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l'amour sans préjugés

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83 pages

Marie est une solitaire. À part son frère Mathieu et Nate, son meilleur ami gay, elle n’a pas beaucoup d’amis.


Mais quand Lucas, le meilleur ami de son frère beaucoup plus jeune qu’elle, lui avoue son attirance, tout va se compliquer.


Va-t-elle pouvoir faire abstraction de tous ses préjugés ?


Lucas arriva-t-il à séduire celle qu’il aime depuis toujours ?

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ISBN978-2-37447-080-1Janvier 2016

© Erato–Editions

Tous droits réservés

Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur et strictement réservée à l’usage privé du client. Toute reproduction ou diffusion au profit de tiers, à titre gratuit ou onéreux, de tout ou partie de cette œuvre, est strictement interdite et constitue une contrefaçon prévue par les articles L 335-2 et suivants du Code de la Propriété intellectuelle. L’éditeur se réserve le droit de poursuivre toute atteinte à ses droits de propriété intellectuelle devant les juridictions civiles ou pénales

 

 

Résumé

Marie est une solitaire. À part son frère Mathieu et Nate, son meilleur ami gay, elle n’a pas beaucoup d’amis.
Mais quand Lucas, le meilleur ami de son frère beaucoup plus jeune qu’elle, lui avoue son attirance, tout va se compliquer.

Va-t-elle pouvoir faire abstraction de tous ses préjugés ?
Lucas arriva-t-il à séduire celle qu’il aime depuis toujours ?

 

 

 

Du même auteur

 

— Un amour inespéré

— Nouvellevie.com

 

 

 

 

 

Ce livre est une œuvre de fiction. Les noms, les personnages et les lieux sont le fruit de l’imagination de l’auteur ou sont utilisés fictivement. Toute ressemblance avec des personnes existante ou ayant existé n’est que pure coïncidence.

 

 

 

 

 

Prologue

Marie

 

Mince, je suis en retard !

Je me dépêche d’enfiler mon jean et ma chemise puis je fonce, direction la soirée.

Ce soir Mathieu, mon petit frère, organise une petite fête en l’honneur de Lucas, son meilleur copain depuis toujours. Il est militaire et il part pour une mission d’un an à l’étranger. J’avoue que j’ai un petit pincement au cœur et que ça va me faire bizarre de ne plus le voir.

En arrivant chez Mathieu, je remarque que son appartement est rempli de jeunes en rut, génial ! En général, je ne participe à aucune de leur soirée, ça dégénère souvent, mais je fais une exception pour le départ de Lucas, car me retrouver entourée de jeunes d’une vingtaine d’années et alcoolisés n’est franchement pas drôle.

 

— Enfin te voilà ! Qu’est-ce que tu foutais bordel ? me demande mon frère sur un ton qui ne me plait pas.

— Surveille ton langage s’il te plaît. J’avais une affaire importante à régler, je ne pouvais pas quitter le bureau avant.

— Ouais, toujours le travail, pff ! Tu sais qu’un jour il va falloir que tu apprennes à vivre.

— Oh, c’est bon ! Ce n’est pas toi qui vas me dire comment je dois vivre. Je te signale que je suis ta grande sœur donc, je n’ai pas besoin des conseils d’un gamin, OK ?

— Oui, bien sûr. Tu as 31 ans, tu es célibataire, tu passes tes journées et tes nuits au travail et tu appelles ça vivre ?

Ça y est, il me tape déjà sur les nerfs.

— Lâche-moi veux-tu ? Je gère ma vie comme je l’entends, d’accord ? On ne va pas parler de ça maintenant, je suis là pour Lucas. D’ailleurs, il est où ?

— Dans la cuisine et il est déjà bien touché.

Je retrouve Lucas adossé au comptoir avec une bière à la main. Il a l’air pensif.

— Salut toi !

Il se retourne et me lance son plus beau sourire. Lucas est très beau, 1,80 m, mat de peau, les cheveux noirs corbeau, et des yeux bleus couleur océan, on aurait envie d’y plonger dedans.

