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L'héritage secret (Saga Les Héritières de la Nouvelle-Orléans vol. 1)

De
288 pages

L’héritage secret, Judith Arnold
Au cœur de La Nouvelle-Orléans, dans le Quartier Français, pittoresque et coloré, quatre sœurs dirigent un hôtel à la fois luxueux et plein de charme. C'est là que Julie Sullivan travaille désormais, après avoir tourné le dos à New York, sa carrière de mannequin vedette et le scandale qui en quelques mois a bouleversé sa vie... Mais alors que Julie pense avoir trouvé en Louisiane un nouvel équilibre, une série de messages anonymes lui parvient. Désemparée, elle se confie à Mac Jensen, chargé de la sécurité de l'hôtel, qui lui propose de l'aider. Pourtant, Julie ne peut se débarrasser de l'étrange sentiment que Mac, depuis longtemps, la protège dans l'ombre, et qu'il a découvert son secret.


1er tome de la saga Les Héritières de la Nouvelle-Orléans

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JUDITH ARNOLD

Depuis la publication de son premier roman en 1983, Judith Arnold a écrit plus de quatre-vingts ouvrages dont il s’est vendu près de dix millions de copies dans le monde entier. Elle a été finaliste du RITA, récompense décernée chaque année par le RWA (Romance Writers of America) à un auteur pour l’ensemble de son œuvre.

Judith Arnold a remporté de nombreux prix dont celui de la critique du Romantic Times Bookclub. Cette année, elle fait partie des finalistes susceptibles de recevoir le prix du meilleur roman d’amour (pour son livre, The Fixed Upper).

Son roman Love in Bloom’s a été l’un des huit livres de poche les plus vendus cette année. Quant à Barefoot in the Grass, il a été recommandé par de nombreux hôpitaux à leurs patients atteints du cancer.

Judith Arnold vit avec son mari et ses deux fils dans le Massachusetts. Vous pouvez la retrouver sur son site Internet, .

Prologue

Julie Sullivan l’avait détruit et elle méritait d’être détruite à son tour.

Nul ne pouvait passer huit années en prison sans en ressortir profondément transformé. Avant que Julie ne l’y envoie, c’était un homme exceptionnel : talentueux, ambitieux, séduisant, généreux…

Il avait aidé bien des filles à réaliser leurs rêves. Elles arrivaient à New York des quatre coins du pays, espérant devenir l’un de ces top models qui faisaient la couverture des journaux de mode.

Il savait repérer instinctivement celles qui avaient les moyens de leurs ambitions, celles qui sauraient travailler dur pour réussir. Car pour devenir mannequin, il ne suffisait pas d’être grande et bien bâtie. Il fallait ce brin de charme et de magie qui éveillait l’admiration des hommes et l’envie des femmes.

Et il savait les aider à trouver cette petite touche en plus. C’était parfois une simple question de coiffure ou de maquillage, parfois une façon de marcher ou de regarder la caméra. Il soutenait ses protégées, les aidant à traverser les passes les plus difficiles ou à se reconvertir lorsque leur carrière touchait à sa fin.

Il connaissait les meilleurs photographes, les principaux directeurs de casting, les agences de publicité les plus prestigieuses.

Mais, surtout, Glenn Perry était l’ami, le confident et le conseiller de toutes ces filles. Elles savaient qu’elles pouvaient l’appeler ou venir le voir à tout moment pour solliciter un conseil ou pour lui faire part de leur désarroi.

Il s’était réellement attaché à elles. Bien sûr, il s’était senti plus proche de certaines filles. Mais il s’était toujours efforcé de se montrer juste et honnête envers chacune d’elles. A sa façon, il les avait toutes aimées.

Jusqu’à ce que Julie ne vienne tout gâcher. Jusqu’à ce qu’elle trahisse sa confiance et porte contre lui d’ignominieuses accusations qui l’avaient conduit en prison.

Huit ans plus tard, il était enfin de retour à New York. Et si le monde n’avait guère changé, lui ne serait plus jamais le même. Il portait au plus profond de lui-même des cicatrices que le temps ne parviendrait pas à refermer vraiment.

Et, pour cela, Julie allait payer.

1.

Une fois de plus, elle se sentait épiée. Et elle n’avait nul besoin de se retourner pour savoir qui l’observait de la sorte. Pourtant, cette fois, elle ne put s’en empêcher. Elle tourna rapidement la tête et eut tout juste le temps d’apercevoir une ombre qui disparaissait au détour du couloir. Décidément, cet homme était aussi discret et silencieux qu’un fantôme, songea-t-elle.

Gérard, le précédent chef de la sécurité de l’hôtel, se déplaçait lourdement en faisant beaucoup de bruit. Charlotte plaisantait souvent à ce sujet, affirmant que c’était le secret de son succès. Selon elle, les fauteurs de troubles l’entendaient venir de loin et avaient le temps de s’enfuir avant de commettre leurs forfaits.

Mais Gérard avait pris sa retraite, peu de temps après le dernier Thanksgiving. Et son remplaçant, Mac Jensen, était très différent de son prédécesseur, tant dans son apparence que dans ses pratiques. Lui préférait de toute évidence attraper les criminels plutôt que les faire fuir. Et il se mouvait avec la souplesse d’un léopard prêt à bondir sur sa proie.

D’ailleurs, la plupart du temps, Julie percevait sa présence sans même le voir ou l’entendre. Elle avait développé une sorte de sixième sens qui l’avertissait immanquablement à chaque fois qu’il se trouvait dans les parages. Mais elle n’arrivait jamais à l’apercevoir.

Troublée, elle se leva de sa chaise et traversa le bureau pour aller jeter un coup d’œil dans le couloir. Evidemment, Jensen s’était déjà éclipsé. Mais elle remarqua l’odeur caractéristique de son après-rasage qui flottait dans l’air. Une fragrance ambrée, légèrement musquée et terriblement masculine qu’elle aurait reconnue entre toutes.

Poussant un soupir, Julie retourna s’asseoir devant l’écran de son ordinateur. Elle n’avait vraiment pas le temps de se préoccuper de Mac Jensen. Depuis qu’Anne Marchand avait cédé son poste de directrice de l’hôtel à sa fille Charlotte, Julie avait vu sa charge de travail augmenter de façon significative.