Julia

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Une nouvelle série encore plus sensuelle par l'auteure du roman Dans la ligne de tir !

Julia rêve de participer aux Jeux olympiques. Elle s’entraîne pour ça depuis des années. Seulement, la présence de Casey, le nouveau palefrenier, perturbe sa concentration. Beau comme un dieu, étonnamment doué avec les chevaux, il ne lui porte pas la moindre attention. Combative et obstinée, la jeune femme décide de l’obliger à la remarquer.

Pour Casey, la vie s’arrange enfin. Même si son nouveau job est dur et mal payé, il travaille au grand air avec les chevaux, loin des ennuis et des quartiers pourris où il a grandi. Conscient des avances de Julia, cette jolie petite Fée Clochette qui lui plaît tant, il doit pourtant résister : son patron lui a interdit de l’approcher. De toute façon, elle ne risquait pas de continuer à s’intéresser à lui en découvrant son passé, son séjour en prison et jusqu’où il avait dû s’avilir pour survivre...

45 000 mots (novella)

« Une romance adorable, pleine de fraîcheur et qui ne se laisse pas quitter avant d’avoir tourné la dernière page ! » Vanessa Terral (auteure de Par ton regard)

« Casey est un personnage comme je les aime, torturé au possible, traumatisé bien comme il faut... » Jo Ann von Haff


Publié le : jeudi 7 août 2014
Lecture(s) : 6
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782924395509
Nombre de pages : non-communiqué
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Résumé
Julia rêve de participer aux Jeux olympiques. Elle s’entraîne pour ça depuis des années. Seulement, la présence de Casey, le nouveau palefrenier, perturbe sa concentration. Beau comme un dieu, étonnamment doué avec les chevaux, il ne lui porte pas la moindre attention. Combative et obstinée, la jeune femme décide de l’obliger à la remarquer. Pour Casey, la vie s’arrange enfin. Même si son nouveau job est dur et mal payé, il travaille au grand air avec les chevaux, loin des ennuis et des quartiers pourris où il a grandi. Conscient des avances de Julia, cette jolie petite Fée Clochette qui lui plaît tant, il doit pourtant résister : son patron lui a interdit de l’approcher. De toute façon, elle ne risquait pas de continuer à s’intéresser à lui en découvrant son passé, son séjour en prison et jusqu’où il avait dû s’avilir pour survivre…
De la même auteure
aux Éditions Laska
Le Club des A - 2 : Lena
Le Club des A - 3 : Samantha
Dans la ligne de tir
L’Homme de la sierra
Amelia la Scandaleuse
LE CLUB DES A - 1 : JULIA
Pauline Libersart
Éditions Laska Montréal, Québec Courriel : info@romancefr.com
Ceci est une œuvre de fiction. Les noms, personnages, lieux et incidents sont soit le fruit de l’imagination de l’auteur, soit utilisés de manière fictive.