Le seul problème, c’est qu’il n’est pas très développé niveau musculature et qu’il est beaucoup plus jeune que moi.

— Salut ma belle, tu as pu venir ? Je n’y croyais plus.

— Bien sûr que je suis venue. Tu pars pour un an, c’est normal que je vienne te dire au revoir, tu es comme un frère pour moi.

Ses yeux me lancent des éclairs, je ne comprends pas pourquoi.

— Comme un frère ?

Et sans que je comprenne, il part en me laissant en plan dans la cuisine.

— Luc…

Mathieu arrive de je ne sais où.

— Laisse-le, Marie.

— Mais pourquoi ? Que lui arrive-t-il ?

— Rien, enfin…

— Quoi ? Allez, crache le morceau.

— Il… il est juste chamboulé de partir c’est tout.

— Je t’ai déjà vu mentir mieux que ça, il me semble. Alors, dis-moi ce qui arrive à Lucas.

— Il t’aime… bien.

— Moi aussi je l’aime bien. Je viens justement de lui dire que je le considérais comme un frère.

— C’est ça le problème.

— Quoi ?

— Bon écoute, ce n’est pas à moi de te le dire, donc va le voir ou pars, mais fais quelque chose.

— OK, je vais le voir.

Je me demande bien ce qui leur arrive à tous les deux.

Je cherche Lucas partout dans l’appartement, sans le trouver, jusqu’à que je l’aperçoive entrer dans sa chambre. Je frappe, mais il ne répond pas. Je décide donc de rentrer sans invitation. Je le retrouve assis en bout de lit, la tête entre les mains.

— Luc ? Qu’est-ce qu’il t’arrive ? demandé-je en me rapprochant de lui.

Il ne répond toujours pas. Je m’approche encore plus en me mettant devant lui. Je me baisse en prenant ses avant-bras entre mes mains.

— Lucas… regarde-moi s’il te plaît.

Il relève la tête et je vois de la douleur dans ses magnifiques yeux bleus.

— Tu devrais partir Marie.

— Non, il est hors de question que je parte avant que tu ne me dises ce qu’il se passe.

— Laisse tomber, tu ne peux pas comprendre. Répond-il d’une voix basse, triste et roque.

— Comprendre quoi ? Explique-moi !

 

— Je… j’en ai marre, c’est tout. Tu ne vois rien et j’en peux plus.

— Je ne te comprends pas, je ne vois pas quoi ?

— Que j’existe, dit-il presque en criant.

Il se relève et commence à faire les cent pas. Je me relève puis lui lance.

— Tu rigoles ou quoi ? Je te connais depuis que tu as 12 ans et je te considère comme…

— Non tais toi ! Je sais… comme un frère et c’est ça que je ne supporte plus.

— Tu veux que je te considère comment alors ? Dis-moi !

— Je veux « plus ».

— Plus comment ?

Et sans que je ne puisse réagir, il fonce sur moi, tel un prédateur et m’embrasse. Je ne réagis pas tout de suite, tellement je suis surprise. Après quelques secondes, je recule.

— Qu’est-ce qu’il t’a pris ? demandé-je sous le choc.

— Il m’a pris que j’en avais envie et pour que tu comprennes que je ne suis plus un gamin.

— Mais tu es un gamin. Je te signale que j’ai 8 ans de plus que toi.

— Et alors, l’âge n’a rien à voir. Un jour, tu arriveras à me voir comme un homme.

 

— Tu dis n’importe quoi, Lucas. Tu as trop bu et tu ne sais pas ce que tu dis.

— Je n’ai jamais été aussi clair de toute ma vie.

Je ne sais plus quoi dire. Qu’est-ce qui lui prend ? On a quasiment grandi ensemble, vu qu’il était notre voisin. C’est le meilleur ami de Mathieu, je ne l’ai jamais vu autrement.

Et même si je l’adore et qu’il est beau, il est beaucoup trop jeune.

Ne sachant pas quoi dire, je préfère partir.

— Il vaut mieux que j’y aille. Bonne chance pour ta mission et reviens-nous en vie. Ne joue pas au héros, d’accord ?

