L'Héritier des Mytakis

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Vicky O'Connor, jeune trentenaire, voit sa vie basculer après le retour de Démétrios Mytakis, milliardaire crétois.

En effet, l'apparition surprise de l'homme d'affaires remet lourdement en question la vie sagement rangée de la jeune femme. Cinq ans auparavant, Vicky vécut une histoire d'amour avec Démétrios lors d'un séjour en Grèce.

De cette relation, Vicky ne garde que de douloureux souvenirs, mais la vie lui sourit en lui donnant un fils, Tony qui n'est autre que l'enfant caché de Démétrios. Celui-ci, bien décidé à récupérer son fils, n'hésite pas à imposer à la jeune femme un mariage et à la ramener chez lui en Crète.


Publié le : jeudi 25 février 2016
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EAN13 : 9782334096713
Nombre de pages : 128
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ISBN numérique : 978-2-334-09669-0

 

© Edilivre, 2016

1

Vicky arriva en retard à son travail. La veille, son fils Tony n’arrivait pas à s’endormir. En effet, Tony couvait depuis une semaine une bronchite et le médecin avait conseillé à Vicky de laisser le repos le plus complet à son fils. Cela faisait quelques jours que Tony ne pouvait se rendre à l’école. Vicky essayait de concilier son travail et sa vie de famille comme elle le pouvait. C’était difficile : heureusement, que Sonia, sa voisine était à ses côtés. Vicky travaillait depuis cinq ans chez MITCHELL & Co, en plein cœur d’Athènes. Elle était secrétaire et son patron Peter MITCHELL avait une énorme confiance en ses capacités professionnelles. La société était située dans le quartier d’affaires à Athènes et se spécialisait depuis une vingtaine d’années dans la fabrication de pierres artificielles. Fort de son expérience et un diplôme de secrétaire bilingue en poche, elle avait postulé pour un emploi de secrétaire et obtenu rapidement un rendez-vous avec Peter MITCHELL, le PDG de la société. Malgré un salaire raisonnable, elle avait quand même du mal à joindre les deux bouts. En effet, en plus du loyer à payer, les charges alimentaires et autres charges afférentes ne lui laissaient pas l’occasion de voyager ou de se faire plaisir ainsi qu’à Tony. Il va falloir un jour que je songe à chercher un loyer un peu plus modéré, pensa-t-elle. Mais d’ici là, le travail l’attendait.

8 H 30 déjà, elle franchit le seuil de la réception et salua rapidement Stella la réceptionniste et se dirigea vers son bureau d’un pas lent.

– Le patron souhaiterait te voir Vicky ! lui lança Stella avec un large sourire. Mais je te préviens, Monsieur MITCHELL n’est pas seul, il est accompagné d’une gravure de mode.

– Pardon ! Une gravure de mode ! Tu es bien observatrice Stella, surtout pour un lundi matin. Moi, je n’ai pas fermé l’œil de la nuit. Allez, je file vite en espérant que le boss ne s’est pas rendu compte de mon retard.

Décidément, il suffit qu’on soit en retard pour que le patron soit déjà là, fulminait Vicky. En général, il arrive en milieu de matinée. Chemin faisant, Vicky arriva devant sa collègue et amie, Lynda, qui l’accueillit avec un regard étonné.

– Bonjour, Vicky, c’est bien une première fois que cela t’arrive. En général, tu es là avant le patron.

– Oui, je sais, dit Vicky. Mais que veux-tu ? La famille avant tout. Bon, quelles sont les news ? Stella m’a parlé d’une gravure de mode.

– Oui, Vicky, répondit Lynda avec un sourire en coin. Enfin gravure de mode. Je te laisse le soin d’apprécier. Monsieur MITCHELL t’attend dans son bureau avec un client, un certain Démétrios MYTAKIS, tu connais ?

En entendant ce nom, Vicky se demandait si elle rêvait ou si elle avait bien entendu. Mais après tout, beaucoup de familles grecques portaient ce nom, alors pas de panique. Peut-être est-ce une vieille connaissance du patron.

