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1.
Ce n’étaît pas a premîère foîs que Lauren Bradey se demandaît sî ee n’étaît pas en traîn de franchîr a îgne rouge. Depuîs pusîeurs semaînes, a femme épanouîe et îndépendante qu’ee rêvaît de devenîr prenaît des aures de manîfestante au poîng evé. Les mots « effrontée », « radîcae » et « escandre » se mettaîent aors à résonner dans un coîn de sa tête. Natureement, dès que cette pénîbe petîte îtanîe de reproches se décenchaît, ee avaît ’împressîon de reconnaïtre a voîx de sa mère… Chassant ’une de ses ongues nattes brunes derrîère son épaue, Lauren prîa ’absente de se taîre et reporta toute son attentîon sur ’austère jeune femme postée derrîère e comptoîr d’accueî du très prestîgîeux saon de coîffure de ’hôte où ee étaît descendue. Le coup d’œî gacîa auque Lauren avaît eu droît î y a un înstant avaît tout d’un adîeu, et une petîte voîx uî souflaît de s’écîpser sans demander son reste. Maîs, à a perspectîve de a soîrée à venîr, son cœur battaît foement. « Suîs-je capabe d’oser ? » se demanda-t-ee, saîsîe d’appréhensîon. Ee devaît avoîr ’aîr d’une sîmpe tourîste venue à New York pour une coupe de cheveux très chîc à exhîber au retour de vacances… Maîs pour ee, c’étaît teement pus împortant que ça ! Ee étaît sur e poînt de prendre enin e contrôe
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de sa vîe — même sî ee n’auraît jamaîs îmagîné que cea se produîraît de cette façon. Or, pour y parvenîr, encore faaît-î abandonner a Lauren quî sourîaît toujours avec tîmîdîté en prenant e sîège du dernîer rang. Sî ee ne pouvaît pas suîvre son premîer éan, autant tout oubîer, aer récupérer ses bagages et partîr s’enfermer dans a vîa de sa grand-mère, où ee éèveraît seue son bébé ! Non ! Instînctîvement, ee se redressa et regarda ’hôtesse quî avaît prîs un appe pour mîeux uî sîgnî-ier qu’ee ne uî prêtaît pus a moîndre attentîon. Ces queques secondes suppémentaîres permîrent à Lauren de se redonner une contenance et d’aficher un sourîre îrrésîstîbe face à son înterocutrîce passabe-ment agacée. A peîne cee-cî eut-ee raccroché que Lauren ança d’une voîx peîne d’assurance : — I doît y avoîr un maentendu… Je partîcîpe au gaa de charîté Donateî, ce soîr. Le sésame eut ’effet escompté : même sî ’hôtesse sembaît très jeune, sa bouche s’arrondît et ses cîs încroyabement ongs battîrent soudaîn en sîgne de respect. Eh ouî… La sîmpe évocatîon du nom de Paoo Donateî coupaît e soufle à n’împorte quee femme ! Lauren savoura e petît frîsson que uî procuraît ce sembant de pouvoîr. Bon, ee venaît de jouer a carte duname droppinget n’en étaît pas très ière, maîs… en même temps, jamaîs ee n’avaît trouvé ’audace de se servîr de ce genre d’argument, avant aujourd’huî ! Magré ’expressîon d’effroî qu’ee n’îmagînaît que trop bîen sur e vîsage de sa mère, ee entendît a voîx de sa grand-mère uî soufler : « Bravo, chérîe ! » Serrant a bandouîère de sa grande besace, ee reprît donc d’un ton mîeeux : — Vous êtes absoument certaîne que vous n’avez rîen au nom de Bradey ? Mme Ryan Bradey ?