 

Chapitre 1

 

Marie

 

Un an plus tard…

 

Cette journée n’en finit plus. J’ai passé ma journée au tribunal pour défendre plusieurs affaires d’alcool au volant et la drogue. Toutes ces personnes ne comprennent pas les risques qu’ils prennent en conduisant sous l’influence d’alcool et de stupéfiants. Elles sont vraiment inconscientes.

Après plus d’une heure dans les bouchons, me voici enfin de retour au cabinet d’avocats où je travaille « Laroche & associés ». Associée, je rêve de le devenir et je donne tout ce que j’ai, pour prouver à Maître Laroche qu’il ne le regrettera pas. Cela fait deux ans que je travaille là-bas et je m’y sens bien.

J’adore mon métier d’avocate, j’ai toujours voulu l’être.

Je me pose enfin à mon bureau et me masse les pieds, quand Michelle, la secrétaire, me bipe à l’interphone.

— Maître Gaultier.

— Oui Michelle.

— Maître Laroche souhaiterait vous voir dans son bureau.

— Très bien. J’arrive dans cinq minutes.

Je remets mes talons avec difficulté. C’est vraiment une plaie d’être une fille, parfois.

Je me dirige vers le bureau, en me demandant ce qu’il me veut. À peine ai-je frappé, qu’il me demande d’entrer.

— Bonjour Pete. Tu voulais me voir.

— Bonjour Marie. Oui, assieds-toi, j’ai quelque chose à te demander.

Après m’être installée, je lui demande ce qu’il se passe.

— La semaine prochaine, je dois m’absenter et John à une grosse semaine aussi, donc je voudrais savoir si tu te sens capable de gérer le cabinet. Me demande-t-il sur un ton paternaliste.

— Que… comment ? Tu veux que je gère toute seule, demandé-je hébétée.

 

— Oui, c’est bien ça, enfin si tu t’en sens capable. J’ai une pleine confiance en toi et je sais que tu vas y arriver. Mais je te préviens en avance cette semaine sera longue.

— Merci Pete, j’en serai ravie. Et le travail ne me fait pas peur et les heures non plus.

— Je le sais, c’est pour ça que je te l’ai demandé et John est entièrement d’accord avec moi.

— Je ne sais pas quoi dire Pete. C’est un vrai honneur. Tu ne seras pas déçu.

— Je n’ai aucun doute là-dessus. Bon, par contre, ce soir il faut que tu restes plus longtemps que prévu pour que j’aie le temps de te briefer sur les dossiers en cours. Je vais demander à Michelle de nous commander à manger et après on s’y met.

— Très bien. Je vais chercher mon bloc note.

— Et tu peux mettre tes pantoufles aussi, me lance-t-il en rigolant.

Je le regarde et je me demande comment il a su que j’en avais.

— Comment le sais-tu ?

— Je t’ai déjà vue plusieurs fois avec. Dès que tu es au bureau sans rendez-vous, tu les enfiles.

— Oui, les talons c’est bien, mais ça fait mal au bout d’un moment, répliqué-je en riant et légèrement gêné tout en partant dans mon bureau.

 

Après m’être rafraîchie, je me regarde dans le miroir pour voir si je suis toujours impeccable. Je porte un tailleur noir et mon chignon est parfait. J’ai une apparence stricte, mais je m’en fou. Je mets mes chaussons, prends mon bloc note, puis je retourne dans le bureau de Pete.

Une heure après avoir commencé à éplucher les dossiers notre repas est livré, ce soir c’est sushi. Nous mangeons tout en continuant de travailler, car il reste encore pas mal de choses à voir. Il est plus de minuit quand nous terminons et j’en suis contente, car cette journée a été harassante.

Après trente minutes de trajet, je suis enfin chez moi. Je vis dans la banlieue de Lyon depuis toujours. J’ai acheté cette maison il y a un an. Rien d’extravagant, elle fait 95 mètres carrés, avec trois chambres et un petit jardinet, ce qui est largement suffisant pour moi toute seule.

