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Kinnections (Tome 2) - Les lois de l’attraction

De
386 pages
Kennedy Ashe est l’une des expertes de l’agence de rencontres Kinnections. Aucun défi ne résiste à ses talents d’entremetteuse et, justement, Nathan Ellison Raymond Dunkle en est un de taille. Hormis la passion sans faille qu’il voue à la science, ce génie des mathématiques semble abonné aux histoires d’amour désastreuses. Qu’importe ! Kennedy est décidée à lui faire ôter sa blouse blanche pour devenir le cœur à prendre le plus convoité de la ville. Mais la jeune femme prend des risques et pourrait bien, elle aussi, tomber sous son charme
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couverture
JENNIFER
PROBST

KINNECTIONS – 2

Les lois
de l’attraction

Traduit de l’anglais (États-Unis)
par Éléonore Kempler

image
Présentation de l’éditeur :
Kennedy Ashe est l’une des expertes de l’agence de rencontres Kinnections. Aucun défi ne résiste à ses talents d’entremetteuse et, justement, Nathan Ellison Raymond Dunkle en est un de taille. Hormis la passion sans faille qu’il voue à la science, ce génie des mathématiques semble abonné aux histoires d’amour désastreuses. Qu’importe ! Kennedy est décidée à lui faire ôter sa blouse blanche pour devenir le cœur à prendre le plus convoité de la ville. Mais la jeune femme prend des risques et pourrait bien, elle aussi, tomber sous son charme…
Biographie de l’auteur :
Jennifer Probst est une auteure reconnue pour ses romances contemporaines. Ses livres ont été traduits dans une douzaine de langues et vendus à plus d’un million d’exemplaires.


Couverture : © Nick Starichenko / Shutterstock

Du même auteur
aux Éditions J’ai lu

Semi-poche

LIAISON À DURÉE DÉTERMINÉE

PETIT ARRANGEMENT PRIVÉ

 

KINNECTIONS

1 – LE JEU DE LA TENTATION

N° 11891

« Ce qui est vraiment difficile

et vraiment remarquable,

c’est abandonner l’idée d’être parfait

et commencer à travailler pour devenir soi-même. »

Anna QUINDLEN

Ce livre est dédié à tous mes lecteurs
qui m’ont inspirée, soutenue,
qui ont aimé mes ouvrages
et m’ont donné envie de faire mieux.
Et pour tous ceux qui ont besoin
de croire qu’ils méritent…
l’amour, le pardon, le succès,
l’amitié, ou le bonheur.
C’est le cas.

Remerciements

Comme toujours, je dois commencer par remercier l’équipe de Gallery Books, notamment Lauren McKenna, l’éditrice la plus géniale de la planète. Ma chérie, merci d’avoir sauvé ce livre, surtout pour Ming. C’était homérique.

Merci à mon agent, Kevan Lyons, pour ses conseils.

Un immense merci et des bisous au clan Probst pour son soutien, ses encouragements et son aide pour trouver un nom à mon héros geek sexy !

À mon amie d’enfance, assistante géniale et copine de sport, Lisa Hamel-Soldano. Si tu n’étais pas là, je n’aurais pas de clan et je serais incapable de tenir mes délais, alors merci de m’aider à garder les idées claires.

À mon mari génial et merveilleux, qui cuisine et m’aide de toutes les façons possibles, et qui continue de me faire rire. Je t’aime, mon cœur.

C’est un milieu de dingues. Mes copines auteures sont les meilleures et méritent une acclamation particulière : Aimee Carson, Wendy S. Marcus, Abbi Wilder, Catherine Bybee, Megan Mulry, Alice Clayton, Elisabeth Barrett, Jen McLaughlin, Jenna Bennett, Jen Talty, Bob Mayer, Ruth Cardello, Kathleen Brooks, Melody Anne, Janet Lane Walters, et il en reste beaucoup trop pour toutes les nommer ici sans écrire un second livre. Merci à toutes pour l’inspiration, le soutien et les rires. Que les conférences commencent !

1

Nathan Ellison Raymond Dunkle n’avait pas de bol.

Il sortit de son labo en trombe, l’esprit encore un peu embrumé par l’intense séance de réflexion visant à découvrir la formule de physique révolutionnaire qui permettrait de transformer la propulsion avancée. Il conduisit sa Tesla dans le trafic dense de la ville et s’efforça de ne pas paniquer. Cet événement pouvait être une étape déterminante dans sa vie, et il refusait de le rater. Et si sa future épouse se trouvait déjà là-bas et rencontrait un autre homme parce qu’il était – encore – coincé au boulot ?

