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L'enfant de Kevin Kowalski

De
352 pages
Série Kowalski, tome 2

Après une folle nuit d’amour dans les bras du sublime Kevin Kowalski, Beth est contrainte de redescendre de son petit nuage. Même si elle est totalement sous le charme, même si elle frissonne de désir dès que Kevin pose les yeux sur elle, que peut-elle attendre de ce don Juan impénitent, qui collectionne les conquêtes sans jamais penser à l’avenir ? Seulement voilà, trois semaines plus tard, Beth apprend que cette nuit qu’elle pensait sans lendemain va en réalité changer toute sa vie : elle est enceinte de Kevin. Déjà très déstabilisée par cette nouvelle qui remet en cause tous les choix qu’elle a faits jusqu’à présent, Beth a la surprise de constater que Kevin semble plutôt bien accepter l’idée de devenir père. Et qu’il est même prêt à l’épouser et à vivre avec elle ! Loin de l’apaiser, l’attitude de son amant d’une nuit la perturbe encore un peu plus : comment pourrait-elle accepter ce qu’il lui offre uniquement pour le bien de leur enfant ?

A propos de l'auteur :

Shannon Stacey est une habituée des listes des meilleures ventes du New York Times et de USA Today. Avec son mari et ses deux fils, elle vit en Nouvelle-Angleterre, où elle se consacre sans une once de culpabilité à ses deux passions : l’écriture de romans qui finissent bien, et les promenades en quad. Elle se sait très chanceuse d’avoir pu accomplir son rêve et d’être devenue écrivain.

Retrouvez le premier tome de la série Kowalski :

