L'empire des ombres vivantes

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Cette pièce est conçue à la manière d'une allégorie poétique. Au milieu des paraboles et des légendes mythiques, se bousculent des ombres, des spectres, des visions entrevues durant un songe. Tout se déroule aux pourtours des espaces indiqués par des symbolismes particuliers : les mangroves sur les bords des marécages et des marais d'où émergent des êtres étranges.
Publié le : jeudi 1 mars 2007
Lecture(s) : 264
EAN13 : 9782296168640
Nombre de pages : 79
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L'EMpI~E DES OMB~ES VIVANTES

Théâtre des 5 Continents Collection dirigée par Kazem Shahryari et Robert Poudérou Dernières parutions
190 -Claudine VUILLERMET, J'avais vingt ans, 2007. 189 - Jean-Michel BAYARD, La part du lion, 2007.
188 - François CHANAL, Le silence des sables, 2006. 187 - Alain Lulla ILUNGA, Confidences à l'ombre ou Le procès Diallo, 2006 186 - Kazem SHARRY AR!, Couleurs de femmes l'été, 2006. 185 - Moni GREGO, Un éclair entre deux éclipses, 2006. 184 - Thierry CHAUMILLON, Contentieux, 2006. 183 - Robert POUDÉROU, La brise-l'âme, 2006. 182 - Alain PASTOR, Petropo/is 1942, 2006. 181 - Bathie NGOYE TIllAM, Adina mon amour suivi de Le prince artiste, 2006. 180 - INONGO-VI-MAKOME, Muna anyambe (La fille de Dieu) suivi de Bwe 0 Ititi (Une petite lueur dans l'obscurité), 2006. 179 - Sebastian BARRY (trad. de l'anglais (Irlande) par ÉmileJean DUMA Y), Les fistons, 2006. 178 - Thérèse AOUAD BASBODS, L'Une et l'Autre en Octobre, 2006. 177 - Jean-Marc BAILLEUX, Antichambre, Tragi-comédie des arts, 2006. 176 - Christophe LE NEST, Comme sij 'avais fermé les yeux..., 2006. 175 - Dansi F. Nouwligbèto, Zongo Giwa de la forêt déviergée, 2005. 174 - Cheikh Faty FAYE, Aube de sang, 2005. 173 - Pierre GROU, Chvéïk dans la mondialisation, d'après Jaroslav Hasek, 2005. 172 - Marie REBOLLO, Nos ancêtres les derniers hommes, 2005. 171 - Aïcha Mohamed ROBLEH, La dévoilée, 2005. 170 - Gérard LEVOYER, Compagnons ou les enfants du trimard, 2005.

PIUS NCANDU NKASHAMA

L'EMpIR,E DES OMBR,ES VIVANTES

L'HAR.MA IT AN

DU MÊME AUTEUR
Romans et Récits

La malédiction, Paris, Silex, 1983 (rééd. : Yaoundé, SilexNouvelles du Sud, 2000). Le pacte de sang, Paris, L'Harmattan, 1984. La mortfaile homme, Paris, L'Harmattan, 1986. Vie et mœurs d'un primitif en Essonne quatre-vingt-onze, Paris, L'Harmattan, 1987. Les étoiles écrasées, Paris, Publisud, 1988. Des mangroves en terre haute, Paris, L'Harmattan, 1991. Unjour de grand soleil, Paris, L'Harmattan, 1991. Le doyen Marri, Paris, L'Harmattan, 1994. Un matin pour Loubène, LaSalle-Québec, Hurtubise, 1991. Yakouta, Paris, L'Harmattan, 1994. Le fils du mercenaire, suivi de Yolena au large des collines, Paris- Vanves, EDICEF, 1995. Mariana, suivi de Yo/ena et de La chanson de Mariana, Paris, L'Harmattan,2006.
Romans en cilubà Bidi ntwilu, bidi mpelelu, Lubumbashi-Paris, Impala-SaintPaul, 1998. Tuntuntu, ntuntu, Baton Rouge-Paris, Éd. Giraf, 2003). Mulongeshi wanyi (nove!), Paris, Éditions Giraf, 2003.

Théâtre
May Britt de Santa Cruz, Paris, L'Harmattan, 1993, 160 p.

Bonjour Monsieur le Ministre, Paris, L'Harmattan, 2007. La Rédemption de Sha Ilunga, Paris, L'Harmattan, 2007. L'Empire des ombres vivantes, Paris, L'Harmattan, 2007.
@ L'HARMATTAN, 5-7, rue de l'École-Polytechnique; 2007 75005 Paris

http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN: 978-2-296-02879-1 EAN : 9782296028791

DÉDICACE

Mamu wanyi Muswamba wa Lwabantu

Kayi Babu wa Ngoyi wa Mbuyi Kalonji wa Kayeya Makenga a Ngandu wa Ntumba ne Mbikayi Kabanga

Avant-propos
Deux circonstances spéciales ont inspiré ce texte: le meurtre sauvage des étudiants, égorgés sur le Campus de Lubumbashi dans la nuit démentielle du Il au 12 mai 1990, par les brigades présidentielles. Et les convulsions qui continuent à secouer, en 1991, un grand nombre de pays en Afrique. Soudain, dans la terreur du matin, des enfants ont surgi pour saccager le sanctuaire des nantis. Ils ont brûlé les palais de marbre et les cadillacs étincelantes. Les despotes barbares, pris au piège de leurs propres iniquités, s'éparpillent avec des criailleries de corneilles dans la brousse incendiée. Un temps de rupture totale s'est ainsi insinué dans le cycle des saisons. C'est en pensant aux millions de jeunes élèves en train de brandir leurs poings fragiles pour affronter la soldatesque des tyrans, que le poème se transforme en un cantique d'espérance. La pièce est conçue à la manière d'une allégorie poétique. Au milieu des paraboles, des contes et des légendes mythiques, se bousculent des ombres, des spectres, des visions entrevues durant un songe. Tout se déroule aux pourtours des espaces indiqués par des symbolismes particuliers: les mangroves en terre haute, ces «formations végétales caractérisées surtout par des forêts impénétrables de palétuviers, qui fixent leurs fortes racines dans les baies des eaux calmes, où se déposent boues et limons », ainsi que les définit le dictionnaire Larousse. Ou encore les bords des marécages et des marais d'où émergent des êtres étranges. Les palmistes indiquent des arbres qui ont toujours représenté les lieux des sorcelleries puissantes, agitant des fausses fleurs (muselekeci), dont les fumigations éloignent les esprits de malfaisance. Les enfants portent parfois des pagnes en raphia, les signes les plus caractéristiques des liturgies occultes. La scène devrait d'ailleurs se déployer parmi les silhouettes qui la traversent de part en part, en tout lieu. Elles apparaissent et disparaissent, sans jamais se fixer solidement en un endroit défini. Les paroles des personnages se répercutent à la manière

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