Ned ravala son impatience et avança de quelques centimètres. Il en avait assez que sa vie sociale tourne autour de son collègue de labo, Wayne, et de son frère, Connor. Depuis qu’il avait quitté la NASA pour consacrer son temps à aider le secteur privé à voyager dans l’espace, ses journées avaient fusionné pour ne former qu’une longue ligne de formules et de recherches. Les sorties hebdomadaires au golf avec ses amis se délitaient. Sa vie amoureuse, qui n’avait jamais été bien remplie, était au point mort. Trois mois plus tôt, il avait fêté son trente-deuxième anniversaire et pris conscience qu’il n’avait personne à inviter. Un petit gâteau avait fait son apparition dans le labo et, une fois que Wayne avait chantonné quelques mesures de « Joyeux anniversaire », ils s’étaient remis au travail.

Pathétique.

Il avait alors pris la décision de changer.

Ned ralentit au niveau des panneaux accueillant les visiteurs à Verily et passa la rue en revue pour trouver une place. Les boutiques brillamment éclairées alignées le long du trottoir dominaient l’Hudson et il émanait d’elles un charme désuet qui étreignait les visiteurs, les attirant dans cet endroit convivial. Son frère avait éclaté de rire lorsqu’il lui avait parlé de ce speed dating, mais celui-ci ne se croyait pas l’homme d’une seule femme. Des années à voir Connor enchaîner les conquêtes sans s’engager l’avaient déprimé. Toute la répétition de prises et de relâches lui paraissait… vide de sens.

Ned désirait sincèrement éprouver un lien réel avec une femme, quelqu’un avec qui partager sa vie. Il n’était pas intéressé par l’idée de draguer dans les bars ou de sauter de lit en lit. Le mariage incarnait tout ce qui lui faisait défaut : le confort, le sexe et la compagnie. Une fois qu’il prenait des décisions, il consacrait tout son temps et toute son énergie aux étapes nécessaires pour atteindre son but, et cette dernière trouvaille ne faisait pas exception. Après six semaines de recherches intenses, il était prêt.

Il se gara et coupa le moteur. Attrapant un sachet de bonbons à la menthe dans la boîte à gants, il en avala un et s’essuya les mains sur son pantalon kaki. Mince. Il avait oublié de retirer sa blouse blanche, et la tache de café de ce matin était bien en vue sur sa poitrine. Il mouilla son doigt et tenta de frotter le tissu, mais l’auréole brune ne fit qu’empirer. Pouvait-il ôter tout à fait le vêtement ? Il retira une épaule et aperçut la chemise en coton froissée en dessous. Non, autant le garder. Et puis zut. De toute façon, il ne voulait pas de quelqu’un qui ne se souciait que des vêtements ou de l’apparence.

Il remonta ses lunettes sur son nez et jeta un coup d’œil dans le rétroviseur. Le teint hâlé qu’il avait espéré arborer avait viré au drame. La saison de golf n’avait pas encore débuté, et sa peau blanche l’avait fait paniquer ce matin. Il savait que les femmes étaient friandes du look de surfeur, si bien qu’il avait acheté de l’autobronzant à midi et s’en était enduit au travail. Il avait scrupuleusement suivi les instructions mais, au lieu d’une mine éclatante, il était devenu orange carotte. Ned frotta frénétiquement son visage et tenta d’éponger la couleur. Ce n’était pas si horrible. Wayne s’était contenté de lui jeter un coup d’œil après le déjeuner et, une fois interrogé, avait concédé que cela lui allait bien. Bien sûr, il était absorbé par les essais de vélocité, il ne l’avait donc peut-être pas vraiment scruté.

Retenant un grognement, il sortit de la voiture et se dirigea vers le restaurant Cosmos. Au moins, la soirée n’avait pas lieu dans un bar. Il se dépêcha, trébucha sur le trottoir inégal et finit par atteindre sa destination. Il prit une bouffée d’air chaud en pleine figure, chargé de délicieux parfums d’ail, de tomate et de pain frais. L’endroit était décoré avec goût dans des teintes évoquant la Toscane, et l’éclairage doux illuminait différentes tables dans la salle principale. Des chronomètres étaient disposés sur chacune et des gens sociabilisaient, boisson et canapés à la main.

Ned se figea.

Il lutta contre l’envie de faire demi-tour pour s’en aller, mais il n’était pas un naze et n’avait pas l’intention de l’être. Il avait étudié dans ce but. Son heure était venue.

— Puis-je vous aider ?

Il baissa les yeux, et une jeune fille tenant un bloc-notes lui sourit.

— Oui. Ned Dunkle. Je suis inscrit.

— Bien entendu.

Elle raya son nom de la liste et lui donna un ticket.

— Bienvenu à notre genre de rencontres Kinnections. Vous avez tout juste le temps d’aller chercher un verre au bar. Voici votre numéro. Vous commencerez à la table 9. Cinq minutes maximum par table, voici la feuille avec toutes les participantes. Si quelqu’un vous plaît, notez son nom et, à la fin de la soirée, nous présenterons les gens qui auront manifesté un intérêt mutuel.