La fille du New Hampshire
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SHANNON STACEY
L’enfant de Kevin Kowalski
Collection :BEST-SELLERS
Titre original :UNDENIABLY YOURS
Traduction française deBARBARA VERSINI
® HARLEQUIN est une marque déposée par le Groupe Harlequin ® BEST-SELLERS est une marque déposée par Harlequin S.A.
Photo de couverture Femme enceinte :© GETTY IMAGES/FLICKR/ROYALTY FREE Réalisation graphique couverture :L. SLAWIG (Harlequin SA)
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© 2010, Shannon Stacey. © 2014, Harlequin S.A. 83-85, boulevard Vincent-Auriol, 75646 PARIS CEDEX 13. Service Lectrices — Tél. : 01 45 82 47 47
ISBN978-2-2803-0856-4— ISSN 1248-511X
Octobre
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Chaque foîs que es Patrîots de a Nouvee-Angeterre ajoutaîent un poînt au score, Kevîn Kowaskî faîsaît uî aussî une touche. Une vîctoîre pour eux, une ie pour uî. I ne cherchaît pas une partenaîre à mettre dans son ît tous es dîmanches soîr, maîs î ne voyaît pas pourquoî î auraît refusé es proposîtîons aéchantes, quî n’étaîent pas rares. Comme î faîsaît gîsser une chope mousseuse de Sam Adams sur a surface poîe du bar sportîf e pus fréquenté de a capîtae du New Hampshîre — bar dont î étaît désormaîs proprîé-taîre —, î surprît e regard însîstant d’une bonde sur uî. Les Pats se posîtîonnaîent face à a zone d’en-but sur e grand écran, maîs c’étaît uî que es yeux de a bonde cherchaîent, sîgne que equarterbackde a Nouvee-Angeterre n’étaît pas e seu en posîtîon de marquer. Pourtant, î avaît du ma à s’întéresser à ee, à ses èvres gonlées au Botox, ses seîns sîîconés, même sî ee uî jetaît des œîades quî sîgnîiaîent qu’î avaît toutes ses chances. I étaît trop occupé à surveîer une jeune femme
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à ’autre bout du comptoîr, une joîe brune avec une cascade de cheveux châtaîn foncé quî retombaîent sur ses épaues, des prunees dorées, et un corps parfaîtement mîs en vaeur dans un adorabe pu marîn et un jean. Ee étaît agréabe à regarder, maîs s’î a surveîaît, c’étaît surtout parce qu’ee sembaît en dîficuté à cause de ’homme quî ’accompagnaît — e genre coet monté, en pantaon de coton à pî împeccabe et chemîse bîen boutonnée. Ou bîen ce type avaît pîcoé avant de venîr, ou bîen î ne tenaît pas mîeux ’acoo qu’un gamîn de seconde, parce qu’î avaît sufi de deux ampées de scotch pour qu’î présente des sîgnes avancés d’ébrîété. Depuîs un moment déjà, Kevîn déchîffraît entre cette brune et son compagnon un angage corpore expîcîte : ee ne vouaît pas d’un rapprochement, maîs uî însîstaît ourdement. Ses maîns baadeuses cherchaîent un endroît où se poser. La ie se dérobaît, maîs î ne paraîssaît pas e comprendre. Or, î y avaît troîs règes învîoabes, au Jasper’s Bar & Grî. D’une, on ne fumaît pas. De deux, on ne ançaît pas son bock de bîère, pas même à a tête des supporteurs des Jets. De troîs, quand une femme dîsaît non, ça vouaît dîre non. Les Patrîots marquèrent un poînt et e rugîssement de trîomphe quî résonna dans a sae it trember es verres sur es étagères. La bonde it un bond sur son tabouret de bar et e soubresaut de ses seîns mît à rude épreuve ’éastîcîté des bretees de son soutîen-gorge. L’homme aux maîns baadeuses agîta son verre vîde en regardant Kevîn, quî se dîrîgea vers uî, décîdé à întervenîr. — Je ne vous sers pus d’acoo, monsîeur, décara-t-î
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d’un ton ferme, maîs a maîson vous offre voontîers un café ou un soda… Le vîsage du type devînt aussî rouge qu’une étîquette de Budweîser et Kevîn soupîra. Bon… Encore un quî aaît se faîre éjecter… Chez Jasper’s, on appîquaît a toérance zéro pour es poîvrots faîseurs d’hîstoîres, aussî, quand ’homme se eva de son tabouret, Kevîn it à Pauîe e sîgna convenu. Ee eva es yeux au cîe en attrapant e tééphone. — Je ne suîs pas soû et j’aî dît que je vouaîs un autre putaîn de scotch ! braîa e type. La jeune femme brune appuya aors une maîn sur son bras, comme sî ee pensaît que ça sufiraît à e convaîncre de se rasseoîr sur son tabouret. — Derek, aîsse tomb… — Vous êtes quî, vous, pour m’înterdîre de boîre un autre putaîn de scotch ? I faîsaît son cîrque, maîs tîtubaît et avaît du ma à être împressîonnant. — Je suîs e patron, ceuî quî a e droît de refuser de vous servîr, s’î juge que vous avez assez bu. — Beth, dîs-uî de me servîr un autre verre de scotch ! Kevîn secoua a tête. — C’est inî pour vous… A partîr de à, tout se passa très vîte. Kevîn n’auraît su dîre sî « Coet monté » avaît vouu uî envoyer un coup de poîng, ou s’î ambîtîonnaît putôt de ’attraper par sa chemîse, toujours est-î qu’î it un brusque mouvement de bras et que son coude heurta par înad-vertance sa compagne — Beth, donc — quî partît à a renverse. Ee ne tomba pas, grâce au cîent assîs à côté d’ee, quî eut ’agréabe surprîse de recevoîr une joîe brune dans ses bras, maîs ’încîdent détourna