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Design de la couverture : Jeanne Corvellec Photo de couverture © BrandyTaylor – iStockphoto
ISBN : 978-2-924395-50-9
Table des matières
Résumé Autres publications de l’auteure Page titre Droits d’auteur Chapitre 1 Chapitre 2 Chapitre 3 Chapitre 4 Chapitre 5 Chapitre 6 Chapitre 7 Chapitre 8 Chapitre 9 Chapitre 10 Chapitre 11 Chapitre 12 Chapitre 13 Chapitre 14 Chapitre 15 Chapitre 16 Chapitre 17 Chapitre 18 Chapitre 19 Chapitre 20 Chapitre 21 Chapitre 22 Chapitre 23 Chapitre 24 Chapitre 25 Épilogue Merci ! Le Club des A - 2 : Lena (Chapitre 1) L’auteure
Chapitre 1
Julia freina brutalement, et sa voiture, une Mini rouge, dérapa sur le gravier devant l’entrée duclub housedu haras de Grand View, le prestigieux domaine équestre familial situé dans les collines boisées entre Baltimore et Annapolis. Sans se soucier de s’être garée de travers, elle sortit en trombe de son véhicule, contourna le bâtiment et courut vers les écuries. Elle s’arrêta dans l’embrasure de la double porte du bâtiment principal. « Oncle John ? cria-t-elle, clignant des yeux pour s’habituer à la pénombre qui y régnait. — Stalle vingt-deux ! » entendit-elle en retour. Elle remonta l’allée centrale à toute allure et s’immobilisa à l’entrée du box. C’était le dernier de la rangée, le plus grand, situé dans l’angle ouest, près de la porte d’accès au grand manège. Son oncle était là, flattant l’encolure d’une superbe jument très nerveuse. L’heure approchait. D’un instant à l’autre allait naître le tout premier poulain de cette magnifique arabo-andalouse nommée Belle-Star. Ce n’était pas la première fois que Julia assistait à un poulinage, loin de là, mais cette jument était la sienne. Ses parents lui avaient offert l’animal deux ans auparavant pour la récompenser de ses brillants résultats scolaires. En effet, Julia avait obtenu son diplôme avec mention, et elle étudiait maintenant avec l’ambition de devenir vétérinaire. La jeune femme rêvait depuis sa plus tendre enfance de décrocher une place dans l’équipe nationale américaine de saut d’obstacles et de participer aux Jeux olympiques. Belle-Star lui avait déjà permis d’entrer dans l’équipe de l’État du Maryland. Cependant, il fallait que sa jument et elle acquièrent encore un peu d’expérience et de maturité en compétition. Une ou deux bonnes saisons, et le rêve serait enfin à portée de main. Dès l’appel téléphonique de son oncle l’avertissant que le travail commençait, la jeune femme avait sauté dans sa voiture. Ses amies du « Club des A », Lena et Samantha, avaient promis d’aller lui récupérer ses cours ce soir auprès de ses camarades de fac. Contrôlant son impatience, Julia entra doucement dans la stalle pour ne pas effrayer Belle-Star… et son cœur rata un battement. Comme elle le craignait et l’espérait tout à la fois, Casey était là, debout dans l’angle opposé, invisible depuis l’extérieur. Il préparait consciencieusement le matériel nécessaire à la délivrance en attendant l’arrivée du vétérinaire. Et comme toujours, elle n’eut droit qu’à un impersonnel hochement de tête en guise de bonjour. La jeune femme serra les dents, furieuse contre elle-même, parce qu’elle en avait assez de rêver de ce satané cowboy qui l’ignorait totalement, mais aussi contre sa malchance. Il y avait plus de trente employés au haras ; pourquoi fallait-il que ce soit lui justement qui aide à la naissance ? Zut !en silence. Et, après lui avoir rendu un salut qu’elle espérait tout aussi ragea-t-elle froid et impersonnel que le sien, elle lui tourna résolument le dos. Julia était venue pour sa jument, et seulement pour elle. Elle ne voulait plus penser à autre chose. S’approchant en douceur, elle flatta son encolure. Elle ne voulait surtout pas lui transmettre son excitation… Quand l’animal se coucha, ils s’agenouillèrent tous et se concentrèrent sur l’arrivée du poulain. Le travail risquait d’être long et difficile. * * * Debout à l’extérieur de la stalle, les coudes appuyés sur la partie basse de la porte, Casey admirait les efforts de la petite pouliche pour se mettre debout. Elle était vraiment magnifique : fine, gracile, avec une robe aussi noire que celle de sa mère et de son géniteur. La naissance s’était bien passée, plus rapidement qu’ils ne l’avaient craint. Casey retint un soupir d’envie en regardant Julia panser tendrement Belle-Star. Il aurait donné n’importe quoi pour être à la place de John quand elle avait sauté au cou de son oncle