— Génial.

Il prit le ticket dans sa paume moite et lutta pour atteindre le bar. Les rires et les bavardages l’enveloppaient, de même que l’odeur du parfum et de quelque chose de plus fort. S’agissait-il de lui ? Il pencha la tête et inspira rapidement. Oh oui, beaucoup trop d’eau de Cologne. La fragrance lui avait plu à la maison, mais à présent il se sentait perdu au milieu des effluves de bois et de conifères promis par l’étiquette. Oh, bon… Personne ne le remarquerait.

Il passa en revue les alentours et se mit en condition. Ce fut alors qu’il la vit.

La perfection.

La femme traversait la pièce, irradiant d’énergie et d’assurance. S’arrêtant çà et là pour discuter avec des gens, elle attirait l’attention des participants des deux sexes sans distinction. Ses yeux ambrés dominaient son visage, et d’épais cheveux ondulés d’un caramel profond tombaient sous ses épaules. Son tailleur rose fuchsia était assorti à ses ongles. Mais il ne cessait d’être aimanté par ses chaussures. Talons de douze centimètres, bout ouvert, roses ornées de strass. L’ouverture bordée d’argent ne faisait que souligner ses orteils laqués couleur malabar.

C’était à l’évidence le genre de créature qui conquérait tout homme qu’elle désirait, assumait sa sexualité et menait la danse. Son rire rauque résonna dans les oreilles de Ned, plongea dans son ventre et lui noua les tripes. C’était un son plein de vie et de propension à l’amusement. Une vague de désir le frappa, et il retint un rire. Mais oui, bien sûr. Pas dans cette existence. Néanmoins, si elle participait à ce speed dating, il serait en mesure de la rencontrer et de lui parler cinq minutes. À lui seul, cet événement donnerait toute sa valeur à la soirée.

Non qu’il veuille d’une femme qui n’était que belle. Il avait bien appris sa leçon et n’avait pas besoin de répéter l’expérience. Lui vivant, jamais.

Une sonnerie retentit, et chacun courut à sa table.

En piste.

Il se dirigea vers la numéro 9 et s’installa avec un verre de vin maison qu’il n’aimait pas mais le barman n’avait au moins rien à préparer. Sa boisson préférée était trop longue à expliquer. Une blonde menue se glissa sur la banquette, leva les yeux et eut un léger mouvement de recul. Il s’efforça de ne pas se frotter le visage et ainsi ne pas rendre l’orange plus visible.

Le chronomètre bipa.

— Bonjour, je m’appelle Naomi.

Il inspira profondément.

— Bonjour, Naomi. Moi, c’est Ned.

— Salut, Ned. Quel est ton métier ?

— Eh bien, je suis ingénieur astronautique.

— Oh, comme avec les avions ? Est-ce que tu as ton propre avion ?

Il secoua la tête.

— Non, des fusées.

Elle écarquilla les yeux, surexcitée.

— Tu possèdes ta propre fusée spatiale ?

— Non, non. Je travaille sur le sujet. Enfin, je travaille sur des prototypes. Je fais des recherches. Je n’en possède pas.

— Oh.

Elle parut déçue.

— J’aime voyager en avion. Et un jet privé ? Est-ce que tu en as un ?

Il tenta de se concentrer, mais la conversation partait dans une direction bizarre et il ne s’était pas encore écoulé une minute.

— Euh, je regrette, mais non. J’ai une voiture.

Elle se ragaillardit.

— J’adore les belles bagnoles. Les Lamborghini, les Ferrari, les Hummer. Est-ce que tu as vu ce film, Fast and Furious ? Ils ont des caisses superbes.

— Non, je l’ai raté.

— Est-ce que tu sens ça ?

Elle plissa le nez et jeta un coup d’œil à la ronde.

— Est-ce que ce serait du parfum ?

— Je suppose qu’un type en a trop mis.

— Beurk, j’ai horreur de ça.

— Moi aussi.

Malheureusement, elle revint à leur étrange conversation de départ.

— La voiture d’un homme en dit long sur lui. Les gens parlent tout le temps de ces conneries d’horoscope, mais ils ne se rendent pas compte que le choix d’un véhicule définit réellement une personne.

— Je ne crois pas avoir remarqué à quel point c’était important.

— Quel genre de voiture conduis-tu, Ned ?

— Une Tesla. Elle a été nommée automobile la plus sûre d’Amérique et n’émet aucun rejet. À la pointe de l’efficacité et de l’économie.

Elle poussa un soupir.

— J’ai une Mitsubishi Eclipse convertible rouge cerise. Je ne crois pas pouvoir sortir avec un homme qui conduit une voiture économique, ni le respecter. Nous n’aurions tout simplement pas la compatibilité nécessaire à une relation, surtout au lit.

Elle lui lança un sourire radieux.