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L’Artiste

De
174 pages
Depuis plusieurs années, un gang de faussaires qui opère à l’échelle de la planète
subtilise des tableaux d’artistes renommés dans des musées et des résidences de collectionneurs privés et, peu de temps après, des galeries disparaissent mystérieusement après qu’un incendie a détruit leur précieuse collection. Christina Ricci a vu sa grand-mère Gisèle, une des victimes, mourir dans un incendie après que celui qui se fait appeler «l’Artiste» se fut emparé de deux tableaux d’une valeur inestimable que lui avait légués sa propre grand-mère, la concubine de Picasso; et elle
entend bien les récupérer. Lorsqu’une nature morte de Vincent Van Gogh, Coquelicots, est subtilisée dans un musée du Caire, l’agente spéciale du FBI Karen Newman et son coéquipier, Frank DaSylva, sont chargés de découvrir qui sont les responsables du vol par nulle autre que la secrétaire d’État, qui désire resserrer les liens avec le nouveau président de l’Égypte. Mais Karen n’y connaît pas grand-chose aux oeuvres d’art; elle doit faire appel à Tina Ricci, l’agente du FBI spécialisée dans les crimes économiques, et s’adapter à son style assez particulier. De surcroît, l’une des copines de Karen, Claire, nouvellement propriétaire des Galeries d’art Davernois, disparaît à son tour. Karen et Frank devront se joindre à l’agents très spéciale Ricci et faire appel à un ancien faussaire afin de découvrir qui sont les responsables de ces mystérieux enlèvements incendiaires. Un défi de taille, puisque durant toutes ces années, aucun enquêteur n’est parvenu à découvrir comment les ravisseurs écoulent leur marchandise, ni qui est à la tête de ce réseau meurtrier de trafiquants d’oeuvres d’art.
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L’Artisteest une œuvre de pure fiction. Les noms, les personnages, les lieux et les événements sont le fruit de l’imagination de l’auteur ou utilisés fictivement. Toute ressemblance avec des personnes réelles ou ayant déjà existé, des événements ou des lieux n’est que pure coïncidence. Par ailleurs, les faits mentionnés dans la préface et au cours du récit sont basés sur une recherche exhaustive et sont aussi près de la réalité que possible. Copyright © 2014 Jacques Goyette Copyright © 2014 Éditions AdA Inc. Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire. Éditeur : François Doucet Révision linguistique : Isabelle Veillette Correction d’épreuves : Nancy Coulombe, Carine Paradis Conception de la couverture : Mathieu C. Dandurand Photo de la couverture : © Thinkstock Mise en pages : Sébastien Michaud ISBN papier 978-2-89752-253-7 ISBN PDF numérique 978-2-89752-254-4 ISBN ePub 978-2-89752-255-1 Première impression : 2014 Dépôt légal : 2014 Bibliothèque et Archives nationales du Québec Bibliothèque Nationale du Canada Éditions AdA Inc. 1385, boul. Lionel-Boulet Varennes, Québec, Canada, J3X 1P7 Téléphone : 450-929-0296 Télécopieur : 450-929-0220 www.ada-inc.com info@ada-inc.com Diffusion Canada : Éditions AdA Inc. France : D.G. Diffusion Z.I. des Bogues 31750 Escalquens — France Téléphone : 05.61.00.09.99 Suisse : Transat — 23.42.77.40 Belgique : D.G. Diffusion — 05.61.00.09.99 Imprimé au Canada
Participation de la SODEC. Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) pour nos activités d’édition. Gouvernement du Québec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres — Gestion SODEC. Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada
Goyette, Jacques, 1948-L’artiste (Une enquête de Karen Newman ; 3) ISBN 978-2-89752-253-7 I. Titre. II. Collection : Goyette, Jacques, 1948- . Enquête de Karen Newman ; 3. PS8613.O982A77 2014 C843’.6 C2014-941937-6 PS9613.O982A77 2014
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« À Éric, Francis et Jean-François, mes trois fils dont je suis très fier. Puissiez-vous atteindre vos oDjectifs dans la vie. » J. G.