Il me reste encore quelques travaux à faire, car à part avoir cassé deux murs, je n’y ai rien fait. Il faut que je refasse complètement la cuisine et la salle de bains, toutes les peintures et bien sûr la décoration, mais je n’ai pas le temps ou du moins, je ne le prends pas. Elle est donc restée dans le même état depuis mon achat. Ce qui m’énerve le plus, c’est que j’ai l’argent pour tout faire, mais que je ne veux pas, car je n’ai pas envie de vivre dans les travaux pendant des mois.

 

Je file directement sous la douche pour me détendre, car la semaine a été longue. Une fois dans mon lit, je me dis « Oh ! Bonheur » avant de m’endormir comme une masse.

******

Ce soir je passe la soirée avec Nate, mon meilleur ami. Ça fait quinze jours que je ne l’ai pas vu. Il rentre juste d’un voyage aux États-Unis, pour une séance photo.

Nate Davis, 33 ans, étoile montante de la photographie, originaire des States, 1,80 m, bien taillé, blond aux yeux verts. C’est un vrai canon, mais il est gay. Quel gâchis !

Je les rencontré, il y a 5 ans lors d’une soirée entre amis et le courant est passé immédiatement. Depuis nous sommes inséparables, il me connaît par cœur, peut-être mieux que moi-même. Alors pour notre soirée retrouvailles, j’ai sorti le grand jeu, Champagne et… pizza.

Après avoir fait le ménage toute la journée, pris une bonne douche et enfilé ma tenue favorite du samedi soir « short en coton, avec un débardeur et une vieille veste trapèze » je pars dans la cuisine pour sortir le champagne, quand j’entends ma porte claquer.

— Coucou My Love, je suis de retour.

Je me retourne. Il est là, grand sourire et il me tend un magnifique bouquet de fleurs.

— Nate… dis-je en me jetant dans ses bras. Tu m’as manqué.

— Toi aussi tu m’as manqué, dit-il en m’embrassant le front.

Je prends les fleurs pour les mettre dans l’eau puis je lui annonce le programme.

— Tu me gâtes.

— Toujours. Alors, raconte-moi un peu comment était ton voyage, lui demandé-je, tout en nous servant deux coupes de champagne.

— Géniaaallllllllll, répond-il surexcité. J’ai rencontré des personnes importantes pour ma carrière et encore plus génialissimes, on m’a proposé de faire une expo. Tu te rends compte UNE EXPO !

— Mais c’est génial Nate, dis-je en sautillant. Tu le mérites plus que tout. Tu vas leur en mettre plein la vue.

— Oui, je suis excité comme une puce.

— Allez, prend les pizzas qu’on s’installe sur le canapé pour que tu me racontes tout dans les détails.

Une fois installés, je lui demande.

— Alors, c’est prévu pour quand ? Où ? Tu vas exposer quel thème de photos ?

— Calme-toi My Love, tu es encore plus excitée que moi, dit-il en riant. Alors l’expo est prévue dans trois mois à Paris et je n’ai encore pas choisi de thème particulier. Je pense juste exposer mes plus belles photos, tous thèmes confondus. Ça permettra de montrer en une soirée, le potentiel que j’ai.

— Tu as entièrement raison et Paris… Waouh ! C’est vraiment super.

— Oui et je te préviens, ta présence est OBLIGATOIRE, pas d’excuse à la dernière minute. D’ailleurs, tu vas poser des jours, comme ça tu viendras avec moi et l’on passera quelques jours à Paris à faire les touristes.

— Je serai là dans tous les cas. Rien ne m’empêchera de venir. Mais poser des vacances, je ne suis pas sûre de pouvoir. Je suis presque arrivée à mon but pour devenir associée, je ne veux pas laisser passer ma chance pour des vacances.

— Oh, tu fais chier, merde ! Tu pourrais faire un effort quand même. Je ne te demande que quelques jours, quatre, tout au plus. Ça ne devrait pas poser de problème. Depuis que tu travailles pour ce cabinet d’avocats, tu n’as pris aucune vacance. On partira le mercredi soir, après le travail et on rentrera dimanche, c’est promis. Mais s’il te plaît, dis-moi ouiiiiiiii, dit-il en me lançant son plus beau regard avec son plus beau sourire.

