là, celle où les gens savent ce que j’ai fait, ni qu’on continue de me lancer des regards noirs, en criant à l’injustice. Il me fallait autre chose, j’avais besoin de m’éloigner de ce passé, de mes souvenirs et de reprendre ma vieà zéro, dans une ville à quatre-cents bornes de la mienne. Un frisson d’appréhension parcourt mon échine quand j’imagine ce que sera ma nouvelle vie. J’ai trouvé sur le Net une petite maison là-bas,à louer. J’aitout de suite contacté la propriétaire, qui commençait à désespérer de ne pasréussir àla louer. Alors, autant dire que mon appel a été très bien accueilli. La maison est franchement rustique et j’ai bien vite compris pourquoi elle n’intéressait personne : elle est paumée au bord d’un lac, entourée d’arbres énormes et d’un chemin de boue. Pour accéder à la ville la plus proche, il faut au minimum vingt minutes. Mais je m’en 3che. C’est exactement ce qu’il me faut : du calme. J’ai besoin d’être seule, de me recentrer sur moi-même et sur la nouvelle vie dont j’ai besoin. Parce que, oui, c’est devenu vital pour moi. La pluie cesse de tomber quand j’arrive à destination, laissant petit à petit place à la lune et à sa lumière pâle. Ça fait quatre heures que je roule, je n’en peux plus. Mes yeux commencent à fatiguer, à force de les avoir plissés un million de fois pour voir à travers les énormes gouttes d’eau. Je me gare dans l’allée, coupe le moteur et m’enfonce dans mon siège en soupirant.Ça y est, j’y suis. Je ne peux plus revenir en arrière,mmencer unemême si j’ai la trouille de repartir de zéro, de co nouvelle vie dans cette ville que je ne connais pas. Et puis, je ne veux pas paraître faible. Je veux me montrer plus forte en assumant mon choix. Pourtant, ma sœur en a versé des torrents de larmes pour que je reste. Mais je ne pouvais plus, je ne pouvais plus vivre avec ces souvenirs. Il fallait que je parte et que j’avance. Que la page se tourne une bonne fois pour toute. La maison semble encore plus petite en vrai qu’en p hoto. Mais elle me plaît bien avec son bois
défraîchi. On dirait un vieux chalet abandonné… avec les tueurs en série en moins. J’ouvre ma portière, me précipite hors de la voiture pour prendre mes aaires. Mes pieds pataugent dans la boue, s’enfoncent dedans. Je grimace jusqu’à ce que je grimpe les marches du porche en tenant fermement la rampe d’une main. Elles grincent sous mes pieds, donnant l’impression de vouloir céder à tout moment sous mon poids. Je suis fatiguée et j’ai hâte de m’allonger tranquillement avec mon ami l’ordinateur ou un bon bouquin. Mais d’abord, je rêve de prendre un bain bien chaud, de me relaxer et de détendre les nœuds logés dans mes épaules. Je dépose mes valises et enlève mes bottes avant d’ouvrir la moustiquaire jaunie par le temps. Comme me l’avait indiqué la propriétaire, le pot de terre à côté de la barrière contient un jeu de clés. Je les prends, souffle dessus et les frotte sur mon jeans. Quand la porte s’ouvre, je savoure. Ma nouvelle vie va en3n commencer. Je referme derrière moi et me dépêche d’aérer. L’odeur de moisi a imprégné la pièce et c’est très désagréable. Le salon est plutôt confortable avec son vieux poêle, ses deux gros fauteuils et sa petite table basse. J’y ajouterais peut-être un tapis, histoire de ne p as se les cailler en plein hiver mais pour l’été, ç a me paraît nickel. Si je me retourne, j’ai directement accès au coin cuisine, qui est séparé du salon par un petit muret. Je m’y vois déjà installer deux tabourets hauts et déjeuner là chaque jour. Ensuite, il y a un petit couloir et de chaque côté, une porte : la chambre et la salle de bains. Je sens que je vais adorer cet endroit, même s’il est très loin d’être ce que j’aime d’habitude. Couchée dans mon lit, je tente de fermer les yeux, en vain. C’est comme ça à chaque fois. Je n’arrive pas à dormir. Mes cauchemars me hantent, presque toutes les nuits. Ma sœur m’a offert un attrape-rêve, que je serre dans mes mains quand j’ai trop la trou ille, mais je crois queça ne marche pas. Rien ne fonctionnepour m’enlever ces démons, ces images areuses de cette soirée d’été. Tout ce que je peux faire est d’attendre que ça passe, que la nuit cède sa place au soleil et que mes sanglots se calment. J’ai peur, encore plus maintenant. Mais ici, je ne crains rien, c’est ce que je ne cesse de me répéter.  Rien ne peut pas m’arriver. J’ai déjà vécu le pire , je suis convaincue que le meilleur m’attend, dorénavant.
