Jeu troublant - Une impossible promesse (Harlequin Passions)

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Jeu troublant, Katherine Garbera

Un joueur, un séducteur, un tricheur. Pour Raine Montgomery, la célèbre réalisatrice de shows télévisés, l'ex-star du petit écran Scott Rivers est exactement le genre d'homme à éviter : trop fascinant, trop dangereux, il ne pourrait que la faire souffrir. Mais alors qu'elle s'installe pour quatre semaines dans un luxueux hôtel de Las Vegas pour faire un reportage dont il est la vedette, Raine se surprend, pour la première fois de sa vie, à se laisser séduire. Jusqu'au moment où elle apprend qu'il a parié 50.000 dollars. Sur elle. En jurant qu'il la mettrait dans son lit...

Une impossible promesse, Heather MacAllister

Quand le hasard lui fait rencontrer Simon Northrup, le patron de l'entreprise où elle travaille, Sara est éblouie. Elle qui n'est jamais tombée passionnément amoureuse comprend soudain la signification de certains mots : attirance, désir... jalousie. Car si Simon est lui aussi attiré, il n'est pas libre : il a fait à son père, sur son lit de mort, une promesse. Une promesse dont il ne peut se délier et qui forme un obstacle insurmontable entre Sara et lui...

Publié le : jeudi 1 février 2007
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280260985
Nombre de pages : 480
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— Hello, trésor ! Toujours aussi sexy…
Raine Montgomery se mordit cruellement la lèvre pour ne pas envoyer Scott Rivers sur les roses. Chaque matin, c’était la même rengaine. Des réflexions et des sous-entendus comme s’il était tombé éperdument amoureux d’elle. Il n’en était rien, bien sûr. Et elle n’avait évidemment non plus rien de sexy. Elle fréquentait les joueurs depuis si longtemps… Elle savait bien qu’ils ne disaient jamais la vérité.
— Un seul mot de vous, un seul…, ronronna-t-il, enjôleur, tout en glissant un bras autour de sa taille.
Elle fit un pas leste de côté.
— Dépêchez-vous donc de prendre place.
— Oh, trésor, quand cesserez-vous de vous montrer si farouche envers moi ?
— Lorsque vous aurez fini de flirter avec toutes les femmes qui croisent votre chemin…
— Seriez-vous jalouse ?
— Non.
Scott éclata de rire et s’éloigna tandis que les autres joueurs faisaient leur apparition.
Elle avait choisi de travailler dans la réalisation pour une seule et unique raison : un jour, lors de la prestigieuse cérémonie des Academy Awards, elle serait appelée sur scène pour recevoir l’Oscar de la meilleure réalisatrice. D’ailleurs, son discours de remerciements était déjà prêt pour la circonstance.
« J’aimerais remercier le jury pour cet honneur qui m’est fait… et je voudrais également que chacun sache que Missy Talbot est une sale garce et puis aussi, que mon père est un homme tout à fait respectable et… »
Certes, il y avait dans ces paroles quelque chose de pitoyable et de naïf. Mais elle avait écrit ce speech il y avait bien longtemps, à une époque où elle menait une vie morne et ennuyeuse, dans son New Jersey natal. A une époque où le show business lui était apparu comme la solution à tous ses problèmes…
Malheureusement, jusqu’à aujourd’hui, son beau rêve n’avait pas été exaucé. Aucune récompense à l’horizon, pas même un prix de consolation. Et elle doutait tout autant qu’on lui accordât un quelconque prix pour la réalisation du Championnat du Monde de Poker des Stars.
Le concours se disputait sur quatre semaines, avec en vedette trois célébrités et trois champions de poker. Chaque semaine, les candidats s’affrontaient au cours de deux parties à l’issue desquelles deux participants étaient éliminés. Le champion serait celui qui remporterait au cours du duel final la plus forte mise.
Tout avait été fait pour que le public s’associe étroitement au jeu. On pouvait ainsi parier sur le Web en désignant son vainqueur ou même jouer via le Web des parties de poker virtuelles. Un vrai succès ! De plus, la télévision retransmettait le show en direct chaque semaine. Les gens adoraient voir les stars tricher, bluffer, perdre la face et dilapider leur fortune ou gagner le jackpot. Une partie de ce jackpot étant reversé à des associations et autres œuvres de bienfaisance.
Raine gardait consciencieusement ses distances avec les joueurs, Joël Tanner, son producteur, voyant d’un mauvais œil qu’elle, ou tout autre membre de l’équipe, se lie avec les acteurs du show. Derrière comme devant la caméra, chacun sur le plateau avait dû signer une clause de non-fraternisation. Joël voulait, en effet, être sûr de ne pas se retrouver avec une plainte sur le dos dès la fin du show concernant la manière dont les joueurs avaient été filmés.
Chaque semaine, un prix récompensait les spectateurs qui avaient parié sur le gagnant. Ce qui expliquait que Raine soit particulièrement tatillonne. Le championnat était en effet l’objet de trop d’enjeux. Par exemple, ils s’étaient vus forcés de se séparer d’un cameraman de mèche avec l’un des joueurs auquel il avait accordé plus de temps d’image qu’aux autres participants.
La série de shows se déroulait à Las Vegas, au très sélect Chimera Casino. Mais le travail n’avait rien de reposant et Raine ressentait en permanence une certaine tension au niveau de la nuque, symptôme de stress intense. Elle soupira alors qu’elle se dirigeait vers sa loge. Certains l’avaient baptisée la loge du Tout-Puissant, simplement parce que Raine avait une voix qui portait fort et loin. Raine était pourtant bien placée pour savoir qu’elle était tout sauf un être suprême.
Surtout en cet instant où elle était la proie de pensées plus qu’impures à propos de l’acteur Scott Rivers. Elle poussa la porte de sa loge et coiffa ses écouteurs. Tous les joueurs portant un micro, elle pouvait entendre leurs moindres bavardages. La voix profonde et grave de Scott s’éleva et elle se figea aussitôt pour l’écouter.
Il avait été le premier et le seul qui lui avait donné envie de rompre son contrat. Et chaque jour qui passait était un jour de lutte contre la tentation. Comme elle aimerait qu’il perde et alors tous les deux, peut-être…
Peut-être quoi ? Rien n’arriverait entre eux. Et certainement pas quelque chose de durable. Elle connaissait suffisamment ce genre d’hommes pour savoir que, tôt ou tard, il ne daignerait même plus lui adresser la parole. Cependant, en toute franchise, jusque-là, elle ne dédaignait pas de flirter avec lui. Loin de là !
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