Revenue à la réalité, elle se lança vers son bureau, déposa son sac à main, prit son bloc note et se dirigea vers le bureau de Peter MICHELL. Arrivée devant la porte du bureau, elle prit une longue inspiration et afficha son plus joli sourire et frappa à la porte. Comme à son habitude, elle n’attendait pas la réponse de Peter MITCHELL et entra dans la pièce.

– Ah, entrez Vicky, dit Peter. J’aimerais vous présenter un de nos clients, ma chère.

– Vicky, je vous présente Démétrios MYTAKIS. C’est le fils d’un de mes amis. Il a été recommandé par son père car il a une affaire urgente à régler.

Vicky s’avança vers le bureau de son patron, bloc notes dans sa main gauche et tendit sa main droite pour souhaiter la bienvenue au futur client.

A ce moment là, l’homme qui était assis face au bureau de son patron se leva et se retourna vers Vicky. Il la regarda avec colère et lui tendit sa main.

– Bonjour ! Voilà donc la fameuse Vicky dont Peter n’arrête pas de vanter les mérites.

L’homme rajouta :

– Je suis enchanté de faire votre connaissance Vicky O’CONNOR.

– Je vois que vous vous connaissez déjà, intervint Peter MITCHELL. Travailler avec Démétrios MYTAKIS est très bon pour les affaires. Dis-moi Démétrios, tu restes longtemps dans la capitale ?

– Non, juste le temps de récupérer mon fils. N’est-ce pas Vicky ?

– Alors dans ce cas, je pense que je vais vous laisser parlementer, dit Peter. Je vois que vous avez beaucoup de choses à vous dire. Je vous laisse donc le bureau cher ami !

Peter se leva et regarda Vicky avec un regard affectueux et lui fit un clin d’œil malicieux.

Vicky se laissa tomber dans le fauteuil devant le bureau en silence.

– Je vois que vous êtes bien silencieuse ma chère. Mais dites-moi, vous sentez-vous bien ?

– Que venez-vous faire ici, Monsieur MYTAKIS ? Il me semble qu’on s’était tout dit la dernière fois que nous nous sommes vus.

– Vous croyez ? Oh Vicky, je n’ai rien oublié de vous. Tout est resté intact. Pourquoi avez-vous fui ? Vous voyez, votre action m’a semblé plutôt inutile, puisque aujourd’hui je vous ai retrouvée. Et là, vous ne pouvez plus me fuir.

– Que voulez-vous de moi, Monsieur MYTAKIS ?

– Je crois que j’ai été clair, il me semble. Je veux récupérer mon fils et le ramener chez moi en Crète. Ma mère, Mélina, a hâte de voir son petit-fils. Quel âge a-t-il à présent, Vicky ? Trois ans ! Oui, c’est cela ! Eh ne me mentez surtout pas ! N’allez pas me dire que ce n’est pas mon fils !

– Je vois que vous n’êtes guère loquace en ma présence Vicky ! reprit-il. Je vous fais peur ?

– Bien, je ne vais pas vous ennuyer plus longuement dans votre travail Vicky. Je vais aller au plus simple. Je suis à Athènes pour quelques jours et je vous propose de vous inviter à dîner ce soir. On aura plus de temps devant nous pour discuter plus longuement. Laissez-moi votre adresse et je passerai vous prendre ce soir à partir de 19 heures. Soyez à l’heure, ma chère et ne changez pas d’avis. A ce soir, Vicky.

Vicky, qui jusque là avait très peu parlé se leva d’un bond de son fauteuil, griffonna rapidement son adresse sur son bloc et la remit à Démétrios, impatient.

Elle voulait sortir à tout prix de ce bureau devenu trop étroit pour elle et surtout se retrouver seule pour rassembler toutes ses idées et réfléchir comment sortir de ce mauvais pas.

Vicky retourna rapidement vers son bureau, s’affala sur sa chaise et plaça sa tête entre ses mains. Non vraiment, la journée commençait très mal.

– Eh bien dis donc ! Tu en fais une tête ! Tu ne te sens pas bien Vicky ? demanda Lynda.