pour l’embrasser spontanément après que la jument se fut relevée. Mais, comme toujours en présence de la nièce du patron, il était resté en retrait, dans l’ombre. Savoir qu’il respectait sa parole n’allégeait pas la douleur qui lui serrait le cœur. Il la voulait… depuis la première seconde où il l’avait vue. Le choc de sa vie ! Six mois auparavant, quelques jours à peine après son embauche au haras de Grand View, il était sorti des écuries pour aller mettre les poulains à l’abri de la tempête de neige annoncée par la météo. Il venait de tourner à l’angle du bâtiment lorsqu’il avait été violemment percuté par une petite tornade aux cheveux bouclés. Celle-ci avait perdu l’équilibre et atterri les fesses dans la boue… Surprise par leur percutante rencontre, Julia avait spontanément éclaté de rire. Et lui était resté complètement idiot. Quand elle lui avait tendu la main, il l’avait machinalement aidée à se relever, et quand elle s’était présentée, il avait juste été capable de débiter son propre nom. Ainsi, avait-il compris au même moment, c’était elle, la jeune fille qu’on lui avait formellement interdit d’approcher. Julia était jolie ; plus que jolie, même. Elle lui rappelait le dessin d’une fée qu’il avait vu dans l’un des rares livres de son enfance. Elle avait une joie de vivre communicative, qui l’attirait comme un aimant. Heureuse, radieuse, elle souriait en permanence à la vie. Elle était si loin de son univers à lui… Mais elle était aussi et surtout une splendide cavalière, classée au niveau national en saut d’obstacles. Dès que son emploi du temps chargé d’étudiante le lui permettait, elle venait s’entraîner au haras. Il adorait la regarder, altière et royale en selle. Loin de la pimbêche qu’elle aurait facilement pu être, comme beaucoup d’autres qu’il avait côtoyées. Elle n’hésitait jamais à aider le personnel, ni à se salir quand il le fallait. Casey avait compris depuis longtemps que ses sentiments pour elle allaient bien au-delà du simple désir… Malheureusement, l’approcher lui ferait perdre son job, qui était la seule chose qui l’empêchait de replonger. La seule chose qu’il avait. * * * Du coin de l’œil, Julia vit Casey s’éloigner et sortir de l’écurie. Pourquoi suis-je allée m’enticher de ce type ?se demanda-t-elle une fois de plus. Oubliant qu’elle n’était pas seule dans la stalle, elle ne prit pas la peine de masquer sa profonde déception et ne vit pas son oncle John se rembrunir. Depuis leur première rencontre, presque six mois plus tôt, Casey se montrait tout juste poli avec elle. Rien dans son comportement ne justifiait une pareille obsession, ni même qu’elle entretienne le moindre espoir d’éveiller un jour son intérêt. Il répondait toujours laconiquement à ses tentatives de conversation. Elle avait souvent l’impression que, pour lui, elle était juste la nièce du patron avec qui il était obligé de se montrer aimable. Julia avait très peu d’expérience avec les hommes et elle espérait surtout ne pas être superficielle au point de n’être attirée que par le physique très avantageux de Casey. Parfois, elle ne pouvait s’empêcher de se demander si son attitude solitaire, toujours si détachée de tout, ne dissimulait pas des secrets, et elle finissait immanquablement par se traiter de nunuche. Casey n’avait rien à cacher. Depuis son arrivée au haras, il travaillait dur. Il s’était progressivement vu charger des animaux les plus difficiles, des plus prometteurs aussi, passant d’un emploi de simple palefrenier à celui de responsable d’écurie. Il avait un don exceptionnel avec les chevaux que beaucoup ici lui enviaient, même elle. Et avec son allure de cowboy sexy, il n’avait sans doute pas le moindre problème à obtenir de la compagnie, vu comment les clientes et les employées du centre équestre lui tournaient autour. * * * Julia passa tout l’après-midi auprès de sa jument et de la pouliche, baptisée Evening-Star. À plusieurs reprises, elle entrevit Casey ou l’un des autres employés qui sortaient des chevaux pour aller les faire travailler dans la carrière ou sur l’anneau de vitesse. Le haras produisait et entraînait des chevaux de concours, mais aussi des chevaux de course.
