L'héritier des Jahir - Sous le charme d'un Westmoreland

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L’héritier des Jahir, Jennifer Lewis

C’est la rage au cœur que la princesse Lani Rahia accepte d’épouser l’héritier du trône de Rahiri , le prince Jahir, un homme qu’elle ne connaît pas et qu’elle n’a même jamais vu. Contrainte et forcée de se plier aux coutumes archaïques de son royaume, elle entend bien cependant montrer à son futur mari toute l’indifférence et tout le mépris qu’il lui inspire. Une résolution qui vole en éclats lorsque, enfin, elle rencontre Jahir. Grand, le regard sombre et brûlant, l’allure incroyablement virile, celui qui se tient face à elle est en effet l’homme le plus fascinant qu’elle ait jamais rencontré…

Sous le charme d’un Westmoreland, Brenda Jackson

Même si elle n’a jamais vraiment cru au coup de foudre, Pamela reconnaît sans l’ombre d’une hésitation le sentiment d’évidence qui la frappe lorsqu’elle rencontre Dillon Westmoreland. Mais tout comme elle sait que Dillon est l’homme de ses rêves, celui qu’elle attendait depuis toutes ces années, elle sait aussi qu’elle n’a pas le droit de s’attacher à lui, ni de s’abandonner au puissant désir qui les pousse dans les bras l’un de l’autre. N’est-elle pas en effet déjà promise à un autre ?

