Je veux être écrivain

De
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Le roman captivant, drôle et sentimental, d'une jeune fille qui dévoile ses secrets pour écrire un récit.
Plein d'humour, le texte nous fait découvrir Mia 13 ans, sa famille loufoque et sa passion de l'écriture !





Devenir écrivain, c'est le rêve le plus cher de Mia, 13 ans. Avec le concours d'écriture annoncé dans la presse, elle va enfin le réaliser. Pour l'inspiration, pas de problème ! Mia n'a qu'à puiser dans son journal intime ses histoires rocambolesques, elle qui a été tour à tour magicienne, danseuse ou pirate. Le seul souci, c'est le beau Sean : comment le rendre amoureux ?





Publié le : jeudi 27 mars 2014
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EAN13 : 9782810403486
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4eme couverture
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Pour Charlotte, Chiara, Giulia, Flora,
Jessica, Stefania, Crickett, Silvia,
des filles intelligentes qui aiment les livres.

Tout a commencé quand maman m’a demandé de ranger ma chambre. Que quelqu’un me donne un ordre, ça, c’est vraiment un truc que je ne supporte pas, même de façon déguisée comme maman sait si bien le faire. Elle appelle ça « un service ». Et ça me plaît encore moins quand le service en question consiste à mettre ma chambre en ordre, surtout quand elle est déjà rangée. Je suis plutôt du genre ordonné, alors je sais très bien ce que signifie cette horrible tâche : jeter des affaires un peu vieilles ou bien des objets auxquels je suis très attachée. Je pourrais en dire plus là-dessus, mais je n’en finirais pas, maman et moi nous ne voyons pas les choses de la même manière. Elle jetterait allègrement la moitié de la maison à la poubelle, pour ensuite se plaindre que nous n’avons même plus une chaise pour nous asseoir. Papa et moi, on est en général tous les deux d’accord pour garder nos affaires, même si elles ont un peu vécu et qu’elles sont usées. En ce qui concerne mon frère Berni, comment dire ? Je crois que le jour où sa chambre sera ouverte à des étrangers, elle pourra devenir un véritable site archéologique ! Des gens pourront en étudier les différentes stratifications, comme pour les ruines de Troie.

Bref, je savais que la contrariété me ferait perdre le fil de mon histoire. Alors revenons-en au début. Je m’appelle Mia, j’ai treize ans, et ce matin, quand maman m’a demandé ce service (disons, personnel) de ranger ma chambre, j’ai eu une belle surprise !

Tout au fond du tiroir de mon bureau que je n’avais plus ouvert depuis Dieu sait quand, j’ai trouvé une espèce de livre, un gros cahier sur lequel j’écrivais quand j’étais toute petite et dont je ne me souvenais plus du tout. En le feuilletant, j’avais presque du mal à croire que c’était vraiment moi qui avais écrit toutes ces histoires, mais surtout que c’était moi qui les avais vécues !

Et voilà mon portrait quand j’étais petite, sous les traits d’une exploratrice, d’une aventurière de la porte d’à côté, d’une fouineuse aux airs de vrai détective, de l’Insaisissable Mia, comme je m’autoproclamais dans mon journal. Ce n’était pas vraiment un journal, mais une espèce de roman à épisodes dont j’étais la seule et indiscutable héroïne. Difficile de savoir si tout ce qui était raconté ici était vrai ou si j’avais ajouté un peu de fantaisie, comme c’est toujours le cas quand on s’assoit à une petite table et que l’on commence à écrire. On brode toujours un peu, sinon on risque de faire comme l’agence ANSA (Agence nationale de la presse associée), celle qui s’en tient strictement aux faits et qui fournit bêtement les informations comme une pâte nue et sèche à ses journalistes insipides.

Et dire que c’est ça mon vrai souci ces derniers temps ! Comment fait-on pour raconter une histoire ? Comment ne pas tout épuiser en quelques lignes ? Mais plutôt savoir dérouler les événements petit à petit, comme une belle nappe brodée ? Et surtout, comment commencer ? Avec quelles idées ? Maintenant, je me pose des questions, alors qu’enfant je ne m’inquiétais pas. Que dire ? Les histoires poussaient dans ma tête comme de la pâte en train de gonfler.