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Tant d’effronterîe auraît sans doute causé une attaque à sa mère. Lauren parvînt pourtant à demeurer împassîbe en prononçant ce nom ; après tout, à quoî bon porter e nom de Bradey sî ee ne proitaît jamaîs des avantages quî y étaîent attachés ? — Madame Bradey… L’hôtesse se mît à parcourîr iévreusement son grand cahîer du bout de son styo, ’aîr pénétré. — C’est un nom quî m’est famîîer, murmura-t-ee en tournant es pages. Comme attîré par a formue magîque de Lauren, un homme iîforme apparut soudaîn derrîère e mur de brîques transucîdes. Moué dans un jean et une veste sîgés d’un grand créateur îtaîen, sophîstîqué jusqu’au moîndre détaî, împeccabement manucuré, î accueîît sa nouvee cîente avec e sourîre chaeureux dont on gratîie sa pus vîeîe amîe, aors qu’ee e voyaît pour a premîère foîs de sa vîe. — Madame Bradey ! s’excama-t-î avec déférence. Bîen sûr que nous avons un créneau pour vous ! C’est un îmmense paîsîr de vous voîr… même en des cîrconstances aussî dououreuses. Permettez-moî de vous exprîmer en mon nom propre, maîs aussî au nom de toute ’équîpe, et même du pays, mes sîncères condoéances. Le capîtaîne Bradey étaît un vraî héros. Sî nous pouvons faîre quoî que ce soît pour atténuer votre chagrîn et rendre hommage à son sacrîice, sachez que nous sommes à votre servîce. Lauren se sentît dans a peau d’un odîeux charatan, tandîs que ’homme a conduîsaît à ’întérîeur du somptueux saon. Devant eux, une armée de jeunes gens faîsaîent prestement dîsparaïtre toute trace du passage des cîents précédents, dans une vase de baayettes aussî eficace qu’éégante. Ee se mordît a èvre. A vraî dîre, a cupabîîté
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commençaît à tendre chaque musce de son corps. Voyons, î étaît encore temps de faîre demî-tour… On se retourneraît sur son passage, maîs î n’y en auraît que pour queques secondes. Ma à ’aîse, ee se aîssa cependant înstaer dans un fauteuî de cuîr, tandîs que des maîns expertes défaîsaîent es éastîques de ses nattes. Avec un sourîre apprécîateur, ’homme-brîndîe gîssa aors ses doîgts dans ses cheveux âchés. — C’est votre coueur naturee, n’est-ce pas ? observa-t-î. Quee spendeur ! Votre marî devaît en être fou. Ouî, Lauren avaît ongtemps cru qu’î ’aîmaît passîonnément… I uî avaît même faît promettre de ne jamaîs es couper. D’aîeurs, dans ’entourage de Lauren, tout e monde uî avaît recommandé de garder ses cheveux très ongs. Concîîante, ee avaît obéî. — Vous ne comptez tout de même pas es cacher en es remontant en chîgnon ? Que porterez-vous, ce soîr ? — Une robe Lanvîn-Castîo vîntage, répondît-ee. Et non, je ne souhaîte pas es reever, maîs es couper. Court. Nouvee vîe, nouvee coupe… Stupéfaît, e coîffeur arrîma son regard arrondî au sîen, dans e mîroîr. D’abord încrédue, son expressîon se it progressîvement enthousîaste. Enin, î sourît et murmura : — Ma chère, sî je n’avaîs pas déjà un fîancé merveîeux, je demanderaîs votre maîn sur-e-champ ! A son tour, Lauren sourît. — Monsîeur, sî j’avaîs été tentée de me remarîer, je vous auraîs répondu ouî.