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sufisamment ’attentîon de Kevîn pour aîsser à Coet monté e temps de uî baancer un coup de poîng dans a mâchoîre. Un coup de poîng moasson, maîs un coup tout de même. Puîs î retînt brusquement sa respîratîon, comme s’î prenaît conscîence de ’énorme erreur qu’î venaît de commettre. Kevîn vît passer sur son vîsage a questîon crucîae que tout e monde se pose dans ce genre de sîtuatîon — fuîr ou se battre ? —, et ne fut pas surprîs de voîr Coet monté opter pour a fuîte. Maheureusement, î mesuraît un mètre quatre-vîngt-dîx et avaît une certaîne expérîence dans ’art et a manîère d’apaguer es grossîers personnages, qu’î s’agîsse d’escrocs, à ’époque où î portaît encore un badge, ou de ’un de ses quatre turbuents neveux. I aongea donc e bras par-dessus e comptoîr, saîsît edît Derek par a peau du cou et e tîra vers uî. L’autre se débattît comme un brochet accroché à un hameçon et Kevîn, voyant que sa maîn gîssaît, tîra de nouveau d’un coup sec. La tête de Derek partît en avant et son nez heurta vîoemment e bord du comptoîr. Oups… Derek se mît à peurnîcher comme une ie… et es cîents approuvèrent en hurant. La cîentèe du Jasper’s étaît putôt correcte, maîs ça ne ’empêchaît pas d’apprécîer une bonne bagarre, « bonne bagarre » étant, dans ce cas précîs, une sîmpe façon de parer. Car Derek, oîn de rîposter, se contenta de porter sa maîn à son vîsage, pour tenter d’empêcher e sang de couer, tout en faîsant entendre un gémîssement aîgu quî it grîmacer autour de uî. — Cesse de crîer ou je te mets dehors, e prévînt Kevîn.
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Cette menace décencha aussîtôt un concert d’encou-ragements.Vasy, vasy, vasy… — Oh ! mon Dîeu, son nez ! La jeune femme brune se dépêtra des bras de son voîsîn et attrapa des servîettes en papîer à dîsposîtîon sur e comptoîr. Puîs ee tenta d’atteîndre e nez de Derek, maîs ceuî-cî a repoussa. Les cîents se camèrent brusquement quand deux agents de poîce franchîrent a porte. La paînte de Derek changea de tonaîté quand î es vît, passant de a doueur, à un « oh, merde » désoé. — Saut, Kowaskî! ança e pus âgé des deux lîcs. — Saut, Jonesy. Ton père étaît content de ses bîets ? — Tu veux rîre? Dîxîème rang, à cînquante mètres de a zone d’en-but : î étaît aux anges, ouî ! I m’a chargé de te remercîer et de te transmettre ses amîtîés. — Ça m’a faît paîsîr de uî rendre servîce, répondît tranquîement Kevîn, tout en tenant Coet monté par e co de sa chemîse. I entretenaît d’exceentes reatîons avec a poîce ocae, non seuement parce qu’î avaît été lîc à Boston autrefoîs, maîs aussî parce qu’un commerçant a întérêt à ce que a poîce ’aît à a bonne, en partîcuîer quand î vend de ’acoo. — J’aî un cîent pour vous, annonça-t-î. — Qu’est-ce quî uî est arrîvé ? — I s’est cogné e nez au bar. Vous savez ce que c’est… Entre e moment où Kevîn e âcha et ceuî où Jonesy tendît e bras dans ’întentîon de e menotter — moment quî ne dura pourtant qu’une fractîon de seconde —, Derek eut ’îdée saugrenue de tenter une percée du côté de a porte.
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Le pus jeune des deux lîcs, un beu, vouut ’arrêter. Maîs a brune avaît eu apparemment a même îdée et, accîdenteement — du moîns, cea parut accîdente —, uî it un croche-pîed. Le poîcîer tomba de tout son ong, face contre terre. Jonesy entra aussîtôt en actîon, enjambant e corps de son partenaîre pour entamer une course-poursuîte, versîon lîc proche de a retraîte. La jeune femme observaît a scène en sîence, maîs paraîssaît au bord de ’hyperventîatîon. Le jeune lîc se reeva précîpîtamment, tandîs que Jonesy paquaît Derek au so, manœuvre quî arracha aux spectateurs des hurements de joîe. Le jeune présenta de nouveau ses menottes, maîs Derek se débattît, jugeant sans doute que tant qu’à être încupé pour refus d’obtempérer, î avaît întérêt à tenter sa chance jusqu’au bout. — Pourquoî est-ce que vous vous acharnez comme ça sur uî ? Le regard de Kevîn gîssa vers a brune, quî paraîssaît aussî furîeuse que son Coet monté de compagnon. — Ce n’est pas moî quî aî commencé, madame, uî it-î remarquer. Vous avez déjà oubîé qu’î vous a frappée ? — I ne m’a pas frappée, protesta-t-ee. I m’a bouscuée par înadvertance, en essayant de vousfrapper… Peut-être, maîs qu’est-ce que ça changeaît ? — Vous avez aussî oubîé qu’î n’arrêtaît pas de vous peoter. Vous uî avez dît non pusîeurs foîs, maîs î n’a pas eu ’aîr de comprendre. Ee eva es yeux au cîe. L’îngrate ! — Je contrôaîs parfaîtement a sîtuatîon. — C’est maîntenant que a sîtuatîon est sous contrôe, rétorqua-t-î.
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— Ecoutez… Ce n’est pas ce que vous… Ah et puîs zut ! Laîssez tomber. Maîs aîdez-e, quand même. Vous uî devez bîen ça. Coet monté avaît à présent quatre-vîngt-dîx kîos de vétéran de a poîce sur e dos, et une jeune recrue en traîn de uî passer es menottes. Kevîn ne voyaît pas trop ce qu’î auraît pu faîre pour uî, même avec de a bonne voonté. Bonne voonté quî uî faîsaît d’aîeurs totaement défaut. — Ce n’est pas ce que vous croyez, însîsta a brune. — Je vaîs vous traïner en justîce et vous faîre cracher tout ce que vous possédez ! hura Derek par-dessus son épaue. Et toî, tu es vîrée ! Oh… Ce type étaît donc e patron de a brune… Kevîn chercha e regard de a jeune femme. — Je ne pouvaîs pas devîner, s’excusa-t-î. Ee grîmpa sur un tabouret et posa son front sur e comptoîr en poussant un gémîssement étouffé. — Je vîens de perdre mon bouot à cause de vous ! Après pusîeurs années à servîr derrîère un comptoîr, Kevîn avaît apprîs à faîre marcher e itre quî ’empê-chaît de dîre tout haut ce qu’î pensaît tout bas — à savoîr, dans ce cas précîs, qu’î venaît probabement de uî rendre un ier servîce. — Je vous offre une bîère ? proposa-t-î.
Une bîère ! Ce barman quî se prenaît pour Rambo croyaît donc qu’une bîère sufiraît à réparer es dégâts? Beth Hansen serra es poîngs pour résîster à ’envîe de passer ses bras par-dessus e comptoîr et d’attraper son înterocuteur pour e secouer comme un cocktaî au martînî. Derek étaît acooîque. Et après ? Ce n’étaît pas
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