Je te retrouverai - La promesse du papillon (Harlequin Black Rose)

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Je te retrouverai, Stephanie Rowe

Où que tu sois, je te retrouverai...

Cette menace n'a cessé de hanter Kim depuis que Jimmy Ramsey, l'homme qui l'a agressée un an plus tôt, l'a proférée. Pas un instant la peur ne l'a quittée, et lorsqu'elle apprend que Jimmy est sorti de prison, elle se réfugie à Ridgeport, dans la maison de son enfance. Une nuit, persuadée qu'il l'a retrouvée, Kim appelle la police... Mais ce n'est pas seulement une protection qu'elle va trouver auprès de l'agent chargé d'intervenir. Car Sean Templeton n'est autre que l'homme qu'elle a quitté dix ans plus tôt, alors qu'ils s'apprêtaient à se marier. L'homme qu'elle n'a jamais cessé d'aimer...

La promesse du papillon, Kathleen Long

Une tache de naissance en forme de papillon - reconnaissable entre mille. Lorsque Sophie Markham la remarque, au hasard d'un reportage, sur la nuque de la petite Allie Alexander, c'est tout son passé qui resurgit. Car Robin, sa nièce, morte dans un incendie cinq ans plus tôt sans qu'on retrouve jamais son corps, portait la même marque. Au même endroit. Et elle aurait aujourd'hui le même âge qu'Allie. Persuadée que la fillette est sa nièce, Sophie décide de se battre pour obtenir la garde de l'enfant. Mais elle va devoir affronter Gary Barksdale, l'oncle d'Allié, un homme qui semble prêt à tout pour la faire renoncer à sa quête...

Publié le : mardi 1 mai 2007
Lecture(s) : 11
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280265775
Nombre de pages : 512
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Je te retrouverai.

Brusquement arrachée à son sommeil, Kim Collins se redressa dans son lit, en proie à la plus vive terreur.

Elle avait entendu un bruit. Etait-ce un murmure porté par le vent ? Une hallucination ? Ou une sinistre prémonition ? La promesse d’un homme qui s’était juré de la tuer…

Je te retrouverai.

Son cœur cognait à grands coups dans sa poitrine.

Il était là. Elle le savait.

Elle scruta frénétiquement sa chambre plongée dans l’obscurité : les flaques d’ombre répandues sur le plancher par un irréel clair de lune, l’emplacement des bibelots et des meubles. Puis sa valise ouverte, qu’elle n’avait pas trouvé le courage de vider, bien qu’elle soit arrivée à Ridgeport depuis déjà deux jours.

Pas d’ombres mouvantes, aucun bruit étrange.

La nuit était calme, mais Kim était toujours aussi angoissée. La cicatrice de quinze centimètres de long, sur sa cuisse, l’élançait. Le sang y battait au même rythme que son cœur, et la douleur, à chaque pulsation, lui rappelait d’horribles souvenirs.

Calme-toi, Kim… ça n’est qu’un rêve.

Non, c’était un horrible cauchemar !

Kim passa une main tremblante sur son front moite. Elle avait désormais l’habitude de cette sueur, âcre et glacée, symptomatique de sa terreur et indissociable de l’agression qu’elle avait vécue et qui était devenue son cauchemar récurrent.

D’abord le poignard. Puis le sang, qui gicle en même temps que le hurlement qui jaillit de ses poumons. La certitude d’une mort imminente.

Et le sourire cruel qu’il lui avait adressé, lorsque la police l’avait fait sortir de la salle d’audience après le verdict du juge — six mois de prison ferme. Ses lèvres minces avaient formé cette promesse muette : « Je te retrouverai… »

Hier, le bureau du procureur de Los Angeles l’avait avertie que Jimmy Ramsey avait été libéré sur parole. En prévision de sa sortie de prison, Kim avait formé des projets : elle prendrait un congé et quitterait Los Angeles quelque temps. Bien que connaissant la date de sa libération, elle l’avait isolée dans un futur improbable et intemporel, d’où cette peur panique quand cette date s’était soudain matérialisée par un beau matin de juillet.

Maintenant, Jimmy Ramsey était libre.

Libre de la retrouver pour la tuer.

Kim se recroquevilla sur son oreiller et s’efforça de se raisonner.

Pour commencer, Jimmy Ramsey était à des milliers de kilomètres de là. Il chercherait sa trace à Los Angeles, sans se douter qu’elle s’était réfugiée dans le Maine, dans la maison où elle avait grandi, au bord d’un lac entouré de bois épais. Ensuite, seul son meilleur ami, Alan Haywood, connaissait sa cachette. Pendant son absence, il avait la mission de surveiller les abords de son appartement : si jamais il surprenait Ramsey rôdant à proximité, malgré l’interdiction que ce dernier avait de s’en approcher, il préviendrait la police et Ramsey retournerait en prison pour non-respect de l’ordonnance du juge.

Elle était donc en sécurité.

D’autant que Ramsey ne traverserait jamais le pays seulement pour la harceler.

Mais si c’était pour la tuer, en revanche…

S’il ne retrouvait pas sa trace à Los Angeles, il se rappellerait peut-être que la famille de Kim possédait un village de gîtes dans le Maine, et prendrait alors le premier avion pour Portland, pour ensuite se rendre à Ridgeport.

Horrifiée par cette possibilité, Kim ferma les yeux et pressa ses paumes contre ses paupières en s’intimant l’ordre de penser à autre chose.

Respire profondément. Inspire en comptant jusqu’à cinq. Expire en comptant jusqu’à huit…

Un bruit s’éleva soudain du toit, interrompant son exercice mental. Kim bondit, poings serrés, puis se tétanisa aussitôt. Elle cessa même de respirer quelques secondes. Lorsqu’elle eut repris son souffle, elle s’arracha à son immobilité et courut fermer les fenêtres ouvertes. Puis elle recula. Ses mains tremblaient et sa tête la lançait, juste à l’endroit où Ramsey l’avait assommée.

Elle entendait toujours le bruit sur le toit — de petits coups sourds et des griffures de plus en plus rapides.

NON ! songea-t-elle. Je ne veux pas mourir.

L’instinct de survie, plus puissant que la peur, lui fit décrocher le téléphone, mais comme elle tremblait, elle lâcha le combiné. Elle le ramassa et composa à grand-peine le 911. L’opérateur répondit d’une voix détachée, qui contrastait avec l’intensité dramatique de sa situation.

— 1370 Birch Road. Il y a un voleur chez moi ! chuchota-t-elle. Venez vite !

Au même instant, le mur s’ébranla. Il dégringolait le long de la façade ! Au bruit qui suivit, elle comprit qu’il touchait le sol ! Une nouvelle vague de panique la submergea. Il allait briser le carreau de la fenêtre et entrer chez elle pour la tuer !

— Un officier de police patrouille dans votre secteur, l’informa l’opérateur. Il sera chez vous dans quelques minutes.

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