Note de l’auteur
L’Artisteest une œuvre de pure fiction. Les noms, les personnages, les lieux et les événements sont le fruit de l’imagination de l’auteur ou utilisés fictivement. Toute ressemblance avec des personnes réelles ou ayant déjà existé, des événements ou des lieux n’est que pure coïncidence. Par ailleurs, les faits mentionnés lors du récit sont basés sur une recherche exhaustive et sont aussi près de la réalité que possible. Des sources policières, par exemple, ont annoncé que deux toiles du peintre Pablo Picasso, d’une valeur glo-bale estimée à 51 millions d’euros, ont été volées le mardi 27 février 2007 au domicile parisien de la petite-fille de l’artiste, une spécialiste en Histoire de l’art. Les deux toiles en question sont celles mentionnées dans le roman, soitMaya à la poupée et au cheval de bois etPortrait de Jacqueline. Bien évidemment, dans ce cas, seul le nom de la petite-fille de Picasso a été modifié. Le tableau de Van GogH intituléCoquelicots, estimé à plus de 50 millions de dollars, existe vraiment ; il a bel et bien été volé dans un musée du Caire le 23 août 2010 et n’a toujours pas été retrouvé. Ce tableau était exposé aux côtés d’œuvres des impressionnistes Claude Monet, Auguste Renoir et Edgar Degas, au musée MaHmoud KHalil, qui abrite l’une des plus e e importantes collections d’art européen des XIX et XX siècles du Moyen-Orient. Pourquoi les voleurs n’ont-ils emporté que le Van GogH alors qu’ils avaient également accès aux autres cHefs-d’œuvre qui le côtoyaient ? Et qu’est-il advenu de la fameuse toile ? Telles sont les questions que se posent encore aujourd’Hui les enquêteurs et auxquelles je crois avoir répondu grâce à cette œuvre fictive,L’Artiste. Bonne lecture. J. G.
«Un artiste original ne peut pas copier. Il n’a donc qu’à copier pour être original. » — Jean Cocteau « La fausseté, c’est de découper un morceau de nature et de le copier. » — Bonnard « Il y a des peintres qui transforment le soleil en une tache jaune, mais il y en a d’autres qui, grâce à leur art et à leur intelligence, transforment une tache jaune en soleil. » — Pablo Picasso
PROLOGUE
Musée Mahmoud Khalil Le Caire, Égypte I l est près de minuit au Caire lorsqu’il sort de la station de métro Dokki pour se diriger en direction sud sur Gohira vers sa destination, le musée Mahmoud Khalil. Situé au bord du Nil, sur la rive ouest, du même côté que l’ambassade de France et l’hôtel Sheraton Cairo, le musée abrite la collection d’art de l’ancien ministre de l’Agriculture et président du sénat égyptien, Mahmoud Khalil, la plus importante collection de peintures et de sculptures occidentales du Moyen-Orient. Yousef parcourt le trajet pour se rendre au musée d’un pas rapide avant de s’arrêter au bord du trottoir de la rue Kafor, le long d’une rangée d’hibiscus chétifs, sous quelques palmiers rabougris, face à l’entrée du musée. Son cœur bat la chamade et ses mains sont moites. Il importe que personne ne remarque sa présence. Entrer et sortir incognito est essentiel. Avant de traverser la rue et de se diriger vers l’entrée du musée, il jette un coup d’œil discret aux alentours et voit qu’il n’y a personne. Ça va aller, se dit-il en s’avançant prudemment dans l’étroit sentier bordé d’eucalyptus géants et d’hibiscus parfaitement entretenus qui contrastent avec ceux de la rue Kafor qu’il vient juste de quitter, pour se diriger vers les doubles portes de l’entrée principale du musée. Il constate avec satisfaction que, comme prévu, hormis les gardes qui sommeillent dans l’entrée près du portique de sécurité hors service, l’endroit est désert à cette heure tardive et seules les veilleuses brillent encore dans les profondeurs du musée. L’accueil de l’ancien palais de style néo-classique et Art nouveau ressemble au hall d’entrée d’un hôtel quatre étoiles avec ses lambris de bois ciré, ses tapis persans étalés sur le parquet en chêne et son comptoir de réception en marbre. Sur les murs crème pend un paysage de Monet dépourvu de système d’alarme, et deux Cézanne s’offrent sans restriction aux voleurs. Son cousin Assan, l’un des deux gardes en fonction, l’a assuré que parmi les 43 caméras de surveillance du musée, seules 7 fonctionnent, et il les a indiquées sur le plan qu’il a entre les mains. En plus, Assan s’est assuré que le système d’alarme dédié à chaque tableau est en panne. Une fois à l’intérieur, après avoir dépassé le poste de garde où somnole son cousin en compagnie de son coéquipier dont il a dopé le thé avec du Rohypnol, Yousef s’arrête un instant, l’oreille aux aguets. Silence complet. Il a l’impression de n’entendre que le martèlement de son cœur et se surprend à réfléchir à l’étrange atmosphère qui règne la nuit dans les musées. Dans la plupart