L'héritier caché (Saga L'Héritier des Maitland vol.1)

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L'héritier caché, Marie Ferrarella

Riche et influente, la famille Maitland est unie par des liens indestructibles. Mais le jour où un bébé est retrouvé abandonné sur les marches de la clinique Maitland, le scandale éclate : et si le père de ce bébé était un des leurs ?

A peine Megan Maitland, qui a fondé et dirige toujours la maternité qui porte son nom, a-t-elle trouvé le bébé abandonné sur les marches de la clinique, qu'un scandale retentissant éclate. La presse d'Austin s'empare de l'affaire avec d'autant plus de férocité que le clan des Maitland, aussi célèbre que richissime, s'enorgueillit d'une réputation sans tache. Mais le père de l'enfant est-il vraiment l'un des trois fils de Megan ? Décidée à faire front contre toutes les attaques, Megan réunit son clan autour d'elle et prend sous son aile le petit Cody.

Dans la tourmente, Abby Maitland, gynécologue à la clinique, a bien du mal à se concentrer sur les problèmes familieux. Car depuis qu'elle a rencontré Kyle McDermott, le frère d'une de ses patientes, elle éprouve des sentiments pour le moins déstabilisants. Mais son sens du devoir l'incite à se ressaisisir, car une Maitland n'a pas le droit de faillir. Et elle doit plus que jamais se montrer solidaire des siens pour préserver le secret des Maitland...

1er volume de la saga L'Héritier des Maitland

Publié le : samedi 22 décembre 2012
Lecture(s) : 27
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280291927
Nombre de pages : 216
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MARIE FERRARELLA

« Je suis née ma plume à la main, ce qui a dû singulièrement compliquer l’accouchement de ma mère », plaisante Marie Ferrarella.

Prolifique auteur de romans née en Allemagne fédérale de parents polonais, Marie n’a que quatre ans lorsque sa famille émigre aux Etats-Unis. Durant toute une année, Marie et les siens explorent la côte Est de ce pays avant de s’installer enfin à New York. C’est dans cette ville qu’elle rencontre celui qui deviendra l’amour de sa vie, Charles Ferrarella, à l’âge de quatorze ans.

Marie entreprend des études de théâtre au Queens College, mais, de mois en mois, son intérêt pour les feux de la rampe s’émousse à mesure que s’éveille son intérêt pour l’écriture. Son diplôme d’anglais en poche, devenue spécialiste de la comédie shakespearienne, Marie part vivre avec sa famille en Californie du Sud, où elle réside encore aujourd’hui. Sept interminables semaines plus tard, Charles décide qu’il lui est impossible de vivre sans elle et vient la rejoindre en Californie pour l’épouser.

Marie, auteur de plus de cent romans, a un but avoué : distraire ses lecteurs, les faire rire, les rendre heureux. C’est, dit-elle, ce qu’elle préfère dans l’existence – mis à part une soirée romantique avec son mari.

Son plus grand souhait : que ses nombreux et fidèles lecteurs éprouvent autant de plaisir à lire ses romans qu’elle en a éprouvé en les écrivant.

Prologue

La respiration haletante, les oreilles bourdonnantes, Janelle sentait son cœur battre à tout rompre, lui donnant l’impression qu’il allait éclater dans sa poitrine.

Au bout de la ruelle, elle cessa de courir.

Janelle reprit lentement son souffle, et un sourire satisfait étira ses lèvres. Sur son visage, un témoin de la scène eût lu une expression de jubilation totale.

Et de méchanceté sans limites.

Mais fort heureusement, personne ne l’avait vue. La chance avait été de son côté lorsqu’elle avait décidé d’agir. La chance, qui était considérée comme un dû dans le monde d’où elle venait, n’avait été pour elle qu’un visiteur occasionnel. Il était plaisant de constater que, pour une fois, elle daignait lui sourire.

Un sentiment de triomphe s’empara peu à peu d’elle. Aucun témoin ne l’avait vue agir pour récupérer ce qui lui appartenait de plein droit.

Pas du point de vue des tribunaux et de leur charabia juridique, bien sûr, mais cela n’avait pas vraiment d’importance. Elle le méritait, et c’était ce qui comptait. Elle l’avait amplement gagné. Il lui avait fallu de longs mois de préparations méticuleuses, de calculs tortueux, de sourires creux et de promesses plus creuses encore, pour endormir la méfiance de gens qu’elle détestait secrètement. Et aujourd’hui, enfin, la fortune était presque à sa portée.

Presque.

Une sarabande de points lumineux dansait encore devant ses yeux. Prenant une profonde inspiration, Janelle Maitland Jones rebroussa chemin et repartit à pas pressés vers la clé de son avenir, laissée sans protection sur les marches de la clinique Maitland. Son sourire s’évanouit. La clinique Maitland. Quel nom prédestiné !

Elle faillit éclater de rire à cette pensée, mais, soudain, un bruit de voix s’éleva non loin d’elle. Des voix fortes, excitées, qui parlaient toutes à la fois. Janelle jeta un regard en arrière, scrutant le bout de la ruelle par-dessus son épaule.

Quelqu’un l’avait-il vue se débarrasser du corps de cette traînée tout à l’heure ? Allait-elle être démasquée ?

Pourtant les éclats de voix ne provenaient pas du fond de la ruelle mais de la direction opposée.

Janelle s’arrêta net, et une expression d’horreur se peignit lentement sur ses traits, effaçant son sourire.

Une foule grouillante de journalistes et de cameramen de télévision venait de se matérialiser comme par enchantement devant l’entrée de service de la clinique. Lui coupant la route. S’interposant entre elle et son bien.

Réprimant un juron de dépit, Janelle se dissimula dans l’encoignure d’une porte, et un affreux sentiment de frustration l’envahit comme une onde amère. Elle était bloquée à mi-chemin entre l’enfer et le paradis, privée de son triomphe.

Séparée de tout cet argent.

Du moins pour l’instant…

1.

Le Dr Abby Maitland faisait de son mieux pour dissimuler son impatience.

Tout au bout de ce couloir de la maternité Maitland, plusieurs patientes étaient déjà assises dans sa salle d’attente ultramoderne aux fauteuils moelleux spécialement conçus pour offrir un confort maximum à des femmes qui pour la plupart vivaient des moments difficiles. Ses rendez-vous se suivaient sans interruption tout au long de la matinée et, comme elle était arrivée un peu en retard, elle priait le ciel pour qu’aucun accouchement prématuré ne vienne perturber son planning.

C’est précisément à ce moment-là que sa mère l’avait interceptée.

Abby n’avait jamais rien su refuser à sa mère, non par quelconque sens de l’obligation filiale, mais par pure tendresse pour elle. Il était difficile de s’opposer à une femme qui s’était sacrifiée toute sa vie pour le bien-être et pour le bonheur de ses enfants.

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