Je n’ai que de vagues souvenirs de toutes ces anecdotes, comment est-ce possible ? Je croyais que c’était un problème d’âge. Un souci de personnes âgées, comme mamie qui porte tant d’années sur ses épaules qu’elle en perd en chemin. Ou de parents paumés, comme mon père qui oublie tout, même l’anniversaire de son mariage… au point que pour éviter les déceptions, la veille, maman demande à un parent ou à un ami de téléphoner à papa et de le lui rappeler, comme ça il fait de l’effet avec ses fleurs et son cadeau, et elle, elle évite de faire un petit drame ! Bref, j’ai hérité du manque de mémoire de mon père ! Ou alors, à treize ans, on fait un grand ménage de ses souvenirs d’enfance parce qu’il y a besoin de faire de la place aux mille nouveautés du moment, et moi des nouveautés et des rêves j’en ai plein…

Avant tout, j’en ai un, presque inavouable : devenir écrivain. Mais rien que de le dire, j’en ai des frissons, parce que c’est un métier où il ne suffit pas d’avoir des idées en pagaille et envie d’écrire, il faut aussi savoir comment développer, remplir des pages et des pages sans ennuyer, tout en sachant placer une surprise au bon moment… Et puis, ne pas être banale, mais sans faire non plus la « je-sais-tout », bref, savoir piocher du vocabulaire, des mots justes, et ne pas trébucher sur la forme. À vrai dire, ce truc-là m’a un peu bloquée, moi qui aimais tant écrire. En fait, cette année, j’ai peu écrit ou pas du tout, et même au collège, je n’ai pas donné le meilleur de moi-même en français.

Mais quand j’ai appris pour le concours, mon cœur s’est mis à battre ! Il s’agit de celui d’une célèbre école d’écriture où seront admis vingt élèves à peu près de mon âge. Les gagnants suivront un cours d’un mois avec des écrivains célèbres afin d’apprendre ce qui me manque vraiment : les techniques de narration. Malgré mes peurs et mes doutes, je me suis procuré le règlement en cachette de papa et maman, parce que s’ils l’apprenaient, ils seraient les premiers à tirer des plans sur la comète, s’imaginant déjà avoir à la maison une petite Charlotte Brontë. Sauf qu’elle, c’était un génie. Enfant, elle avait déjà écrit un magnifique roman sans que personne ne lui ait jamais rien appris.

Enfin, après avoir lu le règlement de haut en bas et en avoir parlé avec mon amie Jenny, la seule qui connaisse mon rêve secret et qui me pousse à essayer, j’ai commencé à enfouir mon enthousiasme sous un tas de pensées noires. Imaginez, vingt filles dans toute la ville ! Il est clair que ce sont les meilleures qui seront admises ! Elles passeront un examen écrit et un entretien. Même si j’y arrivais à l’écrit (cette année, je progresse très moyennement), ça va être dur ! Moi, je n’y connais rien en littérature, ni en linguistique, et peut-être que je devrais me procurer tous les livres des auteurs qui donneront des cours et les lire en vitesse, mais je n’ai pas non plus le temps, vu que la date limite d’inscription est dans deux semaines !

Bref, je m’étais déjà résignée à laisser tomber et à partir en juillet camper avec des cousins de maman quand, en rangeant ma chambre, je suis tombée sur ce livre de quand j’étais plus petite. Bon, maintenant je le lis et ensuite je décide, parce qu’une des demandes du concours est de présenter quelque chose d’élaboré : un récit, un recueil de poésie, un journal… Voyons si ce livre peut aller, il raconte mes aventures, un peu vraies, un peu imaginaires.

Cela fait longtemps que je ne l’ai pas feuilleté, je suis vraiment curieuse de lire ce qui est écrit dedans.

LES INCROYABLES ET FANTASTIQUES
 AVENTURES DE MIA

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Écrites par elle-même

MIA LA MAGICIENNE

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Où je me suis inventé
 un prénom secret

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C’est vrai qu’il en faut peu pour être heureux. Moi, par exemple, je me sens bien mieux depuis que je me suis trouvé un nouveau prénom, vraiment spécial, différent de celui dont mes parents m’ont affublée et qui est horrible.

Bien sûr, je ne l’ai dit qu’à très peu de gens, seulement à mon chien Robbie qui, c’est sûr, n’ira le répéter à personne, et à mon amie Jenny qui a juré sous serment et donc ne le révélera à personne, même sous la torture.