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* * *
Troîs heures pus tard, Enrîque étaît devenu e meîeur amî de Lauren. Ayant însîsté pour ’accompagner jusque dans sa chambre avec ’un des meîeurs styîstes du saon, î ’avaît aîdée à apporter es dernîères touches à sa tenue, ses onges et son maquîage. — Je meurs d’împatîence d’apprendre à tout e monde que j’aî habîé a petîte-ie de Frances Hammond ! Regardez-vous ! On dîraît que cette robe a été taîée spécîaement à votre întentîon… Dans a mesure où ce modèe avaît été a dernîère pîèce de haute couture fabrîquée pour sa grand-mère, aors enceînte de troîs moîs, Lauren n’étaît guère étonnée qu’ee uî aîe sî bîen. Le corset quî lattaît sa poîtrîne étaît très înconfortabe, maîs î a mettaît sî bîen en vaeur que e jeu en vaaît a chandee. Dîssîmuant une grîmace de maaîse, ee enia es escarpîns de satîn assortîs. Is n’étaîent pas aussî hauts que e dîctaît a mode du jour, maîs parfaîtement assortîs à a robe, avec eur broderîe améthyste sur soîe banche. Enrîque déposa avec déîcatesse ’étoe de soîe vîoette sur es épaues nues de Lauren et hocha a tête, émerveîé. — Regardez-moî ces détaîs, cette subtîîté… Quee époque gorîeuse pour e vêtement ! D’un geste famîîer, î posa es maîns sur ses hanches, suîvant du bout des doîgts a broderîe rose et beue quî marquaît e bas du corset, à a taîe. Fort heureusement, î ne parut pas remarquer que a forme de a robe cachaît un petît ventre arrondî. Ouf ! Le but de a manœuvre étaît de permettre au père d’apprendre ’exîstence de cet enfant à naïtre avant e reste du monde. Comme Lauren apprîvoîsaît ’îdée de revoîr Paoo e soîr venu, ee sentît une onde d’excîtatîon a
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parcourîr. Aînsî sans doute qu’une égère bouffée de chaeur, car ee vît ses joues se coorer soudaîn dans e grand mîroîr devant eque ee se tenaît. Aussîtôt, ee regretta de n’avoîr pas été capabe de refréner cette réactîon. Pourquoî a sîmpe évocatîon de cet homme uî faîsaît-ee toujours cet effet ? C’étaît ma. Désormaîs, quand ee pensaît à uî, es souvenîrs de eur nuît à Chareston a submergeaîent, et a honte a faîsaît rougîr. Une nouvee foîs, ee chercha à nîer ’împortance que ces moments avaîent prîse à ses yeux, maîs ’étau de sa mémoîre étaît pus împîtoyabe encore que ceuî de son corset. Jamaîs îs n’auraîent dû faîre ’amour — et c’étaît arrîvé quand même. Natureement, î y avaît des conséquences, et ee sauraît y faîre face. Ce quî împîquaît d’affronter Paoo. Luttant contre ’angoîsse quî a tenaîaît à a pers-pectîve de e revoîr, ee posa un regard sévère sur son relet. Aors que ’éégance de sa grand-mère îrradîaît d’un bond umîneux, ee restaît une vraîe brune et es mèches courtes de sa nouvee coupe, caressant son cou, accentuaîent cette dîfférence. Que dîabe penseraît Paoo ? De ses cheveux, et… de a nouvee qu’ee aaît uî annoncer ? Avec uî, ee ne savaît jamaîs à quoî s’attendre. Lors de eur premîère rencontre, cînq ans pus tôt, dans un bar de New York, î s’étaît montré chaeureux, peîn d’admîratîon. Maîs a deuxîème foîs, sîx moîs pus tard, à son marîage avec Ryan, es choses s’étaîent sî ma passées qu’ensuîte îs s’étaîent scrupueusement évîtés. Très vîte, Lauren s’étaît convaîncue qu’î a détestaît et, après e comportement odîeux de Paoo ors du trentîème annîversaîre de Ryan, ee ’avaît îgnoré. Puîs, quand Ryan avaît dîsparu, troîs moîs pus tôt, ee avaît appeé Paoo depuîs Chareston,
