L'amour sous contrat - Un refuge en Australie (Harlequin Passions)

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L'amour sous contrat, Susan Mallery
En apprenant que Noëlle Stevenson, une de ses employées, s'est retrouvée enceinte à la suite d'une brève liaison avec son frère récemment disparu, Devin Hunter prend une décision : pour donner son nom à l'enfant et sauver la réputation de la jeune femme, il va l'épouser et divorcer ensuite. Noëlle ayant accepté cet arrangement, Devin l'invite à emménager chez lui. Mais dès les premiers jours, il se rend compte, avec perplexité, que son « épouse » est loin de le laisser indifférent...


Un refuge en Australie, Lilian Darcy
Auteur de scénarios à succès, Jacinda a quitté Los Angeles avec sa petite fille, dans l'espoir d'oublier le douloureux échec de son mariage et de retrouver son inspiration perdue. A Sydney, où elle est de passage, Jacinda rencontre Callan, un riche éleveur de l'outback qui vit seul avec ses deux fils depuis la mort de sa femme. Attirés l'un par l'autre, Jacinda et Callan n'ont que trop conscience que leur histoire est sans lendemain. Les vacances terminées, Jacinda repart pour la Californie et Callan retourne à son ranch, persuadé qu'il ne la reverra jamais. Jusqu'au jour où il reçoit un message désespéré : harcelée par son ex-mari qui veut lui arracher sa fille, Jacinda lui demande refuge...

Publié le : dimanche 1 avril 2007
Lecture(s) : 39
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280261340
Nombre de pages : 480
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Jusqu’à ce qu’elle lise le mot « enceinte » inscrit en toutes lettres sur le bâtonnet en plastique du test de grossesse, Noëlle Stevenson s’autorisait encore à croire que tout allait bien. Après tout, c’était sa première fois. N’avait-elle pas droit à une sorte de mesure de clémence ? A quelques jours supplémentaires avant qu’une catastrophe ne survienne ?
Apparemment pas, pensa-t-elle, tout juste capable de respirer, tandis qu’elle tournait et retournait le bâtonnet dans ses mains. Enceinte. Elle.
Elle n’osait imaginer ce que ses parents allaient dire. Ils ne se mettraient pas en colère contre elle, non. Ils se tairaient plutôt, se regarderaient de cette manière qui les avait toujours rendues folles, ses sœurs et elle, puis ils lui demanderaient ce qu’elle comptait faire. Après tout, elle était responsable de cette situation, elle devait maintenant en assumer les conséquences. Mais le pire c’est qu’ils allaient être déçus.
En s’étudiant dans le miroir, Noëlle vit de la peur dans ses yeux. Elle allait avoir vingt ans dans deux semaines. Elle devait entamer sa deuxième année au centre universitaire de premier cycle à l’automne. Elle ne pouvait pas être enceinte. Ce n’était pas possible.
Des bruits de pas sur le parquet attirèrent son attention. Il était à peine 6 heures du matin. Le bureau aurait dû être désert. Qui avait également choisi matin-là pour arriver de bonne heure ?ce
Sans attendre de le découvrir, Noëlle remit le bâtonnet dans la boîte qu’elle fourra dans la poche de son manteau. Elle inspecta rapidement les toilettes privées de son patron afin de s’assurer qu’elle n’avait rien laissé derrière elle, puis se rua dans le bureau de ce dernier, espérant s’échapper avant de se faire surprendre.
Elle traversa la vaste pièce à toute allure et se précipita dans le hall, où elle heurta de plein fouet la personne qu’elle souhaitait le plus éviter.
— Qu’y a-t-il donc de si urgent ? s’enquit Devin Hunter en tendant les bras pour la retenir.
Après s’être éclairci la voix, Noëlle se força à sourire tout en reculant d’un pas, se demandant ce qu’elle allait bien pouvoir raconter. Impossible de dire la vérité. Elle imaginait déjà la tête qu’il ferait : « Eh bien, monsieur Hunter, je suis arrivée très tôt pour avoir un peu d’intimité dans vos toilettes. A la maison, je les partage avec mes trois sœurs. Comme je pensais être enceinte de votre défunt frère, je ne tenais vraiment pas à ce que ma famille apprenne mon petit secret. Vous non plus, d’ailleurs. »
— Euh, rien ne presse, répondit Noëlle, consciente d’avoir l’air parfaitement stupide. J’avais du travail, alors je suis venue pour m’avancer.
Devin Hunter jeta un coup d’œil à sa montre, avant de remarquer.
— Il n’est que 6 heures.
— Je sais bien.
— J’ignorais que Katherine était une patronne si tyrannique, remarqua-t-il, un vague sourire aux lèvres.
En théorie, Noëlle ne travaillait pas pour Devin Hunter, mais pour son assistante. Elle adorait Katherine, qui la laissait toujours aménager ses horaires en fonction de ses cours.
— Pas du tout, clama Noëlle. Je voulais juste être efficace.
— Remarquable.
Il l’observa attentivement comme s’il ne la croyait pas. Noëlle savait qu’elle était une piètre menteuse. Se pouvait-il qu’il le lise dans ses yeux ?
Devin Hunter était grand, plus grand que Jimmy. Ils étaient bruns tous les deux, mais Devin avait les yeux verts, alors que ceux de Jimmy étaient marron. Ce n’était pas la seule différence d’ailleurs. Jimmy était beaucoup plus jeune et n’était pas aussi responsable. Jusqu’à son engagement dans l’armée, du moins.
Elle ne voulait penser ni à la mort de Jimmy, ni à sa grossesse. Elle afficha donc un sourire et commença à contourner Devin Hunter.
— Je vais me remettre au travail, dit-elle, espérant qu’il ne demanderait pas pourquoi elle était allée dans son bureau.
Elle fit un pas vers la gauche, lui un vers la droite. Ils se retrouvèrent face à face et se rentrèrent dedans, immanquablement.
Il s’excusa, puis souleva sa serviette afin de la laisser passer. Le coin de la serviette heurta sa poche et quelque chose tomba par terre. Devin Hunter se baissa pour le ramasser.
Le cœur de Noëlle se glaça dans sa poitrine. Elle ferma les yeux, avec l’envie de disparaître. Ou tout au moins, de se sentir pousser des ailes et de s’envoler. S’envoler serait parfait.
Au lieu de ça, un silence long et persistant s’installa, seulement troublé par le bruit de leur respiration.
— Vous ai-je interrompue avant ou après que vous avez fait le test ? demanda-t-il doucement.
Elle garda les yeux fermés. L’humiliation la pétrifiait.
— Après.
— Et ?
Elle ouvrit les yeux et le regarda.
— Je suis enceinte.
Devin soupira. Dire qu’il pensait que le pire moment de sa journée serait la négociation avec l’un de ses fournisseurs. Il s’était trompé.
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