J’ai beaucoup pensé à ce prénom secret. Je le voulais court, vu que l’autre est tellement long, et puis il ne devait être qu’à moi. À la fin, j’ai choisi ces trois lettres : Mia. Voilà comment je m’appelle à présent, même si le reste du monde ne le sait pas.

Quant à l’autre, celui que tout le monde continue à utiliser, Marie-Véronique, comment est-il possible d’avoir un prénom aussi stupide ? Aussi vieux ? Mon nom de famille est Maltagliati, alors quand je dois tout écrire dans mon cahier, j’ai besoin de plus d’une ligne !

Cette bonne idée vient de ma mère, à cause d’une célèbre chanteuse pop qui s’appelle Louise Veronica, mais on voit qu’elle non plus ne supportait pas son prénom parce qu’elle aussi s’en est choisi un autre, Madonna.

Je ne supporte pas les chansons de Madonna, même si maman a tous ses CD et qu’elle les écoute en boucle. Gare à ceux qui la critiquent ! Pour elle, Madonna est un mythe, une Vraie Artiste, comment dire ? Le top !

Heureusement que mon frère Berni me donne raison au sujet de Madonna. Mais seulement sur ce point, parce que pour le reste, j’ai toujours tort. De toute façon, que peut-on attendre d’un garçon de quatorze ans avec une cervelle d’oiseau ? Berni ne s’enflamme qu’à deux occasions : quand il parle de sa musique préférée et quand il essaie de la jouer avec sa guitare électrique (mais d’après moi, il n’en est pas capable). Le reste du temps, il a une expression catatonique (j’ai appris ce mot dans un film hier), c’est-à-dire assez stupide, et il n’écoute personne.

Il ne répond pas au téléphone de la maison non plus, et s’il répond, il dit :

– Vous vous êtes trompé de numéro, même si à l’autre bout du fil il y a mamie Marie qui crie :

– Berni, c’est moi, mamie !

Clic. Il a raccroché le combiné.

– C’était qui, Berni ? demande maman.

– Ils se sont trompés de numéro, bégaie-t-il.

Berni écoute une musique terrible qui ressemble plutôt au bruit de l’usine de l’oncle Gigi. D’ailleurs, une fois, quand tonton est venu chez nous, Berni était en train de jouer de la guitare électrique, et il a dit tout joyeux :

– Hé ! Ce garçon a du talent. D’ici quelques années, il pourra venir travailler chez moi.

Il pensait que mon frère était en train d’utiliser une fraiseuse.

Mais pour en revenir à moi et à mon prénom, je voudrais préciser que je ne l’ai pas inventé, mais je l’ai trouvé, car dès que je me suis dit « Je m’appelle Mia », j’ai senti que ce nom était en train de dormir au fond de moi et que je l’avais enfin réveillé.

Aussi, je ne suis plus Marie-Véronique Maltagliati, une quelconque enfant de dix ans, mais Mia la Mystérieuse, la Grande et l’Insaisissable.

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Voici donc la description de l’héroïne, ou si vous préférez, moi transformée en héroïne. C’est si difficile de se décrire ! Je ne sais pas comment commencer, alors que petite, j’y arrivais si bien. Je pouvais parler de moi, de maman, de ses manies, et de mon frère quand il était un ado renfermé. Mais maintenant, voici l’entrée en scène du personnage clé de mon récit, la tante Rose, la magicienne de la maison !

Où je raconte qui est Râ

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Tata Rose habite au troisième étage d’un immeuble de banlieue.

Moi, je ne trouve rien de particulier à cet immeuble, il me semble pareil à tous les autres, avec une porte d’entrée en verre, un ascenseur et une odeur de friture, comme partout. Mais tata Rose dit que le sien est distingué, parce qu’il y a un jardin avant de rentrer, une caméra télé devant le portail et une concierge qui fait attention à qui entre et sort.

Tata Rose se trompe beaucoup. Le jardin est en fait un petit bout d’herbe avec un arbre maigrichon que même Robbie refuse de regarder.