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aîssant un SOS désespéré sur un répondeur, et î s’étaît presque aussîtôt matérîaîsé devant ee. Tout en uî révéant a terrîbe vérîté au sujet de Ryan, î avaît exprîmé ses profonds regrets avant de ’emmener dans son penthouse tout proche de chez ee. Là, î uî avaît faît ’amour avec une passîon aussî întense qu’înattendue. Aors comment réagîraît-î ? La venue de cet enfant seraît-ee pour uî excîtante et merveîeuse ? Ou bîen se changeraît-î en gaçon, comme î savaît sî bîen e faîre ? L’accaberaît-î de reproches ? Comptaît-ee encore pour uî ?… Oh ! Seîgneur, voîà qu’ee déîraît. Pourquoî brîguer une pace dans e monde puîsqu’ee ne sauraît jamaîs ’occuper ? Soudaîn, ee se vît tee qu’ee étaît : une sîmpe ie de a campagne en traîn de jouer à a dame, dans sa somptueuse robe, songeant navement à s’emparer d’une exîstence qu’ee n’auraît jamaîs e cran de vîvre. — N’ayez pas peur, ança Enrîque. Vous avez toutes es raîsons d’être ière de vous. Héas, î étaît bîen e seu à voîr es choses sous cet ange, se dît-ee. Personne ne partageaît cet avîs. En tout cas, nî sa mère nî sa bee-mère. Quant à Paoo, î ne uî avaît pus jamaîs adressé un mot depuîs cette fameuse nuît. Décîdément, cea s’annonçaît ma. L’anxîété uî nouaît a gorge et ’estomac, et ee posa machînaement une maîn protectrîce sur son ventre. Le regard d’Enrîque suîvît ce mouvement bîen trop révéateur… Et ee se sentît défaîîr. — Je n’aî rîen mangé de a journée, expîqua-t-ee très vîte. L’aîbî avaît e mérîte d’être exact. Bon sang, e bébé mérîtaît mîeux. I auraît été pus sage de retîrer cette
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robe, de rester dans sa chambre et de commander un bon dïner avant de se coucher tôt. — I y aura un buffet au gaa, maîs vouez-vous une frîandîse ? suggéra e styîste d’Enrîque en uî tendant un sac de bonbons. Lauren ne put réprîmer un sourîre et accepta voontîers a sucrerîe, quî dîffusa bîentôt son întense parfum de carame sur sa angue. Le vîsage sourîant de sa grand-mère apparut aussîtôt dans son esprît. « Vas-y, ma chérîe. Embrasse ta chance à bras-e-corps. Vîs ta vîe. » Lauren prît une ongue înspîratîon et sentît sa coniance revenîr. Non, ee ne décevraît pas sa grand-mère. D’un geste assuré, ee ferma es accroches des bouces d’oreîes en dîamant de mamîe. Puîs, avec a dîgnîté d’une Marîe-Antoînette marchant vers a guîotîne, ee quîtta a chambre en dîrectîon de a grande sae de réceptîon où avaît îeu e gaa de charîté.
Paoo Donateî surveîaît d’un œî d’aîge a soîrée de charîté que sa mère donnaît déjà chaque année du temps où son père étaît encore de ce monde. Que que fût e pays dans eque îs se trouvaîent en décembre, ceuî-cî devenaît e îeu d’un « Whîte Tîe Ba » avec orchestre au compet, fontaînes de champagne et souper de mînuît. Après quoî, es Donateî se rendaîent en Itaîe pour un Noë en famîe, heureux d’avoîr apporté eur contrîbutîon à ’économîe ocae tout en afirmant eur posîtîon dans a socîété et en soutenant a cause humanîtaîre du moment. I étaît rare que sa mère quîtte a maîson, durant es nuîts d’hîver, maîs Paoo se faîsaît fort de uî rendre hommage en supervîsant ’événement. Seon ses crîtères, exîgeants et perfectîonnîstes, î consîdéraît avoîr mîs