des autres endroits qu’il a visités la nuit, comme les bureaux des sièges sociaux de multinationales américaines et les ambassades, le silence et les ténèbres s’installent une fois que leurs occupants sont partis. Par contre, ici, dans ce vaste coffre-fort où reposent de précieux vestiges d’un monde en constante mutation, tout semble vibrer encore d’une effervescence diurne. Le cœur palpitant, il gravit à grandes enjambées les marches de l’escalier menant au deuxième étage, là où, d’après son cousin, se trouvent les salles consacrées aux plus précieux et plus beaux tableaux. L’étroite volée de marches le conduit à un couloir faiblement éclairé par des veilleuses et la pâle lumière d’un lampadaire de la rue filtrant par les fenêtres placées en
haut des murs blancs. Il passe devant quatre salles plongées dans les ténèbres, s’arrêtant chaque fois sur le seuil, aux aguets. Rien que le silence complet. Dans la dernière salle, un des tableaux attire son attention. Il correspond à la description qu’en a faite son commanditaire. Il s’approche et décroche le tableau pour l’étudier de plus près. Derrière chaque œuvre est fixé un certificat d’authenticité, sur lequel sont enregistrées le nom de l’œuvre, ses descriptions artistiques et toutes les informations documentaires la concernant. La signature illisible que l’on distingue dans le coin inférieur droit est loin d’être celle de Vincent Van Gogh, et le grain et la texture de la toile sont de facture beaucoup trop récente pour être ceux de l’ancien canevas original. Le cadre doré et rehaussé ne s’y marie pas très bien non plus. Ce n’est pas l’œuvre de Van Gogh connue également sous le nom deVase aux fleurs. Ce n’est qu’un leurre, une pâle imitation. Comme il ne trouve pas ce qu’il cherche, Yousef s’arrête pour reprendre son souffle et consulter le plan que son cousin lui a remis. Selon le plan grossièrement dessiné qu’il tient à la main, le troisième et dernier étage contient des tableaux d’origine douteuse saisis par les autorités et qui doivent être authentifiés et restaurés avant d’être exposés. Yousef grimpe l’escalier qui mène au dernier étage du musée et qui s’ouvre sur un couloir noyé dans la pénombre qui débouche sur une porte en métal. Comme elle est peu utilisée, la porte se révèle difficile à ouvrir, les gonds grinçant dans un bruit métallique sourd. Il trouve l’interrupteur et une faible lumière éclaire la pièce. Des étagères complètes regor-gent de toiles et d’ouvrages rares, de manuscrits, de sculptures, de mobilier antique, etc. Sa respiration et son pouls s’accélèrent. Ce n’est pas seulement la perspective de s’emparer du Van Gogh qui l’excite autant, mais également la possibilité d’obtenir la récompense de 50 000 € promise par ses commanditaires. Il ne va toutefois pas s’en tenir à ce montant insignifiant. Non, il vise plutôt dix fois ce montant, somme que lui a promise un collectionneur privé. Un sourire se dessine sur ses lèvres. Il faut beaucoup d’aplomb, ou être complètement inconscient, pour oser tromper des hommes aussi puissants que ses commanditaires.Inch Allah, se dit-il en entrant dans la pièce. Les tableaux et sculptures sont stockés dans plusieurs étagères et casiers de métal s’étendant sur 3 niveaux de 10 mètres de long chacun. Comme il ignore par où commencer, Yousef consulte l’archivage incomplet affiché sur le mur d’entrée qui finalement se révèle très décevant et peu fiable. Nul besoin d’être un expert en art pour reconnaître ces toiles. Sans même consulter un livre, il peut affirmer avoir devant les yeux un Courbet, un Monet, un Gauguin, un Chagall, un Renoir, un Degas et un Cézanne. Il n’y a là que des toiles d’une valeur inestimable. Toutes des chefs-d’œuvre, et pour quelques-unes, parmi les dernières grandes merveilles du monde. Après avoir mis des gants de latex pour ne laisser aucune empreinte, il attaque le casier le plus proche. Il éternue alors que la poussière soulevée lors du déplacement des tableaux se colle sur son visage et ses vêtements. Les toiles sont lourdes et des perles de sueur ne tardent pas à se former sur son front. Toutefois, il oublie bientôt sa fatigue quand il examine la deuxième étagère et découvre une œuvre qu’on pourrait pour le moins qualifier d’inusitée. Yousef y reconnaît immédiatement un Courbet. Et pas n’importe lequel :LeRepos du chasseur, représentant un homme dormant sur le ventre dans l’ombre d’un rocher sur une couverture rouge, avec cette nature morte en bas à droite, canne, chapeau et gourde, considéré par nombre d’experts comme l’une de ses plus grandes œuvres. Il remet le Courbet à contrecœur sur la tablette et poursuit sa recherche. Son pouls est à peine revenu à la normale qu’il découvre un Renoir. L’étiquette indiqueLes