Quant à la caméra télé, même un aveugle comprendrait qu’elle est fausse ! Le syndic l’a placée là pour faire plaisir aux locataires qui voulaient plus de sécurité dans l’immeuble après l’incroyable vol des paillassons. Et comme elle n’a jamais fonctionné, le syndic s’est justifié en disant que c’était un appareil tout nouveau qui devait être homologué. Moi, je ne sais pas ce que cela signifie, mais papa a dit à tata qu’il pourrait dénoncer ce syndic. Elle a répondu que dans un immeuble distingué, on ne dénonce personne. Et puis, elle ne veut rien avoir à faire avec la police. En ce qui concerne la concierge, Mme Julia est une petite femme pas plus grande qu’un mètre, qui arrive à peine à marcher et qui ne reste jamais près de la porte à monter la garde, comme toutes les concierges.

En fait, elle habite au dernier étage, qui n’est pas vraiment un étage mais une mansarde réaménagée en deux appartements minuscules avec un plafond si bas que seuls des gens très petits peuvent y habiter. Le résultat est que lorsque quelqu’un sonne à la porte, Mme Julia apparaît à la fenêtre du dernier étage comme l’escargot de Pinocchio et crie :

– C’est qui ? Que voulez-vous ?

Si par hasard il y a un paquet à récupérer ou quelque chose à signer, Mme Julia crie d’en haut :

– Signez vous-même et mettez-le dans la boîte aux lettres. J’ai mal à une jambe et il me faut une heure pour descendre.

Quand les paillassons ont disparu, la concierge n’a pas servi à grand-chose. En fait, c’était la plus terrorisée. Elle a fait des commentaires pendant une semaine.

– Oh là là ! Quelle tragédie ! On n’est jamais tranquille, on ne peut plus vivre !

Et quand elle rencontrait tata, elle disait à voix basse :

– Madame Rose, enlevez le porte-parapluie, c’est trop risqué.

En y réfléchissant bien, il me semble très étrange que personne n’ait jamais demandé à tata si elle savait quelque chose à propos de la disparition de ces paillassons.

Non pas parce qu’elle est policière, bien au contraire, elle n’aime pas beaucoup les policiers. Et encore moins parce qu’on peut la soupçonner d’avoir commis le vol, comme ils disent dans les téléfilms !

Le métier de tata Rose consiste à tout savoir. Je m’explique. Ma tata est une magicienne et elle est même célèbre. Son nom de magicienne n’est pas Rose, mais Râ. Elle l’a écrit sur la sonnette, à côté de la porte : « Râ, voyante et cartomancienne. Reçoit seulement sur rendez-vous. »

Je dis qu’elle est célèbre parce que plein de gens la reconnaissent dans la rue et la saluent avec respect, comme si elle était docteur à l’hôpital ou professeur. Et pourtant, on voit tout de suite que ma tata n’est ni l’un ni l’autre ! Même si elle a un certain âge, elle se teint les cheveux en noir charbon, plus noir c’est pas possible. Et elle se maquille les yeux avec un crayon noir et se colore la bouche avec du rouge feu, en forme de cœur comme les geishas japonaises. Comme les Japonais, elle porte à la maison un long kimono avec des broderies jusqu’en bas des pieds, mais pas de pantoufles. Elle ne quitte jamais ses chaussures à talons.

– Une vraie dame doit toujours être soignée, dit-elle en se remettant du vernis.

Je ne sais pas si son allure est soignée. Pour moi, c’est une drôle d’allure, un peu comme les femmes au cirque qui mettent des plumes sur la tête et des habits dorés pour entrer en scène. Peut-être que les talons, le kimono, le vernis et le rouge à lèvres font partie de son attirail de magicienne. En revanche, je ne comprends pas pourquoi elle a choisi un nom comme Râ, étant donné que tata a une certaine passion pour le Japon et la Chine. Chez elle, il y a un paravent et des éventails japonais, un service à thé, d’autres japonaiseries et quelques objets chinois comme un petit parapluie abat-jour, un chiffonnier, un énorme vase et des estampes avec des bambous. Elle n’aurait pas pu se faire appeler, disons, Cio-Cio-San ? Bien plus assorti à son intérieur !

– Quel esprit !

Tata rit de sa voix rauque.

– Tu t’imagines la magicienne Cio-Cio-San ? Cela ne serait pas professionnel !

– Alors pourquoi Râ ?