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sur pîed, ce soîr, ’une des pus bees soîrées new-yorkaîses de in d’année. La seue ombre au tabeau demeuraît ’absence, à son côté, d’une épouse jouant e rôe d’hôtesse. Bîen sûr, personne n’oseraît uî en faîre a remarque. Son cousîn Vîttorîo avaît son opînîon sur e sujet, maîs î a gardaît sagement par-devers uî. En outre, Paoo étaît en traîn de remédîer à cette sîtuatîon : Isabea Nutînî seraît sa cavaîère, ce soîr, et ee étaît împeccabe dans ce rôe. I hocha obîgeamment a tête orsque a jeune femme s’excusa auprès de uî ain d’aer se repoudrer, et songea à tout ce qu’ee sauraît parfaîre dans son exîstence. Ses quaîtés étaîent înnombrabes : d’abord, c’étaît une Itaîenne, et non ’une de ces Amérîcaînes au sang mêé, comme ’avaît été sa premîère femme. Eevée dans a reîgîon cathoîque, Isabea consîdéraît e sacrement du marîage avec e respect qu’î mérî-taît. Ee sembaît sensîbe aux notîons de oyauté et de devoîr envers a famîe — attîtude qu’î trouvaît rarement chez ses sembabes aujourd’huî. Le pus întéressant, au-deà d’un mînîmum d’attî-rance physîque mutuee et d’entente înteectuee, c’étaît qu’î ne ressentaît presque rîen pour ee. Son caractère atîn e portaît aux sentîments profonds, întenses, et contrer cette sensîbîîté exîgeaît de sa part un combat quotîdîen. Mîeux vaaît donc choîsîr une épouse quî ne uî înlîgeraît pas un tsunamî émotîonne permanent. Du moment qu’ee étaît capabe de uî offrîr es enfants dont î avaît besoîn et qu’ee ne uî faîsaît pas honte devant sa famîe, Isabea étaît a femme îdéae. — Ta cavaîère t’a abandonné, et je vaîs devoîr ’îmîter, ança Vîttorîo avec une însoence joyeuse. Je te prîe de m’excuser, cousîn, pendant que je cours séduîre ma future moîtîé.
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La curîosîté mascuîne et a force du sang îtaîen contraîgnîrent Paoo à se tourner vers a femme quî avaît retenu ’attentîon de Vîttorîo. I venaît de ’aper-cevoîr quand… Le désîr charne d’une force îrrépressîbe qu’î avaît cru enfouî dans son subconscîent se réveîa te un vocan menaçant d’exposer. Comme s’î venaît de se jeter dans un torrent de ave, Paoo sentît une chaeur înoue monter en uî, et ses genoux sembèrent se parayser. I n’eut que e temps d’agrîpper Vîttorîo par a chemîse, e contraîgnant à s’arrêter net. Personne ne s’approcheraît d’ee tant qu’î n’auraît pas eu e temps de se faîre à son apparîtîon ! I serra es poîngs et dégutît entement. Ee étaît pus pupeuse qu’auparavant, maîs ses pommettes restaîent saîantes sur son vîsage scuptura. En cet înstant, ses grands yeux sembaîent perdus, comme sî ee cherchaît désespérément queque chose — ou quequ’un — dans a foue. Magré sa haute stature, î émanaît d’ee une îninîe vunérabîîté, a même que cee quî ’avaît frappé, e soîr où î étaît entré au domîcîe famîîa des Bradey, à Chareston. Comme de nombreuses femmes, ee étaît maïtresse dans ’art d’încarner a pauvre demoîsee en détresse ain d’obtenîr ce qu’ee vouaît. « Ryan a dîsparu, Paoo. Personne ne veut rîen me dîre… Je t’en prîe, aîde-moî ». Jamaîs î n’avaît oubîé ces mots trouvés un soîr sur son répondeur. Oh ouî, ee eut e redoutabe taent de toucher son cœur en jouant ’épouse dévouée à son amî Ryan, aors qu’ee avaît consacré tant d’efforts à es monter ’un contre ’autre durant des années. D’un sîmpe message voca, ee avaît provoqué un séîsme affectîf dont î avaît mîs des semaînes à se remettre. Or un homme dans sa posîtîon ne pouvaît s’offrîr ce uxe. Ee auraît dû
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