Le soir arrivant, tante Ruth n’eut aucun mal à persuader sa nièce de rester dîner avec eux. Ses talents culinaires étaient légendaires et Julia était gourmande. Le repas fut joyeusement animé, le principal sujet de conversation étant, comme toujours entre l’oncle et la nièce, les chevaux. La jeune femme quitta le haras rassasiée, ravie de sa journée, mais avec toujours ce même regret au fond du cœur. John, qui avait accompagné Julia jusqu’à sa voiture, remonta sur le perron de la maison, où il fut rejoint par son épouse. Ils restèrent dehors jusqu’à ce que les feux arrière de la Mini disparaissent dans la nuit. « Elle revient dimanche matin avec le “Club des A” », annonça Ruth à son mari. Elle hésita avant de lui demander : « Tu t’inquiètes pour elle, n’est-ce pas ? — Oui », confirma-t-il alors que son regard fouillait l’obscurité du côté de la grange. Casey n’était pas loin, John en était presque certain. Le cowboy n’était jamais très loin quand Julia était présente au domaine… John se crispa en pensant à ce garçon si calme, si réservé, qui avait un véritable don avec les chevaux. Il était capable d’apprivoiser en douceur l’animal le plus rétif, de dresser l’étalon le plus vicieux. Il l’avait impressionné durant sa période d’essai. Pourtant, John avait beaucoup hésité à l’embaucher. C’est Ruth qui avait fini par le persuader de donner une chance au jeune homme, malgré ce que ce dernier leur avait froidement exposé de son passé. Par précaution, John avait posé des conditions très strictes quant au comportement et à l’attitude qu’il exigerait de son employé. Casey les avait acceptées sans discuter et s’y tenait, sa nature solitaire et secrète lui facilitant sans doute les choses. John n’avait eu aucune crainte, jusqu’à un certain barbecue, un mois auparavant. Après le repas s’était tenue une soirée dansante, et ils avaient surpris le regard de Casey fixé sur Julia, qui s’amusait au milieu de la piste. Ruth en avait compris la signification la première : la froideur qu’il affichait envers leur nièce masquait… tout autre chose. Dès le lendemain, John l’avait interrogé, et Casey n’avait même pas cherché à nier. « Il t’a donné sa parole, lui rappela Ruth. Et il la respecte. Il ne s’approche pas de Julia… ni des autres. Il reste tout seul dans son coin. — Je sais. Casey fait bien son travail et il ne m’a jamais donné de raison de mettre sa bonne foi en doute. En fait, c’est elle qui m’inquiète, avoua John. Elle a vingt ans, et l’époque où elle ne s’intéressait qu’aux chevaux est révolue. Tu n’étais pas là cet après-midi ; tu n’as pas vu la façon dont elle le regardait. — S’il se passait quelque chose entre eux, ce serait vraiment si grave ? » questionna sa femme de sa voix douce. John se tourna brusquement vers elle. « Ils ne sont pas du même monde, tenta-t-il d’éluder. — Et alors ? Ne me dis pas que cela te dérange parce que Casey est un de tes employés. Je ne te croirai pas. » Son mari maugréa une phrase indistincte dans sa moustache poivre et sel. Ruth insista : « Dois-je te rappeler que j’étais une petite serveuse dans un bar minable quand on s’est rencontrés, il y a trente ans ? — Non ! Ce n’est pas de ça que je parle, soupira-t-il, vaincu. Tu le sais très bien. Julia mérite mieux que… quelqu’un commelui! — C’est peut-être à elle de décider ? » murmura sa femme avant de rentrer dans la maison. Casey n’avait pas eu une vie facile. Aujourd’hui, il essayait de repartir sur de nouvelles bases. Ruth, qui n’avait jamais oublié les difficultés de sa propre jeunesse, les compromis honteux qu’elle avait dû faire pour parvenir à s’en sortir, pensait sincèrement qu’il avait besoin de soutien et non de défiance.