— Arrête de me faire ce regard, tu sais que je ne peux pas résister. D’accord c’est bon, je capitule. Dès que Pete revient, je lui pose mes jours.

— Merci My Love, c’est important pour moi. Mais où est Pete ? Et John ?

— Ah oui ! Grande nouvelle pour moi aussi. Pete doit partir cette semaine en déplacement et John a beaucoup de travail, donc il me laisse les rênes du cabinet pendant son absence. Je pense que, si je fais mes preuves, j’arriverai à devenir associée. La semaine va être longue et dure, mais je vais tout donner.

— Je suis vraiment content pour toi. Tu le mérites amplement avec tout le mal que tu t’es donné. Alors, fêtons ça, dit-il en nous réservant du champagne.

— Bon, dis-moi, as-tu rencontré un beau mec là-bas ?

— Toujours aussi curieuse. Oui, j’ai rencontré un beau surfeur californien et qui en plus, est un dieu du sexe. J’ai pris un pied d’enfer si tu vois ce que je veux dire, dit-il en me faisant un clin d’œil.

J’éclate de rire.

— Oui, je vois très bien. Tu comptes le revoir ?

— Il m’a donné sa carte, mais je ne suis pas fou, on vit sur deux continents différents. Je me suis éclaté, c’est le principal. Et toi, toujours personne en vue ? Tu crois qu’il ne serait pas temps de te trouver quelqu’un ? Ça fait combien de temps que tu es célibataire ? Un an ou plus ?

— Eh ! Oh ! Ça va oui. Ça ne fait qu’un an que je suis célibataire et ça ne m’intéresse pas pour le moment. Je préfère me consacrer à ma carrière. Il n’y a rien de mal là-dedans. De toute manière, jamais aucun homme ne m’a vraiment fait de l’effet ou excitée, alors pourquoi se prendre la tête.

— Jamais ? Tu es sûre de toi ?

Je sais où il veut en venir, mais je ne céderai pas.

— Oui, dis-je fermement.

— Alors, il me semble qu’en tant que meilleur ami, je dois te rafraîchir la mémoire ? Je dis son prénom ou…

— Ou quoi ? Il n’y a rien à dire. Je m’en fou de…

Mon téléphone sonna à ce moment. Mon frère, ouf sauvé.

— Coucou sœurette. Je te dérange.

— Non, qui y a-t-il ?

— J’ai une super nouvelle, dit-il tout joyeux.

— Je t’écoute.

— Je viens de recevoir un appel de Lucas.

Rien qu’en entendant son prénom, mon cœur palpite.

— Il va bien ? demandé-je angoissée.

— Oui, oui, ne t’inquiète pas. Il m’a appelé pour me prévenir qu’il rentrait avec un mois d’avance.

— Quoi ! Euh… comment ? Enfin, je veux dire, quand rentre-t-il ?

— Sa mission a fini plus tôt que prévu, il rentre vendredi prochain, donc je vais lui organiser une petite fête de retour. Tu viendras ?

— …

— Marie t’es là ?

— Oui, pardon. Bien sûr que je serai là, tu peux compter sur moi. Je peux venir avec Nate ?

— Évidemment, il fait partie de la famille.

— OK très bien. Préviens-moi de l’heure, mais je t’avertis qu’il y aura de fortes chances que je sois en retard, car j’ai une semaine de dingue.

— Pas de problème, le plus important c’est que tu sois là.

— OK, tu as besoin d’argent ?

— Je te signale que je travaille aussi. Certes, je ne gagne pas ton salaire, mais je m’en sors très bien.

— Ce n’est pas ce que je voulais dire et tu le sais. Mais si tu as besoin que je participe pour quelque chose, n’hésite pas à me le demander. D’accord ?

— Oui, ne t’inquiète pas. Bon, je te laisse, car ce soir, je sors.

— OK, fais attention surtout.

— Mais oui maman, dit-il en rigolant. Bisous.

— Bisous.

Je raccroche et reste un moment le regard dans le vide.

— Eh bien My Love, tu vas bien ?

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