8e tome de la Saga des Westmoreland
Publié le : mercredi 1 février 2012
Lecture(s) : 77
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280232753
Nombre de pages : 432
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— Comment ça, jedoisl’épouser ? demanda AJ Raha en tentant, malgré son ndgnaton, de contrôler le ton de sa vox. Des serveurs crculaent parm les nvtés, proposant des coupes de champagne, et le brouhaha pol des conversatons bourdonnat à ses orelles. La jeune femme dont l état queston se tenat à quelques mètres de là, entourée d’une nuée de pleureuses revêtues de leurs plus beaux atours. La mère d’AJ lu prt la man. — C’est ton devor. S le ro meurt, un de ses frères dot épouser sa veuve. Les murs sculptés du veux palas semblèrent se refermer sur lu. e — C’est rdcule ! Nous sommes au XXi sècle ! Et je sus sûr qu’elle n’a pas plus que mo enve de ce marage. Il réssta au désr de se retourner pour examner la jeune veuve, qu’l n’avat pas revue depus son marage avec son frère, cnq ans plus tôt. — Elle est auss douce que belle, dt sa mère. — Maman ! — Et je n’a pas d’autre îls.
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Il se radt. A sa nassance, un problème avat prvé sa mère de tout espor d’avor un trosème enfant. La culpablté qu pesat sur ses épaules lors de ses séjours à Rahr n’en état que plus lourde. Il venat à pene d’arrver pour l’enterrement de son frère — ou pour ce qu en tenat leu, car on n’avat pas retrouvé son corps — et, déjà, son bllet de retour pour Los Angeles lu brûlat les dogts. — Elle va certanement voulor porter le deul au mons un an avant de songer au remarage, dt-l en posant une man sur l’épaule de sa mère. Elle état s pette, s frêle. Ou alors c’état lu qu état mmense. Et l eut enve de serrer dans ses bras cette mère exgeante, certes, mas débor-dante d’amour. — Et quand le moment sera venu, ajouta-t-l, tu lu trouveras l’époux déal. — On ne chost pas un ro, dt sa mère en levant vers lu un regard éploré. On naït ro. — Et je ne sus pas né pour être ro ! S tu savas le nombre de gens qu sont persuadés que je sus né pour drger des îlms d’acton ! Sa mère balaya l’objecton d’un geste. — C’est un caprce d’enfant, et tu le sas. Elle serra sa man dans les sennes. — Revens à la mason, mon chér. Tu es chez to sur notre ïle, et nous avons beson de ta présence. Un étau lu serra brusquement la potrne. — Pour condure le pays ? Je feras un pètre drgeant ! Pourquo pas prendre cousn Anu ? Il adore tout régenter. Il serat aux anges.
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De sous ses cls lourds de mascara, elle lu jeta un regard de reproche. — Les Raha règnent sur Rahr depus la nut des temps ! On ne brse pas une tradton d’un claquement de dogts. — Le changement peut être bénéîque. Le ro est mort, vve le… Devant l’expresson de sa mère, l s’nterrompt, plen de honte à l’dée d’avor proféré une telle énormté. — Pardonne-mo, maman, c’est un affreux manque de tact de ma part. Je ne voulas pas dre que la mort de Vanu état… état… Une bonne chose ? C’état pourtant la premère dée qu lu avat traversé l’esprt en apprenant la nouvelle. D’un autre côté, s’l devat revêtr le costume trop étrot de son frère, l n’y avat pas de quo se réjour. — Je sas, mon chér. Tu as toujours été s mpulsf, s antconformste… — … et, par conséquent, absolument napte à grmper sur un trône ! En réalté, l n’état pas auss rebelle qu’l le prétendat, mas, en l’occurrence, sa mauvase réputaton jouat en sa faveur. — Vens parler à Lan, dt sa mère. Son sourre fardé n’adoucssat en ren la déter-mnaton de son regard. Il regarda autour de lu, espérant que personne ne se doutat de ses nten-tons, et surtout pas la veuve de son frère.
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Sa mère le poussa à travers la pèce, sa man aux ongles pents de rouge fermement refermée sur son bras. — Lan, ma chère, vous vous rappelez AJ, le jeune frère de Vanu ? Une expresson nquète passa dans le regard de la jeune femme. — O-ou, ben sûr. Rave de vous revor, dt-elle avec un sourre contrant. Elle savat. Et elle n’état pas du tout d’accord. En lu serrant la man, l sentt ses dogts trembler contre sa paume. Pette et mnce, elle dsparassat dans la tradtonnelle robe de deul bleue qu dss-mulat en parte ses longs cheveux. Il se rappelat ses yeux, d’un brun doré peu commun, mas pas ce regard anxeux. — Je vous présente mes condoléances, dt-l en détournant le regard, selon la coutume en usage à Rahr. Une coutume plene de bon sens, car Lan Raha état une vrae beauté. Ses trats îns et racés trahssaent sa double ascendance rahenne et amércane. Elle avat une peau de lat et de mel, selon la formule consacrée, et ses épas cheveux lustrés, apparemment bruns, resplendssaent comme de l’or dès qu’ls étaent touchés par le solel. Il comprenat pourquo son frère — à mons que ce ne fût sa mère ? — avat chos Lan pour rene malgré ses orgnes obscures.
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* * * Lan retra vvement sa man et la frotta machna-lement sur sa robe. Cette pognée de man présageat une ntmté dont la seule dée lu donnat la nausée. On s’attendat à ce qu’elle épouse AJ Raha pour l’unque rason qu’l état le frère cadet de son mar. Pont postf, l avat eu le bon goût de ne pas la regarder dans les yeux, à la mode amércane. Il n’état pas amércan, ben sûr, mas l vvat à Los Angeles depus s longtemps qu’l avat dû en prendre les habtudes. Il état plus grand que son frère, et plus large d’épaules. Et, pour ce qu’elle en avat aperçu, l semblat sympathque. Mas elle état ben placée pour savor que les apparences étaent parfos trompeuses. — La dsparton de Vanu a dû vous porter un coup terrble, dt-l. Sa vox grave otta dans l’ar le temps que Lan émerge de ses pensées. — Certanement ! répondt-elle avec empresse-ment. Il est sort un sor, pour rééchr, a-t-l dt, et l n’est jamas revenu. Ce sor-là, elle état restée allongée dans le lt, tremblant de terreur en attendant qu’l revenne « înr le traval », comme l le lu avat proms avec un sfement cruel dans la vox. Et les heures s’étaent écoulées dans l’attente du châtment. Pus le solel s’état levé, et les oseaux s’étaent ms à chanter.