Chapitre2
Ledimanche matin suivant, comme prévu, le « Club des A » au complet arriva de bonne heure, chahutant gaiement. Par la fenêtre de la cuisine, Ruth et John les regardèrent descendre de la minuscule voiture rouge en souriant. Chaque visite des filles au haras apportait immanquablement de l’animation. Si elles étaient toutes les trois amies depuis l’école primaire, plus liées que des sœurs, elles étaient aussi très différentes. Julia n’était pas très grande, mince et musclée par des années de pratique de l’équitation à très haut niveau. Ses cheveux bouclés comme des ressorts, qui encadraient son visage mutin, piqué de taches de rousseur, étaient son cauchemar. Arriver à les discipliner sous une bombe pour les très chics concours de saut relevait de l’exploit. En plus, ils tiraient sur le roux et Julia ne supportait pas qu’on lui rappelle que, pendant des années, ses camarades de classe l’avaient appelée « la rouquine ». Elle clamait, avec une parfaite mauvaise foi, qu’ils étaient blond foncé. La jeune femme faisait penser à un lutin malicieux, un elfe ou une fée clochette avec son petit visage triangulaire et ses grands yeux verts. Samantha, la plus grande des filles, approchait le mètre quatre-vingt. Elle était élancée, très sportive et avouait en riant être un véritable garçon manqué. Depuis des années, elle pratiquait ce qu’elle nommait « la rébellion capillaire ». Elle avait été blond platine, puis noir corbeau. Il y avait aussi eu la période des cheveux blancs aux pointes bleues. Chaque changement de couleur engendrait des disputes sans fin avec son père, le redoutable colonel Lowell, but avoué de la manœuvre. Depuis quelques semaines, Sam arborait une coupe très courte d’un magnifique rouge grenat qui lui allait très bien. La jeune femme suivait des études de droit ; elle hésitait encore entre devenir avocate ou entrer à l’école de police. Comme elle ne pouvait pas intégrer celle-ci avant ses vingt-et-un ans, elle avait encore le temps de se décider. Qu’elle choisisse l’un ou l’autre, de toute manière, son père s’opposait farouchement aux idées de sa fille, qu’il ne voulait pas voir s’orienter vers un métier « à risque ». Lena complétait le trio infernal. À peine plus petite que Sam et plutôt timide, Julia lui enviait ses très longs cheveux parfaitement lisses d’un blond doré absolument naturel, mais toujours sagement nattés. Elle avait aussi des yeux magnifiques d’un bleu profond, une silhouette de rêve et une peau au grain parfait. Brillante, la jeune femme voulait être ingénieure en informatique et se retrouvait à être presque la seule fille au milieu des geeks de l’université, qui ne voyaient souvent en elle qu’un joli minois et une trop belle poitrine. Au grand désespoir de ses amies, Lena se cachait sous d’immenses tee-shirts informes, de ternes jupes longues ou des jeans trop larges, comme ce jour-là. Après de joyeuses salutations autour d’un café, les filles se rendirent derrière l’écurie réservée aux pur-sang reproducteurs et aux chevaux de course. Elles passèrent un long moment à admirer Evening-Star, qui caracolait autour de sa mère dans un corral un peu à l’écart. À dix heures, elles se dirigèrent vers un autre bâtiment des écuries, qui abritait les chevaux et les poneys destinés exclusivement aux promenades et aux stages d’équitation du centre équestre. En effet, en plus de l’élevage et du dressage des chevaux de race, le haras avait une activité ouverte au grand public. Leurs montures avaient été préparées et les attendaient attachées à une barrière pour leur rituelle balade en forêt. Elles s’approchaient en plaisantant gaiement lorsque Julia se figea, juste une seconde, avant de se remettre à rire. Ses amies comprirent aussitôt que le fameux Casey devait être là. Lena et Sam échangèrent un sourire de connivence. Depuis des mois, Julia ne leur parlait que de Casey, leur racontait ses moindres gestes, ses moindres paroles. Elles avaient partagé ses espoirs et, surtout, ses nombreuses déceptions. Et elles allaient enfin le voir ! Jusqu’à présent, elles n’avaient pas eu la chance de lui être
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