– Non, lui répondit Vicky. Je crois que je vais prendre un café et me calmer un peu.

– Si tu peux me dire ce qui se passe Vicky, je pourrai peut-être t’aider, après tout ce n’est peut-être pas si grave que cela, lui dit Lynda.

Lynda travaillait chez MITCHELL & CO depuis une vingtaine d’année et faisait figure de référence maternelle aux yeux de Vicky dans des moments de désarroi. Lynda était mariée à Déandros depuis quelques années et avait deux charmants garçons, deux adolescents, Léandros et Dimitri. Elle habitait dans le quartier nord d’Athènes dans une coquette maison. Lynda, petite et blonde, n’était pas particulièrement attirante mais savait se distinguer quand l’occasion se présentait. Armée de son plus beau sourire et d’une efficacité à toute épreuve, les clients de MITCHELL & CO trouvaient toujours une opportunité pour s’adresser à elle dans des cas d’urgences. Elle possédait cette patience et cette rigueur qui lui ont valu le poste de secrétaire de direction auprès de Peter MITCHELL. Elle possédait des yeux d’un vert de jade, rieurs et elle était toujours pleine d’entrain pour attaquer d’épineux dossiers. Par ailleurs, ses capacités d’écoute lui ont donné souvent l’occasion de pouvoir aider VICKY quand celle-ci en avait le plus grand besoin. Et aujourd’hui, Dieu sait, qu’elle en avait besoin. Lynda était anglaise et eut le bonheur de rencontrer Déandros, son mari au cours d’un voyage d’affaires. Déandros possédait un cabinet d’Avocat en plein cœur de la capitale et vivait auprès de son épouse, Lynda et leurs deux fils des moments de tranquillité.

Vicky regarda Lynda et pour la première fois ne sut comment aborder le sujet avec sa collègue et amie.

– Voilà ce que je te propose Vicky. Si pour le moment, tu n’as envie de parler, on pourrait peut-être tout à l’heure manger chez moi et discuter plus calmement. Qu’en penses-tu ?

Vicky approuvait d’un signe de tête et commençait à revenir à la réalité du lundi matin. Pendant toute la matinée elle essaya de se concentrer sur la rédaction d’un rapport mais sans grand succès. A l’heure du déjeuner, elle se leva et fit signe à son amie Lynda. Elles se dirigèrent à l’arrière du bâtiment et prirent l’ascenseur au sous-sol. A ce moment, Lynda prit la main de Vicky, comme pour la rassurer et la dirigea vers sa voiture, une Duster que son mari lui avait offert à l’occasion de leur dixième anniversaire de mariage. Vicky s’y installa, prit une longue inspiration et regarda Lynda s’installer au volant.

– Tu sais Lynda, je ne veux pas t’embêter avec toute mon histoire mais heureusement que tu es là. Le type que tu as vu tout à l’heure dans le bureau du patron…

– C’est le père de Tony, n’est ce pas ?

– Comment le sais-tu Lynda ?

– Mon flair Vicky. Tu sais Tony est le portrait craché de cet homme. Ils se ressemblent tellement que tu ne pourrais même pas me mentir. Je suis sûre que M. MITCHELL s’en ai rendu compte.

Lynda conduisait à une vitesse folle car elles reprenaient leur travail à quatorze heure et craignait de ne pouvoir avoir assez de temps pour écouter l’histoire de son amie. Au bout de quinze minutes, Lynda emprunta une allée bordée de rosiers et gara sa voiture devant sa maison. Vicky et son amie sortirent et se dirigèrent vers le garage et passèrent par la cuisine. C’était une coquette maison, style moderne, ayant pour toiture de la tuile couleur rouille, enveloppée de façades jaune paille, le tout agencé par de magnifiques menuiseries aluminium. Les pièces de la maison étaient spacieuses mais contenaient peu de meubles car Lynda et son mari Déandros affectionnaient de grands espaces et trouvaient plus pratique la circulation interne. La maison prenait beaucoup de place par rapport au terrain et de ce fait ne bénéficiait pas énormément d’espaces verts. A l’avant une véranda, munie de baies vitrées, suivie d’un large séjour, derrière les chambres des garçons et à l’aile ouest la chambre des parents. Annexée au garage, la cuisine toute équipée aux couleurs flamboyantes faisait souvent office de salle à manger.