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— Ce dot être pénble de ne pas savor ce qu est arrvé, dt AJ d’une vox plene de compasson. Que sgnîaent ces ntales ? Elle ne connassat même pas son nom rahen que personne n’utlsat jamas. — C’est affreux, dt Pra, sa belle-mère, en se tapotant les yeux avec un mouchor. Mas après quatre-vngt-dx jours… Elle étouffa un sanglot dans le carré de ln. — … on dot chosr un successeur. Lan se crspa. Selon la tradton, le successeur devat la prendre pour épouse. Sans doute dans le but d’offrr une protecton aux enfants de la veuve royale et d’évter les querelles de successon. Mas elle n’avat pas d’enfants. — Quatre-vngt-dx jours…, murmurat AJ. Il reste un peu plus d’un mos. Qu accède au trône s le ro n’a n frère n sœur ? — Le ro n’est jamas enfant unque, dt Pra en s’essuyant les yeux. Une épouse rahenne se dot de porter de nombreux enfants. Elle fut, de nouveau, secouée d’un sanglot. Lan glssa un regard vers AJ dont le vsage exprmat la pté. — Voyons, maman, je t’en pre, ne te mets pas dans cet état. Nous allons trouver une soluton. Il glssa un bras rassurant autour des épaules de sa mère et la tendresse du geste réchauffa le cœur de Lan. Pra sourt à son îls. — Merc, mon chér. S tu emmenas Lan
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prendre l’ar ? La pauvre pette dot avor beson de repos après toute cette effervescence. Sous le regard d’AJ, elle déglutt. Elle aurat de beaucoup préféré rester sur la sellette avec de quas-nconnus que se retrouver en tête à tête avec… son futur mar. On n’allat tout de même pas l’oblger à subr cette épreuve ? — Voulez-vous, euh… A court de mots, l lu tendt son bras. Réprmant un geste nstnctf de recul, elle obtempéra. Son bras état souplement musclé sous ses dogts, et non pas sec et dur comme celu de son mar. Enîn, de feu son mar. Et le contact la troubla. Il s’éclarct la gorge. — Je te pre de nous excuser, dt-l à sa mère. — Fates, je vous en pre ! Pra Raha arborat un sourre rav. Sans doute supposat-elle ses projets en bonne voe d’accom-plssement. Quand ls quttèrent la pèce, Lan s’efforça de garder l’ar mpassble. Les gens qu l’entouraent s’attendaent-ls vrament à ce qu’elle épouse cet homme ? Se pouvat-l qu’ls guettent avec avdté les sgnes d’un rapprochement alors que Vanu n’état pas encore refrod dans sa tombe ? Enîn, Vanu n’avat pas à proprement parler de tombe pusqu’on n’avat retrouvé n son corps n son bateau. — Je vous pre d’excuser ma mère, dt AJ à vox
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basse quand ls se retrouvèrent dans une galere fraïche et déserte. Il lu retra son bras et le sen retomba à son côté. Perché dans le trellage, un pett perroquet bleu les observat. — Elle agt au meux, de son pont de vue, dt-elle. Elle le regarda, essayant de percer ses sentments à jour. — Partagez-vous ce pont de vue ? demanda-t-l, rembrun. Elle crosa son regard d’un brun chaud. — Je ne sas pas, répondt-elle dans un murmure. J’gnore tout de ce genre de stuaton. Elle se sentat surtout ncapable de rener des sècles de tradton devant un prnce rahen. S’l ressemblat un tant sot peu à son frère, l lu ferat savor son désaccord dans les termes les plus crus. — Enfn, dtes-mo : trouvez-vous normal d’épouser un nconnu ? La queston l’embarrassa. — Je n’avas rencontré Vanu que tros fos avant de l’épouser. — S je comprends ben, c’est ma mère qu s’est chargée de tout, dt-l en dardant sur elle un regard nqusteur. Elle hocha la tête. Elle sentat sa nuque brûler sous ses longs cheveux et aurat voulu pouvor courr à sa chambre pour y pleurer à son ase. Pas sur le dsparu, mas sur elle-même et sur la stuaton sans ssue à laquelle elle état confrontée.
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Elle devat chosr entre subr un second marage de rason ou, s elle le refusat, connaïtre la dsgrâce et le déshonneur. Dscrètement, elle essuya les larmes qu lu montaent aux yeux. — Ne pleurez pas, je vous en pre ! dt-l. Asseyons-nous à l’ombre. L’ar fras nous fera du ben à tous les deux. La galere le long de laquelle ls crculaent ouvrat sur les jardns, comme d’alleurs presque toutes les pèces du tentaculare palas. Des trellages de bos sculpté dspensaent une ombre benfasante, tands que les tots en hauteur protégeaent des plues tropcales. Des oseaux aux vves couleurs et de graceux lézards crculaent lbrement parm les colonnades ouvragées. Malgré tout, elle resprat mal, oppressée par ce qu’l allat lu annoncer. Elle lu arrvat à pene à l’épaule et, à cause de la robe qu entravat ses pas, elle avat du mal à suvre ses longues enjambées. Il dut s’en aperce-vor, car l ralentt l’allure pour rester à sa hauteur. Dans son costume de couleur sombre, l devat souffrr de la chaleur humde des tropques. — Désrez-vous une bosson fraïche ? demanda-t-elle d’un ton pol. — Non, merc. Ecoutez, je n’a ren contre vous. Je sus sûre que vous êtes charmante. C’est smplement que j’a une ve aux Etats-Uns. Je sus réalsateur de îlms et… — Je sas, dt-elle ausstôt. Votre mère est très
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îère de vous. Elle regarde toute la sére desDragon Chaserau mons une fos par mos. Il s’arrêta brusquement. — Ma mère ? Vous plasantez ! — Pas du tout. L’an derner, elle a fat aménager une salle de projecton pour regarder vos îlms dans les melleures condtons. Il écarqulla les yeux. — Elle n’y a jamas fat la mondre alluson. Devant sa stupéfacton, elle ne put retenr un sourre. — C’est une fan de votre traval. Et elle appréce auss beaucoup l’acteur prncpal. Elle le trouve mgnon. — Dev Anderson ? Mgnon ? dt-l en éclatant de rre. Ren ne saurat me surprendre davantage. Enîn… ms à part le fat que je dove vous épouser. Les yeux au sol, elle se donna une contenance en arrangeant ses cheveux dans son dos. Devat-elle s’excuser d’être un fardeau ? Comme s elle état responsable de ce gâchs ! D’alleurs, l aurat pu mal le prendre. Malgré les apparences, l pouvat très ben avor le même esprt tordu que son frère et entrer dans une rage folle au moment où elle s’y attendrat le mons. — Désolé. Je n’auras pas dû remettre la queston sur le taps. C’est tellement… rdcule. Et mard j’a une réunon de la plus haute mportance avec des înancers. Une lueur d’espor s’alluma dans le cœur de
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