2 . Taylor
Le moteur ronronne sous le capot quand, de mon pied, je taquine l’accélérateur. Un coup d’œil à Max, dans la voiture d’à côté,me confirme que lui aussi est prêt. Je regarde droit devant moi, fixe la nana avec sa jupe qui dévoile le bas de son magnifique postérieur. Toi, ma jolie, je te baise juste après. Je scrute le cadran de mon tableau de bord. L’aiguille rouge tremble, tellement la bagnole est parée à décoller du bitume. Stacy se place entre nos deux voitures, me fixe et s’empourpre quand je lui envoie un clin d’œil. Quand elle lève son drapeau, j’accélère. La force de propulsion me cloue à mon siège, tandis que je reste concentré sur la route. Seuls nos phares l’éclairent, nous évitent de nous manger un mur. J’adore la vitesse, tirer les capacités des voitures à leur maximum. Je me marre en voyant que Max ne parvient pas à me suivre et lâche ma pédale de gaz avant de prendre mon tournant. En plein dedans, je tire le frein à main, exécute u n drift parfait. J’accélère et dresse mon doigt en recroisant Max. Le drapeau se lève à mon passage et je ris en freinant. Encore cent dollars dans ma poche ! Les mecs viennent me féliciter quand je descends de ma caisse. C’est une Camaro que j’ai payée seulement grâce à ces courses illégales et au boulot que je fais la journée. Ce n’est pas une neuve, loin de là, mais comme je suis mécanicien, il a été assez aisé de la retaper. J’attrape la bière que Lloyd me tend, en avale une bonne rasade avant de m’assoir sur mon capot. Max arrive, dégoûté de me voir encore vainqueur. — Putain ! Fait chier, Tay ! — Donne-moi le fric et ferme-la. Max obtempère en grimaçant. C’est de sa faute aussi. Il sait qu’à chaque fois il perd mais à chacune de nos courses, il insiste pour jouer contre moi. Stacy approche et je la regarde avec gourmandise. Il n’y a rien à dire, j’adore cette petite jupe qui me donne une vue nickel sur son cul de déesse. Je sais déjà ce que je vais lui faire et comment je vais m’y prendre. — Salut, bébé, roucoule-t-elle. Je ne réponds pas, presse ma bouche contre la sienne, pleine de gloss, et l’embrasse. Je goûte le sucre de l’alcool sur sa langue, lâche ma bouteille sur le sol pour empoigner ses fesses. — Putain, mais allez baiser ailleurs ! — Tu viens avec moi ? lui susurré-je à l’oreille. Elle acquiesce, m’embrasse encore une fois avant que je ne la repousse pour descendre du capot. — C’est bon, on va ailleurs. Stacy rit et grimpe sur le siège passager quand je démarre. Les pneus crissent sur le sol, je pars en laissant mon poing collé au klaxon, histoire de bie n emmerder le voisinage de Max et qu’il se fasse encore engueuler par son père. Je connais un coin tranquille,où j’aime amener mes coups d’un soir.Il ne m’est jamais venu à l’esprit de ramener une nana chez moi. Après, elles seraient cap de débarquer à tout moment de me harceler et ça, il en est hors de question. Je vis encore chez ma mère, je ne peux pas lui montrer une <lle di=érente chaque week-end, sinon elle deviendrait barge. De toute façon, je ne veux que du sexe. Je n’ai pas besoin de sentiment, de douceur et de tendresse . Et les <lles avec lesquelles je baise le savent pertinemment. Je conduis une bonne vingtaine de minutes, distrait par la main de Stacy qui masse ma