De la cuisine, elles se dirigèrent vers la salle à manger et Lynda se tourna vers Vicky.

– Une orangeade, Vicky. Moi, je meurs de soif. Je vais mettre un peu de climatisation car je n’arriverais probablement pas à manger quoi que ce soit dans cette chaleur.

En effet, depuis quelques jours, la douce température hivernale laissait place à une température supérieure à la moyenne. L’été approchait.

Elle se leva et actionna la télécommande de la climatisation. Aussitôt l’air était beaucoup plus frais et Vicky put s’asseoir tranquillement dans le canapé. Lynda revint avec les boissons, tendit un verre à Vicky et prit place à côté de son amie.

– Aujourd’hui, au menu, salade laitue et tomates en rondelles assaisonnée d’une vinaigrette, le tout accompagnée de viande d’agneau grillée. Je prépare tout cela rapidement et je suis à toi.

Vicky, une habituée de la maison se leva et lui dit :

– Je t’accompagne à la cuisine. Et on pourra discuter pendant que je t’aide. Et ne dis rien Lynda, je ne pourrais pas rester assise une minute de plus dans le salon tant mon esprit n’est pas reposé.

Dans la cuisine, Vicky s’affaira à la salade et aux tomates et Lynda sortit le grill pour la viande du placard et commença à préparer des morceaux d’agneau. Le tout fut prêt en un instant et elles dressèrent la table rapidement et s’installèrent un verre d’eau à la main.

En buvant une gorgée d’eau, Lynda déclara :

– Tu sais Vicky, j’ai toujours pensé que Tony avait besoin de la présence d’un père à ses côtés. Et aujourd’hui, quand j’ai vu Démétrios, je me suis dit que c’est une bonne chose qu’il apprenne qu’il a un fils.

Lynda avait toujours su relativiser les choses, mêmes les plus importantes, d’autant plus, que son mari se trouvait être un cousin de Démétrios.

– Ce soir, dit Vicky, il m’invite à dîner dans le seul but de parler de son fils avec l’intention de le récupérer pour le ramener chez lui en Crète. J’en suis déjà malade.

– Tu crois qu’il va te séparer de ton fils ? dit Lynda. Impossible, cela ne lui ressemble pas. A mon avis, il n’aurait même pas pris la peine de t’inviter à diner si tu veux mon avis. Je crois, dit Lynda, avec un sourire malicieux, qu’il a une autre idée derrière la tête.

– Que sous-entends-tu Lynda ?

– Rien. Attendons de voir les choses. Il va être surpris Déandros quand je vais lui apprendre la nouvelle. Bon, restons optimiste, rien de grave là dedans. Bon, que vas-tu te mettre ce soir ?

– Oh Lynda, que dois-je faire ? Comment fais-tu pour rester aussi calme ?

– Ma chérie, ne t’inquiète pas. Allez mets ta plus belle robe et ne te pose plus de questions. Au fait, comment vas Tony ?

– Il va un peu mieux, mais il n’a pas pu se rendre à l’école depuis quelques jours, selon le conseil du médecin. Heureusement que Sonia me donne un bon coup de main.

Lynda à ce moment se leva et proposa à son amie de prendre un café. Tout en préparant les tasses, Lynda souriait à Vicky et lui glissa gentiment :

– Je pense que Démétrios, n’a pas pu t’oublier depuis tout ce temps. Tu es tellement belle ! C’est vrai, regarde toi. Partout où tu vas, les hommes se retournent sur ton passage. A mon avis, ce cher Démétrios à quelque chose derrière la tête. Je suis impatiente de connaître la suite.

– Si tu l’avais vu ce matin Lynda, ce regard sévère, cela m’étonne qu’il soit venu pour mes beaux yeux.