– Parce que Râ est dans la mythologie égyptienne et l’Égypte était le pays du mystère et de l’astrologie.

– Mais non ! L’astronomie, pas l’astrologie !

Je proteste parce qu’à l’école je viens juste d’étudier l’Égypte ancienne.

– L’astronomie, la science des étoiles !

– Et alors ?

Elle lève les épaules et fronce les sourcils.

– C’est la même chose !

Je n’aime pas trop faire celle qui sait tout alors je laisse tomber, pourtant le fait qu’elle ait choisi un nom d’homme, ça, il faudra qu’elle me l’explique !

– Mais tata, Râ était le dieu du soleil, c’était un dieu masculin !

– Que dis-tu ? fait-elle sans perdre son sang-froid. Râ devait être une déesse, la déesse du soleil. Comment un homme peut-il avoir un nom qui finit par « a » ?

– Mais comme Andréa, Nicolas… ce sont des prénoms masculins et ils finissent en « a » !

Elle hausse à nouveau les épaules :

– Mais qu’est-ce que ça a à voir ? Ce sont des exceptions. Moi, je voulais m’appeler Iside, mais la magicienne Iside existe déjà, Osiris est un magicien de Livourne, Néfertiti et Néfertari sont déjà pris avec des tas de « copiry ».

– C’est quoi, le copiry ?

– Le copiry est une chose que… hum… tu vas dans un endroit et tu déposes ton nom afin que personne ne le prenne. C’est étrange… On appelle ça un copiry et pourtant on ne peut pas le copier, ricane tata.

– Mais non, le copyright, je la corrige, parce que j’ai appris ce mot. Tu ne connais pas ? Il est sur les livres, les CD, c’est un mot anglais qui veut dire droit d’auteur.

– Eh bien, c’est ce que j’ai dit ? Copiry, non ? Bref, à la fin, il ne restait plus que Râ et ça me va très bien, parce qu’il est composé des mêmes lettres que celles au début et à la fin de mon nom en latin, c’est un signe !

– Ah bon ?

Elle en avait assez d’expliquer et coupa court :

– Ça fait plus mystérieux.

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Dès le début, j’ai voulu attirer l’attention du lecteur. Dans l’immeuble de tata, il y a eu un petit vol, une bêtise, mais suffisamment intéressante pour aviver la curiosité de l’Insaisissable Mia…

Nous avons donc un mystère à éclaircir, en même temps que nous allons apprendre à connaître la magicienne Râ dont nous avons déjà un petit aperçu ici.

Où j’explique que tata
 est en fait ma grand-tante

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Tata Rose est en fait ma grand-tante, car elle est la tante de papa, c’est-à-dire la sœur de papy (il y a de quoi devenir fou avec toutes ces histoires de famille). Moi, je l’aimerais tout autant si elle n’était pas ma grand-tante, parce que même si elle est parfois un peu bourrue, c’est une personne vraiment extra. Et puis, elle me plaît, parce que comme moi, elle a deux noms. Sauf que le mien est secret, et le sien est un nom d’artiste. Mais maman, qui parle toujours de Vrais Arts avec un grand A, dit que tata Rose n’est pas une artiste, mais une fripouille. Moi, je préfère une grand-tante fripouille aux vrais artistes que ma mère apprécie tant comme son coiffeur et son amie Maura, qui peint des couchers de soleil et des fruits violets. Au moins, tata ne se donne pas des grands airs comme le coiffeur Stefi qui raconte à tout le monde qu’il a coiffé les plus grandes stars. Oui, vraiment les plus grandes stars, même un certain René.

– Tu plaisantes ? Vraiment René en personne ? s’illumine maman.

– Oui, vraiment lui ! s’émeut le coiffeur, avec un nœud dans la gorge. Tu as des cheveux… splendides, et c’est peu dire.

– Stefi, tu dois tout me dire… Comment est René ?

À ce moment-là, maman est devenue toute rouge comme si le sèche-cheveux l’avait brûlée, parce que, pour elle, les chanteurs célèbres sont des saints et il ne faudrait pas grand-chose pour qu’elle mette une bougie sous leurs photos.

Moi, je préfère tata. En matière de cheveux, elle en sait bien plus ! Elle fait de la magie, et si elle veut, avec un simple cheveu, elle me dit tout, le passé, le présent et le futur !

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