queue à travers mon jeans. J’ai l’impression que je vais exploser dans mon fute, tellement j’ai envie d’elle et de la faire crier. J’entre en<n sur le chemin de terre, m’arrête devant la vieille baraque abandonnée. Elle appartient à ma famille depuis des années, mais ça fait quatre ans que plus personne n’y a mis les pieds. Je fronce les sourcils en voyant une bagnole pourave dans l’allée, sur le côté de la maison. Merde ! J’avais carrément oublié que la locataire de ma mère débarquait aujourd’hui. Seulement, je ne peux pas laisser partir Stacy alors qu’elle est chaude comme la braise. Comme il n’y a aucune lumière, je suppose que la fille de la maison doit dormir. — Sors. Stacy m’obéit et je l’imite avant de l’allonger sur le capot de ma voiture. Sa bouche dévore la mienne avec avidité, ses jambes tentent d’encercler ma taille. Je glisse ma main le long de sa cuisse, geins quand je sens que sa chatte dégouline pour moi. — Oh putain ! Bande de dégoûtants ! Dégagez ! Je lâche Stacy qui tire sur le bas de sa jupe et évite de justesse une botte pleine de boue. — Merde, mais t’es barge ! J’écarquille les yeux quand un pot de terre vole dans les airs pour atterrir avec fracas sur mon pare-brise. Je regarde la vitre s’éclater, bouche bée. S tacy hurle à mes côtés tandis que la connasse reste pétrifiée en regardant ce qu’elle vientde faire. Je fonce sur elle alors qu’elle court à l’intérieur de la maison et qu’elle s’y enferme. — Putain, ouvre ! — Je vais appeler la police ! Je ricane.Quelle conne ! — Je reviendrai demain, et tous les jours s’il le faut ! Alors, ouvre cette putain de porte ! Je donne des coups d’épaule dans la porte et les gonds se défont, petit à petit. Je m’étale par terre quand elle ouvre la porte en grand, me redresse le plus vite possible. La <lle est de l’autre côté de la pièce, un couteau en main. — Si vous approchez. Sa voix tremble, ses yeux s’embuent et. Bordel !Ça fait longtemps que je n’avais pas vu une aussi belle <lle qu’elle. Son visage est <n, ses lèvres pulpeuses et roses. Je ne peux m’empêcher de balader mes yeux sur son corps mince. Sa poitrine est comme j’aime les seins : ni petits, ni gros. Le must sont ses jambes petites et bronzées. Mais même si elle est vraiment bonne, je n’oublie en rien ce qu’elle vient de faire. Elle se prend pour qui ? Mes mains se desserrent un petit peu quand mon regard croise le sien, apeuré. Calme-toi. Ce n’est qu’une bagnole. — Tu vas devoir payer pour ça, craché-je. Elle ouvre la bouche, la referme, avant de prendre, finalement, la parole. — Vous n’allez pas m’agresser ? Je ne sais pas si je dois rire ou pleurer, là. On dirait un petit chaton effrayé par un gros dobermann. — J’ai envie de t’étrangler, à vrai dire. Mais je ne frappe pas les filles. Encore moins les gamines. Elle dépose son couteau sur le plan de travail de la cuisine tout en soupirant. — Je suis désolée. Je ne pensais pas que ça allait tomber sur votre voiture. Je lève les yeux au ciel, avant de la <xer, elle. Ses jambes hâlées sont un pêché. Je les imagine déjà autour de ma taille. Quant à sa bouche. — Bébé ? Stacy entre, coupant court à mon imagination salace. — J’arrive, attends-moi dehors. — Je peux vous reconduire. Enfin, si vous voulez. Je ferme les yeux, exaspéré. Moi qui avais prévu une soirée baise sur mon capot, je vais devoir me faire ramener par une belle femme, dans une voiture trois fois trop petite pour mes jambes, et pourrie.
Quelle soirée de merde !
Un pour Un
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