Après le café, les deux amies débarrassèrent, et se remirent en route pour le travail. Elles regagnèrent la voiture et retournèrent rapidement au centre de la capitale, car il ne leur restait plus que dix minutes pour la reprise. Elles s’engagèrent dans l’ascenseur et se dirigèrent sans un mot à leur bureau.

Vicky paraissait beaucoup plus en forme que le matin. Elle avait réussi à retrouver le sourire et même à rire des paroles de Lynda au sujet de sa beauté. Il est vrai que ses origines irlandaises et grecques, apportaient un mélange de fraîcheur et de soleil. Agée de trente ans, Vicky, avec son mètre soixante dix, possédait pratiquement les mensurations d’une miss univers. Après la naissance de son fils Tony, elle avait pris un peu de rondeurs mais il faut reconnaître que cela lui allait assez bien. Elle avait de long cheveux châtains, une peau laiteuse à l’origine et des yeux verts d’eau qui se mariaient élégamment à sa silhouette. Des jambes fuselées et des pieds particulièrement fins étaient toujours chaussés d’escarpins. Elle s’habillait toujours de manière classique avec des couleurs particulièrement vives. Elle était très coquette et prenait généralement un plaisir le matin à apporter à la peau de son visage un soin particulier. Lotion de beauté, crème de jour, blush, mascara et rouge à lèvres nature faisaient partie de son quotidien. Elle vivait seule depuis sa rupture avec Démétrios, elle n’envisageait pas pour le moment de s’installer avec un homme. Elle était très méfiante de la gente masculine et n’arrivait pas à se remettre de sa rupture brutale avec cet homme qui lui a apporté tant de souffrances.

2

Sa rencontre avec Démétrios remontait à cinq ans. Elle était jeune à l’époque et rendait souvent visite à la famille de son père restée en Grèce. Depuis la mort de ses parents, dix ans plus tôt, elle s’était acharnée à ses études et put grâce à l’héritage laissé par ses parents, faire de fréquentes allées et venues entre Londres et Athènes.

Après l’obtention de son diplôme de secrétaire bilingue anglais-grec, elle put postuler dans une agence de voyages de Londres et obtenir un emploi de chef d’agent de comptoir et faisait également partie de l’équipe d’organisation de circuits touristiques. Malgré un salaire plus que gratifiant, ce poste, exigeait énormément d’heures de travail et laissait peu de place à sa vie personnelle. Vicky savait qu’un jour ou l’autre, elle devait songer à s’orienter vers un emploi moins prenant.

Elle était là, au téléphone, quand elle rencontra l’homme qui allait bouleverser sa vie. Il était entré en coup de vent dans l’agence et impatient, il se dirigea directement vers le bureau de Vicky.

– Mademoiselle, un billet Londres-Athènes s’il vous plaît. Et raccrochez ce téléphone, par pitié !

– Je vous demande pardon, dit Vicky. Vous m’excuserez, Monsieur… mais je suis au téléphone.

– Ce n’est pas mon problème mademoiselle, lui rétorqua l’homme au regard froid. Réservez-moi un billet s’il vous plaît, sinon je serais contraint d’en parler à votre patron, qui se trouve être une de mes connaissances.

A ce moment là, Vicky, écourta la conversation et raccrocha immédiatement. Reprenant son souffle et affichant son plus beau sourire, elle regarda fixement son interlocuteur et lui demanda :

– Que puis-je faire pour vous monsieur ?

– Mademoiselle, estimez-vous heureuse que je ne m’adresse pas directement à votre patron. Ma requête : un billet Londres-Athènes rapidement s’il vous plaît. Au plus tard demain après-midi.

– Bien, lui répondit Vicky.

Vicky pianota rapidement son clavier et mit la réservation en route pour cet odieux personnage. A un moment, le portable sonna et Vicky eut le loisir de l’observer. Il était assis et prenait toute la place du fauteuil car il possédait une large carrure, Habillé d’un costume gris, une chemise blanche accompagnée d’une cravate anthracite, il avait l’allure d’un homme sûr de lui et était sûrement...

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